Mes montagnes russes de Charlotte Léman

Me revoici pour vous parler de Charlotte Léman et des ses romans si frais, si bienfaisants, de véritables petits bonbons qui pansent nos mauvaises journées, nos lundis cafardeux… Une nouvelles fois, cette auteure si sympathique m’a embarqué dans son univers, au milieu de ses personnages vrais, crédibles, intelligents, des qualités qui font trop souvent défaut à ce type de lecture. Ici pas de minauderies inutiles et épuisantes, des instants de vie tels que nous pourrions en vivre si nous étions aussi sages et matures que toutes ces jeunes femmes qu’aime nous faire découvrir Charlotte.

Mes montagnes russes est en plus de tout cela, dépaysant, le charme de la Russie, ses coutumes, ses paysages, son climat. Un pays dont Sasha, qui en garde des origines par son arrière-grand-mère, va découvrir et qui va chambouler sn existence. Sasha est une jeune femme déterminée, qui fonce vers une nouvelle vie peut-être, quel courage il faut pour accomplir ce genre de nouveau départ, je n’ai pu m’empêcher de me mettre à sa place. Aurais-je été capable d’en faire autant, de tout remettre en question? Un roman qui en plus de remonter le moral par des ondes positives, amène à la réflexion sur les possibilités qu’offre l’existence et à côté desquelles nous passons certainement, par crainte de l’inconnu. Sasha n’a aucune de ses inquiétudes, elle vit au jour le jour et provoque le destin…

Une lecture, que je ne peux encore une fois que vous conseiller, que votre semaine soit bonne ou pas, vous ne pourrez qu’apprendre de Sasha et de sa positivité, car même si quelques doutes l’assaillent de temps en temps, sa détermination pourra peut-être vous donner l’envie de sauter le pas qui vous effraie depuis si longtemps.

Mes autres lectures de l’auteure:

https://livresque78.wordpress.com/2018/01/24/amoureuses-de-charlotte-leman/

https://livresque78.wordpress.com/2018/09/04/a-lheure-suisse-de-charlotte-leman/

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Le Ciel de Darjeeling de Nicole Vosseler

IMG_20190209_232637.jpgJ’ai eu la chance de découvrir ce roman enchanteur suite à une enquête des éditions de L’Archipel, et j’en suis plus que ravie. Il m’a fait immédiatement penser au coup de cœur que j’avais ressenti pour La Vallée du Lotus Rose de Kate McAlistair dont j’avais écrit la chronique en fin d’année dernière. Evidemment, les deux textes ont de nombreux points communs :

  • l’héroïne, d’abord, jeune, femme, forcée par l’état de ses finances à épouser un homme qu’elle n’aime pas et à s’expatrier loin de son Angleterre natale. Jezebel et Helena ont en commun une grande soif de liberté, d’indépendance et d’amour, un grand sens de l’honneur et une force en elles, dont elles ne connaissent même pas l’étendue.
  • L’Amour ensuite, les deux hommes de leur cœur portent d’ailleurs le même prénom et sont deux aventuriers au passé trouble et dont les vies sont toujours menacées.
  • L’Inde bien sûr !

Mais la richesse de la comparaison entre les deux œuvres vient aussi de leurs différences. Je vous laisse découvrir ou relire ma chronique du roman de Kate McAlistair et je ne vous parlerai que de celui de Nicole Vosseler.

Le récit que nous suivons dans Le Ciel de Darjeeling est original et ajoute à la description des charmes de l’Inde la narration de faits historiques violents. Les destins de nombreux personnages (Ian, Mohan, Winston, Sitara, Emily, Richard) sont liés à la tragique destinée de ce pays fascinant mais en proie à de nombreux conflits entre les différentes ethnies se partageant le pouvoir jusqu’à la décolonisation. La haine, la peur de l’inconnu, la rancœur d’une nation se fond dans la vendetta de plusieurs familles, conférant ainsi au récit une dimension épique que n’a pas La Vallée du Lotus rose.

Aucun personnage n’apparaît comme fondamentalement mauvais. Ce sont la culture, le contexte, les convictions, les lois qui poussent chaque personnage à agir, à un moment ou un autre, de manière condamnable. J’ai pourtant immédiatement été encline à pardonner à Winston ou à Ian, peut-être même plus facilement qu’Héléna. Sûrement parce qu’ici, en dépit de ce que tous disent ou même pensent, c’est uniquement l’amour qui les fait agir : l’amour pour une divinité, pour une femme, pour sa famille, pour la justice, pour l’honneur. Peut-on tout faire par amour ? Je ne le crois pas. Mais en tout cas, il explique bien des choses. La violence des sentiments se lit ici, non grâce à des déclarations romantiques ou niaiseuses, mais par le prisme des violences passionnelles qu’ils engendrent. En outre, Ian ne se laisse pas aisément deviner ou découvrir mais de nombreux indices m’ont conduite à le ranger immédiatement dans la catégorie des hommes bien, par le respect qu’il témoigne à la jeune fille, par le souci qu’il a du bien-être de son petit frère, par le traitement qu’il réserve à ses domestiques… La part d’ombre qu’il garde jalousement ne remet jamais cela en question et avant même que je ne m’en rende compte, je lui étais tout acquise.

Vous vous en doutez, je me suis immédiatement laissée embarquer dans cette triple histoire d’amour, dans ce voyage en un Orient fantasmé et dangereux, dans cette découverte de l’Amour par une jeune fille qui s’en croit longtemps exempte. Lors de cette lecture, le spectre du personnage d’Angélique d’Anne & Serge Golon est – encore – plusieurs fois apparu devant moi, d’autant plus qu’ici Ian m’a fait vraiment penser à Joffrey de Peyrac, dont on a – presque ! – toutes été amoureuses à un moment.

Seul petit bémol, mais qui n’est finalement que le contrepoint de mon enthousiasme à la lecture de ce récit : j’ai trouvé la fin un peu précipitée. Suite à la narration enchâssée de l’enfance d’Ian, j’ai moins bien compris les réactions d’Héléna et ses hésitations… Peut-être aussi que je voulais tellement connaître la fin de cette histoire d’amour, que j’ai lu à toute vitesse la dernière partie…

En conclusion, je dirais que si vous avez soif d’aventures, de dépaysement, de dangers mais aussi et surtout d’amour (après tout, la Saint Valentin, c’est pour bientôt !), n’hésitez pas, ce roman est un pur moment d’évasion. Et, ce qui ne gâche rien, les éditions de l’Archipel éditent toujours des objets-livres beaux et de bonne qualité ! Merci beaucoup à eux, c’est toujours un plaisir !

Priscilla (@Priss0904, @litterapriscilla)

Quatrième de couverture : Cornouailles, 1876. Après la mort de son père, Helena, 16 ans, se retrouve dans la misère. Un jour, un inconnu lui fait une offre. Aussi riche que séduisant, Ian Neville lui propose de l’épouser et d’assurer l’éducation de son jeune frère. Mais il y met une condition : qu’elle accepte de le suivre en Inde, où il gère une vaste plantation de thé au pied de l’Himalaya.
En se donnant à son mystérieux bienfaiteur, la jeune femme a conscience de faire un saut dans l’inconnu. Mais l’espoir de ne manquer de rien, le cadre de vie somptueux de Darjeeling et le charme de son époux ont raison de ses réticences.
Jusqu’au jour où, Ian étant en voyage, Helena reçoit la visite d’un homme qu’elle avait rencontré lors d’un bal en Angleterre. Leurs retrouvailles éveillent en elle des questions sur le passé de Ian, dont celui-ci n’a jamais rien voulu lui dire. Pourquoi ignore-t-elle tout de son ascendance ? Cessera-t-il un jour d’être un étranger à ses yeux ?
Un voyage initiatique et sensuel aux confins de l’Inde millénaire.

Préjugés et orgueil de Lynn Messina

Je commence 2019, comme j’ai fini 2018, en compagnie, même un peu plus lointaine, de Jane Austen, Bennet et Darcy. Comme l’indique la couverture : « Bennet est un homme, Darcy est une femme…et nous sommes à New York au XXIe siècle ! »

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Grand bien m’a pris de lire l’original avant de me lancer dans la lecture de cette réécriture. Evidemment, ça semble, au premier abord, gâcher une part du suspens : on sait d’emblée ce qui va advenir des personnages et ce qu’ils sont réellement, mais là n’est pas l’essentiel. Le vrai tour de force de l’auteur, c’est l’adaptation ! En effet, comment certains éléments de l’intrigue, comme la fuite déshonorante de Lydia et Wickham (vivre ensemble sans être mariés, quelle horreur !), la mère abusive qui cherche absolument à « caser » ses cinq filles, se retrouveraient-ils au XXIe siècle ? Lynn Messina est donc obligée de créer un univers entier et cohérent autour de musées, de mécènes, de donations, de détournements de fonds qui permettent de conserver le sel de l’histoire originelle sans que rien ne nous choque.

Romeo-et-JulietteJ’ai lu quelques critiques de lecteurs qui se plaignaient du manque de cohérence entre le contexte moderne et le langage « austenien » des personnages, un peu ce que certains reprochent à un film comme Romeo + Juliet de Baz Lurhmann (film que je trouve tout simplement génialissime en ce qui me concerne !). Je pense, pour ma part, que c’est l’un des charmes du roman, cette présence sur une même page de « Twitter » et de propos sur « le gentleman accompli ». Car oui, ce récit va bien au-delà d’une reprise de l’intrigue d’Orgueil et Préjugés, c’est une vraie déclaration d’amour au roman originel. On sent, d’autant plus quand on les lit à la suite, à quel point Lynn Messina aime, admire et connaît parfaitement le roman de Jane Austen. Les clins d’œil sont nombreux et vraiment savoureux. Je n’en citerai que quelques exemples : le premier mot de Darcy sur le physique de Bennet, la première danse, la tornade Wickham, la lettre, la visite de Pemberley, les déclarations… Bref, un vrai florilège des moments forts du roman initial.

Il y a, en outre, tout un jeu savoureux sur la toponymie. Les prénoms sont phonétiquement très proches : Charles devient Charlotte, Georges devient Georgia, Lydia devient Lydon, Jane devient John, Caroline devient Carl ; les lieux sont eux aussi manipulés Meryton devient le nom du patron des personnages principaux, Brigton un club très privé. Le sel des personnages qui faisaient sourire à la lecture du roman anglais du XIXe siècle se retrouve ici : Lady Catherine évidemment, Mrs Bennet disparaît au profit d’un patron qui réunit toutes ses « qualités », Collin qui devient un gay contraint de se marier pour la famille…

J’ai tout simplement adoré Orgueil et Préjugés et j’ai passé un bon moment à la lecture de Préjugés et orgueil avec un effet de symétrie qui s’ajoute au changement d’année, ce qui me semble symboliquement très approprié.

Avis donc à tous les fans d’Austen, vous ne serez ni choqués, ni outrés. L’élève n’a pas l’intention de dépasser le maître ici, simplement de lui rendre hommage en montrant, encore une fois, certes en forçant un peu le trait parfois (notamment autour des classes sociales), que la littérature nous parle à travers les âges…

Je remercie chaleureusement les éditions Diva Romance pour cette découverte. Et j’en profite pour vous souhaiter une excellente année 2019 !

Priscilla (@Priss0904)

Les Classiques de Priscilla – Orgueil et Préjugés de Jane Austen

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C’est un très heureux concours de circonstances qui m’a conduite à découvrir le célèbre roman de Jane Austen, Orgueil et Préjugés, puisque j’ai reçu, de la part des éditions Diva Romance, Préjugés et Orgueil de Lynn Messina (je vous en reparlerai très vite !) et que Jane Austen était l’un des noms proposés ce mois-ci pour le Reading Classics Challenge de Lilly and Books. En outre, ce roman était depuis un moment dans ma PAL. Autant d’arguments recevables pour me lancer dans la découverte de ce classique. Et grand bien m’en a pris !

J’ai tout simplement adoré ce roman ! J’y ai retrouvé le plaisir de lire des classiques du XIXe siècle, bien qu’on soit très loin, avec Jane Austen, des descriptions réalistes longues et très documentées du réalisme ou du naturalisme français. Le « faire vrai » n’est pas dans la précision, mais dans l’ambiance rendue page après page. Sans réelle description des robes ou des intérieurs, on sent très bien la simplicité de Longburn, l’ostentation de Rosings et la beauté poétique de Pemberley.

Les personnages sont tous hauts en couleurs. Lizzy, évidemment, que j’ai adorée avec son tempérament de feu, sa franchise, sa loyauté, sa naïveté aussi ; Jane et sa réserve candide ; Darcy, évidemment et son orgueil (ou pas !). Bien qu’ils soient moins connus, j’ai beaucoup souri grâce aux répliques cyniques de Mr Bennet et au ridicule de son épouse ou de Mr Collins. Même les personnages moins sympathiques tels que Lady Catherine ou Miss Bingley apportent une touche essentielle à l’histoire.

L’histoire justement : tout le monde la connaît, et pourtant… Bien sûr il y a de l’amour, mais ce n’est pas l’essentiel selon moi. La véritable histoire réside dans la faculté de grandir de Lizzy et Darcy, l’un au contact de l’autre. Il s’agit donc plutôt d’un double roman d’apprentissage. On est loin du coup de foudre, on se rapprocherait même de l’anti-coup de foudre entre Swann et Odette ou entre Aurélien et Bérénice. Mais il y a,  dans le rejet de Darcy par Lizzy et dans l’indifférence de Darcy pour la demoiselle, une fascination immédiate qui ne trompe pas le lecteur.

Tous les deux sont orgueilleux, tous les deux ont des préjugés. Si Lizzy ne s’attend pas le moins du monde à l’aveu des sentiments de Darcy au milieu du roman, le lecteur, qui a flirté avec les pensées de celui-ci, s’y est davantage préparé, mais là n’est pas la question. L’originalité du roman est due justement à la lente découverte des mécanismes d’un amour qui n’est pas aussi immédiat que celui qui existe entre Jane, la grande sœur de Lizzy et Bingley, le meilleur ami de Darcy. Il faudra du temps pour que l’orgueil laisse place à la sincérité et pour que les préjugés s’estompent au profit du jugement individuel sur la personne elle-même. Lizzy ne comprendra qu’elle pourrait aimer Darcy que quand elle le verra passer outre ses valeurs, son honneur et ses principes par amour. Et c’est là que c’est magique : dès qu’elle sent qu’elle pourrait l’aimer, elle se rend compte qu’elle l’aime déjà…et que ça ne s’explique pas !

Oui, je spoile un peu… Mais je crois que même ceux qui n’ont jamais lu le roman savent, de par sa notoriété, comment il finit, alors vous m’excuserez…
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Dans la foulée, et parce que, vraiment, je suis pleinement rentrée dans cet univers, j’ai regardé l’adaptation de Joe Wright avec Keira Knightley. Je l’ai trouvée bien faite, fidèle sur de nombreux points au roman. Mais rien ne surpassera la lecture de ce chef-d’œuvre : 500 pages de doutes, de questionnements, de compréhension progressive ne peuvent être parfaitement rendues en deux heures de film. J’ai pourtant passé, avec cette adaptation, un second très bon moment…

Vous avez un plaid ? Une tasse de thé ? Du temps ? Foncez !!!

Priscilla (@Priss0904)

L’Hôtel du Lac des Ombres de Daniela Tully

IMG_20181226_230241.jpgQuelle histoire, mes amis… Je découvre, avec ce roman, les éditions Mazarine et d’emblée j’avais été attirée par cette couverture que je trouve tout simplement magnifique. Mais le contenu n’a rien à envier à l’enveloppe.

Vous le savez maintenant, je raffole des romans historiques mais j’avoue que je craignais un peu de me lasser de la période hitlérienne en Allemagne vu que j’ai lu, il y a peu, De notre côté du ciel. Mais non ! Rien à voir !

Daniela Tully arrive à mêler intelligemment roman historique, saga familiale, enquête policière, amoureux maudits et roman d’apprentissage en quelques 350 pages. Je me suis immédiatement laissé prendre au jeu en croyant naïvement que je ferai des allers-retours entre le passé et le présent et entre les différents protagonistes. Ce n’est pas tout à fait le cas ! Le plus étonnant ici, c’est que toutes les clés sont données plusieurs dizaines d’années après les faits et pas forcément de la manière la plus traditionnelle qui soit. Je ne peux pas vous en dire plus, il faut que vous le lisiez.

Tous les personnages sont attachants, même ceux qui sont dérangeants. La famille Montgomery, à l’arbre généalogique vraiment complexe, et aux individus cupides ou profondément humains ; Maya la libraire solitaire, perdue, en quête de toutes les formes d’amour ; Martha, la jeune fille rebelle et idéaliste ; Hans, l’homme bon et différent ; Siegfried, l’homme aux personnalités multiples ; Wolfgang le frère torturé… Tous ont des liens, tous ont des secrets, tous ont plusieurs identités, plusieurs vies et on n’a de cesse de tourner les pages que quand la vérité s’est dévoilée.

Amour, haine, jalousie, fraternité, homosexualité, ambition, reconnaissance, famille : tous ces thèmes se mélangent en 80 ans d’histoire et sur deux continents pour créer une intrigue unique et vraiment prenante. L’auteur mêle tous ces fils d’une main de maître, le tout dans une ambiance peinte de façon très réaliste : personnellement, le Montgomery Resort m’a autant fascinée que dérangée !

Autre intérêt de ce roman très riche : les différents niveaux de narration. En plus des changements de focalisation (Martha, Maya, Hans…) s’insèrent dans l’histoire des contes, des lettres, des récits qui sont autant d’éléments de réponse au problème principal : la disparition inexpliquée de Martha.

Que vous soyez friands de récits historiques, d’enquêtes policières, de sagas familiales ou d’histoires d’amour, ce roman devrait faire votre bonheur. Il est encore temps de se faire des cadeaux après tout 😉

Merci aux Editions Mazarine pour ce passionnant voyage !!

Priscilla (@Priss0904)

Les Filles touchent l’eau et les garçons voient une étoile filante d’Andy Marks-Amstrong

Qu’est-ce que l’Amour ? Qu’est-ce que le Bonheur ? Qui suis-je ? Pourquoi est-ce que j’agis de cette manière ? Autant de questions que l’on s’est tous posé ou que l’on se pose… Sans jamais obtenir de véritable réponse ! Ne vous en faites pas, ce roman n’est pas un texte philosophique, c’est bien un roman, une fiction qui tient le lecteur en haleine autour de personnages attachants et riches, mais cette fiction nous concerne tous, plus ou moins directement.

C’est l’histoire d’un coup de foudre, celui de Livia pour Camille et de Camille pour Livia. C’est une relation construite sur des années de textos et de rejets mais une relation qui les aide à vivre, à survivre, à surmonter leurs histoires d’amour tumultueuses, leurs enfances douloureuses.

mdeCe récit est beau, parce qu’il est profondément vrai. Nous suivons d’abord le point de vue de Livia, puis celui de Camille et enfin celui d’un témoin externe de leur histoire,  une serveuse, Andréa. Cette alternance de points de vue va au-delà de la simple superposition, elle respecte la dichotomie de l’être. Livia ne sait pas ce qui pousse Camille à agir comme il le fait et Camille ne comprend pas le pouvoir d’attraction de Livia. C’est en mêlant les trois discours que la vérité se fait jour.

Quelle vérité ? Une vérité toute simple : il n’y a pas d’explication ! Nous avançons tous avec nos histoires, nos secrets, nos blessures, nos rêves. Pourquoi sommes-nous heureux avec telle personne ? Malheureux avec telle autre ? Attiré par un être ? Lassé par un autre ? L’alchimie des êtres reste un mystère, un beau mystère, auquel ce roman rend complètement justice.

On s’y plonge avec plaisir, on le poursuit avec enthousiasme, soucieux de connaître le destin de ces amants qui semblent maudits, on le termine avec le sourire aux lèvres, en ayant lu au passage des phrases vraiment belles et émouvantes dont je vous donne un exemple avec grand plaisir…

« Les étoiles filantes du mois d’août s’apparentaient à elle, un vœu pieux, tout simplement inaccessible et pourtant exprimé à travers les cieux. Le regard que je pouvais porter sur une étoile filante et l’improbabilité de son existence ou de sa réapparition, c’était Livia. Elle semblait briller de mille feux pour ne devenir que l’ombre d’elle-même ou de mes déboires passés avec les unes et les autres. »

Merci aux Editions Amalthée pour cette jolie découverte !

Bonne lecture !

Priscilla (@Priss0904)

Roméo cherche Roméo de Justin Myers

IMG_20181031_132300.jpgUne jolie bouffée d’air frais qui fait du bien au moral ! Si vous avez aimé Coup de foudre à Notting Hill, Le Journal de Bridget Jones ou autres histoires de ce type, vous allez adorer ! Même si ce roman est un peu différent.

J’ai retrouvé dans cette histoire pleins d’éléments qui m’ont fait sourire, non parce qu’on est dans le gag, mais parce que c’est tellement vrai…

Pour peu que vous ayez été en couple avec quelqu’un de « destructeur » pour vous, que vous ayez traîné sur des sites de rencontre, voire que vous ayez rencontré des personnes par ce biais ou que vous ayez tenu un blog, le récit de James, homosexuel, fraîchement célibataire, manquant de confiance en lui, inscrit sur Soulseekers (notez que le nom du site est un peu plus romantique qu’Adopteunmec… et pourtant !) et blogueur sur Un Roméo de plus, va vous évoquer des souvenirs.

Ce qui est très intéressant dans la structure de ce roman, c’est le choix du narrateur-personnage. On est constamment avec le vrai James et on sent très vite le décalage entre lui et Roméo (le personnage du blog), décalage qui est le fond du problème : quand on joue un rôle, il faut veiller à ne pas se perdre en chemin. On sent le problème venir et en même temps, on est happés, nous aussi, par ce blog et par le style humoristique, cynique et volontairement caricatural de son auteur !

Ce n’est donc pas une comédie romantique comme les autres : des rencontres, il y en a plusieurs, de l’amour, pas vraiment, pas le vrai, pas encore, peut-être… Ce n’est pas fleur bleue du tout, ça ressemble plutôt à une descente aux enfers même à certains moments, mais c’est tout en légèreté et franchement, ça fait du bien !

Tous les personnages sont attachants, pour des raisons différentes : les amis Bella, Silvie, Nicole & Richie, Curtis ; les Roméos bien sûr, le crade, le « cuit à point », le « à la baignoire », Finn, Nate et même les personnages plus déplaisants comme Adam ou Hurley… Tous apportent quelque chose d’essentiel dans la quête du héros jusqu’à la fin de l’histoire, que j’ai adorée !

Pour le contenu, contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce n’est pas répétitif. Le point de départ, drôle en soi, se complexifie de relation en relation, les conséquences ne sont pas forcément celles qu’on aurait pu attendre et les choix de James sont souvent surprenants finalement.

Il y a aussi des éléments qui poussent à réfléchir, même si je ne suis pas certaine que c’était forcément l’intention de l’auteur. Par exemple, le fait que toutes les rencontres qui fonctionnent à peu près se font en deux temps, la fin de soirée ayant toujours lieu dans un bar gay, afin de pouvoir embrasser l’autre sans gêner les tables voisines. Même à Londres ! Même au XXIe siècle ! Je vous laisse méditer là-dessus !

Bien sûr ce roman n’a pas vocation à être un chef-d’oeuvre de la littérature, mais l’auteur avance finement dans une intrigue si bien menée que l’on devine rapidement qu’elle s’appuie sur du vécu. On sourit, on rit, on espère, on y croit, on n’y croit plus et on comprend enfin (merci Bella !!) ! J’ai vraiment beaucoup apprécié ces soirées passées avec James, qui doit faire un super pote et ça a été une jolie bouffée d’air frais et d’oxygène ! N’hésitez pas !

Merci à Eric Poupet et aux éditions LJ (J’ai lu) pour cette agréable découverte !

Priscilla (@Priss0904)

Résumé du roman : Gay, gaffeur et célèbre malgré lui… Le cousin de Bridget Jones ! James vient de rompre. Comme il tourne en rond dans son studio et au boulot, il décide de reprendre sa vie amoureuse en mains. Mais à l’ère digitale, pas facile de rencontrer le grand amour romantique ! En attendant, jouant de son humour et de sa belle plume, James trompe l’ennui en racontant sur son blog ses blind dates sous le pseudo de Roméo. Une initiative qui ne tarde pas à faire le buzz. Mais qui est donc Roméo ? Devenu malgré lui une célébrité du net, James ne se doute pas des péripéties qui vont suivre. L’amour sera-t-il au bout de l’aventure ?

Bon retour à la maison de Debbie Macomber

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Chaque Histoire Charleston est différente, mais elles émeuvent toutes d’une façon ou d’une autre leurs lecteurs.

Pour ceux qui suivent le blog régulièrement, j’avais déjà pu vous faire découvrir cet auteur, grâce à une chronique sur son livre Une lettre en été, paru en 2015 et qui était le tome 3 d’une saga, je vous rafraîchit la mémoire ici:

https://livresque78.wordpress.com/2015/07/11/une-lettre-en-ete-de-debbie-macomber/

Debbie Macomber nous raconte ici un morceau de vie, trois sœurs qui s’aiment mais que pourtant, la vie, les choix, les rencontres, les malentendus ont séparés.

C’est un roman qui parle des erreurs, des décisions qu’on pense être les bonnes et qui nous emmènent loin de ceux qui sont chers à notre cœur. Mais aussi sur la seconde chance, sur le fait que rien ne soit jamais acquis ou perdu.

Le belle histoire de femmes courageuses qui acceptent de reconnaître leurs erreurs et  par conséquent de ne plus passer à coté de l’essentiel: l’amour de son entourage.

Un roman qui va à l’essentiel: la tendresse, l’affection, l’envie de bonheur et qui laisse le lecteur pantois par la précision des mots de l’auteur pour définir tous ces sentiments.

On ressort de cette lecture le coeur emplit de positivité et de volonté d’avancer.

Encore un très beau moment de lecture.

Résumé:

En grandissant, Cassie Carter et ses soeurs, Karen et Nichole, étaient extrêmement proches. Jusqu’à ce qu’un événement les sépare… Après l’université, Cassie a fuit maison pour épouser un homme mauvais, jetant aux orties ses études et brisant le coeur de ses parents.

À maintenant 31 ans, Cassie est de retour à Washington avec sa fille, espérant laisser son passé derrière elle. Après avoir mis fin à un mariage compliqué, elle tente de reconstruire le puzzle de sa vie. Malgré ses tentatives, elle n’a jamais réussi à faire la paix avec ses soeurs. Karen, la plus âgée, est une femme occupée, entre sa carrière et l’éducation de ses deux enfants. Et Nichole, la plus jeune, est une mère au foyer dont le mari passe tous les caprices.
Mais un jour, Cassie reçoit une lettre de Karen, qui laisse espérer une réconciliation. Et alors que Cassie se permet de croire à l’avenir, en s’excusant auprès de ses soeurs et en trouvant l’amour, elle réalise le pouvoir de la compassion, et la possibilité d’un nouveau départ…
Un merveilleux roman sur la persévérance et la confiance, un voyage excitant à travers les challenges et les joies de la vie.
« Les fans de Debbie Macomber ne seront pas déçus ! »
Library Journal

 

 

 

 

 

Après les ténèbres de Martine Delomme

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Je vous parle aujourd’hui d’un roman de Martine Delomme, dont je découvre la plume aux éditions l’Archipel.

Une lecture que j’ai pris plaisir à découvrir, mais il faut le dire difficilement classable, c’est un roman, une histoire, telle qu’en vivent beaucoup de personnes comme vous et moi, tous les jours. C’est un moment de vie, où se croisent des destins de tous bords, où se font des rencontres inattendues.

Difficiles de savoir si on fait les bons choix en écoutant ce que nous dicte notre instinct, c’est ce que va découvrir Marion, qui pense agir comme il se doit sans savoir si cela ne va pas modifier son avenir ainsi que celui de Fabien. Le monde de l’art sur fond de seconde guerre mondial, des œuvres volées, vendues par les Allemands, dont on n’a plus aucune trace.

Une histoire juste dans le ton qu’emploie Martine Delomme, car elle nous offre des personnages attachants qui aiment, qui souffrent et ne sont donc au final pas différents de nous, sauf peut-être dans leur volonté de rétablir la vérité et de rendre justice.

Une lecture fluide agréable que je ne peux que conseiller.

4ème de couverture:

En posant les yeux sur ce tableau de Matisse, Marion ignorait quels terribles secrets elle allait déterrer… Étudiante en droit et en histoire de l’art, Marion revient à Apt auprès de ses parents à l’occasion d’un stage chez Fabien Goldberg, notaire et homme politique à la carrière prometteuse. Troublé par le charme et l’enthousiasme de la jeune fille, celui-ci l’invite dans le domaine familial et lui fait admirer quelques peintures de grands maîtres. Une toile de Matisse retient l’attention de Marion. Ce Soleil couchant à Collioure ne fait-il pas partie des oeœuvres d’art disparues pendant la Seconde Guerre mondiale ? Quel que soit le mystère qui se cache derrière cette découverte, il va bouleverser le destin de Marion et de ceux qu’elle aime…