Liberté je dessine ton visage d’Olivier Tarassot

Ce roman, paru aux éditions Incartades, est une lecture particulièrement émouvante et que je trouve nécessaire. Elle aborde un sujet très actuel et tout aussi délicat : la Syrie, le fanatisme, le djihad, la radicalisation, et tout cela sans émettre le moindre jugement.

Pour chacun des personnages dont les destins s’entrelacent de manière subtile, il n’est pas question de combat contre une religion, mais d’un combat contre l’obscurantisme, au nom d’une seule et même valeur, la liberté.

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La liberté de Charlie qui veut pouvoir se rendre où il veut dans le monde faire des reportages, certes dangereux, mais qu’il trouve nécessaires et qui lui donnent la sensation d’être utile au monde, aux gens…

La liberté de Julie qui veut soigner ses patients, sauver son amant, crier à la face du monde sa colère, qui veut repartir vers ses racines, qui veut retrouver sa fille, malgré les jugements, malgré la société, malgré ses amis…

La liberté de Lola qui veut sauver le monde, devenir médecin, aimer Kheirredine, quitter Kheirredine, retrouver ses parents, avorter et élever un enfant…

Cet appel est vibrant, il secoue nos tripes et rend ce livre avant tout porteur d’espoir malgré la noirceur qu’il dépeint inévitablement.

La fiction narrée dans ce roman est, en outre, passionnante, addictive. On s’attache très rapidement à tous les personnages, on tremble et on espère que chacun d’entre eux survivra, tiendra et s’en sortira. L’auteur ajoute tellement de secrets, de non-dits à chacune de ces relations que l’on est tenus en haleine jusqu’à la fin.

Le style aide à cette prise de la narration. L’auteur, dans ce va-et-vient entre les voix de Julie, Charlie, Lola et Simon, ne fait pas qu’alterner les points de vue, il fait varier le rythme des phrases, les époques, les désirs. Il utilise un style simple qui fait se succéder à des phrases magnifiques des mots de tous les jours, les mots de la tristesse, les maux de la colère.

C’est un roman juste, un roman fort, sur l’humanité plus que sur le conflit en Syrie, sur la famille plus que sur la radicalisation, sur l’essentiel plus que sur l’actuel. C’est une lecture que je vous invite à faire, vraiment…

Merci aux éditions Incartades pour cette belle et émouvante découverte, dont je ressors bien secouée…

Priscilla (@priss0904, @litterapriscilla, Page Facebook)

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