Le destin de Marie de Marie de Palet

Marie de Palet nous narre dans ce très beau livre l’histoire de son homonyme, Marie, une jeune femme laissé aux soins de l’assistance publique, pensant avoir trouvé le bonheur auprès de la famille chez qui elle a été placé, le destin de Marie va être bouleversé.

Un roman qui bien que profond et sincère reste pudique, on devine que cela traduit le caractère de l’auteure. Une histoire belle et forte, une jeune femme qui malgré les difficultés que la vie va mettre sur sa route, va rester digne. Marie, c’est ce que j’ai vraiment aimé chez elle et dans cette lecture, est une personne sans la moindre once de méchanceté, elle va accepter ce que le sort lui réserve, toujours avec cette simplicité et cette lucidité sur sa situation. Elle ne rêve pas à grand chose, juste à un bonheur classique. Pourtant et bien qu’elle ne soit pas entourée de mauvaises personnes, aucun d’entre eux ne parviendra à voir chez Marie la jeune personne aimante et aussi peut-être un peu naïve qu’elle est. Le lecteur s’attend à la voir se rebeller, se révolter des traitements qu’on lui réserve, il n’en est rien, elle vit au jour le jour et attend que les choses s’améliorent, elle est prête à tout pour ceux qu’elle affectionne. Cette histoire n’est pas faite de rebondissements en série, mais d’une telle authenticité, qu’elle donne cette impression de retour aux sources, à une époque où les besoins étaient simples et où le bonheur semblait plus accessible ou en tout cas plus facile d’accès: avoir un travail, la chance de mettre un enfant au monde, regarder le soleil se lever chaque matin et aider son prochain. Une lecture qui ramène aux choses simples, et qui même si elle parle d’une époque où tout n’était pas tout rose, donne à penser que c’était mieux avant.

Un retour au terroir enrichissant où l’on apprend quelle était la vie d’avant, les préoccupations, les rumeurs qui rendaient la vie impossible, les croyances infondées, les actes impardonnables mais aussi l’entraide entre voisins, les veillées au coin du feu… Un roman riche que j’ai dévoré, je suis triste de quitter Marie et tous les merveilleux personnages que Marie de Palet a mis dans ces lignes, merci à elle et merci aux éditions De Borée, pour cette belle parenthèse.

Voici ma chronique sur Le pré d’Anna, una utre très beau roman de l’auteure:

https://livresque78.wordpress.com/2018/06/06/le-pre-danna-de-marie-de-palet/

Publicités

Crimes de Seine de Danielle Thièry

Nous sommes en 2013 à Paris, la Seine est en crue, la capitale est totalement paralysée, c’est dans ce contexte difficile que l’équipe d’Edwige Marion va entre autres devoir enquêter sur la tentative de meurtre dont a été victime celle-ci. La seine est dans cet opus, la star, elle fait parler d’elle à chaque instant, compliquant des investigations qui seraient déjà difficiles à mener en temps ordinaires.

Comme a l’art de la créer Danielle Thièry, l’ambiance est une fois de plus trouble, nébuleuse, on cherche sans trouver, on essaie de comprendre sans pour autant avoir les informations nécessaires, l’énigme est entière. Cette épée de Damoclès qu’est l’état de santé du commissaire Marion donne un rythme d’urgence à cette enquête hors normes car toutes les rues de Paris sous l’eau, même les locaux de la police doivent être évacués. Une balade dans les mystères de la capitale, qui décidément est une mine inépuisable de possibilités romancières. Paris, ses musées, ses théâtres leur magie, leurs secrets…

On sent une fois de plus, dans ces moments difficiles que va vivre l’équipe d’Edwige Marion, les liens qui les unissent, la force des sentiments, une seconde famille pour chacun d’entre eux. Tout cela va leur être plus que nécessaire pour affronter cette crue centennale mais aussi et surtout les secrets abjects que vont leur révéler leurs investigations. Car rien n’est simple dans une enquête qui sort de l’esprit de Danielle Thièry, l’humain et la psychologie y jouent un rôle primordial.

Des chemins tortueux sur lesquels nous embarque l’auteure, des pièges des erreurs, des chocs, rien n’est épargné au pauvre lecteur. Mais c’est vraiment cette ambiance si particulière qui marque, cette sensation d’avoir les pieds dans l’eau, cette humidité ambiante qui au final m’a mise dans mes petits souliers. On ressort d’un roman de Danielle Thièry avec quelque chose qui colle à la peau et qui peine à nous lâcher, une envie d’en savoir encore un peu plus, afin de patienter jusqu’au prochain roman. Merci aux éditions J’ai lu pour leur confiance.

Throwback Thursday Livresque n°11

Conçu sur le même principe que le Throwback Thursday d’Instagram, Bettie du blog Bettie Rose Books a pris l’initiative d’en faire un rendez-vous livresque en 2016. Le but est de parler chaque jeudi d’un livre « ancien » de notre bibliothèque en fonction d’un thème donné. Bettie a passé le flambeau, désormais le récap’ des liens se fait sur le blog my-bOoks.com. Venez y participer.

Thème de cette semaine, 13 juin : Humour

J’ai choisi: Ice cream & châtiments

J’ai décidé de vous parler d’un roman de Nadine Monfils, j’ai eu l’occasion de lire plusieurs de ses livres, une auteure dont le talent pour l’écriture n’est plus à démontrer, mais pas n’importe quel style d’écriture. Nadine Monfils me ramène en enfance, le Nord de la France, la Belgique et leur humour bien caractéristique, qui je dois vous le dire me manque beaucoup, ici en région Parisienne.

Voici ce que je vous en disais en mai 2017 lorsque je l’ai chroniqué:

https://livresque78.wordpress.com/2017/05/21/ice-cream-chatiments-de-nadine-monfils/

Un roman drôlissime sans prise de tête, une auteure à l’humour que vous prendrez au degré voulu car l’essentiel est le plaisir que Nadine Monfils met dans ses livres. Des personnages haut en couleur, qui rappelleront aux gens « des hauts de France » la chaleur de cette région à nulle autre pareille et pour les autres, une découverte à faire sans nul doute…

Seul avec la nuit de Christian Blanchard

Je termine à l’instant ce roman, je vais donc essayer de vous transmettre à chaud mon ressenti. Christian Blanchard nous propose ici un roman très noir, vous êtes avertis, d’autant qu’il traite d’un sujet ou plutôt de sujets sur lesquels l’opinion publique a tendance à fermer les yeux. Pourquoi? Parce ce sont des horreurs qui terminent de plonger notre monde dans des abysses sans fonds, qui font de nous des bêtes féroces, prêtes à tout pour survivre. Toucher à l’enfance, l’exploiter n’est pas nouveau, cela a probablement toujours été mais le déplacement migratoire de ces dernières années amène avec lui des victimes des guerres, de la faim, des assassinats contre leurs peuples tentent de trouver une vie meilleure. Sans identité, sans papiers, quelle est l’importance de leur vie, de leur passage dans nos rues? Tout peut leur arriver, qui s’en soucie réellement?

Christian Blanchard traite ici tout d’abord du trafic d’organes, une pénurie de dons et de compatibilité, amène le nombre de greffes illégales à des sommets. Eric de la Boissière se retrouve face à cette pénurie, sa fille est malade, elle a besoin d’un rein, le temps passe, son état empire, mais ce père aimant a de l’argent et il est prêt à tout pour sauver sa fille…. Puis il y a Gilles Patrick, un chirurgien de renommé, il se retrouve dans la pire des situations afin de devoir sauver sa famille. Bien d’autres rencontres difficiles vont se faire à la lecture de ce roman, des jeunes, des adolescents qui souffrent à un point que l’on ne peut imaginer. Des histoires qui révoltent, qui donnent envie de cracher à la face de ce monde. Après avoir longtemps fermé les yeux sur ces pratiques abjectes, qui sont la torture, les mutilations sur une jeunesse brisée que l’on met ensuite dans la rue afin d’attendrir les cœurs des passants, sous prétexte que tout cela se passe loin de nos yeux et de nos frontières, Christian Blanchard nous met le nez dans l’ignominie de notre monde en déposant ces horreurs sur les trottoirs de Paris, de Brest… Mais dans ces lignes souvent dures, tristes, honteuses, on y cherche aussi l’espoir, on y trouve Némo, qui lui aussi a souffert, un alcoolique en fin de vie mais dont le cœur reste sensible et juste. Difficile de rester insensible, difficile de ne pas aller se renseigner, rechercher si tout cela est vrai, je vous laisserai en faire autant, le pire est là autour de nous et j’en suis glacée.

Une lecture qui est certes difficile mais qui pour moi est plus qu’un roman car l’écriture doit aussi servir à cela, dénoncer. Les livres doivent garder les yeux de chacun d’entre nous ouverts. Un roman fort et percutant!

Résumé:

Que sommes-nous réellement prêts à faire pour sauver nos proches ?
Cette question, Éric de la Boissière se la pose tous les jours. Sa fille, Élodie, est atteinte d’une grave maladie rénale. Du fait de son groupe sanguin, ses chances de recevoir une greffe sont quasi nulles. Mais avec beaucoup d’argent… Élodie doit pouvoir être soignée, pense Éric. Dirigeant d’un établissement financier, il a entendu parler de réseaux parallèles permettant d’obtenir un organe sain de donneurs volontaires.

Que sommes-nous prêts à sacrifier pour sauver nos proches ?
Cette question, Gilles Patrick ne se l’était jamais posée. Mais depuis quelques semaines, ce grand chirurgien ne dort plus. Tandis qu’un revolver est braqué sur la tempe de son épouse et de sa fille, un groupe d’hommes le contraint à pratiquer de lourdes opérations sur de jeunes patients pourtant en pleine santé.

Les circonstances ont beau être différentes, la raison qui a fait basculer ces deux hommes dans un autre monde est la même. Et si la volonté de sauver un proche n’était pas une raison suffisante ? D’une noirceur abyssale, le nouveau roman de Christian Blanchard explore les âmes compromises et pousse ses personnages, comme le lecteur, dans leurs pires retranchements.

Mes montagnes russes de Charlotte Léman

Me revoici pour vous parler de Charlotte Léman et des ses romans si frais, si bienfaisants, de véritables petits bonbons qui pansent nos mauvaises journées, nos lundis cafardeux… Une nouvelles fois, cette auteure si sympathique m’a embarqué dans son univers, au milieu de ses personnages vrais, crédibles, intelligents, des qualités qui font trop souvent défaut à ce type de lecture. Ici pas de minauderies inutiles et épuisantes, des instants de vie tels que nous pourrions en vivre si nous étions aussi sages et matures que toutes ces jeunes femmes qu’aime nous faire découvrir Charlotte.

Mes montagnes russes est en plus de tout cela, dépaysant, le charme de la Russie, ses coutumes, ses paysages, son climat. Un pays dont Sasha, qui en garde des origines par son arrière-grand-mère, va découvrir et qui va chambouler sn existence. Sasha est une jeune femme déterminée, qui fonce vers une nouvelle vie peut-être, quel courage il faut pour accomplir ce genre de nouveau départ, je n’ai pu m’empêcher de me mettre à sa place. Aurais-je été capable d’en faire autant, de tout remettre en question? Un roman qui en plus de remonter le moral par des ondes positives, amène à la réflexion sur les possibilités qu’offre l’existence et à côté desquelles nous passons certainement, par crainte de l’inconnu. Sasha n’a aucune de ses inquiétudes, elle vit au jour le jour et provoque le destin…

Une lecture, que je ne peux encore une fois que vous conseiller, que votre semaine soit bonne ou pas, vous ne pourrez qu’apprendre de Sasha et de sa positivité, car même si quelques doutes l’assaillent de temps en temps, sa détermination pourra peut-être vous donner l’envie de sauter le pas qui vous effraie depuis si longtemps.

Mes autres lectures de l’auteure:

https://livresque78.wordpress.com/2018/01/24/amoureuses-de-charlotte-leman/

https://livresque78.wordpress.com/2018/09/04/a-lheure-suisse-de-charlotte-leman/

3 minutes de Roslund&Hellström

Voici le tome 2 de cette trilogie qui bien que différente des genres de lecture que j’affectionne habituellement, m’a de suite séduite. Toujours cette impression d’être dans l’un de ces films qui vous scotche à votre fauteuil, il faut dire que l’énigmatique Piet Hoffmann y est pour beaucoup.
On retrouve dans ce deuxième opus les codes du premier, on change de décor pour se retrouver en
Colombie, sur les thèmes de la drogue et l’infiltration afin de démanteler un énorme trafic , même si on retrouve une idée centrale identique au premier roman, il n’est pourtant pas question d’une répétition, alors bien sûr la mécanique de l’infiltration est la même, Piet est toujours en danger ainsi que sa famille mais c’est ce qui fonctionne dans ce livre et qui fait montrer l’adrénaline.

Le trafic de drogue à Bogota n’a rien à voir avec le trafic Suédois, ici les enfants y sont mêler, les femmes et les familles des trafiquants sont souvent les premières cibles de représailles, ici on cache des otages étrangers, on les torture au fin fond de la jungle. J’ai encore davantage aimé ce deuxième tome dans lequel je me suis totalement immergée, des enjeux politiques, des trahisons des alliances improbables, des moments durs et d’autres forts. Et toujours au milieu de tout cela Piet, et cette narration qui fait vivre au lecteur les actions et décisions en même temps que les acteurs, on découvre en temps réel les plans de personnage central afin de se sortir de situations qui paraissent inextricables. Un thriller certes mais bien plus à mon goût car Piet est un homme complet dont la vie de famille prime avant tout et qui fera tout pour préserver les siens, un homme aux ressources multiples qui parvient à me surprendre à chaque fois.

Une fin haletante qui a accélérer ma lecture de ce roman dense en pages, en aventures et en action, un roman musclé et sans pitié, un plongeon en Colombie et dans ses travers, sa misère, le besoin à tous prix pour certains de s’en sortir, de gagner de quoi vire. Un second tome qui pourrait se lire indépendamment mais dont la compréhension totale ne peut se faire qu’après avoir lu 3 secondes, dont ma chronique est ici

https://mazarine.fayard.fr/trois-minutes-9782863744918

Throwback Thursday Livresque n°9

Conçu sur le même principe que le Throwback Thursday d’Instagram, Bettie du blog Bettie Rose Books a pris l’initiative d’en faire un rendez-vous livresque en 2016. Le but est de parler chaque jeudi d’un livre « ancien » de notre bibliothèque en fonction d’un thème donné. Bettie a passé le flambeau, désormais le récap’ des liens se fait sur le blog my-bOoks.com. Venez y participer.

Thème de cette semaine, 30 mai : Imaginaire

J’ai, en voyant le thème de cette semaine sur le blog de Carol, rapidement su de quoi j’allais vous parler. Ici c’est vraiment pour moi l’occasion de vous faire découvrir un roman que j’ai lu au démarrage du blog. Une époque où l’audience des articles était limitée et par conséquent cette lecture est malheureusement passée un peu inaperçue. Voici donc le moment parfait pour la remettre à l’honneur et vous la faire découvrir.

Eldorado de Hina Corel, la chronique que j’en avais faite au moment de sa sortie est ici

Un roman qui m’a marqué car il est pour moi à part, il sort du lot des dystopies que l’on trouvait à foison à l’époque de sa sortie. C’est donc vous l’aurez compris une lecture qui me tient vraiment à coeur car elle m’a embarqué loin, très loin, elle est fraîche, différente. Des personnages vrais auxquels on s’attache rapidement, et surtout un résumé de l’éditeur assez énigmatique, qui ne donne que peu d’informations et laisse une place totale au suspense et à la découverte. Une histoire originale et qui est totalement dans l’imaginaire, ce qui colle parfaitement avec le thème de cette semaine TBTL. Bonne découverte et bonne lecture à tous.

https://livresque78.wordpress.com/2015/04/24/eldorado-de-hina-corel/

LOU APRÈS TOUT Livre 1 – Le grand effondrement de Jérôme Leroy

Premier tome d’une trilogie, Le grand effondrement est un roman jeune adulte, paru chez les éditions Syros et je dois avouer que j’ai vraiment accroché, je vous explique pourquoi.

Jérôme Leroy l’auteur, utilise les classiques de ce qui fonctionne depuis quelques années maintenant dans la littérature dystopique: la fin du monde, les contagions, le gouvernement qui fait souffrir le peuple… Mais, car il y a un MAIS de taille, l’auteur rend cette lecture bien plus riche que cela, il fait un constat navrant sur notre société, sur l’état de notre planète, sur les nouvelles technologies, sur les addictions…

Jérôme Leroy construit cette histoire d’une façon intelligente et qui la rend très addictive, on constate tout d’abord dans une première partie où en est notre pays aux alentours de 2040, il situe ses personnages dans le Nord de la France, vers Roubaix, Lille. Il nous met entre les mains le bagage nécessaire à la compréhension, le décor est posé, rien ne va plus, l’angoisse est déjà bien présente. Nous faisons donc la connaissance de Lou et Guillaume, ils tentent ensemble de survivre à un monde apocalyptique où toutes nos craintes semblent s’être matérialisées. Pour en savoir plus à leur sujet il va vous falloir lire le roman car même sous la torture je ne parlerai pas.

Puis vient une seconde partie, la plus grande en quantité de pages et en importance du récit. Nous revenons, à travers les souvenirs de Guillaume sur tout d’abord son histoire personnelle mais aussi sur l’origine de la situation. J’ai aimé le rythme de cette partie, la tension monte crescendo, le doute n’est pas permis puisque l’on connait l’issue funeste de ce récit, pourtant l’angoisse et la peur sont de plus en plus palpables. L’auteur utilise nos craintes de 2019 pour l’avenir et il nous les fait exploser en pleine figure 20-30 ans plus tard, et c’est ce qui en fait une lecture prenante mais inquiétante car elle ressemble assez à une prophétie!

Guillaume qui nous accompagne et bien plus encore ( il nous guide, nous vivons à travers ses souvenirs, ses bonheurs, ses douleurs) tout au long de cette lecture, il est un poète, un tendre, un amoureux, un meilleur ami, un grand frère, un fils. Il laisse dans ce premier livre, le premier tome d’une trilogie qui va, j’en suis certaine, se révéler passionnante, une empreinte forte et émouvante. J’ai donc forcément en terminant ce roman la boule au ventre et la puissante envie de connaître la suite de cette belle saga à la Française, de ces mots de l’auteur qui même si ils racontent le pire savent aussi apporter le meilleur. Bravo.

Ils en parlent:

http://www.nouveautes-jeunesse.com/2019/05/lou-apres-tout-le-grand-effondrement-jerome-leroy-syros-2019.html

https://journalduneternelado.blogspot.com/2019/05/lou-apres-tout-livre-1-le-grand.html?m=1

Une très belle découverte. Tome 2- Octobre 2019, Tome 3 -Février 2020

https://www.lisez.com/livre-grand-format/lou-apres-tout-le-grand-effondrement/9782748526349

Les quatre filles du docteur Moreau de Janine Boissard

Il n’est jamais trop tard pour faire des découvertes, encore plus dans le domaine des livres. Me voici donc pour vous parler de ma découverte de Janine Boissard, cette auteure dont je vois les romans sur les réseaux sociaux, en librairie et sur les blogs depuis des années et pourtant l’occasion ne s’était jamais présentée.

Je viens de passer un très agréable moment en compagnie de cette famille Moreau, les deux parents, les quatre filles, un niveau de vie qui semble assez aisé, en tout cas il n’est pas un souci. Parlons tout d’abord de l’écriture et du style de l’auteure, je m’avoue assez étonnée car je ne m’attendais pas à ce rythme. En effet, je n’imaginais pas un flot aussi vif, aussi jeune. Utilisant des références actuelles, des préoccupations de la jeunesse avec malgré tout, une touche de classe où l’on sent la famille éduquée (tout en restant simple) des références qui peuvent par conséquent plaire à tous types de lecteurs.

Concernant l’histoire qui nous est racontée ici, elle est simple, mais respire la vie de famille avec ses moments d’émotion, de douleur, d’euphorie, avec pour chaque membre de cette tribu sa propre sensibilité, sa priorité, son degré d’importance, mais toujours avec la solidarité familiale et l’envie de soutenir l’autre quelque soit l’épreuve à affronter.

Dans une famille, pas de petit bonheur ou de petite souffrance, tout ce qui touche à un enfant ou à une sœur, touche à tous les membres vivant sous le même toit. Un roman qui ramène au passé de la lectrice que je suis, qui me touche par la simplicité des mots, qui dans une relation familiale ont une importance qui marque à jamais. Une grand-mère qui réconforte, des parents qui peinent à s’endormir tant qu’un de leur enfant n’est pas rentré au bercail, l’inquiétude de savoir son frère ou sa sœur mal en point…

Une lecture donc qui ne raconte au final qu’un morceau de vie, mais qui encore une fois émeut par sa réalité, par sa simplicité. Hâte donc de découvrir de ce que Janine Boissard aime à raconter à ceux qui aiment les belles histoires.