Satan était un Ange de Karine Giebel

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La lecture de Meurtres pour Rédemption et de Jusqu’à ce que la mort nous unisse de l’auteure, m’avait laissé de sacrés souvenirs. 

Karine Giebel est le genre d’auteur(e) que l’on n’oublie pas facilement. Elle imprime dans notre cerveau de lecteur des images indélébiles, car en effet, elle ne ménage pas ses personnages.

Elle écrit ici un véritable Road Trip, un changement total avec ce qu’elle a l’habitude de nous faire vivre à travers ses histoires.

Les deux protagonistes, qu’elle me ici en scène, avaient peu de chance que leur route respective se croisent, et pourtant…

Karine Giebel injecte dans ce texte relativement court un rythme, qui s’intensifie au fil des pages, l’épée de Damoclés est au dessus de la tête de François et de Paul. Ils vont donc découvrir l’essentiel.

Un roman que j’ai trouvé touchant même si tout démarre sur un moment de vie assez difficile.

Des personnages attachants qui grandissent au fil de l’histoire. Un très bon roman qui change totalement de direction pour le plus grand bonheur du lecteur, en particulier le mien. un auteur qui parvient à se renouveler de la sorte, ne peut que donner envie à son public de poursuivre l’aventure.

Merci à Pocket pour leur confiance.

 

Résumé:

 Tu sais Paul, Satan était un ange… Et il le redeviendra. Rouler, droit devant. Doubler ceux qui ont le temps. Ne pas les regarder. Mettre la musique à fond pour ne plus entendre. Tic tac… Bientôt, tu seras mort. Hier encore, François était quelqu’un. Un homme qu’on regardait avec admiration, avec envie. Aujourd’hui, il n’est plus qu’un fugitif qui tente d’échapper à son assassin. Qui le rattrapera, où qu’il aille. Quoi qu’il fasse. La mort est certaine. L’issue, forcément fatale. Ce n’est plus qu’une question de temps. Il vient à peine de le comprendre. Paul regarde derrière lui?; il voit la cohorte des victimes qui hurlent vengeance. Il paye le prix de ses fautes. Ne pas pleurer. Ne pas perdre de temps. Accélérer. L’échéance approche. Je vais mourir. Dans la même voiture, sur une même route, deux hommes que tout semble opposer et qui pourtant fuient ensemble leurs destins différents. Rouler droit devant, admirer la mer. Faire ce qu’ils n’ont jamais fait. Vivre des choses insensées. Vivre surtout… Car après tout, pourquoi tenter sans cesse de trouver des explications ?

 

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Et le ciel sera bleu de Tamara Mckinley

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Encore un magnifique roman que voilà.

Tamara McKinley a écrit ce roman sous le pseudonyme d’Ellie Dean, il le premier tome d’une série. J’ai d’ailleurs hâte de pouvoir lire les prochains opus, tant celui-ci m’a plu.

J’ai lu précédemment de Tamara McKinley L’île aux mille couleurs, dont l’histoire se passait en Australie:

https://livresque78.wordpress.com/2015/06/02/lile-aux-mille-couleurs-de-tamara-mc-kinley/

L’auteure change ici ses habitudes pour nous plonger dans l’Angleterre de 1939, en pleine seconde guerre mondiale.

Une ambiance extrêmement bien décrite, le lecteur parvient sans aucune difficulté à donner un visage aux personnages, et bien sûr à ressentir de l’affection pour eux.

La guerre de 39-45 est une période que j’affectionne particulièrement pour les romans, je trouve que les sentiments y sont plus vrais, tout y est plus intense.

Tamara McKinley a réussi à me faire ressentir la tendresse, la tension, l’angoisse et tous les sentiments qu’elle fait vivre à Sally, Ernie, Peggy, Ron, elle est parvenu à me transporter en 1939 à Cliffehaven.

Beaucoup d’émotion dans cette lecture, des protagonistes sincères et vrais. Une solidarité entre les gens, une empathie qui au jour d’aujourd’hui, donne particulièrement envie d’aider son prochain, ou en tout cas de le regarder avec un œil nouveau.

Merci à L&p conseils ainsi qu’à L’Archipel.

Résumé:

Angleterre, 1939. La vie n’a pas été tendre pour la jeune Sally Turner, 16 ans, qui élève seule son frère de six ans, Ernie, atteint de polio. Leur mère, Florrie, les a abandonnés dès que la guerre a éclaté, et leur père a été appelé sous les drapeaux.
Tous deux trouvent alors refuge à Cliffehaven, une bourgade située sur la côte sud de l’Angleterre. Ils y sont accueillis par Peggy Reilly, la propriétaire de la Pension du Bord de Mer et Jim, son mari quelque peu bourru.
Sally trouve, auprès de la famille Reilly, un foyer d’adoption qui lui permettra de s’épanouir. Elle obtient un emploi dans une usine de confection d’uniformes, où ses talents de couturière se révèlent. Sally fait de plus la rencontre de John Hicks, un mystérieux pêcheur…
Mais la guerre et l’arrivée de Florrie à Cliffehaven menacent ce fragile équilibre…

 

Filiations de Agnés Janin

 

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Agnés Janin m’a gentiment proposé de découvrir ce petit livre qui parle de la famille, des origines.

L’auteure en parle avec beaucoup de justesse, surtout en cette période tourmentée, il est important de se poser afin de réfléchir sur ce que nous sommes et d’où nous venons réellement.

Agnés Janin nous parle de ces réflexions avec beaucoup de douceur et de poésie. Un moment léger et agréable passé en compagnie de l’auteure et de ses réflexions.

Quelle est notre place dans cette vie, quelle est le lien entre notre enfance et notre capacité à donner la vie pour ensuite la forger afin d’en faire un terreau fertile?

Un joli moment de lecture, dans lequel se plonger durant cette période d’incertitude et de doute.

 

Merci à Agné Janin pour sa confiance.

http://editionsdudesir.fr/produit/filiations/

 

 

 

Les filles oubliées de Sara Blaedel

 

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Sara Blaedel est une romancière Danoise, j’ai beaucoup aimé ce roman, qui est un policier, mais on on y sent bien l’écriture Danoise. Les enquêtes s’y passent totalement différemment de chez nous. L’ambiance y est tout à fait particulière, c’est aussi ce qui fait que c’est important de lire des auteurs de différentes origines.

Ici l’auteure place le contexte, le corps d’une femme retrouvée au fond d’une forêt puis elle nous amène petit à petit à découvrir Louise, son entourage et leurs histoires.

Une touche d’humour, une touche de nostalgie, une touche d’amour et d’amitié, amis aussi du lugubre et une certaine dose d’angoisse.

Un final exceptionnel, auquel personnellement je ne m’attendais pas du tout.

Louise est donc au final une policière attachante qui a souffert mais tente d’avancer coûte que coûte.

Merci à Lp conseils ainsi qu’à Terra Nova Editions pour cette lecture.

Résumé:

Le corps d’une femme est découvert dans une forêt isolée du Danemark. Une cicatrice sur le visage aurait dû rendre son identification facile, mais personne n’a signalé sa disparition. Louise Rick, enquêtrice au Département des Personnes Disparues, lance un appel à témoins. Une femme âgée reconnaît la victime qu’elle a connue enfant. Il s’agit d’une certaine Lisemette, qui fut internée autrefois dans un hôpital psychiatrique. Comme les autres enfants de cette lugubre institution, Lisemette était une « fille oubliée », abandonnée par sa famille. L’enquêtrice fait alors une autre découverte troublante : l a victime avait une s?ur jumelle. Et toutes les deux sont censées être mortes depuis une trentaine d’années…Implacable, angoissant, paranoïaque : un grand roman de la reine danoise du thriller. 

 

 

 

 

 

Le portrait de l’oubli de Laura Madeleine

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COUP DE COEUR ♥♥♥♥♥

J’ai passé un merveilleux moment avec ce livre. Une magie folle s’est mise en place et a accaparé mon esprit. 

Heureusement d’ailleurs, car ce livre m’a permis de m’évader des horribles événements du 13 novembre qui hante nos esprits. 

Par respect je programme donc cette chronique afin qu’elle soit publié après le deuil National.

Non seulement l’histoire de ce roman se déroule se déroule en grande partie dans un pâtisserie, ce qui donne un côté sucré et voluptueux à certains passages, mais elle nous emporte au début du 20ème siècle, avant la guerre de 1974, dans deux univers totalement différent.

En effet, Paris et ses richesses pour Jeanne la fille du grand Pâtissier, et la découverte d’un Paris où trouver à se nourrir est une énergie de chaque instant pour Guillaume qui arrive de Bordeaux.

Et  pourtant… vous allez découvrir que rien n’est totalement impossible. 

En parallèle, la petite fille d’un journaliste mène son enquête en 1988, date qui n’est pas anodine, puisqu’elle permet à cette enquête de garder une mesure qui donne un rythme et un mystère dont on veut connaître la solution, car pas d’internet ni de téléphone portable à cette époque, ce qui implique des recherches plus laborieuses.

J’ai vraiment beaucoup aimé ce livre, que je classe assurément dans mes coups de cœur.

De l’amour, de la trahison, les difficultés de la vie à l’époque, le côté charmant et aussi moins charmant de Paris en 1900.

Un premier roman pour l’auteure, qui est pour moi une véritable réussite et qui mérite d’être découvert.

Salem de Sandra Triname

Editions Plume Blanche Sandra Triname
Editions Plume Blanche
Sandra Triname

Lu en version numérique.

Il faut tout de suite que je vous dise que même si vous n’êtes pas adeptes de Bit lit, vous allez aimer ce livre, pourquoi? Parce que l’auteure y a mis de la maturité. Ici pas l’impression de lire un roman comme c’est souvent le cas avec ce type de lecture, ici l’auteure nous emmène du 17ème siècle à nos jours avec une justesse incroyable. Elle donne une profondeur à cette histoire qui m’a totalement bluffé…

Durant toute la première moitié du roman, une histoire passionnante nous est racontée et les pages défilent à une vitesse folle, puis ensuite nous rentrons dans une autre phase du livre, qui n’en est pas moins intéressante, bien au contraire. 

Il m’est difficile de trop vous en dire, car il faut que je respecte ce qui est donné comme informations dans le résumé du livre, que voici:

1692.
Salem, État du Massachusetts aux États-Unis.
Accusées de pratiques magiques, de nombreuses personnes sont alors mises à mort. Innocentes ou coupables ? Qui méritait réellement la potence ? De nos jours, alors que Max évite de peu la mort, la voilà sous l’emprise de songes qui semblent tous venir d’une époque lointaine où la sorcellerie et les démons hantaient l’imaginaire du commun des mortels.
Quel lien peut alors unir Max à un procès vieux de plusieurs siècles ?

Vous voyez donc que le mystère est entier, il va donc vous falloir découvrir ce très bon roman par vous même, et vous faire votre propre opinion.

Salem et son génocide de sorcières, nous a été raconté, en long, en large et en travers, cependant l’auteure parvient à nous livrer une version qui lui est propre, celle-ci est riche de détails, de rebondissements.

Une lecture qui ne se situe donc pas spécialement dans le style que j’affectionne particulièrement mais qui a su me convaincre de son intérêt et de sa qualité.

Merci aux éditions Plume Blanche de m’avoir donné la chance de découvrir ceci.

La mer en Hiver de Susanna Kearsley

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Très beau roman, dans la lignée des publications Charleston. Une belle histoire à lire au coin du feu, en se laissant transporter dans ce merveilleux pays qu’est l’Ecosse.

L’auteure nous fait vivre deux histoires parallèlement, celle de Carrie McClelland romancière historique, et celle de son héroïne, Sophia au printemps de 1708.

Un mélange entre romance et fresque historique.Un voyage à travers le temps, au travers des paysages et des châteaux d’Ecosse.

Sophia est donc née de l’esprit de Carrie, elle est un personnage de fiction, mais en avançant dans le livre, les choses ne vont pas se résumer à cela. Un intrigue riche en événements et en rebondissements, 

Une richesse de détails historiques, qui enrichisse le lecteur dans le véritable sens du terme, bien que la seule chose que je me permettrai de reprocher, c’est la légère confusion dans laquelle je me suis par moment retrouvée. Je ne connais en effet pas les Jacobites, mais il faut également relever que les moments où Carrie se plonge dans l’écriture de son roman, et donc nous parle de Sophia, est passionnante.

Une romance, comme l’une de mes amies les aime et m’en parle régulièrement, une romance où l’on s’instruit et dont on ressort avec des connaissances supplémentaires.

Merci aux éditions Charleston.

4ème de couverture:

Lorsque Carrie McClelland, auteur à succès, visite les ruines du château de Slains, elle est enchantée par ce paysage écossais, à la fois désolé et magnifique. La région lui semble étrangement familière, mais elle met de côté son léger sentiment de malaise afin de commencer son nouveau roman, pour lequel elle utilise le château comme cadre et l’une de ses ancêtres, Sophia, comme héroïne. Puis Carrie se rend compte que ses mots acquièrent une vie propre et que les lignes entre fiction et faits historiques se brouillent de plus en plus. Tandis que les souvenirs de Sophia attirent Carrie encore plus au coeur de l’intrigue de 1708, elle découvre une histoire d’amour fascinante, oubliée avec le temps. Après trois cents ans, le secret de Sophia doit être révélé.

Vous prendrez bien un dessert de Sophie Henrionnet

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Sophie Henrionnet – Editions Daphnis et Chloé

♥♥♥♥♥

Je n’avais vraiment pas envie de quitter cette petite réunion de famille, il faut dire que Sophie Henrionnet a mis les petits plats dans les grands pour nous plaire.

Ce roman est le genre de lecture qui fait que j’aime tant la littérature Française, cette finesse dans l’humour, cet attachement que l’on ressent pour les personnages. Ce sentiment de légèreté en fin de lecture, peut-être dû à l’impression d’avoir vaqué parmi les personnages.

Une jolie et douloureuse histoire de famille, où tout nous est raconté par le biais de chaque personnage, car comme dans toutes les familles il y a ici beaucoup de secrets, de non-dits, alors l’auteure utilise fait parler chaque protagoniste, lors de ce week-end de Noël en famille, et on va tout savoir des cachotteries et des vices de cette famille apparemment bien sous tout rapport. Il faut dire les choses telles qu’elles sont, cette histoire pique par moment, certains en prennent pour leur grade, mérité ou pas, à vous de voir.

Un huit-clos dont on se délecte, au même titre que l’on dégusterai les petits fours au fois gras et la bûche de Noël. Une justesse dans la narration, qui nous rappelle automatiquement certaines de nos réunion de famille, certaines de nos pensées envers l’un des membres de cette famille, que l’on aime pourtant, mais qui parfois n’est pas celle que l’on espérerait idéalement.

Et bien oui personne n’est parfait, et dans le livre de Sophie Henrionnet, du grand-père aux petits enfants, ils sont tous différents, heureusement les erreurs de jugement et de comportement ne sont pas héréditaires… 

Un livre, qui à cette période où les fêtes de fin d’année vont commencer à occuper nos esprits, est une lecture à point nommé. Un petit côté « Un air de famille », le film de 1996 de Cédric Klapisch.

Merci aux éditions Daphnis et Chloé, ainsi qu’à Eric Poupet Presse&communication pour leur confiance.

4ème de couverture:

Paul, Charles, Nicolas, Louise, Eléonore, Jeanne et les autres appartiennent à une même famille. Réunis dans un chalet pour fêter à la fois Noël et l’anniversaire de Louis, le patriarche, ils racontent tour à tour le huis clos dans lequel ils se retrouvent, le temps d’une soirée, coincés par la neige. Ouverture des cadeaux, ivresse, retrouvailles, guirlandes et cotillons, la magie de Noël opère jusqu’à ce que les vieux démons, les secrets et les cadavres dans le placard fassent irruption. Un roman à la Festen, à la fois cruel, acide et drôle.

Avant la Haine de Thierry Cohen

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♥♥♥♥♥

J’aime beaucoup les romans de Thierry Cohen, surtout « J’aurai préféré vivre ».
Alors imaginez mon plaisir lorsque j’ai été sélectionné par Babelio pour recevoir et critiquer Avant la haine, son dernier roman paru chez Flammarion.
Ce roman est une belle histoire d’amitié, de plus il nous permet de découvrir l’immigration des années 70 du point de vue de l’immigrant, sa peur de ce monde nouveau, un pays avec des coutumes et des habitudes totalement différentes des siennes.
Puis la rencontre du musulman et du juif, ils viennent tous les deux du Maroc, leur famille respective ne s’intègre pas automatiquement de la même façon, mais une belle et forte amitié va les lier l’un à l’autre.
Un roman enrichissant sur bien des points de vues, en cette période de trouble et d’incompréhension.
Cependant j’ai eu quelques réticences quant à ce que vivent les deux protagonistes, ils rencontrent à tout bout de champs des  » fachos », des « skins », des partisans d’Hitler…
Si je ne vivais pas en France et que je connaissais pas les Français, je pourrai croire que dans les années 70, tous étaient antisémites. Je pense que ce qui m’a gêné, c’est que Raphaêl et Mounir, ne rencontrent que haine et rejet de l’étranger.
Mais je ne préfère pas rentrer trop profondément dans le sujet, c’est mon ressenti, je vous laisse vous faire votre propre opinion.
Une lecture, que je suis heureuse de terminer, car bien que les sujets sérieux et d’actualité ne me dérangent pas, j’ai ressenti un malaise durant une certaine partie de ma lecture.
Aimons nous, apprenons à vivre tous ensemble, paix et amour, seront mes mots de conclusion.

Résumé:

Deux enfants, un juif, un musulman, deviennent amis.
Ils grandissent, apprennent, se découvrent, s’intègrent. Ils ont des rêves, des espoirs, des luttes communes. Des amours aussi.
Puis apparaissent les fissures, naissent les désaccords, s’expriment les ressentiments, s’insinue la violence.
Jusqu’où ?
Jusqu’à la haine ?
Avant, Raphaël et Mounir se voyaient comme des frères.
Peuvent-ils renouer avec l’amitié dont ils étaient si fiers… ou bien est-il déjà trop tard ?