Ceux qui voulaient voir la mer de Clarisse Sabard

Deuxième fois que je découvre et que j’ai la chance de pouvoir vous parler de Clarisse Sabard, voici ma chronique de La plage de la mariée, écrite il y a tout juste deux ans:

https://livresque78.wordpress.com/2017/04/17/la-plage-de-la-mariee-de-clarisse-sabard/

Cette fois encore le thème de la couverture et du titre est la plage, la mer, un lieu qui prête aux rêves, à l’évasion. C’est ici pourtant un tout autre voyage qui nous est proposé, un plongeon dans les souvenirs d’Aurore, une promenade emplie d’émotions dû à l’époque où l’histoire d’Aurore commence, mais aussi et surtout grâce à cette rencontre d’amour qui au final se révèle intemporelle. Lilou, cette jeune femme qui souhaite redonner un nouveau souffle à la vie qu’elle mène avec son fils, va donc croiser le chemin de cette vieille femme tellement touchante. Comment ne pas tomber en admiration devant cette attente amoureuse, devant ces promesses, devant cette profusion de souvenirs qui pourrait être un roman…

Une alternance passionnante et élégante avec tout d’abord le présent avec la vie de Lilou, ses rencontres amicales et plus si affinités, un petit côté feel-good au bon dosage, on sourit, on apprécie de voir la mère et le fils prendre leurs marques dans la ville de Nice, mais aussi ces moments passés avec cette femme de plus de 80 ans qui vous raconte son amour pour Albert et tout ce qui en découle.

Clarisse Sabard semble à l’aise avec le passé, les souvenirs, les promesses, il faut dire que c’est un sujet si riche, qui amène le lecteur dans une valse du temps dans laquelle il se laisse entraîner à sourire mais aussi à souffrir en s’identifiant aux personnages. Dans ce roman l’auteure nous fait découvrir la richesse des êtres que l’on regarde juste avec tristesse en se disant qu’ils sont vieux, mais ils sont bien plus que ça, ils sont l’histoire, ils sont la mémoire et tant encore. Un très beau roman encore une fois juste et sans excès.

Résumé ici

Sans mon ombre d’Edmonde Permingeat

Une claque ! Ce roman est une claque, une série de claques successives. L’histoire, sur la quatrième de couverture, est déjà vraiment alléchante, mêlant querelle de famille (les relations fraternelles sont toujours complexes, mais la gémellité ajoute une dimension non négligeable ici), polar, trahison, manipulation et suspens. Je mets au défi quiconque qui se lance dans la lecture de ce livre de pouvoir s’arrêter. On commence sur les chapeaux de roue et franchement, ça ne redescend jamais, c’est incroyable !

L’auteure (je suis désolée hein, mais « autrice », je n’aime vraiment pas) réussit à créer un suspens qui ne va que crescendo et dans le même temps, j’ai beaucoup souri pendant ma lecture.

Les personnages sont vraiment riches et variés. J’ai d’abord regretté de ne pas connaître Célia dont le sort est réglé très vite, mais c’était avant de lire l’ensemble du roman. Célia, la petite fille modèle, l’épouse parfaite, la mère rêvée, la sœur étouffante sans le savoir, va s’ouvrir à nous, outre-tombe et faire tomber les masques. Le sien, évidemment, mais aussi celui de son mari, bien sous tous rapports officiellement, de ses amis de la haute, investis dans l’école et l’église bien sûr, comme tous les gens bien, et même celui de sa sœur qui va découvrir la vérité bien trop tard.

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Alice. Un personnage haut en couleurs. Profondément malsain, maladivement jalouse, psychologiquement atteinte mais tellement, tellement jubilatoire. Derrière la prof de philosophie hautaine, aigrie, la libertine assumée, l’éternelle adolescente rebelle, se cachent une fêlure, une souffrance sur laquelle on ne peut pas poser de mots. Elle est aussi brillante (chapeau d’ailleurs à l’auteure pour toutes ces références littéraires dont elle se sert pour rendre son personnage atrocement cynique, j’adore !) que vulgaire, aussi aimante qu’égoïste, aussi fragile que méchante. Mais j’ai adoré sa méchanceté, elle détonne tellement dans l’univers édulcoré de Célia et elle m’a touchée, elle, capable de tuer sa sœur mais incapable de supporter qu’on en dise du mal.

Que dire de ces individus détestables tels que la belle-mère, le vétérinaire, le banquier ? Des monstres en puissance pour Célia, des cibles pour Alice, des personnages urticants pour les lecteurs. Un jeu généralisé sur le mensonge, la duplicité, vraiment omniprésente (le thème des jumeaux bien sûr, mais pas seulement, tout va par deux ici, des doubles-vies, 2 femmes battues, 2 mères castratrices, 2 sœurs cultivées, et ainsi de suite). Vous l’aurez compris, la construction de ce roman est vraiment fine et m’a ferrée immédiatement pour ne plus me lâcher jusqu’à la dernière ligne.

L’idée d’Alice est saugrenue, folle et l’on sait d’emblée qu’à un moment, l’étau va se resserrer. Mais comment ? Quand ? A cause de quoi ? Dans quelles circonstances ? Tout est là. Evidemment, Alice en apprend plus sur elle en essayant d’être sa sœur que pendant tout le reste de sa vie. Mais à quel point est-elle coupable ? De quoi ? Qui a vraiment tué Célia ?

Ce qui pourrait passer pour un roman haletant, mais peu marquant m’a laissée souvent perplexe. Je pense que je m’en souviendrai longtemps et que j’en parlerai…beaucoup…autour de moi ! N’hésitez pas, dès demain, foncez dans la librairie la plus proche !

Priscilla (@Priss0904, @litterapriscilla, Page Facebook)

Ma rencontre avec Alejandro G. Roemmers

IMG_20190411_212450_078J’ai eu la chance, jeudi 11 avril, d’être invitée par Eric Poupet à rencontrer Alejandro G. Roemmers dans une suite de l’hôtel George V avec trois autres blogueuses. Ce fut une soirée riche et inoubliable en ce qui me concerne.

Alejandro G. Roemmers est l’auteur du livre Le Retour du jeune prince sorti en France et mercredi dernier et qui raconte la suite du Petit Prince de Saint Exupéry. Vous trouverez la chronique que j’ai écrite sur ce récit ici.

IMG_4154C’est avec beaucoup d’excitation que je me suis rendue sur place, anxieuse car c’était ma première rencontre de ce genre et impressionnée par le lieu et par l’homme. Et pourtant… Alejandro est un homme profondément gentil, humain et aimant. Cette rencontre n’a rien eu de formel, elle était chaleureuse et la magie a opéré parce que, je crois, Alejandro attendait de s’enrichir à notre contact, autant que nous au sien. Ce fut donc un vrai moment de partage. J’ai eu également la chance de rencontrer trois blogueuses adorables : @elleysbook, @les_chroniques_de_koryfee et @dilshaddiablotine

Le message du livre est tellement personnel, il nous touche tous et nous en sommes rapidement venus à nous épancher sur nos vies, nos choix de vie, nos regrets et surtout les possibilités qui nous sont encore offertes.

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Alejandro n’a pas hésité à nous parler de son enfance, de sa jeunesse, de ses débuts dans sa vie d’adulte, se dépeignant comme un homme qui avait tout mais qui n’était pas heureux. Cette discussion fut un appel à la prise de conscience de nos chances, de notre bonheur d’être là, en vie. Un appel à l’humanité, à la fraternité que nous sommes seuls à pouvoir renforcer, pour avoir la chance de rencontrer un jour tous les petits princes qui existent. Qui, parmi vous, parmi nous, s’arrêterait devant un homme allongé sur le côté, qui prendrait une feuille pour dessiner un mouton à un enfant ? Et pourtant, c’est ainsi que la magie opère.

IMG_4178Poète, auteur d’une comédie musicale, fervent admirateur de tout ce qui peut aider notre quête spirituelle (christianisme, bouddhisme), Alejandro G. Roemmers a à cœur de rendre la vie plus belle aux gens autour de lui et ce soir-là, avec nous, il a réussi. Cette soirée, comme l’oeuvre, nous a fait du bien, merci !

Priscilla (@priss0904, @litterapriscilla)

Joachim de Cetro

Depuis que j’ai découvert cet auteur, je lis et achète ses romans dès que possible. https://livresque78.wordpress.com/2018/06/11/recycles-de-cetro/

https://livresque78.wordpress.com/2019/01/03/apres-la-neige-de-cetro/

https://livresque78.wordpress.com/2018/06/11/recycles-de-cetro/

Difficile d’expliquer pourquoi j’aime autant son style, sa poésie parfois, car Cetro manie les mots avec beaucoup d’adresse. Il me surprend ici encore une fois, avec un roman plus fantastique, et surtout dur, très dur, bien que cette petite touche d’humanité qu’il instille à chaque fois dans ses histoires est toujours présente. Il parvient toujours à rendre son humanité à ses personnages, qui sont pourtant quelques fois de sacrés salopards. Il touche ici à un registre que je n’avais encre jamais lu chez lui, c’est donc avec étonnement tout d’abord, puis au fil des pages un engouement sauvage, que j’ai lu Joachim. Comme l’ont dit certains, un petit côté Stephen King, le patron du fantastique qui a influencé chaque auteur, chaque lecteur, mais avec le styleCetro, ces souvenirs racontés avec tant de cœur et de beauté dans le journal, cette gouaille hors du commun qu’il donne à l’univers gitan et qui m’a si souvent fait sourire. On reconnait donc la plume et en même temps elle nous surprend, comme à chaque fois et je pense que c’est ce qui est aussi incroyable et excitant à l’idée de débuter un livre de Cetro ou Cédric Veto, appelez-le comme bon vous semble, il reste le même.

Une souffrance difficile à supporter, un côté sans pitié qui fait que cette fois j’ai eu du mal à trouver le côté humain du « méchant », mais je pense que Cetro savait très bien que sur ce coup, il serait difficile au lecteur de comprendre et de pardonner. Un constat sur les actes et leurs conséquences, sur le mal que cela transmet de génération en génération comme une malédiction, un message à tous les idiots qui jugent encore, qui ne parviennent pas juste à voir l’amour dans son plus simple appareil, à accepter la différence… Une réflexion sur le monde actuel, tout cela transposé dans une fiction sans pitié, mais ce monde n’est-il pas sans pitié?

Mag @maglivresque @livresque78

Bonne lecture.

Résumé:

Throwback Thursday Livresque (n°2)

Conçu sur le même principe que le Throwback Thursday d’Instagram, Bettie du blog Bettie Rose Books a pris l’initiative d’en faire un rendez-vous livresque en 2016. Le but est de parler chaque jeudi d’un livre « ancien » de notre bibliothèque en fonction d’un thème donné. Bettie à passé le flambeau, désormais le récap’ des liens se fait sur le blog my-bOoks.com. Venez y participer.

Le thème de cette semaine (11 avril) est: Feel good

Je dois avouer que pour ce thème, je suis assez inspirée. Non pas que je sois une habituée ni une grande fan du Feel good, mais je dois dire que j’ai eu la chance grâce au blog de découvrir une auteure dont j’aime beaucoup les écrits: Charlotte Léman.

Un véritable plaisir de lecture, une écriture fluide et intelligente, qui en plus fait du bien au moral, si vous voulez vous surprendre à sourire seul(e)devant votre livre, c’est cette auteure qu’il vous faut découvrir… Bonne lecture

Mag @maglivresque @livresque78

Le Retour du jeune Prince d’A.G Roemmers

Qui ne connaît pas, au moins de nom, Le Petit Prince de Saint Exupéry ? Un conte philosophique qu’on est souvent amené à découvrir au collège et qui charme beaucoup, marquant les esprits grâce à des scènes devenues mythiques : « Dessine-moi un mouton », le renard qui veut être apprivoisé… Ecrire la suite d’un tel chef d’œuvre, d’un tel mythe semble être un pari complètement fou, mais ça n’a pas effrayé A.G Roemmers.

hdrplSur bien des plans, c’est un pari réussi. Dès les premiers chapitres, j’ai retrouvé le charme du conte de Saint Exupéry et j’ai été touchée par l’idée de cet éternel enfant devenu grand. On s’amuse rapidement à repérer les indices qui permettent de percer l’identité de ce jeune homme endormi au bord de la route. Le désert encore, les cheveux, les vêtements.

Notre petit prince a grandi et comme tout individu qui quitte l’enfance, il a connu la désillusion et l’impact souvent violent de la réalité. Pourquoi est-il revenu ? Pour retrouver son ami aviateur et lui demander des explications sur toutes ces désillusions. Un enjeu que l’on sait vain mais le narrateur ne l’avoue jamais au jeune homme. Notre petit héros a toujours une forme de naïveté mais j’ai trouvé ses questionnements plus philosophiques. Son voyage est également plus terre à terre : il n’y a plus d’animaux qui parlent, mais des hommes qui agissent, défiant parfois la logique de ce grand enfant.

Ce qui m’a dérangée, c’est le côté bien trop « bien pensant » des réponses du narrateur aux questions du Prince. Si l’aviateur du conte originel m’a toujours paru aussi charmant que l’enfant dans ses tentatives d’expliquer la réalité du monde en l’associant à l’imagination de l’enfance, ici, les discours s’apparentent un peu trop, à mon goût, à des leçons de développement personnel, des leçons de vie sur Dieu, les relations de l’homme à l’avoir plutôt qu’à l’être, etc…

Néanmoins, le charme du jeune Prince agit toujours. Sa spontanéité, sa fragilité, sa sensibilité sont des preuves bien plus probantes que tous les monologues du conducteur de ce que pourrait être la nature humaine. En cela, encore une fois, le pari est réussi. Quant au message final, différent de l’originel (avec le retour du prince chez lui), je le trouve riche et subtilement ambigu. Je ne spoilerai pas le roman mais je laisse la question en suspens et quand vous aurez lu ce texte, qui paraît aujourd’hui, n’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez : cette fin est-elle optimiste ou au contraire désabusée ? Pour moi, les deux se défendent, mais je ne peux pas vous dire en quoi.

Au plaisir d’en discuter avec vous, si le cœur vous en dit ! En attendant, j’aurai le plaisir d’en discuter avec l’auteur lui-même dès demain, je suis ravie !!! Je vous raconterai, promis !

Priscilla (@Priss0904, @litterapriscilla, Page Facebook)

 

 

Norman, mon fils de Nathalie Gendreau et Jimmy Edmunds

Que l’on ait des enfants ou pas, que l’on rêve d’en avoir ou non, impossible de rester insensible à cet amour paternel. Ce lien si fort et puissant que la naissance d’un enfant peut créer, est-ce la maladie de Norman qui a uni de façon si intense ces deux-là? Difficile à dire, mais bon sang! Quelle puissance des sentiments, on la ressent à travers les pages, on sourit aux joies de Norman, on pleure à ses souffrances, on s’épuise aux difficultés rencontrées par Jimmy et on se glorifie de ses espoirs…

J’ai la chair de poule en vous écrivant ces quelques lignes à travers lesquelles j’essaie de vous transmettre le plaisir mais aussi la tristesse ressentis en lisant cette histoire , une parmi tant d’autres me direz-vous, car on ne peut pas toutes les raconter, toutes les lire. L’important est de savoir qu’elles existent et que des parents , des enfants ont le courage de regarder la vie du coté positif, de ne pas se plaindre mais surtout d’aimer, d’aimer si fort que le reste paraît secondaire. L’amour, la clef de tout, l’antidouleur miracle, une bulle qui vous entoure et vous protège, et vous donne la force d’affronter le pire, qui vous donne l’énergie de gravir les montagnes. Jimmy et son fils ont gravi la plus grande, le plus pentue, mais aussi la plus belle de ces montagnes.

Un livre extraordinaire de force, d’amour et de courage. Peu importe qui est votre enfant, ce qu’il sait faire ou non, il est VOTRE ENFANT et rien ne pourra changer cela, même la maladie, même les accidents de la vie, être parent est si puissant que cela vous rend capable de tout affronter pour LUI, pour ELLE.

Une pensée à toutes les familles qui vivent ou ont vécu la même situation que les parents de Norman.

Je suis la fée silence de Muriel Denise

Les éditions du Loir m’ont une nouvelle fois amené à découvrir une superbe histoire. Muriel Denise nous raconte avant tout l’histoire d’une enfant, une petite fille tendre, douce, tellement intelligente et sensible, tellement chagrinée par toutes ces histoires de grands qui tournent autour d’elle. Son monde d’innocence et de bonheur se retrouve sali, abîmé par des problèmes qu’elle n’aurait jamais dû avoir à rencontrer.

Un roman fort mais poétique, une histoire marquée par les mensonges mais aussi par la tendresse, l’affection, car ce qui ressort au final de toutes ces pages ne reste qu’amour. Des relations fortes qui bien que souvent trahies par le mensonge et les erreurs peuvent encore être sauvées. La vie d’une famille rattrapée par le passé, un père, Luigi qui pensait tout connaître de son épouse et qui découvre la difficulté de protéger son enfant des problèmes d’adultes. Le bonheur n’est jamais totalement acquis, car chacun d’entre nous a une part d’ombre, un mensonge , un non-dit, quelque chose qui pourrait tout remettre en question. Un roman très intelligemment écrit, pas de jugement à l’emporte pièce, un constat sur la difficulté de vivre ensemble, de garder sa famille à l’abri de l’extérieur, de la vengeance. Prendre les bonnes décisions, faire ce qui est le mieux au meilleur moment n’est pas chose simple mais pardonner non plus, Luigi va être confronter à tout cela, et le lecteur va s’accrocher à chacune de ces pages, chacun de ces mots avec avidité, se demandant quelle sera l’issue de tout cela.

En terminant ce livre, je suis heureuse de cette rencontre avec une petite fille si forte et si aimante, une petite fille pour laquelle chacun aurait envie de combattre, de faire éclater la vérité, de prendre tous les risques… Un petit cœur sensible qui bouleverse votre lecture et chamboule durant quelques heures votre quotidien. J’espère vous avoir donner envie de la rencontrer. Bravo à Muriel Denise d’avoir su raconter avec tant de beauté et d’émotion cette histoire qui au final pourrait être celle de beaucoup d’entre nous, d’avoir réussi à choisir des mots, des phrases qui véhiculent tout l’amour qu’elle cherchait à transmettre, j’en suis certaine. Merci aux éditions du Loir de me l’avoir fait découvrir, je souhaite avoir communiqué cette envie à de nombreux lecteurs et lectrices du blog.

Mag @livresque78

Le résumé Ici

Pour le bien de tous de Laurent Scalese

Réussir le juste équilibre, parvenir à passionner avec un roman policier tout en touchant le cœur des lecteurs avec des problèmes qui parlent à chacun, une actualité qui met en colère et qui fait réagir.

Laurent Scalese parvient à écrire ce roman avec une justesse de chaque instant, une enquête qui interpelle car elle parle de ce qui est brulant depuis quelques temps en France, des personnages qui prêtent à sourire car ils sont si différents et pourtant si proches sans le savoir, et un contexte difficile, des extraits de vies qui une fois racontés prennent une place énorme dans le cœur du lecteur. Comment réussir à humaniser un fait divers, une personne sans identité? Demandez à l’auteur, il a su le faire.

Durant les première pages et la découverte de nos deux enquêteurs, rien ne laisse présager ce qui va suivre, difficile de vous en dire plus, ce serait dévoiler le pot aux roses. Les petits surnoms qu’ils s’attribuent, l’antipathie qui plane de prime abord et les idées reçues vont-ils permettre à ces deux flics aux méthodes si différentes de travailler en osmose? Pour l’instant rien n’est moins sûr.

Un roman surprenant, un auteur impliqué:

Un roman, vous l’aurez compris surprenant dans le meilleur des sens du terme, une lecture inattendue car au final le résumé de l’éditeur nous en dit peu et à forte raison… Une découverte de l’auteur, encore une fois me concernant, on sent l’écrivain qui n’en est pas à son coup d’essai, l’homme a roulé sa bosse, il y fait d’ailleurs une référence.

Quelques bons mots, quelques rappels à des personnalités existantes ou pas 😉 Des émotions variées, des sensations légères et agréables, drôles, puis d’autres plus tranchantes, plus dérangeantes qui appellent à réflexions. Un roman vraiment bien construit, comme je vous le disais en début d’article car l’équilibre y est quasi-parfait et ce n’est pas chose aisée. Puis ce passage, où toujours sans rien dévoiler, j’ai eu cette sensation d’être devant l’écran géant de mon ciné de quartier, tant je parvenais à voir le déroulé des événements, j’en voulais encore!

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Merci à Laurent Scalese qui ne peut-être qu’un homme bien puisqu’il se prénomme comme l’un de mes frères, merci aux éditions Belfond pour leur confiance.

Mag @maglivresque78

Résumé:

Sur une route de campagne, un homme est percuté par une voiture. Mort sur le coup, ce n’est pourtant pas la collision qui l’a tué mais les balles qu’il a reçues dans le dos. Si la victime n’a pas de nom ni de papiers, son identité semble précieuse, puisque le véhicule des pompes funèbres qui le transporte est braqué, et le corps enlevé…

Les deux flics chargés de l’enquête forment le tandem le plus mal assorti de l’histoire de la police. Mélanie Legac est jeune, brillante, nerveuse. Le commandant Joseph Schneider a la soixantaine bien tapée, il ne peut plus courir après personne, et ce « croulant », comme elle l’a baptisé, pourrait être son père. C’est la première fois qu’ils travaillent ensemble et ils vont vivre la pire affaire de leurs carrières.