Huit mois pour te perdre de Marie-Diane Meissirel

Aux éditions Daphnis et Chloé

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Un roman dont le sujet ne peut être résumé en quelques mots, il fait partie de ces livres dont il est difficile de parler, tant il regorge de sentiments et d’éléments de la vie.

Il doit être lu afin de comprendre les difficultés de ces deux femmes qui prêtent leur voix durant ces 173 pages.

La difficulté d’être mère dans son sens le plus profond avec toutes les responsabilités et et tous les sacrifices que cela peut engendrer, pour l’une.

La difficulté d’envisager une fin de vie paisible et sereine lorsqu’on vit en Croatie et que les années de conflit ne vous ont rien épargné, pour l’autre.

Et au milieu de tout cela, un petit bonhomme qui chamboule les sentiments, et crée un lien entre ces histoires de femmes.

Un belle découverte où on sent la connaissance, l’amour du pays ainsi que le respect pour le peuple Croate ainsi que pour son vécu et sa souffrance; où on réfléchit au fait de donner la vie et à l’engagement que cela représente, aux regards portés sur notre façon de concevoir la parentalité.

Un joli roman plein de sentiments, de réflexions et de sensibilité.

4ème de couverture:

— Eh bien, tu l’aimes, ce gosse, on pourrait croire que c’est le tien ! Tu devrais faire attention de ne pas trop t’y attacher, il pourrait bien te briser le cœur ce petit !

Emma est française, expatriée en Croatie, elle y conseille le ministère de la justice. Dunja est croate. À soixante ans, elle aimerait prendre sa retraite mais doit travailler pour gagner sa vie et entretenir son fils musicien.
Les deux femmes ont un lien : le bébé d’Emma, Bruno, dont Dunja est la nourrice. Alors qu’Emma s’absente souvent pour son travail, Dunja et Bruno fusionnent et l’amour de Dunja pour l’enfant ne cesse de grandir. Le quotidien de ces trois personnages n’est pas parfait, mais ils ont trouvé un certain équilibre. Jusqu’au jour où Emma, rentrant de voyage, apprend que son appartement a été cambriolé et que Bruno et Dunja ont disparu. Ces deux événements pourraient-ils être liés au passé d’Emma qui a longtemps travaillé sur les questions de crimes de guerre dans la région ? Qu’est-il arrivé à Bruno et Dunja? Emma arrivera-t-elle à les retrouver à temps ?

Un roman à deux voix où le talent d’écriture de l’auteur nous fait entrer dans l’intimité de deux mères en difficulté et nous transporte dans un pays qui, à l’heure d’intégrer l’Union européenne, porte encore les stigmates du conflit yougoslave.

Marie-Diane Meissirel est franco-américaine. Après des études en France et à Hong Kong, où elle vit aujourd’hui, elle a travaillé dans de nombreux pays dont la Croatie. Huit mois pour te perdre est son troisième roman.

 

 

 

 

 

 

 

 

Hortense de Jacques Expert

 

CVT_Hortense_9688 Editions Sonatine

Encore une découverte pour moi, j’ai beaucoup entendu parler de l’auteur sans pour autant me jeter à l’eau.

Je peux tout d’abord vous dire que « Hortense » plonge le lecteur dans une ambiance étrange. On imagine parfaitement Sophie, une femme triste, abîmée par un terrible événement. On nage entre deux sentiments tout au long du roman, Sophie nous attendrit,et nous agace, nous fait même un peu peur, on la sent au bord du gouffre, prête à tout…

On ressent parfaitement la détresse de cette femme , elle nous submerge. Une alternance de points de vue entre Sophie, Hortense et les témoins de l’affaire, donne une côté addictif à cette histoire, on sent le malaise qui se met petit à petit en place et on devient boulimique, en savoir plus le plus vite possible, découvrir qui est réellement Sophie et la vérité sur cet enlèvement.

Une histoire comme il doit s’en dérouler beaucoup autour de nous, sans que nous n’en sachions rien.

Une véritable découverte pour moi, qui me donne clairement envie d’en savoir plus sur les romans de l’auteur.

Un livre dont je suis ressortie bouche bée,  » en vrac », le cerveau retourné…Un wahou final.

On en redemande encore et encore.

4ème de couverture:

1993 : Sophie Delalande est folle d’amour pour sa fille Hortense, trois ans, qu’elle élève seule. Celle-ci lui permet d’oublier les rapports difficiles qu’elle entretient avec son ex-mari, Sylvain, un homme violent qui l’a abandonnée alors qu’elle était enceinte et à qui elle refuse le droit de visite. Un jour, pourtant, Régis fait irruption chez elle et lui enlève Hortense. « Regarde-la. Nous allons disparaître et tu ne la reverras plus. »

2015 : après des années de recherches vaines, Sophie ne s’est jamais remise de la disparition d’Hortense. Fonctionnaire au ministère de l’Éducation, elle mène une existence morne et très solitaire. Jusqu’au soir où une jeune femme blonde la bouscule dans la rue. Sophie en est sûre, c’est sa fille, c’est Hortense. Elle la suit, l’observe sans relâche. Sans rien lui dire de leur lien de parenté, elle sympathise avec la jeune femme, prénommée Emmanuelle, tente d’en savoir plus sur elle. La relation qui se noue alors va vite devenir l’objet de bien des mystères. Sophie ne serait-elle pas la proie d’un délire psychotique qui lui fait prendre cette inconnue pour sa fille ? Et la jeune femme est-elle aussi innocente qu’elle le paraît ?

Avec ce nouveau roman, inspiré d’une histoire réelle, on retrouve le génie de Jacques Expert pour transformer les faits divers en romans captivants. Comme à son habitude, il ne se contente pas de faire preuve d’une extrême justesse psychologique mais multiplie les pistes, enchaîne les rebondissements jusqu’à un dénouement complètement imprévisible.

 

 

 

Lignes de fuite de Val Mc Dermid

 

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Grace à l’opération Masse critique, Babelio m’a donné l’occasion de découvrir Val Mc Dermid et je dois dire que je suis très enthousiaste, cette lecture est une vraie surprise. En commençant ce livre, on s’attend à lire un thriller avec une construction classique, et c’est d’ailleurs ainsi qu’il débute; cependant la suite est tout autre.
J’ai particulièrement aimé ce changement de cap dans l’histoire, qui bien qu’elle commence par le kidnapping d’un jeune garçon, s’oriente ensuite vers une narration, celle d’une rencontre et d’une amitié qui va naître. Il est donc certain, comme je vous l’expliqué que les fans de Thriller pur et dur, n’y trouveront peut-être pas leur compte, mais les lecteurs qui aiment découvrir la psychologie des protagonistes, seront aux anges.
Des personnages intenses qui marquent l’esprit du lecteur, un histoire racontée par Stéphanie qui est une véritable narratrice de talent, l’histoire qu’elle nous raconte est nécessaire à la compréhension de la situation ainsi qu’à l’enquête sur la disparition du petit Jimmy.
Une fin que j’ai trouvé géniale, sans fioriture et efficace au plus haut point.
Un roman passionnant que j’ai dévoré en quelques heures à peine.
Merci Babelio.

Résumé:

Stephanie Harker franchit les contrôles de sécurité à l’aéroport quand elle voit son fils, devant elle, se faire embarquer par un homme en uniforme. Prise de panique, elle sonne l’alerte.
Mais les autorités n’ayant pas assisté à la scène la pensent folle et le fuyard a du temps pour s’éloigner.
Alors que Stephanie raconte sa version des faits au FBI, il devient évident que cette histoire est bien plus complexe qu’il n’y paraît.
Pourquoi quelqu’un voudrait kidnapper Jimmy ? Par quels moyens Stephanie peut-elle le faire revenir ?

 

Les rives de la terre lointaine de Sarah Lark

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Les Editions L’archipel nous enchante encore avec le nouveau roman de Sarah Lark que j’ai découvert il y a quelques temps avec Le cri de la terre, troisième tome d’une trilogie splendide:

https://livresque78.wordpress.com/2015/09/05/le-cri-de-la-terre-de-sarah-lark/

Sarah Lark nous embarque à nouveau sur les terres qu’elle chérit tant, la nouvelle Zélande ainsi que sa passion pour le peuple Maorie et ses coutumes. A une époque qui est propice aux romances difficiles car si le destin sépare les amours, la distance et les difficultés de la vie au 19ème siècle leur donnent une saveur bien particulière.

Il n’y  a pas de mystère, l’auteure a l’art de nous emmener dans des contrées lointaines, elle imagine des rencontres qui jalonnent des parcours plus ou moins compliqués, la famine, les mariages de raison et par intérêt et non d’amour, ce qui crée des épopées absolument incroyables que l’on dévore d’un bout à l’autre.

Un superbe roman qui allie évasion et découverte d’une époque et de sa réalité. Les coutumes maories donnent un charme exotique à l’histoire, la simplicité de ce peuple et la facilité avec laquelle ils acceptent les autres. Un véritable atout qui renforce l’intensité de cette histoire.

Tout ne se termine pas toujours bien, car Sarah Lark, bien qu’écrivant une romance, reste avant tout fidèle à l’époque et à la réalité de la colonisation par le peuple Anglais.

Une nouvelle lecture, qui se décevra pas les fans de l’auteure, et qui charmera ceux qui ne l’ont pas encore découverte.

Résumé:

Irlande, 1846. A 17 et 19 ans, Kathleen et Michael sont amoureux. Ils ne rêvent que d’une chose : quitter leur île natale pour rejoindre les Amériques, y fonder une famille et commencer une vie nouvelle. Car Kathleen est enceinte…
Mais ces projets s’effondrent quand Michael est arrêté pour avoir volé du pain. Il est alors envoyé en Australie pour y purger sa peine. Au cours de la traversée, il fait la connaissance de Lizzie, une jeune prostituée.
Pendant ce temps, Ian Coltrane, un vendeur de bétail, demande en mariage Kathleen, inconsolable depuis le départ de son amant. Ses parents acceptent sans hésiter. Les jeunes époux partent alors tous deux pour la Nouvelle-Zélande, dans l’espoir d’y faire fortune.
Hélas, Ian se révèle vite cupide et violent. De son côté, Michael – qui ne cesse de penser à Kathleen – est courtisé par Lizzie. Pour échapper au sort qui les attend, ils décident tous deux de s’enfuir pour la Nouvelle-Zélande.
Le destin saura-t-il réunir Michael et Kathleen ?
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Au nom de quoi de Dorian Meune

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Il y a des blessures qui sont inguérissables, elles ne peuvent jamais totalement se refermer. Elles resteront dans les mémoires, des individus, du pays, du monde…

Je n’étais pas à une terrasse de café Parisienne ce soir là, je n’étais pas non plus au Bataclan, pourtant comme chacun d’entre nous mon cœur a saigné, mes yeux ont pleuré, l’incompréhension m’a envahie.

Dorian Meune tente avec ce magnifique roman d’exorciser la douleur des terribles événements du 13 novembre 2015. Il met des mots sur tout cela en imaginant des vies qui ont basculé un soir de concert. Il nous narre un éventuel avant, pendant et après, car les personnages qu’il décrit sont fictifs, mais au final ils ont des similitudes avec ces vies fauchées au Bataclan: des êtres humains avec des familles, des rêves, des sentiments, des envies…

Mais l’auteur ne plonge pas ses lecteurs dans le larmoyant, bien au contraire il transmet l’espoir et la volonté de vivre, la capacité de s »adapter et même si plus rien ne sera comme avant…La vie continue.

Un roman émouvant, mais qui fait du bien car il parvient à tirer le meilleur du pire. Merci à Dorian Meune d’avoir osé aborder un sujet difficile dont la blessure est toujours très fraîche. Il l’a fait avec tact, pudeur, sensibilité et beaucoup d’amour pour son prochain.

Résumé:

Abigaëlle, Philippe, Sofiane, Bastien, Léopold.
Margot, Daphné, Théo, Lucas, et Romane.
Le 13 novembre 2015, tous verront leur vie basculer au Bataclan.

Les personnages de cette histoire sont fictifs. Imaginés, inventés. Tels peut-être qu’ils ont habité vos pensées, car ils sont nous tous.
Ce texte est un roman, mais c’est avant tout un hommage à toutes les victimes de ce jour-là. Celles qui n’ont pas survécu, celles qui luttent aujourd’hui pour continuer simplement à vivre.

Au nom de quoi n’est pas un témoignage. Ou plutôt si, c’est celui de la plus intolérable des réalités.

La moitié des bénéfices tirés de ce roman sera reversée à une association œuvrant en faveur des victimes du terrorisme.

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Albert sur la banquette arrière de Homer Hickam

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Un roman un peu loufoque, même beaucoup par moments. Mais j’étais prévenue, donc j’ai démarré ma lecture sans m’attendre à des situations ou réactions logiques.

A partir de là, le fait d’offrir un alligator comme cadeau de mariage et que personne ne s’en étonne plus que cela, tout va bien.

Une histoire sympa où j’aurai juste aimé que les situations soient un peu plus drôles et les personnages un peu plus approfondis.

Elsie et Homer sont très intéressants, ils auraient mérité qu’on nous en dise un peu plus sur eux, leurs vies, leurs caractères.

Elsie est indécise, elle ne sait pas trop ce qu’elle recherche, elle aime son mari mais le souhaiterait un peu différent, Homer aime sa femme mais se demande si il parviendra à la garder auprés de lui.

Albert est un vrai bonheur, presque domestiqué, il garde comme un chien, fait des câlins comme un chat…On aurait presque envie de l’adopter, j’ai bien dit presque…

Une lecture qui reste pourtant très fluide et agréable et qui fera une très bonne lecture d’été, surtout pour ceux qui comme moi apprécie le charme des années 30, les voyages, un road trip bien agréable.

4ème de couverture:

C’est l’histoire d’un couple où l’un aime et l’autre pas. C’est l’histoire de Homer, honnête mineur de Virginie, d’Elsie, sa jeune épouse aux rêves déçus, et d’Albert. Mais qui est donc Albert ?Un alligator. Un cadeau de mariage qu’Elsie a reçu du grand amour de sa vie quand elle s’est résignée à épouser Homer. Une petite bête facétieuse et un peu cruelle,  qui s’interpose sans cesse entre elle et son mari. Que fait Albert sur la banquette arrière ?On le ramène chez lui. Exaspéré par les tours féroces que lui joue l’alligator, Homer pose un ultimatum à Elsie : c’est Albert ou lui?Ainsi commence une expédition à trois vers la Floride, pour ramener Albert chez lui.  Une aventure pleine de rebondissements, de rencontres? Dans ce road trip des années 30, faussement naïf et réellement cocasse, Homer Hickam offre au lecteur un récit unique sur fond de Grande dépression, où se mêlent faits réels, souvenirs d’enfance, histoires rapportées, inventions pures, clins d’?il littéraires et photos d’époque.  Une fable tendre et profonde sur l’amour conjugal, ses écueils et son triomphe.

Hell.com de Patrick Senecal

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Le 09 juin sort Hell.com de Patrick Senecal. Premier roman que je lis de cet auteur,, le moins que l’on puisse dire, c’est que ma première pensée a été que ce livre est plutôt hard!!

Donc évidemment ma première recommandation est de ne pas le laisser en toutes les mains, public averti uniquement.

Je me suis donc demandée où j’étais tombée? Mais à présnt je sais que ces scènes de sexe, qui peuvent de prime abord paraître éxagérées on une raison d’être. Car en effet, une fois que les moeurs du personnage principal sont mises en place, le thriller peut commencer, et je peux vous dire que ce roman se dévore.

Un petit côté exotique grâec aux expressions typiquement Canadienne, qui portent quelques fois à sourire… L’écriture de l’auteur est tranchante, il ne mâche pas ses mots et nous fait découvrir l’horreur et l’enfer.

Un roman dont on ne ressort pas indemne, car il amène de nombreuses questions de société, sur le niveau social et la valeur que certains donnent aux êtres humains « d’en bas ».

Une vraie claque…

Résumé:

« Monsieur Saul, nous vous souhaitons la bienvenue parmi notre groupe sélect. Sachez que l’enfer est partout et qu’il accueille deux classes de résidents : les démons et les damnés. La grande majorité des humains font partie de la seconde classe ; seuls les privilégiés comme vous appartiennent à la première. Et en enfer, les démons ont tous les droits. »

Depuis qu’il a pris la tête de la société immobilière de son père, Daniel Saul est devenu l’un des hommes d’affaires les plus riches du Québec. Dans la jeune quarantaine, beau, fonceur, intelligent et sans pitié pour la concurrence et les losers, Daniel a tout pour lui et ne se gêne pas pour prendre le reste.

Quand Martin Charron, un financier et ancien confrère de collège, lui propose de devenir membre de Hell.com, un site Internet secret où tout – mais vraiment tout ! – est possible pour ceux qui le fréquentent, Daniel sait qu’il ne pourra refuser de s’inscrire. N’est-il pas un « puissant de ce monde », comme son père l’a été avant lui et comme Simon, son fils adolescent dont il a la garde exclusive, le deviendra à son tour ?

Or, ce que Daniel Saul a oublié, c’est qu’on ne monte jamais aux enfers, on y descend ! Et leur profondeur, qui est abyssale, n’aura bientôt d’égale que celle de son désespoir !