Throwback Thursday Livresque 2019 – Cycle 2 – Episode 5

Le Throwback Thursday Livresque est une initiative de BettieRoseBooks afin de parler de livres qui nous ont marqués, plus ou moins récemment. En 2019, les règles changent un peu.

Chaque mois nous tournerons autour d’un concept et de quatre de ses déclinaisons. Le challenge sera de ne pas reprendre le même livre pour les déclinaisons du concept.

NOUVEAU CYCLE : COULEURS
Pour l’interprétation, vous êtes totalement libres à nouveau. Il peut s’agir de la couleur de la couverture, de celle dont le personnage se revêt toujours, d’une couleur qui revient sans cesse dans l’histoire (exemple le rouge de roses… ), la couleur d’un lieu d’action qui ressort… Pas de limites ! Facile, non ?

  • Semaine 5 : Noir, blanc, gris
  • Semaine 6 : jaune, orange, rouge
  • Semaine 7 : rose, violet
  • Semaine 8 : vert, marron, ocre
  • Semaine 9 : bleu

J’avais le choix entre 4 romans bleus ou à nuances bleues, j’ai décidé de vous parler du très beau roman Des jours et des vies de Gill Paul. C’est une lecture qui parle d’une période et qui débute lors d’une année que j’affectionne particulièrement en littérature, 1914, l’année de naissance de mon grand-père, je suis une sentimentale que voulez-vous?

Des jours et des vies, publié chez Charleston éditions est un roman qui mêle les faits réels et la fiction, un roman dont le thème principal est l’amour, un de ceux que l’on veut vivre et decouvrir à tout prix. Une romance forte, historique, parfaitement documentée et intelligemment construite. Un très bon souvenir de lecture, que je vous invite à redécouvrir à travers ma chronique:

https://livresque78.wordpress.com/2018/06/24/des-jours-et-des-vies-de-gill-paul/

3 SECONDES de Roslund/Hellström

Préparez-vous à prendre une sacrée gifle avec ce roman, 3 secondes, publié aux éditions Mazarine, est un véritable scénario de cinéma ( c’est d’ailleurs pour cela qu’il est adapté sur le grand écran sous le titre The informer).

Tout commence de façon qui pour moi, s’est révélé être assez confuse, les noms, les lieux Suédois sont si compliqués! J’ai vraiment eu peur de ne pas trouver mes marques, eh bien ce n’est pas le cas, j’ai très rapidement trouvé le bon fauteuil, la bonne position de lecture et de là, j’ai plongé à corps perdu dans cette histoire incroyablement bien ficelée.

Un personnage central que l’on découvre au fil de l’histoire et qui s’avère être vraiment surprenant, les auteurs lui donnent tous les atouts pour passionner le lecteur. Chaque chapitre, chaque jour de cette histoire deviennent de plus en plus attractifs, on cherche chaque instant libre de notre journée afin de se plonger dans cette double vie, dans cette nécessité de survivre. 585 pages de ce qu’aime tant la lectrice que je suis, être totalement emportée, continuer à vivre dans le roman même une fois qu’il est refermé, un thriller, qui me concernant est absolument addictif, bien construit, qui a l’art de dévoiler juste ce qu’il faut à petite dose. Une façon de faire typiquement suédoise, une narration bien spécifique, des personnages et des lieux à la saveur de Stockholm.

Des personnages, qui pour certains, se dévoilent doucement et prouvent leur intérêt et leur importance, ce qui n’était pas évident dès le départ. Des ressources indécelables, des rebondissements inespérés et inattendus, de la souffrance, de la trahison, des décisions difficiles. Vous l’aurez compris, j’ai vraiment beaucoup aimé ce livre, il est de ceux dont j’attends la suite avec grande impatience, de ceux que je vous conseille avec grand enthousiasme, de ceux que je classe avec grande fierté dans ma bibliothèque.

Le 20 mars 2019,est sorti le second tome de cette trilogie, 3 minutes, j’espère pouvoir vous en parler bientôt.

Résumé:

Il mène une double vie. Celle avec sa femme et leurs deux petits garçons, pour qui il ferait tout. Et celle d’agent secret ayant infiltré la mafia polonaise. Il risque sa vie chaque jour, mais sa nouvelle mission est de toutes la plus dangereuse : enfermé
dans une prison de haute sécurité, il doit faire face aux pires criminels et s’imposer comme nouveau dealer.
Lorsque l’unique policier à savoir qui il est disparaît et que les gangsters ne croient plus à sa couverture, l’homme aux deux noms sait qu’il est maintenant seul contre tous, que dans trois secondes il peut être mort – et que la vie de ceux qu’il aime est en danger, si l’on découvre sa vraie identité…

La trilogie 3 SECONDES, 3 MINUTES, 3 HEURES a été récompensée par le CWA International
Dagger, le Prix du Polar Scandinave et le Prix des Auteurs de Polar Suédois.

Le Voyage de Ludwig de Julien Jouanneau

Ce roman, qui paraît aujourd’hui, est d’une grande originalité. Il raconte l’itinéraire de Ludwig, un chien qui part à la poursuite de sa maîtresse Hannah, arrêtée et déportée par les Crieurs, les SS. Le voilà donc sur les routes européennes, de Paris à la Pologne avec, en ligne de mire, le doux visage de sa maîtresse mais, en obstacles, les hommes, la haine, la mort…

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C’était un pari un peu fou que de donner à lire cette sombre période à travers les yeux d’un animal. On se reconnaît souvent dans les pensées de Ludwig, nous qui ne pouvons comprendre non plus ce déferlement de haine injustifiée, de violence incommensurable, ce fanatisme qui sacralisait Hitler en dépit du bon sens. L’amour qui lie la maîtresse et son animal est vraiment touchant, ils se protègent l’un l’autre même si cela les conduit à leur perte, peu importe tant qu’ils sont ensemble.

Bien que cette histoire ne s’appuie pas sur des faits historiques précis, l’ambiance de l’Europe occupée m’a semblé fidèle à ce que j’en connaissais. Des hommes qui tentent de ne pas se frotter aux nazis, d’autres qui ont embrassé leurs croyances (car oui, on peut presque parler de divinité), certains qui essaient de s’en sortir, d’autres qui utilisent des stratégies peu scrupuleuses pour faire du bénéfice, des innocents massacrés, des chiens dressés et abrutis pour le culte du Führer, des cadavres jetés aux animaux, des animaux tués pour être mangés… Je crois que tout cela est réaliste, malheureusement, à défaut d’être réel et encore une fois, je me suis sentie triste et révoltée à la lecture de certaines scènes, d’une violence physique ou psychologique absolument inhumaine.

Toutefois, malgré ces nombreux points positifs, je n’ai pas adhéré à ce récit. J’ai lu les « Notes de l’auteur » qui précisent que les qualités et capacités prêtées à Ludwig ont été déjà avérées chez un chien ou un autre, mais là non, c’est trop. Ludwig sait reconnaître les mots, passe encore, mais qu’il sache lire « Attention » sur un panneau, je n’y arrive pas. Qu’il soit capable de tisser des liens avec ses semblables et d’échanger avec eux sur leur passé grâce aux odeurs, oui évidemment, mais qu’il arrive à revivre une scène vieille de plusieurs mois et à laquelle il n’a pas assisté, en reniflant sa compagne qui dort, non, je n’y crois plus.

Je sais bien que nous ignorons encore beaucoup de choses sur le fonctionnement de la psychologie de nos amis les bêtes et j’accepte de penser qu’ils sont fidèles, profondément loyaux et aimants, mais je reste sceptique quand on étend leurs performances trop loin.

En bref, c’est une histoire qui ne m’a pas déplu et qui aurait pu être une vraie réussite si certains passages ne m’avaient pas fait décrocher et lever les yeux au ciel. Ceci dit, on ne peut pas tout aimer, et heureusement ! Rien ne vous empêche de vous faire votre propre avis, c’est un texte qui se lit sans aucun problème, très riche et bien écrit.

Priscilla (@Priss0904, @litterapriscilla, Page Facebook)

Les Classiques de Priscilla – Le vieil homme et la mer d’Ernest Hemingway

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C’est grâce au Reading Classics Challenge de Lilly and Books que j’ai découvert la plume d’Hemingway, en lisant ce roman que tout le monde connaît de nom mais que peu ont vraiment lu, Le vieil homme et la mer.

IMG_20190322_230508.jpgC’est un roman assez court et que j’ai lu plutôt facilement. On ne peut pas vraiment dire que l’histoire racontée soit passionnante. Il s’agit d’un homme de quatre-vingts et quelques années qui va pêcher seul, qui ferre un énorme poisson avec lequel s’engage une lutte indirecte mais acharnée pour savoir lequel des deux vaincra et survivra à l’autre. C’est un très beau texte qui interroge sur la vieillesse, sur le rapport au temps, à la nature. Santiago, le héros, doit tuer ce poisson mais le respecte énormément et le considère comme un frère. Cet animal devient l’enjeu d’un dépassement de soi, d’un combat contre le temps et la solitude, mais d’un combat finalement vain.

Parce que oui, la conclusion est ambiguë. En réalité, il ne s’agit pas de savoir qui triomphe, ce texte n’a pas vraiment d’enjeu finalement. Il se déploie devant nos yeux comme une parabole, riche de sens, autres que religieux, humains tout simplement. Santiago doit se battre contre sa vieillesse, sa pauvreté, sa malchance (il n’a rien pêché depuis plus de quatre-vingts jours), contre la vigueur de ce poisson, contre le poids de l’animal mort, contre les requins qui viennent lui voler peu à peu des morceaux de son butin. Il est seul, il souffre, il a faim, il ne peut pas dormir, il s’obstine, se bat corps et âme. Pour quoi finalement ? Les larmes de son jeune ami qui le récupère après ces journées épuisantes sont finalement plus riches d’émotions que ce qu’arrive à exprimer le vieil homme, que je n’ai trouvé ni triste, ni en colère. C’est sûrement là sa force.

C’est donc une lecture que j’ai appréciée et que je suis ravie d’avoir faite, mais qui, je le sais bien, ne peut pas plaire à tout le monde…

Et vous, l’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Priscilla (@Priss0904, @litterapriscilla)

Annabelle de Lina Bengtsdotter

Annabelle est un roman Suédois, type de lecture qui n’est pas dans mes habitudes et pour laquelle j’ai pris beaucoup de plaisir. J’ai aimé cet univers sombre, presque noir, où la souffrance psychologique de ce patelin pauvre de la Suède est omniprésente. Chaque pays à ses régions, ses villes, ses quartiers où le chômage, l’alcool, la pauvreté font office de normalité, Lina Bengtsdotter nous peint ici un des ces tableaux assez sinistres dans la ville de Gullspang.

Charlie est flic, elle est elle-même originaire de Gullspang qu’elle a fuit il y a 19 ans, cette jeunesse a laissé des traces indélébiles dans l’esprit de cette jeune femme qui aujourd’hui en subit encore les conséquences, ses actes reflètent sa souffrance intérieure, elle ne parvient pas à trouver sa place. Difficile pour elle de retourner sur les lieux de son enfance pour enquêter sur la disparition d’Annabelle…

Une enquête typique de la littérature Suédoise, des personnages sombres et torturés, des relations étranges et complexes, et ce tutoiement qui lorsque le lecteur n’est pas habitué, le perturbe quelque peu ( le vouvoiement a été aboli dans les années 60 en Suède), le fait que la traduction en Français de ce roman, respecte ce « tu » permanent donne une ambiance particulière, il faut quelques pages pour s’habituer puis cela nous permet de s’immerger en totalité dans l’histoire et de se retrouver en Suède dans cette province perdue ou le temps semble s’être arrêté.

L’alcool, le désœuvrement, ne s’attaque pas qu’aux adultes, la jeunesse suit le même tracé, comme y échapper d’ailleurs. A tel point que lorsqu’on découvre un jeune qui s’intéresse aux livres, à la religion et la culture, au monde en général, l’étonnement est collectif. Peut-on sortir indemne de ce genre de vie, d’enfance, de modèles? Tout en étant un roman policier, thriller ou tout ce dont nous pourrons le qualifier, ce roman est aussi un constat sur les zones abandonnées, sur les destins brisés dès l’enfance par un entourage néfaste…Une crasse qui vous colle à la peau, des jeunes filles perdues qui ne peuvent que boire et se droguer afin d’oublier l’avenir perdu qui s’étale devant elles. Penser qu’un homme, que l’amour pourra vous sortir de là où elles se sentent engluées.

Merci aux éditions Marabout pour cette lecture forte et marquante.

Résumé:

Collection : Black Lab

En quittant Gullspång à l’âge de 14 ans, Charlie Lager s’était juré de ne plus jamais y retourner. Mais cette petite ville perdue au coeur de la Suède, où chômage et alcool ont peu à peu érodé tout espoir d’un avenir meilleur, est aujourd’hui sous le feu des projecteurs.
Annabelle, 17 ans, a disparu au cours d’une fête à laquelle elle avait pourtant interdiction de participer. Cela fait quatre jours qu’elle n’a plus donné signe de vie. 

Devenue inspectrice à la brigade criminelle de Stockholm, Charlie est envoyée sur place pour enquêter. Fugue, enlèvement, suicide, meutre ? Toutes les hypothèses sont permises. Toutefois une chose est sûre : pour retrouver Annabelle, Charlie devra combattre ses vieux démons et déterrer ce qu’elle avait mis tant d’années à enfouir au plus profond d’elle-même.

Roman traduit du suédois par Anna Gibson

Pour te voir cinq minutes encore de Aurélie Le Floch

Un petit roman de 77 pages, lu en une matinée mais bourré d’émotions très fortes. Aurélie Le Floch exorcise avec cet écrit le décès de son papa, mort jeune du sida. Elle dit « merde » à tous ceux devant qui elle s’est tu sur la cause de sa mort, par honte de cette maladie, qui a trop longtemps été un tabou. Elle nous parle de son père aimant, un homme qui même s’il n’était pas parfait, rayonnait pour elle et avec elle. Elle regarde droit dans les yeux la société et fait ce que beaucoup devraient faire, elle crie haut et fort que son père était libre de ses choix, de mener la vie qu’il entendait mener.

Aurélie le Floch a grandit grâce à cet homme et à toute sa famille dans la tolérance, dans l’ouverture d’esprit et dans la liberté d’être qui nous sommes. Pourtant il pourra être dit que cette liberté ce papa l’a payé de sa vie, et c’est là que la société se trompe, c’est là que nous qui étions adolescents en 90 avons été trompé.

Je retiens de ce livre une envie de regarder chacun dans les yeux et de dire qu’on ne doit jamais avoir la moindre gêne ou honte à dire qui étaient ceux qui nous ont mis au monde. Ils nous ont aimés chacun à leur façon, elle a pour eux était la bonne et a été sincère. J’espère que chacun comprendra et parviendra à interpréter mes mots, je les écris à chaud, submergée par une véritable émotion qu’ont suscitée les lignes d’Aurélie Le Floch. Elle réalise ici le plus beau des hommages et la plus belle des preuves d’amour qu’elle pouvait envoyer à son père.

Merci à elle pour ce joli partage intimiste ainsi qu’aux ateliers Henry Dougier

Throwback Thursday Livresque 2019 – Cycle 2 – Episode 4

tbtlversion2019Le Throwback Thursday Livresque est une initiative de BettieRoseBooks afin de parler de livres qui nous ont marqués, plus ou moins récemment. En 2019, les règles changent un peu.

Chaque mois nous tournerons autour d’un concept et de quatre de ses déclinaisons. Le challenge sera de ne pas reprendre le même livre pour les déclinaisons du concept.

NOUVEAU CYCLE : COULEURS
Pour l’interprétation, vous êtes totalement libres à nouveau. Il peut s’agir de la couleur de la couverture, de celle dont le personnage se revêt toujours, d’une couleur qui revient sans cesse dans l’histoire (exemple le rouge de roses… ), la couleur d’un lieu d’action qui ressort… Pas de limites ! Facile, non ?

  • Semaine 5 : Noir, blanc, gris
  • Semaine 6 : jaune, orange, rouge
  • Semaine 7 : rose, violet
  • Semaine 8 : vert, marron, ocre
  • Semaine 9 : bleu

Pour changer, j’ai décidé de vous parler aujourd’hui d’un roman jeunesse que je conseille souvent à mes élèves de 5e Le Chevalier au bouclier vert d’Odile Weulersse.

C’est un roman très agréable à lire, facile d’accès et prenant. Odile Weulersse a le mérite de faire vivre à son héros Thibaut de Sauvigny toutes les aventures traditionnelles des romans de chevalerie (adoubement, combats au corps-à-corps, épreuve de la magie, amour courtois, guerre) en retirant de toutes ces péripéties ce qui rend la légende arthurienne difficile à comprendre ou à suivre.

Outre ces aventures, l’auteure nous peint un contexte délicieusement médiéval : la religion est présente, Thibaud se lie d’amitié avec un jongleur, il y a des conflits au sein des familles au pouvoir. C’est une lecture qui permet aux élèves d’entrer facilement dans cet univers qui a tendance à les effrayer. J’ai, pour ma part, beaucoup aimé cette histoire et si la légende arthurienne vous attire, il devrait vous plaire également…

Quatrième de couverture :

Pour avoir sauvé des brigands la fille du comte de Blois, l’écuyer Thibaut de Sauvigny est adoubé chevalier.
Amoureux de la belle, sa pauvreté ne lui permet pas de l’épouser.
Mais une nouvelle menace guette : Éléonore comprend que sa propre sœur veut sa mort !
Cette fois, la seule alliée des jeunes gens sera la fée Hadelize.
S’ils la trouvent à temps…

Priscilla (@Priss0904, @litterapriscilla)

Nous avant tout le reste de Victoria Redel

photomania-6049ec24a93c1e85443a01ad1443a99dQuand la mort est imminente, quand la vie devient urgente, sur quoi se concentrer ? L’amour ? L’amitié ? La famille ? La vérité ? Le présent ? Le passé ? Peut-on mourir heureux ? Qu’est-ce que vivre heureux ?

Ce roman, dans lequel on sent la mort planer dès les premières pages, est un hymne à la vie.

Anna est condamnée et décidée à abréger ses souffrances. En cette occasion lourdement particulière, tous les gens qui l’aiment se réunissent pour tenter de la convaincre de se battre. Encore… Désespérément… Mais à travers ses « Vieilles Amies », celles de l’enfance, des bêtises et de la complicité, ses nouvelles amies, son mari, ses enfants, ses frères, son groupe de musique, Anna rejoue, avec un plaisir épuisé mais bienfaisant, les meilleurs moments de sa vie. Cet ultime flashback n’aura pas l’effet escompté, mais quel bonheur pour elle de se rendre compte, avant le grand départ, qu’elle a eu de la chance !

Ce roman m’a vraiment chamboulée parce qu’il a ravivé de nombreux souvenirs. On souhaite tous que les gens qu’on aime nous quittent avec la même certitude qu’Anna, on espère tous avoir joué un rôle déterminant dans leur bonheur, à l’heure du bilan. Et ce chemin, long et douloureux, pour ceux qui restent, ce chemin qui conduit à s’apercevoir que nos êtres chers ne meurent jamais vraiment, qu’ils sont en chacun de nous, dans nos souvenirs bien sûr, mais dans notre avenir aussi. Ces amis, parents que l’on connaît si bien qu’on les entend, outre-tombe, nous conseiller, nous consoler, nous guider ou se fâcher.

L’histoire n’est pas vraiment gaie, mais elle n’est complètement triste non plus. On ne peut pas accepter l’inacceptable, on ne peut que le subir, c’est en quelque sorte, le tribut que l’on paie tous un jour ou l’autre à la vie. Mais on continue, on avance, pour tous les autres êtres chers qui continuent à rythmer nos vies, pour que notre bilan soit lui aussi positif, pour que le leur nous compte parmi ce qui les a le plus marqués. Il y aura toujours des erreurs, des silences, des absences, mais il y aura toujours aussi des fous rires, des victoires, de l’amour.

Se souvenir de l’amour et oublier les aigreurs, pardonner les fautes, être reconnaissant pour toutes ces joies partagées un jour et qu’il ne faut jamais effacer. Les êtres passent, trépassent même mais leur simple passage est souvent une bénédiction. Anna n’est extraordinaire que parce que ses proches la voient ainsi, ses amies sont si précieuses parce qu’elle a voulu leur donner cette place. Bien sûr, il y a un peu de « Carpe Diem » dans ce texte que j’ai vraiment trouvé beau, mais c’est aussi un « Carpe Diem » au passé, parce qu’on ne peut, un jour, plus saisir grand chose du présent. Alors on se ressaisit de ses souvenirs, comme on ne l’avait jamais fait et ce faisant, on se sent bien, on oublie la peur qui nous paralyse. La vie est toujours plus forte que la mort, à nous de décider la direction vers laquelle se portera notre regard.

sticker-citation-carpe-diem-plume-oiseaux-ambiance-sticker-KC_2824Pas de leçon de vie dans ce roman, contrairement à ce que ma chronique pourrait laisser penser. Simplement, un roman qui touchera tous ses lecteurs qui pourront y plaquer leur propre expérience et qui forcément le refermeront les larmes aux yeux et le sourire aux lèvres. Chez moi, il a fait naître l’envie de dire Merci à tous ceux qui, un jour, pour plus ou moins longtemps et avec plus ou moins de succès, ont essayé de faire partie des bons souvenirs…

Priscilla (@Priss0904, @litterapriscilla, Page Facebook)

Le salon du livre Paris 2019

Une première pour Priscilla et moi-même, sommes allées au salon du livre de Paris ce dimanche 17 mars. On vous en parle rapidement, chacune notre tour afin de vous donner nos impressions.

Ce que Mag en a pensé:

Tout d’abord une grande excitation à l’idée de cette profusion d’auteurs, de livres, de maisons d’édition. Il faut dire que c’est assez impressionnant et c’est bien entendu un salon à faire au moins une fois ans sa vie. Cependant la foule a très vite pris possession des lieux, des files d’attente énormes pour des dédicaces, d’autres juste pour régler un achat… Je dois donc avouer que je préfère les petits salons, plus intimistes où je peux prendre le tempbs de flâner et de rencontrer de nouveaux auteurs, découvrir des livres impossibles à trouver en librairie. Je me suis donc promis de n’acheter aucun livre que je pourrais facilement chez mon dealer livresque habituel.Voici donc mon petit butin… Ainsi que mes jolies rencontres, merci à Manuel Bénétreau pour sa gentillesse habituelle, à Didier Fossey pour cette belle rencontre en toute simplicité, à nos amis Belges au cœur et au talent énorme: Yves Laurent auteur de jeux de mains dont voici un petit rappel de ma chronique: https://livresque78.wordpress.com/2018/03/29/jeux-de-mains-de-yves-laurent/

Merci également à Fabio Mitchelli d’avoir accepté de prendre la pose.

Ce que Priscilla en a pensé :

J’ai passé une excellente journée ! Plusieurs heures entièrement dévolues à ma passion, à ne penser qu’à cela, avec ma grande copine ! J’étais vraiment surexcitée à l’idée de ce dimanche et je ne regrette rien ! Effectivement, ça devient vite la cohue et de fait, la fin de notre périple m’a semblé moins agréable. Toutefois, la matinée était vraiment chouette ! Je ne suis pas du genre groupie, donc l’idée de faire la queue pendant des heures pour pouvoir à peine parler à un auteur débordé par le nombre de fans qui attendent leur tour, ne m’a jamais fait rêver !

Ce qui m’a le plus marquée, c’est notre rencontre avec Manuel Bénétreau qui a vraiment pris le temps de discuter avec nous et notre découverte des éditions de L’Homme sans Nom, une maison d’édition avec laquelle nous avons eu plaisir à échanger, parce que les livres qu’elle publie sont juste magnifiques et que leurs représentants nous ont semblé abordables et vraiment très gentils (affaire à suivre…).

Deux choses sont sûres à l’issue de cette visite : 1) Je ne le ferai pas forcément tous les ans. 2) J’adore ma vie de blogueuse !!!

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