La parole du chacal de Clarence Pitz aux éditions Le Lys Bleu

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Vos bagages sont prêts? Vos vaccins sont à jour? Je me permets d’insister sur ce point, car notre avion va décoller pour le Mali. N’oubliez pas de glisser votre machette dans vos valises et surtout pensez à emmener votre sang-froid, car il va vous en falloir une fameuse dose durant le périple que vous allez vivre avec ce livre.

Cette expédition, qui sur le papier paraît réglée dans les moindres détails, va rapidement tourner au cauchemar, surtout pour Claire, qui a eu la bonne idée d’emmener son fils Sacha, pensant lui offrir un voyage de découvertes et d’enrichissement. Clarence Pitz va faire vivre quelques jours difficiles à ces touristes sortis de son imagination, vous comprendrez bien que je minimise les choses afin de ne pas vous effrayer. Mais au final, vous aurez peur malgré tout, car ce plongeon dans l’inconnu, dans un pays, avec des coutumes, des rites, des ancêtres, bien différents de ce que nous connaissons, va vous terrifier, mais c’est ce que vous recherchez en ouvrant ce roman. 

Faut-il sourire ou trembler de toutes ces coutumes ancestrales? Que feriez-vous à leur place? Personne ne peut le dire, mais je vous invite à tenter de vous en faire une idée, en tout cas, vous ne ressortirez pas totalement indemne de cette lecture, jusqu’à la toute dernière page, jusqu’à ce que votre voyage en enfer prenne fin.

Résumé:

« Partez à la découverte du Mali ! Rencontrez son célèbre peuple, les Dogons, et partagez leur vie durant trois semaines ! Célébrez avec eux le fameux Sigui, fête religieuse qui n’a lieu que tous les soixante ans ! Profitez d’un voyage unique et exclusif en petit groupe. Inscrivez-vous dès maintenant, les places sont limitées. Dogons 2027, l’expérience d’une vie. »Claire aurait dû suivre son intuition et renoncer à ce voyage. L’ombre fantomatique qu’elle a aperçue au milieu des tombes dogons dans un documentaire ne présageait rien de bon. Surtout qu’Armand, guide charismatique et anthropologue renommé, était resté curieusement évasif lorsqu’elle lui avait posé des questions sur ces caveaux. Armand dont le coup de volant a plongé leur camionnette dans un marigot. Tout ça pour éviter un foutu chacal ! Le village dans lequel ils ont échoué après cet accident est peuplé d’habitants craintifs et entouré d’une nature hostile. Un village isolé et désuet où le temps semble s’être arrêté. Un véritable tombeau à ciel ouvert dont il est impossible de sortir. Dire qu’elle a entraîné Sacha, son fils de dix ans, dans cet enfer? Et que, chaque nuit, un mystérieux visiteur vient déposer d’étranges objets près du garçon.

À PROPOS DE L’AUTEUR Clarence Pitz est une auteure belge qui partage sa vie entre Bruxelles, la Savoie et la Touraine. Professeure d’Histoire de l’Art et d’Anthropologie, dévoreuse insatiable de thrillers et passionnée de voyages, elle se lance dans l’écriture en 2017 et entame une série de romans où elle mêle culture et suspense. La parole du chacal a fait partie des finalistes du concours VSD-RTL du meilleur thriller 2018.

 

 

 

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Eragon de Christopher Paolini

eragonVous vous en doutez, Eragon, ce n’est ni un service presse, ni un classique, c’est juste LE premier (et sûrement pas le dernier) roman que j’ai lu sur les conseils de Mag. Je l’ai commencé il y a un moment, avant même de me lancer dans cette merveilleuse aventure du blog. Ma lecture a donc été entrecoupée par toutes celles que je vous ai présentées depuis mon arrivée. Mais ça y est, j’ai fini le premier tome (presque 700 pages tout de même) !

Que dire de ce roman tellement connu et encensé ? D’abord, chapeau bas à l’auteur, extrêmement jeune, quand il s’est lancé dans cette saga. On y trouve tout ce que l’on aime dans la Fantasy. Pour moi, grande fan d’Harry Potter, j’y ai vu de nouveau la magie, l’amitié, la formation d’un héros, mais surtout, j’ai été absolument éblouie par la richesse de l’univers dépeint ici. Les lieux, les noms propres, la diversité des créatures, la langue et la complexité de l’intrigue sont tels qu’il faut vraiment s’accrocher pour ne pas perdre en chemin de précieuses informations (celles-là mêmes qui ne sont pas dans le film et qui ont bloqué la réalisation d’un deuxième volet cinématographique).

A l’issue de ce premier tome, on se pose presque plus de questions qu’au début. Evidemment, il reste pleins de fils à remonter pour se rendre compte de l’immensité de la toile, mais on sent déjà toute l’étendue du génie de cet auteur adolescent.

Très peu de manichéisme ici : tous les personnages sont doubles, les bons comme les mauvais ; chacun a une histoire, qu’il ne divulgue pas, qu’il transforme, à défaut de pouvoir la taire. Comme Eragon lui-même, nous comprenons les tenants et les aboutissants par bribes. La relation qui se construit tout au long du roman entre Saphira et le dragonnier est vraiment belle et prenante, c’est celle qui est le plus travaillée évidemment, et la seule qui, en ce qui me concerne, m’ait vraiment émue. Les tomes suivants permettent peut-être de s’attacher davantage aux personnages, cela gagnerait en intensité (notamment au niveau des émotions), parce que, pour les actions par contre… la fin, notamment, est assez spectaculaire !

Seul bémol à ce grand roman d’aventures : quelques longueurs lors des nombreuses errances d’Eragon, Brom et Murtagh. Certes, ils doivent se cacher et se préparer à se défendre tout en traversant des territoires plutôt hostiles, mais justement, peut-être trop de territoires à mon goût, trop de routine, quelques répétitions. Il n’en reste pas moins que ce roman offre à ses lecteurs tout ce que la fantasy a de plus beau : du rêve, de l’évasion, de la magie, de la violence, de l’amour…

Evidemment, j’ai très envie de lire la suite ! Evidemment, ça ne viendra pas tout de suite : ma triple vie de Maman, de prof et de blogueuse – passionnante elle aussi – ne me le permet pas. Mais promis, j’y viendrai, lors d’un moment d’accalmie. Merci Mag pour ce bon conseil !!!

Priscilla (@Priss0904)

Résumé de l’intrigue : Eragon mène une vie simple, jusqu’au jour où il ramasse dans la forêt une étrange pierre bleue. Le garçon découvre qu’il s’agit d’un œuf et assiste bientôt à la naissance… d’un dragon ! En décidant de l’élever, il devient Dragonnier, héritier d’une caste d’élite que le terrible roi Galbatorix veut éliminer. Eragon n’a que seize ans, mais le destin du royaume de l’Alagaesia est entre ses mains.

A fleur de peau de James Barnaby

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L’auteur débute cette histoire de façon à nous mettre dans le bain immédiatement.

James Barnaby nous fait de suite comprendre que Jane a vécu l’indicible à l’âge de 11 ans, puis il nous ramène au présent, Jane a aujourd’hui 19 ans et son cauchemar est loin d’être terminé.

J’ai eu à ce moment de ma lecture, quelques peurs, quelques doutes dus à certains clichés qui peuvent être peu engageants: les policiers en uniforme stationnés dans leur véhicule se goinfrant de donuts et cet agent du FBI au look impossible. Mais ces idées reçues ont vite été mises au rebut, car plus on avance dans cette terrible histoire et plus la profondeur de l’intrigue prend le dessus et fait oublier tous les défauts.

Un thriller de presque 450 pages qui gagne en intensité et en qualité. 

L’auteur nous plonge dans nos petites certitudes puis brusque retour en arrière, ce dont le lecteur était certain n’est plus si évident. Se mêlent à tout cela des enjeux politiques, des sociétés secrètes, des ambitions personnelles. Et au milieu de tout cela, Jane, la petite fille de 11 ans qui ne se souvient pas de ce qu’elle a subi et la toute jeune adulte, qui tente de garder le cap de sa vie, ces deux périodes de la vie de la jeune fille nous sont narrés par des allers-retours passé-présent.

Dans ce livre on ne sait plus à qui faire confiance, chaque page nous assaille de doutes. Une plongée aux tréfonds de la psychologique, des possibilités de l’esprit humain, une enquête hors normes pour des événements hors du commun sur fond de films de Disney. j’attise votre curiosité n’est ce pas?

Un thriller 100% psychologique dont la trame une fois la dernière page tournée, est vraiment redoutable, malgré certains petits détails qui peuvent chiffonner le plus pointilleux des lecteurs. La qualité de cette histoire finit par faire oublier tous ces petits défauts. 

Un final qui garde ses secrets jusqu’au dernier instant et qui met dans les dernières pages le lecteur proche de l’apnée. Comme quoi, il n’est pas bon de se fier à ses premières impressions car si je les avais écouté, je n’aurai pas poursuivi ma lecture. A lire, croyez moi sur parole.

Mag

Résumé:

Se réveiller sans rien savoir des dernières heures écoulées, un fardeau que Jane supporte depuis ses onze ans. L’année où elle a été enlevée. Brillante étudiante de 19 ans aux yeux de tous, la jeune fille souffre pourtant de « fugues temporelles », crises proches du somnambulisme dont elle ne garde aucun souvenir. Comme chaque année, Jane passe l’été au bord du lac Mendota dans le chalet familial. Obligée de se rendre à Chicago pour son travail, sa mère la laisse en compagnie de son beau-père, Richard, qu’elle adore. Mais le lendemain matin, Jane se réveille les mains ensanglantées. Près d’elle gît Richard, égorgé. Et Jane le sait, elle a tout de la coupable idéale…

 

L’Archipel du chien de Philippe Claudel

IMG_20181027_142055[1745].jpgCe roman, offert par mon Chéri, a été un vrai coup de cœur surprise pour moi ! Je n’en avais pas entendu parler jusqu’alors et la quatrième de couverture est plus qu’énigmatique… Je me suis donc lancée à l’aveugle avec, pour seule certitude que je trouvais la couverture vraiment jolie ! Et grand bien m’en a pris !

J’ai adoré le style de l’auteur, fluide, cynique (jusque dans le choix des noms des personnages) ; j’ai beaucoup souri pendant la lecture de ce roman malgré la noirceur du tableau qui nous est représenté.

Parce que, non, cette fable ne prête pas vraiment à rire dans le fond. Le cadre est rapidement posé : la Voix nous interpelle dès le début, elle nous accuse, même si nous ne savons pas encore de quoi, et elle revient à la fin, renouveler son réquisitoire, faire entendre la morale. Mais là ne s’arrête pas le parallèle que l’on peut sentir entre ce roman et le genre pratiqué par La Fontaine.

Le cadre spatio-temporel est essentiel : pas d’époque précise (« Les faits que je vais raconter ont eu lieu hier. Il y a quelques jours. Il y a un an ou deux. Pas davantage« ) et…une île ! Avec tout ce que ça implique : l’île, dans la littérature, ça a toujours été le lieu de l’inconnu, de l’aventure, de la sauvagerie, du danger, mais aussi de la rencontre avec l’Autre, celui qui est différent de nous, de la rencontre avec le Surnaturel aussi parfois ; c’est un lieu aux limites claires, mais isolé du reste du monde, ouvert sur l’océan mais fermé sur lui-même. Tous ces topoi se retrouvent, de manière très savoureuse, chez Philippe Claudel. Notons qu’en outre, le nom de cet archipel, le titre du roman, a son importance : notre île est quand même une des dents du chien que dessine l’archipel sur une carte, tout un programme !

Les personnages enfin. Aucun prénom, ou presque. Aucun pour les personnages principaux de ce huis-clos en tout cas, mais des caractéristiques qui les définissent parfaitement et viennent donner corps à ces êtres de papier. Le Maire d’abord, pragmatique, à un point tel qu’il en devient inhumain ; le Docteur, complice silencieux jusqu’à l’innommable ; la Vieille, complètement flippante ; l’Instituteur, le révolté assoiffé de justice ; le Commissaire, alcoolique jamais ivre et grand manipulateur ; le Curé, sans aucun doute mon personnage préféré, porteur certes d’une morale, mais qui tient plus de l’apiculture et de la psychologie que de la religion, puisque, selon lui, Dieu est parti en pré-retraite ; les hommes de main enfin, Amérique et le Spadon. D’autres représentants de l’Humanité sont marquants : Mila et son père, effrayants vraiment ; la femme et les jumelles de l’Instituteur, symboles douloureux ; l’odeur, enfin, qui a un statut de personnage à part entière pour moi, odeur de plus en plus présente, oppressante, symbolique du ou des « crime(s) » mais que tous ne sentent pas… ou ne veulent pas sentir.

Les couleurs sont très importantes et significatives également : le noir de la pierre de lave du Brau, volcan plus ou moins endormi ; le blanc de la pureté (ou pas !!) ; le rouge sang qui envahit le bleu de la mer lors de la pêche au harpon…

La fable fait sourire, comme toutes les fables, mais fait aussi froid dans le dos, comme toutes les peintures un peu réalistes de l’être humain. Ce roman a vraiment été une belle lecture, qui m’a fait rire, surtout parce que ces êtres ne sont pas nous, et qui m’a fait réfléchir, surtout parce qu’ils pourraient l’être en vérité. Un beau moment de lecture que je vous invite à vivre : merci à mon Chéri donc ! Et merci à Philippe Claudel !

Priscilla (@Priss0904)

Quatrième de couverture https://www.babelio.com/livres/Claudel-LArchipel-du-chien/1020629

Quelques citations qui m’ont marquée :

« Vous convoitez l’or et répandez la cendre. Vous souillez la beauté, flétrissez l’innocence. Partout vous laissez s’écouler de grands torrents de boue. La haine est votre nourriture, l’indifférence votre boussole. Vous êtes créatures du sommeil, endormies toujours, même quand vous vous pensez éveillés. Vous êtes le fruit d’une époque assoupie. Vos émois sont éphémères, papillons vite éclos, aussitôt calcinés par la lumière des jours. Vos mains pétrissent votre vie dans une glaise aride et fade. Vous êtes dévorés par votre solitude. Votre égoïsme vous engraisse. Vous tournez le dos à vos frères et vous perdez votre âme. Votre nature se fermente d’oubli. »

« Mais le métier de ces hommes [politiques] est de parler tout le temps, de parler et de ne jamais écouter qui leur parle, de ne jamais s’arrêter de parler, de vivre dans la parole, même la plus creuse et qui devient un bruit inepte et enjôleur, le chant moderne des Sirènes. »

« C’était toujours pareil avec les hommes qui ont étudié. Le Maire se disait que si le monde tournait si mal, c’était la faute aux hommes comme l’Instituteur, empêtrés d’idéaux et de bonté, qui cherchent jusqu’à l’obsession l’explication du pourquoi du comment, qui se persuadent de connaître le juste et l’injuste, le bien et le mal, et croient que les frontières entre les deux versants ressemblent au tranchant d’un couteau, alors que l’expérience et le bon sens enseignent que ces frontières n’existent pas, qu’elles ne sont qu’une convention, une invention des hommes, une façon de simplifier ce qui est complexe et de trouver le sommeil. »

« Qu’est-ce que la honte, et combien la ressentirent ? Est-ce la honte qui rattache les hommes à l’humanité ? Ou ne fait-elle que souligner qu’ils s’en sont irréversiblement éloignés ? »

 » – Vous êtes pourtant intelligent. Je comptais sur vous. Et je suis certain que vous êtes un homme bon.

Je suis surtout un homme lâche, lui avait-il répondu.

Un homme lâche ? avait repris, songeur, l’Instituteur.

C’est presque un pléonasme, non ?  » avait conclu le Docteur« 

Le garçon derrière la porte d’Alex Dahl

IMG_20181023_233402Surprenant roman bien étiqueté par l’éditeur, City, comme « Suspense ». Il ne s’agit effectivement pas vraiment d’un thriller mais c’est un roman qui entraîne son lecteur dans une histoire intéressante et aux multiples rebondissements.

Le postulat de départ m’a fait penser à celui du roman Derrière les portes de B. A. Paris : il faut se méfier de tout ce qui a l’air trop parfait !

C’est le cas de Cécilia. Elle le dit dès le début, elle se met une pression folle pour atteindre la perfection dans tous les domaines : elle veut être l’épouse parfaite, la parfaite bourgeoise, la mère parfaite. Toutefois, comme nous sommes le plus souvent dans sa tête, les fêlures nous apparaissent vite : Cécilia ne supporte pas toujours facilement ses filles, s’énerve vite, a du mal à gérer ses clientes exigeantes. Jusque là, pas de quoi la juger ! Loin s’en faut ! Jusque là en tout cas…

On suit tantôt ses pensées, tantôt celles de l’enfant et même celles d’autres personnages : le procédé fonctionne plutôt bien ici, vu le tissage complexe de tous ces destins individuels. Toutefois, et ce n’est que mon point de vue, on commence à trouver cette technique de changement de narrateur un peu trop régulièrement, ce qui lui fait perdre sa raison d’être : elle ne désarçonne plus vraiment le lecteur. Bref…

Je n’irais pas plus loin dans le dévoilement de l’intrigue, je dirais juste que ce roman est perturbant, notamment par ce qu’il dit du mensonge, éhonté, généralisé et durable. Une sorte de toile d’araignée dans laquelle le menteur lui-même se coince inextricablement.

Ce qui m’a frappée, c’est le décalage entre la couverture, sur laquelle la photo, les phrases d’accroche et même le titre nous invitent à nous méfier de l’enfant. Ce n’est pas faux, ce n’est pas complètement vrai non plus… Suspense, je vous dis…

Seul bémol : le principal rebondissement, je l’ai vu venir assez tôt ! Toutefois, et là, chapeau à l’auteur, je ne pouvais pas imaginer à quel point tous les fils tissés seraient retors, donc la surprise demeure, pas forcément là où on l’attend.

Bref, ce fut une lecture très agréable qui m’a maintenue éveillée et happée pendant plusieurs soirées, parce que je voulais savoir la fin et ça, c’est une preuve que le mélange prend bien.

Je vous recommande donc ce roman qui se veut, jusqu’à la dernière ligne (vraiment !), surprenant !

Merci aux Editions City pour cette découverte ! Et merci à Alex Dahl dont c’est le premier roman : auteur à suivre, sans hésiter !

Priscilla (@Priss0904)

Résumé du roman : https://www.babelio.com/livres/Dahl-Le-garcon-derriere-la-porte/1068163

Le secret le plus sombre de Carla Buckley

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Difficile de vous parler de ce livre sans vous en dire trop, pourtant j’ai envie de tout vous dire. J’ai envie de vous expliquer à quel point je l’ai aimé, à quel point je me suis sentie entourée de cette famille et de ses souffrances et aussi à quel point j’ai eu du mal à quitter ce roman.

C’est une histoire de famille, ça, vous l’aurez compris, mais ce que vous allez découvrir en ouvrant ce livre est bien au delà de la relation classique d’une mère avec ses enfants. Vous allez rencontrer ici un amour extrêmement fort auquel vous aurez forcément tendance à vous identifier.

Cette attention excessive que porte, Eve à son fils Tyler va amener l’équilibre familiale, qui jusqu’à présent semblait se maintenir, sur le fil du rasoir. Mais Tyler est malade, il est un enfant de la lune, il a forcément besoin d’être constamment sous l’œil bienveillant de sa maman. Puis il y a Melissa, l’aînée des enfants, en pleine crise d’adolescence, qui elle aussi vit des moments difficiles, ceux d’une jeune fille de 16 ans dont en plus le frère est atteint d’une maladie rare et incurable.

Leur univers qui est déjà celui d’une famille à part, va basculer, leurs journées vont être rythmées par l’inquiétude, la suspicion, le doute.

Nous avons tous nos petits secrets et les membres de la famille Lattimore aussi. L’histoire bascule dans un registre noir où trois points de vue se succèdent, Eve, son mari David et Tyler. Mais une fois que vous arrivez à ce stade de votre lecture, vous êtes déjà happé depuis de nombreuses pages par cette histoire dont pour moi, le thème principal est l’AMOUR, le vrai, l’unique, celui qui vous fait retourner la terre entière, celui que nous portons à nos enfants.

Un vrai coup de cœur.

Mag
Résumé:

Jusqu’où iriez-vous pour protéger vos enfants ?

Dans la famille Lattimore, Eve, la mère, est le socle. David, son mari, s’absente la semaine pour son travail et elle doit tout gérer : la crise d’adolescence de leur fille Melissa, et surtout la sécurité de leur fils Tyler, qui souffre d’une maladie rare, la maladie des « enfants de la lune » : la moindre exposition aux rayons du soleil peut lui être fatale. Pour éviter tout accident, leur maison, sous la vigilance d’Eve, est devenue une véritable forteresse.
Entièrement dévouée à son fils, Eve ne se rend plus compte de rien. Que fait Tyler lorsque tout le monde dort ? Que lui cache sa fille qu’elle ne reconnaît plus ? Et que sait-elle vraiment de l’existence de David, à des milliers de kilomètres de là ?
Quand un événement dramatique frappe Eve de plein fouet, elle prend une terrible décision : pour elle, sa famille passe avant tout. Mais pourra-t-elle vraiment la sauver ?

Le Crépuscule des ronces de Michel Philippo

davJ’écris cette chronique à chaud, alors que je viens juste de fermer le livre… Sûrement parce que je sais que l’émotion ne sera plus la même, déjà, demain matin.

L’amour, l’amitié, la mort, la littérature… Tout m’a parlé dans ce roman, et surtout son style.

J’ai d’abord été déroutée, dérangée par cette avalanche de phrases nominales, brèves qui donnent une impression de didascalies théâtrales et confèrent au texte un style froid, une sorte de détachement émanant de l’auteur lui-même.

Mais c’est justement de cela qu’il s’agit car le style change quand le narrateur cesse de n’être que le spectateur de sa propre vie pour en devenir l’acteur.

De la poésie à l’état pur. Les personnages, dans leur respectable pudeur, se servent eux-mêmes de la poésie des autres pour exprimer leur propre indicible.

Ce roman nous donne à voir la fin – terrestre – d’une relation pourtant vouée à être éternelle. L’auteur parvient à nous faire sentir l’intimité de Mike et de Fañch, à nous faire comprendre l’extrême volubilité de leurs silences, de leurs regards. Nous vivons intensément cette échappée belle à l’issue inexorable, mais que nous voulons, nous aussi, absolument oublier.

Aucun espoir inutile, aucun pathétique vain : le crabe est là, la « Vieille » aussi, il faut composer avec eux. Et ce qu’en font ces deux amis est magnifique.

Les paysages bretons, dans leur sauvagerie, leur violence et leur ineffable beauté, sont le théâtre parfait de cette tragédie en mineure. Ces deux histoires parallèles se fondent vite en une, avec une seule victoire au bout du compte, celle de la Poésie qui défie le Temps et qui célèbre la Vie.

Je m’excuse par avance pour le nombre de citations qui suivront ma chronique mais avec ce roman, plus encore qu’avec d’autres, la magie de la prose sera bien mieux rendue par les mots de l’auteur que par les miens, même réfléchis et travaillés avec la meilleure volonté du monde. Le talent, paraît-il…

Merci aux Editions Marivole pour cette jolie découverte !

Priscilla (@Priss0904)

Résumé du romanhttps://www.babelio.com/livres/Philippo-Le-crepuscule-des-ronces/1059314

Quelques citations qui m’ont marquée :

« Demain au plus tôt, tout aura basculé. De quelle manière ? Je l’ignore : la pièce n’est pas écrite. Pas encore. Pas absolument. Il reste le souffle humide des vents d’ouest. Il reste l’atroce liberté et l’encombrante charogne de l’espoir, qui me sépare du glacial épilogue.  C’est pour cela que je me tiens là, dans cette foule ; c’est pour savoir que j’ai parcouru ce chemin. Il me reste à écrire le dénouement. Alors, je saurai. »

« Ne plus croire au pouvoir de la poésie, c’est laisser libre champ à la mort. »

« Je la sais là qui rôde et nous éloigne ! A l’affût des moindres faiblesses. Les mots ordinaires sont devenus trop ténus. Marcher sur des œufs. Il n’en demeure que des coquilles absurdes. Un infime mouvement les briserait. Il s’est élevé entre nous un infranchissable parapet. Monde pulvérisé, fracassé, auquel je n’ai plus accès. Car je ne suis pas malade, moi ! »

« Un combat contre le compte à rebours. Je sais les échéances. Une lutte inégale contre la charogne, rythmée par les chimios, et qui réclame son dû. Alors, au diable la pudeur et l’orgueil : il a les mots, j’ai l’amour. »

« Le rêve est plus supportable que la réalité du moment. Je pense à toi, très intensément. Pardonne-moi, mon frère, si de nos vies bousculées naît le poème. Si de nos angoisses partagées naît la littérature. Ce sont nos vies que nous jouons. Toi, la tienne, avec davantage encore de cruauté. Mettre des mots sur tout cela, c’est rester maîtres de nos destins. Je ne veux pas être triste. »

« Nos regards ont la pétillance du bonheur irréfléchi de l’instant, en surimpression de la peur du demain. Avec l’ivresse d’une absolue liberté enracinée dans l’inéluctable. »

Les chants du large de Emma Hooper

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Je découvre avec ce roman, la maison d’édition Les escales et l’auteure Emma Hooper.

Cette lecture me laisse une impression d’ensemble très poétique, Emma Hooper nous fait vivre au rythme de cette île de Terre Neuve au Canada. Une vie tellement différente de ce que nous connaissons ici en France, en tout cas en région Parisienne. 

Cette île vit au rythme de la pêche et quand le poisson ne se montre plus, la vie des habitants est totalement chamboulée, la plupart partent pour travailler ailleurs, ils laissent sur place quasiment tout ce qu’ils possèdent pour changer de vie. 

Pourtant la famille de Finn et Cora essaie de faire différemment, de préserver la famille tout en subvenant à ses besoins. 

Un très beau roman qui parle de voyage, de musique, de famille, mais aussi de l’envie d’évasion de Cora et de Finn qui lui, avec la naïveté de son enfance, a toujours l’espoir d’arranger la situation de son île.

Un roman sur des choses si simples et pourtant si compliquées à la fois, sur la difficulté de faire les bons choix, sur l’envie de rester là où sont nos racines… Des allers retours dans le passé afin de découvrir les parents de Finn et Cora et leur histoire à chacun, des chants de sirènes, le froid et la glace qui paralysent quelque peu cette île…

Merci à Les escales pour cette découverte.

Résumé:

A Terre-Neuve, sur une île au fin fond du Canada, vivent Finn, sa sœoeur Cora et leurs parents. A travers le brouillard, le vent et la pluie, Finn, onze ans, compte les bateaux de pêche, de moins en moins nombreux : il n’’y a plus de poissons à pêcher et donc plus de travail. L’’île se vide peu à peu de ses habitants et même ses parents sont obligés de travailler un mois sur deux dans l’’Alberta. Sa sœoeur finit par partir. C’’en est trop pour Finn : avec les caribous, le lichen et le vent comme seuls compagnons, il échafaude un plan pour sauver à la fois sa famille et son île.

« La prose nette et dépouillée d’’Emma Hooper saisit à la perfection les sentiments de ses personnages et nous fait part, avec compassion et une certaine distance, de leurs joies et de leurs peines, de leurs désirs et de leurs pertes. » Chicago Tribune

La mort n’existe pas de Damien Eleonori

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De Saxus

Sorti le 11 octobre 2018

19.90€

Les édition De Saxus nous proposent ici un thriller que l’on peut qualifier d’ésotérique. L’auteur Damien Eleonori nous embarque dans une histoire folle, qui même si elle peut vous paraitre confuse au début va petit à petit s’éclaircir, pour finir par un livre où les éléments religieux ont une grande part, tout en se mêlant à une enquête policière.

Il aurait d’ailleurs peut-être fallu un roman un peu plus poussé, je m’explique, beaucoup de questions se posent dans la première partie du livre et on attend des réponses, qui au final restent un peu en suspens, mais c’est aussi le principe du thème religieux, le côté mystique. Mais le flou de tout cela m’a un peu perturbé. 

Ce que je retiens de manière évidente, c’est l’amour qui plane constamment au dessus de cette histoire. L’amour d’une femme, d’un enfant, les souvenirs que la vie commune créent, les regrets et les remords.

Je vous laisserais juger par vous-même ce que vous pensez de ce premier roman, dans lequel on sent que l’auteur a mis beaucoup d’amour et de passion, avec un style d’écriture qui porte le lecteur. 

Résumé:

Et si la fin du monde annoncée par les mayas avait réellement eu lieu sans qu’aucun d’entre nous ne s’en soit rendu compte ?
21 décembre 2012
Et si la fin du monde annoncée par les mayas avait réellement eu lieu sans qu’aucun d’entre nous ne s’en soit rendu compte ?
Sur le toit d’un hôpital parisien, Léo Liberati laisse son regard se perdre sur la capitale illuminée. Tant de choses se sont passées en trois jours. Il monte sur le parapet et étend les bras. Son dernier regard est attiré par le cadran de l’horloge trônant sur l’église du quartier de Petit-Montrouge. 4h44. Finalement tout était écrit depuis longtemps, il lève les yeux et, tel un ange, s’envole vers les cieux avant de retomber, entrainant l’humanité avec lui. Et si la fin du monde avait bien eu lieu, sans qu’aucun être humain ne s’en rende compte ?

Ecrivain sans avenir, Léo Liberati est un père de famille rongé par la routine. Le matin du 19 décembre 2012, trois jours avant la fin du monde, sa vie bascule.
Suite à un accident dont les circonstances demeurent mystérieuses, Léo se réveille à l’hôpital et se retrouve accusé de meurtre. Fuyant les forces de police, il s’engage alors dans une quête de la Vérité qui le mènera bien plus loin qu’il ne l’avait espéré. Il y trouvera les clés de son destin, mais surtout une révélation sur l’origine du monde et une certitude : la mort n’existe pas.