Comme un poison entre nous de Monica Razzetti

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Je vous parle aujourd’hui d’un thriller psychologique auquel le terme « Gagner en intensité » prend tout son sens.

Un sujet de fond, qui peut paraître basique et courant, le couple, la famille, la difficulté de préserver le fragile équillibre après de nombreuses années de vie commune.

Mais les choses ne sont pas si simples. Car les prédateurs rôdent et ils se cachent parfois sous des apparences d’anges.

Une histoire qui prend vite aux tripes, qui angoisse car elle touche à la famille, et Julie est toutes griffes dehors pour la protéger.

Un roman dévoré en 24 heures à peine, tant il est intense et fort. Un savant mélange de drame familiale et de thriller psychologique qui page après page décrit une situation qui fait réagir le lecteur et lui fait éprouver des sentiments contradictoires et forts, la colère, l’empathie et il ne peut que s’apercevoir que l’auteure parle à merveille de la difficulté d’être soi-même tout en préservant les autres.

Des personnages attachants qui n’ont ni raison, ni tort, ils sont humains tout simplement. Un roman dont je me souviendrai et dont l’auteure Monica Razzati est à suivre de très près, sachant que Comme un poison entre nous est son premier roman.

Un équilibre parfait entre les deux facettes de ce roman.

Merci à Babelio ainsi qu’à Scrineo.

 

Résumé:

Julie a la quarantaine. Elle est mariée à Pierre. Ensemble ils ont deux filles et vivent dans un ravissant petit pavillon de banlieue. Mais cette rentrée s’annonce différente des précédentes. Dans la maison en face de chez eux, Hadrien, 14 ans, vient d’emménager avec sa mère et semble se prendre d’une étrange affection pour Pierre. Une affection dérangeante pour Julie bientôt convaincue que ce gamin a décidé de faire de Pierre le père qu’il n’a pas. Intuition légitime ? Délire d’une imagination trop fertile ? Jalousie déplacée de la part de Julie ? Plus il lui semble que la réalité vient confirmer son intuition, plus Pierre la nie. Mais Hadrien devient menaçant, dangereux même, violent… N’est-ce qu’une illusion ?

Tout est sous contrôle de Sophie Henrionnet

 

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J’ai découvert cette auteur avec son second roman « Vous prendrez bien un dessert », j’avais déjà à l’époque beaucoup apprécié l’humour et la façon de raconter de Sophie Henrionnet.

Elle revient nous divertir, et elle a toujours des choses à nous raconter, le quatrième de couverture nous raconte qu’elle est un peu hyperactive et bien elle utilise cela à très bon escient car cette histoire est un pur bonheur, elle allie enquête, soft certes, avec une touche d’humour juste ce qu’il faut, rien d’exagéré.

Le personnage d’Olympe est tout simplement délicieux, elle est parfaite à mon avis car imparfaite en tant que maman, en tant que professionnelle, mais elle a un coeur incroyable, ce qui d’ailleurs va la mettre dans cette situation dont je me suis délecter.

On dit Olympe déjantée? Mais que dire de sa famille, les chiens ne font pas des chats… 

Sophie est décidément très prolifique sur les histoires et la relation familiale et l’amitié, elle parvient à relever tout ce qui est coquace et drôle dans les conflits et échanges avec parents, frères, soeurs, amis d’enfance…Elle dédramatise et rend tout cela très agréable, on se délecte des dialogues, des reproches, on en redemande. 

J’apprécie décidément vraiment cette auteure, qui écrit  » sans prise de tête », avec un plaisir évident, un livre qui m’a fait un bien fou en cette période un peu morose. Une légéreté qui met de bonne humeur.

 

Merci Sophie, Merci Charleston et merci Eric Poupet Presse&communication.

Petit rappel de mon avis sur « Vous prendrez bien un dessert »:

https://livresque78.wordpress.com/2015/11/05/vous-prendrez-bien-un-dessert-de-sophie-henrionnet/

 

Résumé:

Olympe a 38 ans, un emploi de photographe culinaire qui ne lui plaît qu’à moitié, une fille de dix ans bien plus mature qu’elle, une famille déjantée, des copines délurées et un ex-mari, Bertrand, qui l’appelle chaton. Et comble de tout, elle vient de perdre son job ! Elle supplie son meilleur ami Hugo, qui tient une agence de détectives spécialisée dans les arnaques à la sécurité sociale, aux assurances et aux entreprises, de l’embaucher. Faisant valoir son expérience de photographe, elle réussit à intégrer l’équipe de détectives à une condition : elle ne devra s’occuper que des affaires les plus simples, les planques ne nécessitant pas de filatures. Bien entendu Olympe n’est pas assez sage…

 

 

 

 

 

 

Mémoire cachée de Sebastian Fitzek

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Paru le 16 Mars 2016 aux Editions L’archipel

Alors là, attention! Si en achetant et ouvrant ce roman vous pensez juste découvrir un nouveau thriller, vous faîtes erreur.

Mr Fitzek, nous colle ici une gigantesque claque en pleine figure, un savant mélange de thriller, de prise de conscience, avec une pointe d’ingrédients dont il s’inspire de par ci, par là. 

Ce livre est une histoire à multiples facettes, un jeune homme qui ne sait plus qui il est, un virus qui décime la population, une conspiration démoniaque et redoutable…

L’auteur assemble tout cela avec un talent qui force l’admiration, il révèle petit à petit au lecteur des éléments qui rendent cette lecture totalement addictive et vous empêche de lâcher cet incroyable livre.

Un constat sur le monde actuel qui se mélange à une fiction, les deux faces de ce roman s’entremêlent jusqu’à ce que la frontière entre réalité et imaginaire ne s’efface.

Une remise en question de l’humanité et de son devenir, nous découvrons ou redécouvrons des informations tristes et primordiales à la survie de la race humaine et de la planète. Un livre qui hormis sa fonction première qui est de nous distraire, nous donne une bonne piqûre de rappel sur nos excès, nos erreurs et notre manque d’empathie.

Un thriller incroyable qui m’a obsédé au point que j’embarque mon exemplaire partout afin que je puisse grignoter quelques lignes par-ci, par-là. 

Un auteur, que j’aime décidément beaucoup, qui m’embarque de surprise en surprise à chacun de ses opus. Un talent qui se sent des les premières lignes, ce talent de passionner le lecteur immédiatement. Un nom qui fait parler de lui et que tous les fans de thrillers connaissent et s’enthousiasment à chaque nouvelle parution. 

Sebastian Fitzek, vous l’aurez compris, fait encore très fort avec ce nouveau roman, que je ne peux que vous conseillez d’ajouter à votre panoplie du parfait adepte de thrillers.

Résumé:

Berlin, de nos jours. Un homme se réveille dans un abri sous le métro. Il a été blessé par balle à l’épaule. Il ne sait pas ce qu’il fait là. Il ne se rappelle pas qui il est. Seul indice, ce prénom tatoué dans la paume de sa main droite : Noah.
C’est en découvrant, dans un journal, la photographie d’un tableau qu’il a un déclic ! Ce tableau, c’est lui qui l’a peint. Il décide alors de contacter la journaliste, prénommée Céline.
À son côté, Noah recouvre peu à peu sa mémoire, pour le meilleur… mais surtout pour le pire ! Un groupuscule extrémiste, persuadé que la Terre est trop peuplée, a inoculé à l’ensemble de la population mondiale un effrayant virus.
Aujourd’hui, ils vont l’activer. C’est alors le début d’une course contre la montre pour Noah et Céline. Le temps est compté avant que des milliards d’êtres humains ne soient atteints par cette pandémie sans antidote connu.

 

 

 

 

22 mars 2016

Screenshot_2016-03-23-06-56-38Pas envie de parler de ceux qui sèment la mort, la souffrance et le malheur… Juste envie de dire à mes amis Belges que mon coeur saignent pour eux. Courage à vous qui souffrez dans vos corps et dans vos coeurs, courage à vous qui avez perdu un être cher. Nos pensées sont avec vous.

Ouragan sur la Riviera de Sandra Nelson

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A paraître le 23 Mars

Certains Parisiens et banlieusards vendraient leur âme pour une place sur la côte d’Azur, c’est votre cas?

Alors il vous faut ce livre car Iphigénie pense tout le contraire, elle aime Paris, ses bouchons, sa pollution…

J’ai trouvé cette jeune Parisienne extrêmement drôle et barrée.

Ses pensées et réactions face aux autres vous feront automatiquement rire et sourire.

Des personnages dont la description va droit au but.Un roman qui se déguste comme un bonbon, acidulé et piquant, un petit côté Bridget Jones à la Française.

Une lecture qui fait du bien, une recherche du bonheur, le soleil de la côte,s’éloigner du stress de la banlieue, même en lecture pour quelques heures, cela fait un bien fou.

Je ressors de la lecture de ce roman avec l’impression d’avoir « une nouvelle copine » et une envie folle de partir en vacances au soleil.

Résumé:

Parisienne jusqu’au bout de ses talons aiguilles, Iphigénie débarque dans le sud de la France pour écrire un livre sur le bonheur. Mais, dans une station balnéaire dépeuplée, en plein mois d’octobre, cette adepte de la pensée positive broie du noir et ne parvient pas à écrire une seule ligne. Elle, qui croyait tout connaître sur le bonheur, n’y comprend plus rien. Jusqu’au jour où une de ses voisines suisse (et marabout !) lui ouvre ses chakras. À ceci près que c’est sa libido qu’elle réveille… Et c’est ainsi qu’Iphigénie commence à mener ses investigations sur le bonheur, travaux pratiques à l’appui. Mais l’amour, le vrai, sous quels traits se cache-t-il ? Son timide voisin, un ténor argentin, un magicien version mafia ukrainienne, ou encore le rustre, mais intrigant Gaétan ?

Une délicieuse comédie romantique loufoque et pétillante.

 

 

 

 

Des garçons bien élevés de Tony Parsons

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Je vais malheureusement devoir avouer que j’ai été déçue par ce roman, j’en avais quelque peu entendu parler et donc il attendait bien sagement dans ma Pile à Lire. 

Un début qui met l’eau à la bouche, un début d’enquête qui est aussi très intéressant, et puis ensuite une grosse période creuse, et c’est un vrai problème pour moi, car je ne prend forcément plus grand plaisir à lire, je m’ennuie…

J’ai donc trouvé que l’histoire qui partait dans le genre de direction que j’aime: Une belle route, bordée d’une multitude de choses à admirer , a bifurqué vers une petite route de campagne perdu au fin fond de nul part, sans grand intérêt au niveau du paysage.

Voilà ce que je peux en dire, je ne suis pas très prolifique lorsqu’un livre m’a déçu et c’est le cas ici, donc je n’en dirai pas plus.

Résumé:

Je vous présente l’enquêteur Max Wolfe. Insomniaque. Amoureux des chiens. Drogué au café noir. Boxeur. Orphelin. Mari dévoué d’une femme disparue brutalement. Père célibataire. Défenseur des opprimés, des assassinés, et le pire cauchemar de tous les meurtriers.

Un serial killer est en cavale. Il aime trancher les gorges. Et il est très bon à ce petit jeu.

Vingt ans plus tôt, sept étudiants privilégiés d’une riche école privée, Potter’s Field, fondée par Henri VIII cinq cents ans plus tôt, deviennent amis. Aujourd’hui, ils meurent les uns après les autres, de la façon la plus violente qu’on puisse imaginer.

Max Wolfe va suivre la piste sanglante, depuis les bas-fonds de la ville de Londres jusqu’aux lumières les plus brillantes des hautes sphères du pouvoir. Il n’en sortira pas indemne. Le secret terrifiant qu’il découvre, enterré depuis maintenant deux décennies, va bientôt exploser.

 

 

L’inconnue du quai de Mary Kubica

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Parution le 13 avril 2016 aux éditions Mosaïc

Après m’avoir déjà chamboulée le cerveau avec Une fille parfaite, Mary Kubica  encore mieux.

https://livresque78.wordpress.com/2015/04/08/une-fille-parfaite-de-mary-kubica/

Elle utilise trois points de vue pour nous raconter cette histoire difficile où se rencontrent des âmes brisées. Elle en fait un thriller bourré de suspense qui vous retourne le cerveau, tant vous voulez savoir, connaître le fin mot de l’histoire.

L’auteure nous dépeint des personnages imparfaits, ce qui les rend plus vrais et crée des sentiments à leur égard, de la part du lecteur qui se retrouve embarqué dans cette histoire noire et psychologiquement intense.

Un roman puissant qui ne vous lâche plus, une touche de noirceur et de souffrance, une bouée de sauvetage, qui se révèle ne pas être si salvatrice que cela. une secours à autrui qui n’est peut-être pas si désintéressé…Les choses ne sont pas toujours ce qu’elles  semblent être et Mary Kubica a l’art et la manière d’emmener son lecteur sur différentes pistes, de l’égarer pour ensuite le remettre sur le bon chemin.

Un véritable thriller psychologique, parfaitement rythmé, dans lequel l’ennui n’a pas sa place, une touche de féminité qui donne ce plus, qui font que les romans de Mary Kubica sont reconnaissables, un style qui n’appartient qu’à elle.

Un roman que j’ai dévoré…

Résumé:

La première fois que je l’aperçois, elle se tient sur le quai bondé de la gare de Fullerton, à Chicago. Il fait un froid à vous glacer les os, il pleut à verse. Elle serre un bébé dans ses bras. Rien ne les abrite. Quelques jours plus tard, elle est de nouveau là. Aussi fragile. Cette fois, je l’aborde/vais lui parler. Sans trop savoir pourquoi. Ni où tout cela va me mener…
Hantée par l’image de cette jeune sans-abri et de son bébé,  Heidi néglige l’avis de son mari et l’hostilité de sa fille : elle ouvre sa maison à l’inconnue du quai. Qui est vraiment Willow ? Mutique, vulnérable, a-t-elle quelque chose à voir avec l’inquiétante Willow Greer, dont le compte Twitter est plein de conseils macabres sur le suicide ?
Peu à peu, la présence de l’inconnue dans la maison agit comme un révélateur des fissures familiales…

Après Une fille parfaite, Mary Kubica réussit de nouveau à faire plonger le lecteur dans une intrigue fascinante. L’inconnue du quai est un page turner plein de brio, servi par une écriture forte et vivante.

A propos de l’auteur :
Après des études d’arts et d’histoire de la littérature américaine, Mary Kubica a d’abord été enseignante. Aujourd’hui écrivain à temps plein, cette passionnée de Dickens et d’Hemingway vit près de Chicago, la ville où se déroulent l’intrigue de ses romans. Ceux-ci sont unanimement salués par la presse et les lecteurs.