L’Île aux mille sources de Sarah Lark

Encore un beau voyage offert par les éditions de l’Archipel ! Cette fois, il ne s’agit ni de l’Asie, ni de l’Italie, avec la nouvelle sage de Sarah Lark, vous vous envolerez vers la Jamaïque.

On retrouve avec ce roman les ingrédients qui ont fait le succès des autres sagas : une héroïne forte, blessée par la vie et qui force l’admiration ; des contrées dépaysantes, pittoresques et très élégamment décrites ; des personnages riches et complexes ; des aventures palpitantes.

IMG_20190617_230635.jpgNora est une jeune femme éprise de liberté et d’exotisme, cherchant à vivre loin de Londres, de sa grisaille, de ses faux-semblants et de ses codes sociaux. Fille d’un riche négociant, elle s’éprend d’un noble désargenté qu’elle soigne jusqu’à sa mort, malgré l’opposition de son père et de son milieu. Pendant son deuil, elle rencontre une propriétaire de champs de cannes à sucre. A défaut d’être heureuse en amour, elle décide de l’épouser pour se rapprocher de son rêve. Mais la Jamaïque n’est pas un rêve, Elias Fortnam n’est pas un rêve. La réalité à laquelle Nora va vite être confrontée, c’est celle de l’esclavage, du viol, du meurtre, de la haine. Je ne peux pas vous en dire plus parce que vraiment, vous perdriez beaucoup à trop en apprendre sur cette histoire que je trouve construite très finement, l’auteure proposant de nombreux coups de théâtre qui font de son roman un véritable page-turner.

Si le début m’a semblé un peu long, dès l’arrivée en Jamaïque de Nora et Elias, l’histoire prend vie. Aucun personnage n’est simple à comprendre : tous vivent depuis des années, des générations parfois, dans la haine, la peur et la colère ; mais tous sont aussi des êtres humains qui ont soif d’amour et de liberté. Cette contradiction interne font du personnel romanesque des individus attachants et dont nous nous sentons proches : Maànu, Akwasi, Nanny, Kwodwa, Tolo, Adwea sont vraiment complexes et passionnants.

La description des paysages jamaïcains, ces descriptions qui font tellement rêver Nora et SImon au début du roman, font rêver les lecteurs aussi. On y retrouve les couleurs chatoyantes, les odeurs enivrantes, les insectes, les herbes médicinales, le rhum, les chants des rituels. On s’y croirait…

La réflexion sur l’esclavage est évidemment bien présente, mais l’auteure ne se contente pas de clichés en la matière : bien sûr, les personnages que le lecteur est amené à cautionner, moralement parlant, sont contre l’esclavage tel qu’il est appliqué par la plupart des hommes Blancs ; mais j’ai trouvé dans ce roman une autre vision des choses. On y parle aussi du rôle de certains Noirs d’Afrique dans la vente des esclaves, du lien commercial entre les Blancs et les Nègres Marrons, de ces esclaves qui préféraient vivre de cette manière plutôt que de risquer de mourir dans la jungle. Le panorama est riche et varié.

Quant à l’aventure, amis amateurs, vous serez servis ! Des combats, des enlèvements, des incendies, des promenades à cheval, des embuscades, des secrets, des espions, tout vous sera servi sur un plateau avec ce roman, disponible dans toutes les bonnes libraires depuis le 5 juin. Merci, encore une fois, aux éditions de l’Archipel !

Priscilla (@Priss0904, @litterapriscilla, Page Facebook)

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