Un fantôme dans la tête d’Alain Gagnol

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Résumé:

Le corps sanguinolent de Jennifer, dépecée vivante, se balance au bout d’une corde. Après un dernier murmure, elle succombe à ses blessures dans les bras du lieutenant Marco Benjamin. Hanté par le fantôme de la jeune fille, Marco traque le tueur sans répit. Mais les indices sont minces et le lieutenant, dévasté par un divorce douloureux, sombre dans la dépression et l’alcool.
L’enquête piétine, Marco se retrouve avec une mineure désaxée sur les bras, l’IGS qui lui colle aux basques à cause de ses méthodes peu orthodoxes et sa fille Chloé dont le principal défaut est d’avoir quinze ans. Désespéré, il s’invente alors un alter ego du nom de Suicide-Man, super héros suicidaire, et parvient à pénétrer les zones interlopes où frayent les potentielles victimes de l’assassin. Une piste plus crédible que celle d’Ismaël, adoubé par les notables de la région, « sosie officiel de Jésus » et gourou d’une secte, qui prétend pouvoir retrouver les victimes du tueur grâce à ses visions. Cependant, les prédictions de l’illuminé trouvent un étrange écho dans la réalité…
Un polar haletant, baroque et déjanté aux personnages attachants. Un bijou d’humour noir.

Mon avis:

Je remercie les éditions La Passeur et Babelio pour m’avoir fait découvrir les romans Rives Noires ainsi que l’auteur Alain Gagnol avec ce titre  » Un fantôme dans la tête« .
Je dois tout d’abord dire que j’ai beaucoup aimé ce roman, il commence comme une histoire noire, très noire et vous vous dîtes que cela va être dur et sanglant.
Puis cela part petit à petit dans tous les sens. le quatrième de couverture emploie le mot « baroque », c’est le moins que l’on puisse dire. Marco benjamin, notre personnage principal n’est pas un super flic plein de muscles et de mauvaises manies, mais il est très attachant car bourré de défauts et même agaçant par moment. Il se retrouve volontairement ou pas dans des situations toutes plus folles les unes que les autres.
Je me suis retrouvé à certains moments avec un sourire jusqu’au oreilles, mon entourage a dû me croire sadique car la couverture du roman ne donne pas l’impression d’un livre très « drôle ».
J’ai passé un excellent moment de lecture entre un tueur en série dont les crimes sont plutôt terrifiants et des personnages qui adoucissent totalement cette histoire par leur grain de folie.
Alain Gagnol est aussi réalisateur, ce qui se ressent bien ici.

Aila et la magie des fées de Catherine Boullery

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Les légendes en Avotour racontent qu’hommes et fées vécurent en parfaite harmonie jusqu’au jour où un interdit absolu fut transgressé. Les fées choisirent alors de disparaître aux yeux des hommes…

Le tome I de la saga d’Aila nous invite à découvrir le destin d’une adolescente indomptable, rompue au maniement des armes et douée de facultés hors du commun. Fragile et complexe, elle offre une dimension humaine à un monde fantastique en proie au doute et à la trahison. Aila éveille ceux de nos désirs que nous taisons et qui font de nous, l’espace d’un livre, l’héroïne ou le héros que nous ne serons jamais.

Une fois en main, vous dévorerez sans retenue chaque chapitre de cette superbe aventure.

De nature passionnée, Catherine Boullery exprime son enthousiasme sous de multiples formes, les sciences dont elle fait son métier, la danse, la photographie et l’écriture. Avec Aila, elle nous entraîne dans une saga fantastique puisée à la source d’une imagination fertile et d’un authentique talent de conteuse.

Mon avis:

Je dois tout d’abord remercier Babelio de m’avoir permis de découvrir ce livre de Catherine Boullery en version numérique.
Il faut aussi que je vous précise qu’après cette lecture, je suis en mesure de vous affirmer que le titre « Alia et la magie des fées » est très réducteur, en effet, ce roman déborde d’éléments qui en font un excellent moment littéraire.
Catherine Boullery parvient à nous tenir en haleine tout au long de cette histoire, nous y passons d’aventures en aventures. Alia est non seulement une combattante hors paire et une jeune femme au caractère bien trempé, mais aussi une personne pleine de douceur, qui sans le savoir est avide d’amour et de romantisme. Bien sûr , il me faut aussi parler des fées et du coté magique de ce livre, qui y tient aussi une partie importante et qui fait le lien avec les deux tomes suivants.

Avec ce roman j’ai donc vécu des moments romanesque, fantastique, d’aventure, J’ai voyagé au sein d’une contrée imaginaire.
Je ne saurai donc que vous conseiller de découvrir les aventures d’Alia si vous êtes en quête de toutes ces choses.
« Alia et la magie des fées » est donc le premier tome d’une saga, qui je maintiens mon opinion, aurait mérité un titre un peu plus recherché.

Au revoir là Haut de Pierre Lemaître

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Résumé:

« Pour le commerce, la guerre présente beaucoup d’avantages, même après. »

Sur les ruines du plus grand carnage du XXe siècle, deux rescapés des tranchées, passablement abîmés, prennent leur revanche en réalisant une escroquerie aussi spectaculaire qu’amorale. Des sentiers de la gloire à la subversion de la patrie victorieuse, ils vont découvrir que la France ne plaisante pas avec ses morts…
Fresque d’une rare cruauté, remarquable par son architecture et sa puissance d’évocation, « Au revoir là-haut » est le grand roman de l’après-guerre de 14, de l’illusion de l’armistice, de l’État qui glorifie ses disparus et se débarrasse de vivants trop encombrants, de l’abomination érigée en vertu.

Dans l’atmosphère crépusculaire des lendemains qui déchantent, peuplée de misérables pantins et de lâches reçus en héros, Pierre Lemaitre compose la grande tragédie de cette génération perdue avec un talent et une maîtrise impressionnants.

Mon avis:

Que puis-je dire de plus que ce qui a été dit. Je vais tout d’abord vous avouer que cette lecture était dans ma PAL depuis longtemps mais le côté « Prix Goncourt » me rebutait un peu, beaucoup.
Après avoir lu Alex et Cadres noirs, je ne pouvais pas faire faire l’impasse sur celui-ci, il parle d’une époque ou mon grand-père est né, il parle d’une époque dont aujourd’hui on ne garde que peu de souvenirs, car les personnes aptes à les transmettre ne sont plus parmi nous.
Ce livre est un monument, alors ici pas de monuments aux morts, mais un monument de littérature, et donc moi qui suis loin d’être capable de juger un Prix Goncourt, je dis juste, « chapeau » Mr Lemaître. Vous avez réussi à me passionner avec un sujet quasi inconnu pour moi, une histoire triste mais juste.

Avec cette lecture, j’ai passé des moments de rires, mais aussi beaucoup de moments tristes, à penser à tous ces poilus de retour de guerre avec la gueule cassée et rien en poche. Pour certains la vie n’étaient sûrement pas facile avant guerre, mais elle a dû être bien pire après.
Donc juste deux mots: Merci et Bravo…

Reflex de Maud Mayeras

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Résumé:

« Perdre un enfant est une maladie que l’on a peur de contracter. C’est une contagion dont on évite soigneusement les infectés. On change de trottoir, on les fuit à toutes jambes.
De ces gens-là, je suis la peste et le choléra. Je suis leur faucheuse, leur cancer, leur 22 long rifle. »
Iris, photographe de l’Identité Judiciaire, shoote comme d’autres boivent. Pour apaiser la douleur. Pour oublier la mort de son fils, Swan, sauvagement assassiné onze ans auparavant.
Lorsque la canicule assèche la ville, lorsqu’elle détrempe les corps et échauffe les esprits, alors, les monstres se révèlent.

Mon avis:

Ce livre est tout bonnement incroyable, alors oui, il est très dur, sans pitié même. Mais il est écrit d’une incroyable façon, dès le début les chapitres alternent sur deux histoires, j’ai adoré immédiatement tout en me demandant quel était le rapport et le rapprochement qui pourrait être fait entre ces deux histoires, d’une époque et d’une nature totalement différente.
Je n’en dis pas plus car le suspense mérite amplement d’être gardé.
J’ai longtemps hésité à me lancer dans la lecture de ce livre, car les critiques étant très bonnes, j’ai toujours un peu peur d’en vouloir trop, mais grand bien m’a pris de me lancer.
Les personnages principaux sont complexes, mais tellement savoureux dans leur noirceur, chaque chapitre attise le feu de la curiosité.
Grand coup de cœur pour ce roman noir, très noir.

Virus 57 de Christophe Lambert et Sam Vansteen

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Résumé:

57 adolescents, procréés par insémination artificielle et issus du même donneur, sont porteurs sans le savoir d’un virus extrêmement violent et contagieux. Ce virus dormant, inconnu des laboratoires de recherche, se déclenche lorsque la température extérieure atteint les 45°C. Wade Dillon, âgé de quinze ans, décède brutalement lors d’une partie de pêche au large des côtes californiennes, contaminant en quelques instants tous les passagers du bateau. Ce n’est que la première des 57 bombes bactériologiques en puissance lâchées dans la nature.

Mon avis:

Voici un roman dont le sujet de départ est un virus, comme son titre l’indique. Mais voici également un roman qui continue sur les chapeaux de roues, une vraie enquête se met en route. Vient s’y mêler la mafia russe, le CDC, un ancien flic, le FBI et deux ados qui ne souhaitent pas être retrouvés car l’un deux a piraté des fichiers top secrets.

De la paranoïa, du suspense, et même une fusillade, donnent du piquant à ce livre, tous les bons ingrédients y sont donc. Le sujet de l’homosexualité et de l’homoparentalité y est même abordé.
Alors avec tout ça, on passe un superbe moment de lecture, à aucun moment l’impression d’être dans une lecture jeunesse ne se fait sentir.
je ne saurai donc que vous conseiller ce roman qui glisse comme une lettre à la Poste, le seul regret et point négatif que je pourrai émettre est la couverture, que je trouve très moyenne.
Je tiens aussi à dire que mon choix d’acheter ce livre s’est fait grâce au coup de cœur que mon libraire lui avait donné.

Les fragmentés Tome 3 – Les Eclairés de Neal Shusterman

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Résumé:

Après une Seconde Guerre civile qui a ébranlé le pays, les États-Unis vivent une des plus grandes crises de leur histoire. Chômage, inégalités sociales, paupérisation des classes moyennes… Désoeuvrés, sans avenir, les jeunes envahissent les rues, tandis qu’un débat houleux sur le droit à l’avortement anime la population. La solution ? La charte de la Vie et la fragmentation. On peut désormais résilier l’existence d’un adolescent en réutilisant tous ses organes dans un but médical. Il continuera à vivre dans un « état divisé ». Tel est donc le sort des orphelins, des adolescents difficiles, des bouches qu’on ne peut plus nourrir depuis des années. Pourtant, çà et là, des voix s’élèvent contre la fragmentation. Notamment, depuis la fuite de Connor, le célèbre évadé de l’un des plus grands centres de fragmentation. Ou depuis la création de Cam, le premier adolescent entièrement composé de parties d’adolescents fragmentés. Ou est-ce l’arrivée d’un marché parallèle de la fragmentation, où le coeur, le foie ou les yeux d’un adolescent sont négociés comme du tabac ou du pétrole ?

Mon avis:

Le troisième tome de cette saga n’a rien à envier aux précédents. L’intrigue s’étoffe encore plus, les personnages se retrouvent séparer, le chemin se croisent et se séparent sans arrêt. Cette saga est tout simplement surprenante.
On y ressent une grande maturité, peut-être est ce l’idée de départ ou alors l’auteur a t-il su faire de cette saga une histoire qui peut par son vocabulaire et son intrigue, intéresser les jeunes et moins jeunes. Encore un excellent moment passé sur ce livre, bien qu’il aurait mérité que je le lise de façon plus sérieuse mais le temps m’a manquait.
Le sujet est dur et pourtant il titille ne partie de notre intellect concernant de nombreux sujets d’actualités. Il parle de la cruauté des hommes, nous entrons donc avec ce tome dans une partie commerciale et financière de la fragmentation. Elle n’est pas qu’une solution pour sauver des vies et mettre fin à la délinquance, la fragmentation est bien plus. Je vous invite à découvrir cela très rapidement.