Jour de courage de Brigitte Giraud

Un jeune homme de 17 ans présentant un exposé sur Marcus Hirschberg, un homosexuel juif, fondateur du premier centre de sexologie du monde, victime de la censure et de la barbarie nazie, en profite pour faire son coming-out, ou bien fait son coming-out un peu malgré lui, devant sa professeure, sa meilleure amie amoureuse de lui et tous ses camarades. Le sujet promet d’être intéressant, car mené de manière vraiment originale ; touchant car il relève de l’humain et de l’adolescence. Et pourtant, je n’ai pas été séduite, la magie n’a pas opéré.

Je reste admirative de la manière dont l’auteur gère la temporalité de son récit. La majeure partie du roman nous présente l’exposé dans son déroulement, mais pour que nous puissions comprendre les enjeux du thème et des mots choisis par Livio, il faut bien que nous connaissions son passé. C’est alors mené de main de maître : nous sommes les destinataires des souvenirs de Livio, des flashs qui lui reviennent pendant qu’il parle, mais aussi de ceux de Camille, son amie amoureuse de lui, ce qui nous permet d’avoir une vue d’ensemble de l’évolution du narrateur.

Ce que l’on apprend de Marcus Hirshberg est également très intéressant, j’avoue avoir été aussi peu informée au départ que les élèves du lycée de Livio. Comprendre les conséquences des libertés liées à la République de Weimar et ôtées dans la violence par les nazis m’a semblé très enrichissant, vraiment !

IMG_20190804_172317.jpgMais voilà, au-delà de ces deux points très positifs que je tenais à souligner, je n’ai pas été emballée par cette lecture. J’ai trouvé que l’ensemble manquait d’émotions, de sincérité. Livio met en scène son coming-out mais de fait, tout se passe comme s’il en était détaché. Aucun émoi, ni à son propos, ni à celui de son amie « parfaite » Camille. Quant à sa disparition, elle est rapide, inattendue, pas assez développée à mon goût. Bref, une fois n’est pas coutume, je n’ai pas été convaincue… Cela arrive !

Priscilla (@Priss0904, @litterapriscilla, Page Facebook)

La Vraie Vie d’Adeline Dieudonné

Premier roman dévoré durant ma pause estivale, La Vraie Vie d’Adeline Dieudonné avait fait couler tellement d’encre qu’il m’avait intriguée, beaucoup ! Je ne peux que comprendre l’enthousiasme généré par ce texte. Comme d’habitude, je dois faire en sorte de vous faire part de mes émotions sans trop en dire de l’histoire. C’est difficile.

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La narratrice est une enfant, prisonnière d’un monde d’adultes, d’un monde de brutes. Ce monde est d’abord celui de ses parents, une mère transparente et fragile, un père alcoolique et violent, un petit frère vif et gai. Elle arrive à se plaire dans cet univers qu’elle construit avec son cadet, loin des préoccupations des adultes : ils se cachent dans des voitures à la casse, dorment ensemble, inventent des histoires, jusqu’au jour où leur enfance est anéantie par un accident, l’entrée en force de la mort, celle du marchand de glaces devant leurs yeux. La violence est inouïe, personne ne leur explique rien et le choc est tel que Gilles en perd son innocence.

Un combat commence alors : il est inenvisageable pour sa grande sœur de continuer à vivre dans ce monde toxique sans le sourire de Gilles.

Ce qui m’a beaucoup touchée à la lecture de ce texte, c’est que j’ai eu l’impression d’assister à une lutte de la pureté contre l’horreur, de l’innocence contre la perversion, de l’amour contre la haine. Tout se fait, comme dans toute lutte, avec une extrême violence, à la fois physique et psychologique contre cette narratrice dont on oublie parfois le jeune âge, tellement on la force à grandir vite. Le passage de l’enfance à l’adolescence est brutal et laisse des séquelles dont on sait qu’elles auront de lourdes conséquences.

La place de la science est très intéressante, elle est d’abord un rêve enfantin presque magique, puis devient une passion salvatrice, un canaliseur pour cette jeune fille constamment en effervescence, qui cherche toujours dans la prunelle de son frère l’étincelle de l’innocence que son père s’efforce d’éteindre. Se battre contre ce qui n’a pas de nom, se battre contre la cri de la hyène, telle est la raison de vivre de cette jeune fille que j’ai, pour ma part, suivie avec passion, sans pouvoir la lâcher.

La Vraie Vie est un roman fort sur la fraternité, sur la fin de l’enfance, sur l’amour, la haine, la colère, les pulsions de vie et de mort. Un roman marquant donc, que je vous invite chaleureusement à découvrir.

« Les têtards, vous savez, il y a des gens qu’il ne faut pas approcher. Vous apprendrez ça. Il y a des gens qui vont vous assombrir le ciel, qui vont vous voler la joie, qui vont s’asseoir sur vos épaules pour vous empêcher de voler. Ceux-là, vous les laissez loin de vous. »

Et vous, l’avez-vous lu ? Qu’avez-vous pensé de ce roman qui, indubitablement, a connu son petit succès…mérité selon moi !

Priscilla (@Priss0904, @litterapriscilla, Page Facebook)

LOU APRÈS TOUT Livre 1 – Le grand effondrement de Jérôme Leroy

Premier tome d’une trilogie, Le grand effondrement est un roman jeune adulte, paru chez les éditions Syros et je dois avouer que j’ai vraiment accroché, je vous explique pourquoi.

Jérôme Leroy l’auteur, utilise les classiques de ce qui fonctionne depuis quelques années maintenant dans la littérature dystopique: la fin du monde, les contagions, le gouvernement qui fait souffrir le peuple… Mais, car il y a un MAIS de taille, l’auteur rend cette lecture bien plus riche que cela, il fait un constat navrant sur notre société, sur l’état de notre planète, sur les nouvelles technologies, sur les addictions…

Jérôme Leroy construit cette histoire d’une façon intelligente et qui la rend très addictive, on constate tout d’abord dans une première partie où en est notre pays aux alentours de 2040, il situe ses personnages dans le Nord de la France, vers Roubaix, Lille. Il nous met entre les mains le bagage nécessaire à la compréhension, le décor est posé, rien ne va plus, l’angoisse est déjà bien présente. Nous faisons donc la connaissance de Lou et Guillaume, ils tentent ensemble de survivre à un monde apocalyptique où toutes nos craintes semblent s’être matérialisées. Pour en savoir plus à leur sujet il va vous falloir lire le roman car même sous la torture je ne parlerai pas.

Puis vient une seconde partie, la plus grande en quantité de pages et en importance du récit. Nous revenons, à travers les souvenirs de Guillaume sur tout d’abord son histoire personnelle mais aussi sur l’origine de la situation. J’ai aimé le rythme de cette partie, la tension monte crescendo, le doute n’est pas permis puisque l’on connait l’issue funeste de ce récit, pourtant l’angoisse et la peur sont de plus en plus palpables. L’auteur utilise nos craintes de 2019 pour l’avenir et il nous les fait exploser en pleine figure 20-30 ans plus tard, et c’est ce qui en fait une lecture prenante mais inquiétante car elle ressemble assez à une prophétie!

Guillaume qui nous accompagne et bien plus encore ( il nous guide, nous vivons à travers ses souvenirs, ses bonheurs, ses douleurs) tout au long de cette lecture, il est un poète, un tendre, un amoureux, un meilleur ami, un grand frère, un fils. Il laisse dans ce premier livre, le premier tome d’une trilogie qui va, j’en suis certaine, se révéler passionnante, une empreinte forte et émouvante. J’ai donc forcément en terminant ce roman la boule au ventre et la puissante envie de connaître la suite de cette belle saga à la Française, de ces mots de l’auteur qui même si ils racontent le pire savent aussi apporter le meilleur. Bravo.

Voici mon, avis sur le tome 2:

https://livresque78.wordpress.com/2019/10/15/lou-apres-tout-ii-la-communaute-de-jerome-leroy/

Ils en parlent:

http://www.nouveautes-jeunesse.com/2019/05/lou-apres-tout-le-grand-effondrement-jerome-leroy-syros-2019.html

https://journalduneternelado.blogspot.com/2019/05/lou-apres-tout-livre-1-le-grand.html?m=1

Dans la maison de Philip Le Roy aux éditions Rageot

Philip Le Roy que je découvre avec ce livre, nous propose ici un thriller terrifiant dont à la base le public ciblé est adolescent. Cependant, moi qui aime les lectures ados et jeunes adultes, je me suis d’emblée jeté sur cette lecture.

L’auteur invite dans cette fameuse maison un groupe d’amis en classe de première, en plus d’être ados ils sont artistes, donc rien ne m’a étonné de leur part. Ayant moi-même deux adolescents à la maison, les codes de l’âge, les attitudes, les réactions m’ont paru très justes. J’ai souri de certains tics de langage, de certaines références cinématographiques. Il faut ici noter que ces jeunes gens sont assez intelligents ou en tout cas possèdent une certaine culture, mais comme tous les jeunes de leur âge, ils veulent découvrir leurs limites et aiment à se faire peur!

C’est donc sur cette idée que Philip Le Roy nous plonge dans ce roman, qui pourra dresser quelques poils sur vos bras, et créer quelques inquiétudes dans votre esprit. Cela a en tout cas bien fonctionné pour moi et je me suis d’ailleurs empressée de conseiller ce livre à ma fille de 17 ans qui est cliente de ce genre de trouille…

L’auteur m’a un peu embrouillé l’esprit, j’ai cru avoir tout compris, puis plus du tout, il a su me perdre dans mes propres certitudes. Une intrigue qui fonctionne même si une ou deux choses m’ont un peu perturbée, notamment une que j’ai eu du mal à oublier pour le reste de ma lecture. Mais le roman reste dans l’ensemble assez bien, et les rebondissements donnent un bon rythme à tout cela.

Donc, Mr Le Roy, soit du haut de mes 41 ans j’ai su garder une âme jeune, soit vous avez su combler un public très large, dans les deux cas je suis ravie.

Ils en parlent:

https://leschroniquesdeyaguelle.blogspot.com/2019/03/dans-la-maison-philip-le-roy.html?m=1

https://deslivresetsharon.wordpress.com/2019/03/27/dans-la-maison-de-philip-le-roy/

Résumé:

Huit lycéens d’’une section Arts Appliqués ont l’’habitude de faire la fête le samedi soir dans une maison de campagne isolée. Pour changer, l’’un d’’eux propose d’’organiser une soirée frissons. Le but du jeu : effrayer les autres, et les faire boire. Mais avec des ados aussi créatifs, les bonnes blagues laissent bientôt la place à des mises en scène angoissantes. L’’ambiance devient pesante. Et quand un orage éclate, le groupe se retrouve coupé du monde. Bientôt, des bruits étranges retentissent dans la maison, des pierres surgissent de nulle part, un garçon disparaît, puis une fille… La soirée bascule dans un huis clos horrifique.

Apocalypsis tome 4. Cavalier pâle Elias de Eli Esseriam

Mais quel plaisir, je viens de passer le meilleur moment de cette saga, je crois, mais il me reste encore Omega à lire, donc le bilan définitif se fera plus tard.

Comment vous faire comprendre mes sensations après la lecture de ce cavalier pâle: Elias.
Il est vraiment à l’opposé des autres cavaliers. Il est bon, gentil, et c’est son problème d’ailleurs, il ne peut pas accomplir ce pourquoi il est sur cette terre, il faut qu’il change.
Il détient un pouvoir qui de prime abord, apparaît comme fabuleux, mais la réalité n’est pas si rose que ça.
Il a en commun avec les cavaliers rouge et noir, le fait qu’il aime une personne par dessus tout, d’un amour qui est ici, pur et d’une beauté à toutes épreuves.
Mais je ne vous en dis pas plus sur ce personnage que j’ai trouvé extraordinaire.
Comme chaque cavalier il faut le découvrir par soi même.

Concernant l’écriture de l’auteure, je suis toujours autant bluffée, c’est rondement mené, tout s’emboîte, on peut faire des petits recoupements avec les autres cavaliers et leur entourage, et là on se dit « mais oui, bien sûr »

Ce tome 4 nous amène de façon magistrale au cinquième et dernier tome de la saga « Oméga », et j’avoue que c’est avec une certaine effervescence que je m’empresse de terminer cette critique afin de pouvoir connaître le grand final et le fin mot de l’histoire.

Résumé:

« Cher Elias,

Si tu viens à trouver ces feuillets, c’est que les choses ne se sont pas exactement déroulées comme nous le pensions.

Il est important que je consigne quelque part les faits qui te concernent, car la probabilité est grande que ta mémoire soit altérée au moment où tu découvriras ces pages.

Ce sont des souvenirs du passé et du présent, mais aussi des souvenirs du futur. Si je te les écris, c’est qu’ils sont essentiels. Ils définissent ton existence et expliquent qui tu es. N’en néglige aucun, ne méprise pas celui qui te paraîtra léger ou insignifiant. »

Lycèe Etc de Emmanuel Bitz

PicsArt_01-08-09.42.39.pngVoici le premier roman publié d’Emmanuel Bitz, je pense que beaucoup d’autres suivront. L’auteur nous propose ici un roman qui parle certes de lycéens, mais pas de n’importe lesquels. Morgann et Alex, sont futés, surtout Morgann qui est ici le narrateur.

Une amitié qui démarre d’une façon peu commune (vous comprendrez en lisant le roman), pour deux ados peu communs. Une relation forte et peut-être pour certains, hors norme va naître avec Ambre, 7 ans de plus qu’eux et l’expérience qui va avec.

Morgann nous raconte leurs vies de lycéens et un intérêt véritable se met en place, car notre trio pense, réfléchit, analyse la société d’aujourd’hui, l’univers dans lequel ils évoluent. Beaucoup de sujets sont abordés, entre autres les parents, la laïcité…Tout cela est habillement saupoudré de musique rock, pop, de textes, de littérature.

Une immersion dans la vie de jeunes adultes, particulièrement réfléchis, posés. Des jeunes avec un vocabulaire, un recule rafraîchissant sur le monde qui les entoure.

Une histoire qui m’a vraiment mais alors vraiment agréablement surprise par l’intelligence de son texte, par la réflexion qu’elle amène.

Un roman qu’il serait bon de faire découvrir à notre jeunesse, qui ne pourrait qu’en tirer bénéfice.

4ème de couverture:

Morgann a 15 ans lorsqu’il rencontre Alex – qui devient vite son ami le plus proche – et la belle Ambre, de sept ans leur aînée, qui les trouble tous deux. Au rythme de la musique pop-rock qu’il aime écouter, Morgann grandit, cultive son originalité et porte sur la société contemporaine un regard vif et sans candeur. Relations familiales, vie sociale, scolarité, sexualité, médias, religion, tout est sujet à questionnement et à discussion, sans faux-semblants ni concessions. Un roman initiatique sur fond de rock qui porte un éclairage lucide mais bienveillant sur la jeunesse d’aujourd’hui.

 

 

 

 

Stabat Murder de sylvie Allouche

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Stabat Murder

Voici un thriller efficace, l’intrigue démarre vite mais se termine peut-être aussi un peu trop vite.

L’idée est intéressante et originale, des ados travailleurs et particulièrement talentueux la musique , le conservatoire, et là les choses se gâtent, l’enquête démarre.

Le contexte est donc posé, immédiatement les pages se tournent car mon cerveau de lectrice est accroché et il le reste, quoique j’en dise, jusqu’à la fin. Mais je ressors de ce livre avec l’impression qu’il manque le dessert à un repas qui était pourtant succulent.

Les personnages manquent de description et de profondeur, on en sait juste le strict nécessaire, ce qui donne réellement un goût d’inachevé à cette lecture. Donc même si c’est un roman classé jeunesse, il aurait été intéressant de peaufiner le caractère et l’histoire personnelle des protagonistes.

L’histoire, l’intrigue, le style et l’originalité, comme dit plus tôt y sont.

Alors… Attention je ne suis pas une adepte des longueurs et des détails à foison, mais un juste milieu permet aux lecteurs de s’immerger totalement et d’aimer ou au contraire de détester les personnages, ce qui donne de la passion à la lecture.

Dans l’ensemble, ce roman reste un très agréable moment passé, mais il aurait pu l’être bien plus.

4ème de couverture:

Valentin, Matthis, Mia et Sacha étudient le piano au Conservatoire national supérieur de musique depuis trois ans. Trois années de perfectionnisme et d’acharnement entièrement tournées vers un concours qui déterminera leur avenir. Ils sont inséparables, se comprennent mieux que personne, mais ils sont aussi en compétition et n’ont rien d’adolescents normaux. Lorsque, du jour au lendemain, Valentin, Matthis, Mia et Sacha sont tous les quatre portés disparus, La commissaire, Clara Di Lazio s’interesse de plus près à leurs familles…Valentin, Matthis, Mia et Sacha étudient le piano au Conservatoire national supérieur de musique depuis trois ans. Trois années de perfectionnisme et d’acharnement entièrement tournées vers un concours qui déterminera leur avenir. Ils sont inséparables, se comprennent mieux que personne, mais ils sont aussi en compétition et n’ont rien d’adolescents normaux. Lorsque, du jour au lendemain, Valentin, Matthis, Mia et Sacha sont tous les quatre portés disparus, La commissaire, Clara Di Lazio s’interesse de plus près à leurs familles…

 

 

 

Lux tome 1 – Obsidienne de Jennifer L. Armentrout

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Jennifer L. Armentrout

ISBN : 1620610078
Éditeur : ENTANGLED (2012)
Changement de style total dans le genre de lecture en comparaison avec mes précédents articles. Mais bon, la littérature jeunesse et Young adult j’aime ça, du haut de mes 39 ans…
Voici donc une série que je souhaitais débuter depuis longtemps.
Ce premier tome : Obsidienne, a été dévoré en quelques heures, les fans de ce genre de saga ne sortiront pas déçus de cette histoire. On y trouve un gars irrésistible, une fille qui a peu confiance en elle et du fantastique.
J’ai trouvé ce premier volume passionnant et bien ficelé, pas de niaiserie à outrance comme dans certaines histoires de ce type, une attirance forte entre les personnages principaux mais bien plus complexes qu’il n’y paraît. Le fond de l’histoire est assez original et l’intrigue est bien pensée et écrite, tout en gardant ce côté qui plaît aux jeunes lecteurs et au moins jeunes également.
Un lecture très récréative et qui tient parfaitement son rôle. Je m’attaque de suite au tome 2 puisque je l’ai sous la main, mais aussi parce que j’ai très envie de savoir si la suite est aussi passionnante.
A noter que j’ai utilisé la couverture de la version poche que je trouve bien plus jolie que l’originale. Mais c’est un avis personnel.
4ème de couverture:
Quand Katy déménage dans un coin paumé de Virginie-Occidentale, elle s’attend à tout sauf à rencontrer des voisins de son âge.
Déception, Daemon Black a beau être canon et avoir une sœur jumelle adorable, il n’en est pas moins insupportable et arrogant !

Lorsque Kat se rend compte que tout le monde semble fuir la famille Black, elle voit d’un autre œil la froide suffisance de Daemon.

Pourra-t-elle encore l’éviter quand tout lui crie de s’en approcher ?

AMELIA de Kimberly McCreight

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J’ai reçu Amélia grâce à l’opération Masse critique de Babelio.
J’avais comme tout le monde beaucoup entendu parlé de ce livre sur la blogosphère.
J’étais très emballé à l’idée de le débuter car j’en attendais beaucoup. Les premières pages m’ont donné un peu de mal, je ne parvenais pas à rentrer dans l’histoire. Mais au fur et à mesure j’ai trouvé que la narration prenait en intensité, les personnages devenaient de plus en plus profonds et intéressants.
Je me suis sentie de plus en plus impliquée dans l’enquête que mène Kate, la mère mais aussi dans l’histoire que nous raconte Amélia.
Un vrai tourbillon qui s’est renforcé à chaque page tournée et qui m’a embarqué jusqu’à la dernière ligne.
Une superbe histoire, à laquelle en tant que mère d ‘ado, on ne peut que se sentir concernée.
A lire absolument et à faire lire à votre ado. Encore une belle réussite dans le domaine de la lecture young adult, qui m’a cette année apporté d’enrichissantes découvertes.
Merci à Babelio ainsi qu’à Cherche Midi.

Résumé:

À New York, Kate élève seule sa fille de 15 ans, Amélia. En dépit d’un rythme professionnel soutenu, elle parvient à être à l’écoute de cette adolescente intelligente et responsable, ouverte et bien dans sa peau. Très proches, elles n’ont pas de secrets l’une pour l’autre. C’est en tout cas ce que croit Kate, jusqu’à ce matin d’octobre où elle reçoit un appel de l’école. On lui demande de venir de toute urgence. Lorsqu’elle arrive, Kate se retrouve face à une cohorte d’ambulances et de voitures de police. Elle ne reverra plus jamais sa fille. Amelia a sauté du toit de l’établissement. Désespoir et incompréhension. Pourquoi une jeune fille en apparence si épanouie a-t-elle décidé de mettre fin à ses jours ? Rongée par le chagrin et la culpabilité, Kate tente d’accepter l’inacceptable… Mais un jour, elle reçoit un SMS anonyme qui remet tout en question :  » Amelia n’a pas sauté.  » Obsédée par cette révélation, Kate s’immisce alors dans la vie privée de sa fille et réalise bientôt qu’elle ne la connaissait pas si bien qu’elle le pensait. À travers les SMS, les mails d’Amelia, les réseaux sociaux, elle va tenter de reconstruire la vie de son enfant afin de comprendre qui elle était vraiment et ce qui l’a poussée à monter sur le toit ce jour-là. La réalité qui l’attend sera beaucoup plus sombre que tout ce qu’elle avait pu imaginer. Une vision singulière du malaise de l’adolescence. Des personnages inoubliables. Un sens du suspense unique. Une critique dithyrambique. Ce premier roman de Kimberly McCreight est un chef-d’oeuvre. Nicole Kidman en a acquis les droits d’adaptation cinématographique pour un film produit par HBO.