Surtout le pire de Lou Vernet

Lou Vernet vous propose ici, il faut que vous le sachiez un roman noir qui donne le ton dès les premières pages. Une véritable claque, une gifle qui va vite effacer cette envie de dormir qui vous a prise à l’instant où vous vous êtes dit que vous alliez lire quelques pages au lit, il est tard, vous travaillez demain et pourtant, impossible de quitter cette lecture que vous sentez immédiatement être différente.

Des chapitres courts qui amènent vite le lecteur au rythme de ce livre, comme une respiration qui s’accélère, le cœur se met à battre lui aussi plus rapidement et le piège est amorcé. Une dualité ressentie tout au long de l’histoire, entre les deux principaux personnages bien-sûr Raph et Jim, mais également dans les sentiments, le bien et le mal, la mort et la vie. Des protagonistes qui sont tous plus ou moins en souffrance morale, avec un passé qui rend le présent étouffant, presque impossible. Des images fortes, des souvenirs, des traumatismes qui mettent les êtres en souffrance permanente et les empêchent d’accéder au bonheur qui s’offre à eux. Une histoire, vous l’aurez compris, dure, noire et sans aucune pitié mais le tour de force est de rendre presque belle cette noirceur, cette souffrance. Parvenir à en tirer de l’émotion semble fou mais possible, les plus grands poètes et écrivains ne sont-ils pas les plus torturés?

L’écriture de Lou Vernet est très atypique, elle parvient à vous parler de souffrance, de douleurs avec un style très littéraire presque poétique, elle parvient à vous raconter le plus noir avec cet amour des mots tellement évident. Un roman qui une fois achevé colle à l’esprit, laisse une trace, une interrogation. Un vrai coup de maître, bravo Lou!

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Throwback Thursday Livresque N°24

Conçu sur le même principe que le Throwback Thursday d’Instagram, Bettie du blog Bettie Rose Books a pris l’initiative d’en faire un rendez-vous livresque en 2016. Le but est de parler chaque jeudi d’un livre « ancien » de notre bibliothèque en fonction d’un thème donné. Bettie a passé le flambeau, désormais le récap’ des liens se fait sur le blog my-bOoks.com. Venez y participer.

Thème de cette semaine, 17 octobre: Fantasy

Avec ce thème je ne pouvais décemment pas passer à côté de l’un de mes auteurs favoris, un de ceux qui touche à tous les styles et par conséquent un public nombreux: Henri Loevenbruck avec La moira.

C’est donc une réédition de 950 pages parue en 2017 chez J’ai Lu, elle contient les trois livres:  La louve et l’enfant, La guerre des loups et La nuit de la louve. Un pur bonheur de Fantasy avec le talent qui n’est plus à démontrer de l’auteur. La magie y est bien entendu présente mais ce livre recèle bien davantage, je vous laisse le découvrir en lisant ma chronique:

https://livresque78.wordpress.com/2017/10/16/la-moira-le-cycle-des-loups-integrale/

Lou après tout II La communauté de Jérôme Leroy

C’est avec le plus grand des plaisirs que je viens vous parler du tome 2 de Lou après tout. Attention, si vous n’avez pas lu le premier tome, passez votre chemin, car je risque de vous en dévoiler trop. Voici ce que je vous disais du tome 1 de cette trilogie: https://livresque78.wordpress.com/2019/05/28/lou-apres-tout-tome-le-grand-effondrement-de-jerome-leroy/

J’ai passé un excellent moment, une fois de plus, à retrouver Lou là où je l’avais laissé avec tant de peine et de tristesse, ce deuxième opus approfondit la découverte de cette jeune fille dont on ne sait que très peu au final. Cette jeune fille, à l’histoire hors du commun dans ce monde apocalyptique, va devoir continuer seule, elle n’a plus Guillaume à ses côtés, à l’horreur de sa vie va se mêler la solitude et le chagrin incommensurable qui l’habite. Comment s’en sortir, comment trouver encore la force de vivre, de faire face, de tenter de survivre encore et toujours? Mais le sort n’en est pas jeté, la route de Lou va être jalonnée de rencontres, belles pour certaines mais pas toujours, une nouvelle vie peut-être? Lou est entière, elle aime à 100%, elle va encore une fois nous le démontrer. L’amour d’un homme, d’un enfant, d’un ami, des sentiments qui portent et qui donne la volonté d’avancer encore, notre jeune héroïne va découvrir qu’un cœur blessé peut encore aimer, qu’un avenir est encore possible, que le désir de vivre peut donner des ailes.

Un deuxième tome dont l’intensité monte en flèche, les situations tendues sont nombreuses, pourtant la poésie reste omniprésente, l’amour des mots et des livres aide Lou à rester forte et digne, cette passion transmise par Guillaume lui donne une échappatoire à ce monde de fous. Davantage de personnages, de rebondissements, on sent que le cocon que Guillaume avait créer autour de Lou et lui même n’existe plus, le duo qu’ils formaient n’existe plus, Lou doit s’ouvrir pour survivre. L’auteur donne donc avec beaucoup de talent un impulsion à son histoire, il avait lors du premier tome appâté le lecteur, cette fois il le ferre.

Je termine donc ce livre avec une impatience qui va être difficile à gérer, comment vais-je pouvoir attendre? Bref, si vous n’avez pas encore découvert cet auteur et cette saga Française, je ne peux que vous inciter à vous rendre chez votre libraire préféré.

Ils ont aimé le tome 1:

Lou après tout, tome 1 : Le grand effondrement – Jérôme Leroy

Lou après tout : LE roman post-apo de 2019 ?

Le goût du gâteau Basque de Candice Politis

J’ai fais la découverte de ce roman sur les réseaux sociaux lors de mes vacances au Pays Basque, je ne pouvais que m’y intéresser. Entre le titre et le quatrième de couverture, tous les aspects de la gourmandise y sont évoqués.

Candice Politis nous propose ici un roman où l’amour est présent à chaque instant, il est fort et puissant, il évoque chez chacun d’entre nous des émotions ressenties à un moment ou un autre de nos histoires d’amour. Les premiers émois d’une relation, la volonté de plaire, la peur de décevoir, nous avons tous vécus ce sentiment si fort, qu’il occupe notre esprit à chaque instant, qui nous fait attendre le SMS ou l’appel, qui nous fait voir des signes dans chaque chose, ce besoin d’être rassuré.

Gaby n’a pas fait que me rappeler des souvenirs émus, elle m’a également agacé par son innocence, son côté énamouré qui prend quelques fois trop de place, mais cela aussi nous l’avons tous vécu, c’est juste qu’aujourd’hui j’ai l’âge d’être plus raisonnable et le recul nécessaire sur la vie.

J’ai aimé ce livre à n’en pas douter, il a créer chez moi des sentiments divers et extrêmement intenses, j’étais émue puis irritée, je n’avais qu’une envie celle de rentrer dans l’histoire et de parler à Gabrielle, l’objectif est atteint car j’ai vécu cette histoire, elle m’a embarqué pour une nouvelle virée au Pays Basque, ses plages et ses gâteaux Basque… Car ce titre, cette référence au gâteau, ce rituel familial ramènent chacun de nous à son enfance, aux odeurs et aux saveurs qui la rappelle à notre mémoire.

Candice Politis nous raconte la vie, ce qui importe, ce qui la rend belle et puissante: l’amour! Merci de m’avoir ramené en vacances durant quelques heures trop courtes certes, mais qui me resteront en mémoire.

Du sang sous les acacias de Bernadette Richard

Du sang sous les acacias est un roman surprenant, il met à l’honneur la faune d’un bout à l’autre de l’histoire. Bernadette Richard parvient même à mettre en évidence des amitiés animalières improbables. Mais ce roman a bien d’autres atouts, tout d’abord l’écriture aux descriptions qui projettent le lecteur sur les lieux des événements. Il faut dire que les lieux en valent la peine, entre la Tanzanie, la Suisse et la France, le lecteur voit du pays, sans compter les origines des personnages que l’auteure y dépose. Parlons en des personnages justement, ils ont la qualité d’être frais et légers malgré les dangers et les difficultés qui les amènent à nous, car un humour discret et qui donne une saveur toute particulière à cette lecture, est présent tout au long de la lecture et c’est extrêmement agréable.

Même si l’enquête sur les cœurs arrachés restent le point central, l’auteure s’amuse avec les lieux et les événements, elle joue des situations cocasses et surtout avec nos amies les bêtes à qui il parait évident qu’elle porte beaucoup d’amour.

J’ai donc non seulement rencontré des hippopotames mais aussi des girafes, des éléphants, des chiens, des chats mais aussi des boas et attention la savane n’est pas le lieux commun de toutes ces rencontres. Il est temps à présent que vous découvriez cette histoire à part, cette parenthèse qui même si elle met le doigt sur d’abominables crimes, met aussi en évidence la beauté du règne animal.

Je dois juste vous parler du MAIS, car oui il y a un MAIS, je suis malheureusement déçue de la fin de cette histoire qui était pour moi quasi parfaite, je l’aurais voulu cette fin un peu plus rocambolesque, un peu moins prévisible. Je vous laisse vous en faire une idée par vous même… Bonne lecture.

1 livre perso par mois. J’ai besoin de vous…

Salut, j’ai décidé de lire un livre de ma Pal chaque mois (cela reste un minimum). J’ai donc décidé de vous mettre à contribution. Donnez moi votre avis en commentaire, quel sera le livre d’octobre ?

Boston Family tome 2 de MANUEL BENETREAU

Les larmes rouges de GEORGIA CALDERA

Dix jours avant du mon de de MANON FARGETTON

Tu tairas tous les secrets de HERVÉ JOURDAIN

Stranger Things de CHRISTOPHE ADAM

Le prieuré de Crest de SANDRINE DESTOMBES

Le douzième chapitre de JÉRÔME LOUBRY

Sauf de HERVÉ COMMÈRE

L’homme rune de PETER V. BRETT

C’est à vous de jouer.

Daisy Jones & The six

Passionnant roman, l’époque, le sujet, les personnages, un livre dont on se délecte d’un bout à l’autre.

Daisy Jones & The six est un groupe totalement imaginé par l’auteure, pourtant j’ai vécu en leur compagnie une épopée musicale digne des plus grandes carrières artistiques. Ce roman est structuré sous forme d’interviews, chaque protagoniste, qu’il soit membre du groupe, du staff technique ou même de passage, donne ses souvenirs, sa version de l’histoire, ses bonheurs mais aussi ses rancœurs, ses souffrances et ses peines. Cette narration donne au livre l’aspect d’un documentaire et amène un attrait certains à la lecture. On vibre aux sons des chansons, des paroles traduites de l’anglais, je me suis à plusieurs reprises retrouvée avec l’envie de chercher les titres sur internet afin de les écouter, pour au final me souvenir que tout ceci n’était que fiction.

J’ai voulu à plusieurs reprises accessoiriser la photo, la mettre en scène, mais la couverture se suffit à elle même, elle est belle et énigmatique telle que Daisy.

Les années 70, période faste musicalement, mais également sou le signe des excès, drogue, alcool, sexe… 400 pages d’immersion, le lecteur suit la formation du groupe, ses échecs et ses réussites, il vibre au rythme de l’écriture et du succès, 400 pages de rock tel que les Seventies l’encensaient. Une lecture passionnante, il faut dire que cette Daisy est l’icône dans toute sa splendeur, la femme sexy dans toute sa splendeur sans le moindre effort de sa part, celle à qui nous avons toutes voulu ressembler dans nos jeunes années.

Un roman vraiment étonnant et original, une lecture dont on se souvient irrémédiablement. Ce groupe aurait pu exister, il aurait pu écrire et chanter chacune des chansons citées, il aurait pu être en tête des hits parades, car l’auteure a mis dans leurs histoires tout ce qui fait le succès d’un groupe, tout ce qui rend excitant le rock. On sourit, on vibre avec ces sept amis, on les envie car qui n’a pas un jour souhaité devenir une star du rock? Mais le succès ne soigne pas tous les maux ni toutes les peines, ils vont le découvrir quelques fois assez amèrement.

A vos claviers, à vos basses, vos batteries et vos micros, vous allez faire la rencontre d’un groupe de rock mythique des Seventies, reconnu de tous les plus grands, Daisy & The six vous invitent à à participer à leur aventure!

La baie aux perles de Roxane Dhand

Une belle découverte une nouvelle fois chez City Editions avec ce roman qui nous emmène en Australie pour ce que l’on pourrait qualifier de romance historique, bien que la romance reste secondaire. Cette histoire est au final bien plus profonde que ce que le titre ainsi que les premières pages laissent présager. Maisie gagne en profondeur au fil du roman, on sait au final peu d’elle, du milieu dont elle vient, l’auteure nous la présente ainsi, au départ du bateau qui l’emmène si loin de chez elle. Maisie se livre peu, on comprend vite que c’est une femme intéressante, qui ne se laisse pas abattre malgré son jeune âge.

Nous découvrons l’univers des pêcheurs de perles et les complots et malveillances de ce début du XXème siècle des blancs sur le peuple indigène et sur les peuples étrangers en général. Des descriptifs passionnants et enrichissants de la façon dont s’effectuaient les plongées, des risques et dangers qu’elles entrainaient.

L’époux de Maisie, cet homme si detestable de prime abord, nous réserve de nombreuses surprises. Un roman riche qui traitent de sujets de fond, dont je ne peux vous parler avec plus de précisions sans vous en dire trop… Et comme je vous le disais, une touche de romantisme, juste ce qu’il faut car n’oublions pas que Maisie n’a que 20 ans, elle aspire à l’amour mais garde la tête froide et reste mature et posée dans sa réflexion et face aux difficultés que la vie met sur son chemin. Pas de niaiseries ni d’excès dans les sentiments ou dans les réactions, un roman qui à mon avis tire plus sur l’historique que sur la romance, et j’en suis ravie car il est rare de trouver à cette époque une femme qui ne verse pas dans le sentimentalisme à outrance ce qui se révèle souvent assez fatigant. Cette Maisie a les qualités des femmes de notre époque, elle ose, elle entreprend et ne se laisse dicter que le strict nécéssaire.. Merci à City Editions pour cette belle découverte.

Throwback Thursday Livresque n°21

Conçu sur le même principe que le Throwback Thursday d’Instagram, Bettie du blog Bettie Rose Books a pris l’initiative d’en faire un rendez-vous livresque en 2016. Le but est de parler chaque jeudi d’un livre « ancien » de notre bibliothèque en fonction d’un thème donné. Bettie a passé le flambeau, désormais le récap’ des liens se fait sur le blog my-bOoks.com. Venez y participer.

Thème de cette semaine, 19 Septembre : Le sport

Le thème de cette semaine a été un léger casse-tête car le sport n’est pas un sujet particulièrement courant dans la littérature, qu’elle qu’elle soit. Il a donc fallu rechercher dans les articles les plus anciens afin de trouver un roman qui puisse convenir. J’ai pensé qu’il était intéressant de vous faire découvrir ce roman assez méconnu: Freddy Friday de Eva Rice

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Un roman touchant sorti aux éditions Baker Street, qu’il est difficile de classer dans une catégorie, j’en garde un très beau souvenir car il aborde des sujets divers mais aussi et surtout celui de la danse, ce qui nous permet de coller au thème de cette semaine.

Voici ce que je vous en disais à l’époque de sa sortie en 2016:

https://livresque78.wordpress.com/2016/08/17/freddy-friday-de-eva-rice-editions-baker/