1 livre perso par mois: Décembre – Ce qui fait battre nos cœurs Florence Hinckel

Agréable lecture perso pour ce mois de décembre, un roman édité chez Syros au rayon jeunes adultes, un rayon que j’aime particulièrement parcourir. Une couverture sublime et une histoire qui amène à réflexion:

Quatre ados en cavale, en quête de leur part d’humanité.

À la moindre émotion, la petite sœur d’Esteban est en danger : elle vit avec un cœur artificiel bas de gamme. En 2030, le marché propose pourtant des organes performants et sûrs, fabriqués par la société Organic… encore faut-il pouvoir se les payer.
Désespéré, Esteban kidnappe Leila, une jeune fille célèbre car  » artificielle  » à 96 %, ainsi que Noah, le riche héritier d’Organic. Le deal ? Il relâchera les otages s’il obtient un nouveau cœur pour sa sœur.
Commence une nuit de cavale sur les routes de France, retransmise en direct sur les réseaux sociaux.

Une lecture qui a les atouts pour plaire c’est évident, quatre ados aux personnalités fortes et décidées, un road-trip, de l’action et du progrès que l’on touche presque des doigts en 2019, on sent les techniques qui y sont abordées juste là, derrière cette porte. La place du progrès dans nos vies est fortement abordée et le pour et le contre sont dans la balance, l’humain en veut toujours plus en vivant plus longtemps, en restant jeune,en gagnant sans cesse du temps et en faisant moins d’effort grâce à l’émergence des Intelligences Artificielles. Nos quatre ados qui ont tous une raison d’aimer ou de haïr ce progrès, nous embarquent dans un roman d’anticipation très bien ficelé, où l’on ne s’ennuie pas une seconde.

Une lecture jeunesse telle que je les aime, pleine d’action et de sensibilisation à des sujets de fond. Voilà comment joindre l’utile à l’agréable. Bonne lecture à vous, en espérant vous avoir donner envie de découvrir cette lecture perso de décembre.

1 livre perso par mois:Novembre

Mag

En novembre Mag a lu…

En attendant la prochaine chronique de décembre: 1 livre perso par mois, voici un petit bilan de mes lectures de novembre.

Miracle de Solène Bakowski

10 jours avant la fin du monde de Manon Fargetton

Lettres à l’assassin de ma fille de Cath Staincliff

La piste aux étoiles de Nicolas Lebel

Laisse le monde tomber de Jacques Olivier Bosco

Ne t’enfuis plus d’Harlan Coben

Mauvais genre d’Isabelle Villain

Les trois femmes du consul de Jean-Christophe Rufin

Ce que tu as fait de moi de Karine Giebel

Et vous qu’avez-vous lu en novembre ?

Ce que tu as fait de moi – Karine Giebel aux Editions Belfond

Je termine cette lecture haletante, terriblement intense, forte, Richard et Laëtitia sont interrogés par la police des polices, ils reprennent donc leur histoire depuis le début et nous embarquent dans une pure folie, dans une relation noire, nocive mais tellement puissante!

Karine Giebel est la reine pour faire passer à ses lecteurs des moments d’émotion qui frôlent la crise cardiaque, elle malmène nos sentiments, notre coeur, elle joue avec nous et semble y prendre un plaisir fou puisqu’elle recommence à chaque roman. Elle m’a pour la première fois cloué à mon siège avec Marianne dont tous ses lecteurs se souviennent, tant cette histoire brutale, dure les a marqué avec Meurtres pour rédemption. D’autres romans entre-temps, d’autres romans et toujours cette même passion insufflée à ses personnages. Une fois de plus, j’ai le cerveau retourné par tant de sentiments contradictoires, qui ont mis mes tripes dans des montagnes russes. Je termine cette lecture comme essoufflée, choquée, abrutie par cette passion, cette addiction, cette rencontre qui a chamboulé le monde et la vie de tant de personnes.
Un roman, vous l’avez compris que j’ai dévoré, auquel je suis restée accrochée comme une toxico au bras de son dealer, besoin d’en lire encore, de comprendre, de suivre ces chemins sinueux mis en place par l’auteur. un livre qui gagne en intensité et en rebondissements, avec le rythme cardiaque qui fait des sauts de cabri, tout ce qu’un lecteur recherche est ici, alors ne cherchez plus! On passe de la haine à l’amour, on déteste et on adore, on envie et on voudra fuir ce que vivent Laëtitia et Richard, mais aussi Damien, Olivier et Nathalie…

Ce thriller psychologique qui prend pour thème la puissance de la passion, la chimie qui attire deux êtres bien au delà de l’amour, une alchimie qui peut mener à tout. Seule Karine Giebel sait nous faire vivre cette émotion entre torture et plaisir, cette sensation assez difficile à définir, qui donne vie aux personnages avec tellement d’évidence, on les voit, on les sent si réels. Une claque, un gifle, un coup de poing en plein visage, le choc est énorme mais qu’est ce que c’est bon!

Une passion dévorante qui fait perdre la notion de ce qui est acceptable de subir et de commettre, c’est là que nous emmène Karine Giebel. Un sujet difficile à tenir et à défendre de nos jours. J’ai adoré et je le crie bien fort. Dérangeant et oppressant, n’oublions pas que c’est un roman.

4ème de couverture:
Personne n’est assez fort pour la vivre.
Personne n’est préparé à l’affronter, même si chacun la désire plus que tout.
La passion, la vraie…
Extrême.
Sans limites.
Sans règles.

On se croit solide et fort, on se croit à l’abri. On suit un chemin jalonné de repères, pavé de souvenirs et de projets. On aperçoit bien le ravin sans fond qui borde notre route, mais on pourrait jurer que jamais on n’y tombera. Pourtant, il suffit d’un seul faux pas. Et c’est l’interminable chute.
Aujourd’hui encore, je suis incapable d’expliquer ce qui est arrivé. Si seulement j’avais plongé seul…

Cette nuit, c’est le patron des Stups, le commandant Richard Ménainville, qui doit confesser son addiction et répondre de ses actes dans une salle d’interrogatoire. Que s’est-il réellement passé entre lui et son lieutenant Laëtitia Graminsky ? Comment un coup de foudre a-t-il pu déclencher une telle tragédie ?

Si nous résistons à cette passion, elle nous achèvera l’un après l’autre, sans aucune pitié.

Interrogée au même moment dans la salle voisine, Laëtitia se livre. Elle dira tout de ce qu’elle a vécu avec cet homme. Leurs versions des faits seront-elles identiques ?

Si nous ne cédons pas à cette passion, elle fera de nous des ombres gelées d’effroi et de solitude.
Si nous avons peur des flammes, nous succomberons à un hiver sans fin.

La passion selon Karine Giebel… conduit forcément à l’irréparable.

Throwback Thursday Livresque n°30

Conçu sur le même principe que le Throwback Thursday d’Instagram, Bettie du blog Bettie Rose Books a pris l’initiative d’en faire un rendez-vous livresque en 2016. Le but est de parler chaque jeudi d’un livre « ancien » de notre bibliothèque en fonction d’un thème donné. Bettie a passé le flambeau, désormais le récap’ des liens se fait sur le blog my-bOoks.com. Venez y participer.

Le thème de cette semaine, 21 novembre 2019 : Neige

Vous voulez de la neige? Vous allez en avoir car je vais vous parler d’une aventure de Mike Horn, cet homme que nous avons tous et toutes découvert sur notre écran de télévision ne nous a pas attendu pour vivre le meilleur mais aussi le pire.J’ai vécu avec passion mais aussi inquiétude cette lecture que je vous propose de découvrir à travers le thème de cette semaine. J’aime beaucoup le personnage et j’ai pu grâce à cette lecture me rendre compte à quel point j’aime mon confort 😋😋.https://livresque78.wordpress.com/2017/08/10/conquerant-de-limpossible-mike-horn/Passez une belle fin de semaine, pour moi ce ne sera pas sous la neige mais la pluie.

Les trois femmes du consul Jean-Christophe Rufin

Une nouvelle découverte, j’en aurai fait beaucoup durant cette année 2019 en m’ouvrant à d’autres auteurs ainsi qu’à de nouveaux styles. Jean-Christophe Rufin semble être un auteur prolifique dont on parle beaucoup, je le rencontre par pages interposées grâce à Aurel Timescu ce consul adjoint à l’ambassade de France au Mozambique. C’est un étrange personnage que cet Aurel, ce n’est pas la première fois que Jean-Christophe Rufin met en scène cet énergumène, je débarque donc un peu mais je n’ai pas rencontré de problème particulier à suivre cette nouvelle aventure. Je ne parviens juste pas à savoir qui est au fond Aurel Timescu, ce flou concernant sa personnalité est-il voulu? Ou ai-je loupé les détails le concernant dans ses premières aventures? Toujours est-il que c’est effectivement un drôle d’oiseau qui va se prendre au jeu à mener l’enquête sur la mort de Béliot, ce patron d’hôtel à la vie assez dissolue. Une écriture simple, sas fioriture, tout comme l’enquête d’ailleurs, un cheminement psychologique et instinctif de la part de cet enquêteur hors norme. Une intrigue qui tourne autour de trois femmes, toutes tellement différentes mais qui ont pourtant un point commun d’importance: Béliot et l’hôtel dont il était propriétaire et où il a été retrouvé mort.

Une lecture fluide et plutôt sympathique, n trouve un petit côté Columbo à ce personnage étrange qui donne le ton dès le début de cette aventure qui aurait pu être dépaysante, car le seul regret que je peux émettre est justement ce manque de découverte des lieux, en effet l’enquête stagne à l’hôtel et ses alentours, le lecteur en apprend peu sur le Mozambique et ses charmes. 

L’ensemble est plutôt positif et agréable même s’il n’y a pas de coup de coeur pour cette lecture.

Paru le 09/10/2019
Genre : Littérature française
272 pages – 133 x 203 mmBrochéEAN : 9782081420250ISBN : 9782081420250

4ème de couverture:

À Maputo, capitale du Mozambique, aucun client n’ose s’aventurer à l’hôtel dos Camaroes, malgré son jardin luxuriant. C’est que le patron est un vieux Blanc au caractère impossible. Aussi quand on le retrouve mort un matin, flottant dans sa piscine, nul ne s’en émeut.
Sauf Aurel Timescu, roumain d’ origine, Consul adjoint à l’ambassade de France. Calamiteux diplomate, c’est un redoutable enquêteur quand il pressent une injustice.
Trois femmes gravitent autour du défunt. C’est vers l’une d’entre elles que se dirigent arbitrairement les soupçons de la police. Pour démontrer son innocence, le Consul va devoir entrer dans la complexité de relations où se mêlent l’amour, la chair et l’intérêt.
Avec sa méthode intuitive et ses tenues loufoques, Aurel va s’enfoncer plus loin que quiconque dans ces passions africaines. Jusqu’à débusquer le « gros coup ». Celui qui a coûté la vie au vieil hôtelier.
Et qui nous plonge dans un des plus grands drames écologiques de la planète.

 

 

Mauvais genre Isabelle Villain aux éditions Taurnada

Une question me taraude l’esprit, comment ai-je pu laisser ce thriller de côté si longtemps ? Livre gagné lors d’un concours, remerciements effectués, je l’ai rangé bien comme il faut dans ma bibliothèque et l’ai un peu oublié… Mais le mal est réparé et il est donc grand temps que je partage avec vous ce roman d’Isabelle Villain. L’auteur frappe fort car elle débute cette histoire avec tout ce qui me révolte le plus au monde, mais je pense que vous serez de mon avis à la lecture de ce livre, comment ne pas serrer les mâchoires et serrer les poings à la lecture de ces lignes, l’accroche est là, je suis dans les filets de cette femme qui semble avoir un don pour m’interpeller. Et elle ne s’arrête pas là, elle continue sur sa lancée. À partir de là une véritable frénésie littéraire s’enclenche, je dévore ce roman à chaque seconde qui m’ait donné car les pièces du puzzle s’emboîtent et tout devient limpide et encore plus passionnant. À coups de pieds dans les clichés, les non-dits, les intolérances, Isabelle Villain écrit un thriller que je trouve vraiment excellent, il est surprenant et ne laisse pas une seconde de répit au lecteur. Les allusions aux précédents romans de l’auteur ne gênent pas la lecture mais donnent une véritable envie de les découvrir et d’en savoir plus. Il faut dire les meurtriers sont vraiment retors et que les rebondissements m’ont laissé pantoise, à chaque fois que je pensais avoir une piste, Isabelle Villain me l’a démonté à coup de retournement de situation, elle met en place des chemins détournés et des voies sans issues avec un talent qui lui donne une place parmi les grands, je ne peux pas vous en dire trop mais sachez juste que vous allez vous faire balader! AVT_Isabelle-Villain_8191J’adore ce genre de découverte, ces petites pépites du thriller qui à n’en pas douter vont faire parler d’elles et d’ici peu d’après ce que j’ai pu voir sur les réseaux. Hâte donc de pouvoir vous parler à nouveau d’Isabelle Villain. Merci à elle ainsi qu’aux éditions Taurnada pour ce gain.
Isabelle Villain est l’auteur de 8 livres, Mauvais genre est sorti en novembre 2018

Ne t’enfuis plus – Harlan Coben aux Editions Belfond

La lecture, les envies tiennent au final à peu de chose, il aura fallu que j’entende parler de la rencontre avec Harlan Coben ce 18 novembre à L’Olympia (qui fera l’objet d’un petit article plus détaillé de Priscilla) pour que l’envie de revenir à des lectures qui ont bercé ma vie de jeune adulte et mes premières années de boulot reviennent.

Hier soir, j’étais donc à L’Olympia, cette salle mythique, juste au bord de la scène à écouter Harlan Coben parler de ses inspirations, de sa façon de créer et j’ai trouvé absolument incroyable ce moment, j’avais presque l’impression de comprendre et d’entendre ces mécanismes qui l’ont amené à écrire Ne t’enfuis plus, que je venais juste de terminer. Les anecdotes qu’il a raconté m’ont replongée dans l’histoire ainsi que les lectures de Stéphane Varupenne, sans parler de la musique de Hildur Gudnadottir, qui a signé la BO du livre, les moments partagés avec ses enfants, la peur de ne pas plaire au public à chacune de ses parutions… Un moment fort et la découverte non plus cette fois de l’écrivain à succès mais de l’homme en tant que tel, drôle et terriblement agréable.

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Mais je suis ici pour vous parler de Ne t’enfuis plus, voici donc ce que j’en ai pensé:

Tout d’abord l’excitation de retrouver la plume et les histoires tellement bien ficelées de l’auteur, on redécouvre une nouvelle fois ici l’univers familial, l’affection portée aux siens. Simon cherche à tous prix à retrouver Paige, sa fille dont il n’a plus trace depuis des mois, sa fille qui peut sembler perdue car devenue toxicomane et sous la coupe d’un homme peu recommandable. Ne supportant plus cette situation, Simon va braver des situations absolument incroyables afin de sauver son enfant, entre secrets de famille et secte illuminée, Harlan Coben balade son lecteur de rebondissements en révélations. C’est bien là que l’on reconnait son talent et sa force de narration, cette capacité à nous donner l’impression qu’aucune issue favorable et surtout rationnelle et crédible ne pourra émerger de tout cela, énorme erreur car le talent balaye toutes les inquiétudes du lecteur et emboîte chaque événement avec justesse.

Le personnage de Simon, cet homme que l’on imagine fort et grand, car on ne peut s’empêcher de le mettre en scène et de le voir à l’écran et c’est là la force incroyable de l’auteur, donc Simon même si il n’est pas parfait dégage une sérénité qui ne peut que donner envie de le suivre à travers les aventures qu’il va vivre, on lui fait confiance comme on le ferait à un père.

L’amour dans son plus grand terme est au final un fois encore le thème récurent de ce roman, quelques soient les événements, les défis et les rudesses que la vie va mettre sur le chemin d’un parent, l’amour qu’il porte à son enfant est le plus fort et il peut amener à un geste irraisonné.

Merci aux éditions Belfond pour cette lecture ainsi que pour cette agréable soirée passée en compagnie de mon amie Priscilla et ces belles rencontres, notamment avec la blogueuse Ju lit les mots

Salon des Essarts Le Roi 2019

Nous sommes le dimanche 17 novembre 2019, jour de salon du livre aux Essarts Le Roi dans les Yvelines. Nous vous en avions déjà parlé lors de notre visite en 2018 ICI.

Gros succès cette année pour cette 10ème édition, vous allez le constater grâce aux photos, de belles retrouvailles mais aussi de belles rencontres et découvertes. Pas d’achat cette année et je m’en justifie, ma liste de livres en attente est énorme et j’avoue que je n’ai même pas attaqué les livres que j’ai acheté lors de l’édition 2018, je crois qu’il en est de même pour Priscilla, qui cette fois n’a pas pu être présente.

Voici donc en quelques photos ce sympathique moment que j’ai passé en compagnie d’auteurs charmants et accueillants.

Claire Renaud qui nous présente son roman jeunesse Les mamies attaquent, une jeune femme pétillante.

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Michèle Dassas tout aussi charmante dont le dernier roman se nomme Femme de robe 1er prix arts et lettres de France 2018. Une jolie rencontre et très bientôt une chronique sur son roman Le recenseur paru chez Terre de poche Chez De Borée Editions, que Michèle a eu l’immense gentillesse de m’offrir.

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Le charmant Michel Giard qui est également, en plus d’être un auteur de talent dont je vous invite à découvrir les romans, l’un des organisateurs de ce merveilleux salon dont les participants sans exception vantent un accueil absolument incroyable.

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Corinne Javelaud, auteure que j’affectionne particulièrement et qui me réserve toujours un adorable accueil et moment de partage. Elle est l’auteure entre autres des romans:

Les soeurs de Biscarosse

Un été d’orages

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La toujours aussi pétillante Sophie Noël qui nous présente l’un des épisodes de sa nouvelle série de romans jeunesse. Souvenez-vous de ma chronique de Pulpeuse fiction, un véritable plaisir de lecture.

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Luc Fivet dont je vous parlais il y a quelques années lors de la parution de La Manufacture des livres

Et bien d’autres dont j’aurai j’en suis certaine d’autres occasions de vous parler puisque je leur ai proposé de nous écrire quelques lignes afin de se présenter à tous les abonnés du blog.

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Voilà donc mes quelques heures passées sur place, j’espère pouvoir y rester un peu plus longtemps en 2020, qui sera je n’en doute pas encore un bon cru.

Laisse le monde tomber de Jacques Olivier Bosco aux éditions French Pulp

Encore une découverte en cette fin d’année, celle de la plume de Jacques Olivier Bosco avec Laisse le monde tomber. Un polar dans le vrai sens du terme car c’est un roman noir et sombre qu’il nous sert ici. Quand on connaît un peu le monde de la police, on sait que c’est ainsi que cela se passe, alors bien sûr cette histoire est avant tout une fiction mais elle a de sacrés airs de réalité.

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Des flics en souffrances qui mènent avec les moyens du bord des enquêtes toutes plus trash les unes que les autres, des victimes à qui la vie n’épargne rien. Rien de lisse, rien de facile ou même d’esthétique dans ce livre, mais la vie la vraie, celle des cités, des réfugiés et de tous ceux qui tentent de survivre à chaque jour qui se lève, parfois à coups de trafics et de meurtres.
Il faut dire qu’en prime Jacques Olivier Bosco met ses fameux flics déjà en souffrance sur une enquête où les crimes commis sont assez horribles.
L’écriture de l’auteur met en scène tout cela avec la juste dose, un rythme saccadé, des changements de points de vue en passant d’un personnage à l’autre qui rappellent l’état d’esprit et la confusion de chacun face à la souffrance physique et psychologique qui règne tout au long de cette enquête.
Vous êtes avertis ce livre est vraiment d’un noir profond, j’avoue que moi-même qui suis assez habituée pourtant, j’aurai aimé de temps à autre voir un rayon de soleil.

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Donc c’est dit et répété ce roman est sombre mais il met le doigt sur de nombreux défauts de notre société actuelle et donne l’envie d’embellir et d’améliorer tout ça, l’envie de faire bouger les choses de manière radicale car cette réalité racontée par l’auteur ne peut absolument pas rester la nôtre, elle est bien trop glaçante.

AVT_Jacques-Olivier-Bosco_9675Jacques Olivier Bosco source Babelio

 

4ème de couverture:

À travers une succession de crimes dignes du Chien des Baskerville, de jeunes policiers vont être confrontés à la violence sociale et humaine d’une grande cité de banlieue.
« Et la violence ne se combat pas par la violence » ; c’est ce qu’aimerait prouver Jef, le flic idéaliste et lâche, mais sa collègue Hélène, bouffie de mal-être, a de la rage à revendre, quant à Tracy dont le frère est mort lors des attentats de Paris, c’est de vengeance dont elle rêve.
Dans un thriller ténébreux et spectaculaire, leurs voix, celles des retraités, parents, filles et fils de banlieue vont s’exprimer avec lucidité et mélancolie.

« Comment rester humain dans un monde qui vous déteste ? »
Une enquête où se multiplient les pertes et les désillusions, pour un final de guerre.