Minuit dans le jardin du manoir de Jean-Christophe Portes

J’ai été très honorée quand Jean-Christophe Portes, après avoir lu ma chronique sur L’Affaire des corps sans tête, m’a proposé de lire et critiquer son nouveau roman, un polar contemporain cette fois, Minuit dans le jardin du manoir. C’est aujourd’hui chose faite et…comment vous dire ?… Il ne faut surtout pas hésiter, foncez le lire !

rhdrC’est un roman riche en rebondissements et vraiment pluriel dans sa nature. A l’intrigue principale, cette tête piquée dans le jardin du manoir de Colette et Denis, son petit-fils, s’ajoutent une véritable chasse au trésor, une dimension historique passionnante (pas sur la Révolution cette fois…) et des (en)quêtes personnelles plus humaines. J’ai vraiment vite été ferrée par la plume haletante de Jean-Christophe Portes qui, avec des chapitres courts et efficaces, relève le défi de piquer toujours plus ma curiosité de lectrice.

Les personnages sont plaisants, je me suis beaucoup attachée à Denis qui évolue tout au long du roman, en conservant sa droiture et encore parfois son étroitesse d’esprit qui prête à sourire. Nadget est, elle aussi, un personnage riche et agréable à suivre. Trividec est un personnage volontairement caricatural et de ce fait, assez truculent. Quant à Colette, elle est surprenante, mais je ne peux pas vous en dire plus.

Des enquêtes de Victor Dauterive, on retrouve la vivacité de l’enquête qui s’avère, à chaque chapitre, plus complexe que prévu, sans que l’on perde le fil ; on retrouve la passion de l’auteur pour l’Histoire (on ne change pas une équipe qui gagne) grâce à des événements précis narrés sans lourdeur et qui apporte un vrai complément à l’histoire initiale ; on retrouve une plume légère et enlevée que j’ai toujours autant de plaisir à suivre ; on retrouve le mélange des genres, des milieux (la police, les pirates, le journalisme, la mafia, le pouvoir…).

C’est donc à un vrai moment de plaisir que vous invite Jean-Christophe Portes avec son premier polar contemporain, une vraie réussite que je vous invite chaleureusement à découvrir.

Priscilla (@priss0904, @litterapriscilla, Page Facebook)

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Le Ciel de Darjeeling de Nicole Vosseler

IMG_20190209_232637.jpgJ’ai eu la chance de découvrir ce roman enchanteur suite à une enquête des éditions de L’Archipel, et j’en suis plus que ravie. Il m’a fait immédiatement penser au coup de cœur que j’avais ressenti pour La Vallée du Lotus Rose de Kate McAlistair dont j’avais écrit la chronique en fin d’année dernière. Evidemment, les deux textes ont de nombreux points communs :

  • l’héroïne, d’abord, jeune, femme, forcée par l’état de ses finances à épouser un homme qu’elle n’aime pas et à s’expatrier loin de son Angleterre natale. Jezebel et Helena ont en commun une grande soif de liberté, d’indépendance et d’amour, un grand sens de l’honneur et une force en elles, dont elles ne connaissent même pas l’étendue.
  • L’Amour ensuite, les deux hommes de leur cœur portent d’ailleurs le même prénom et sont deux aventuriers au passé trouble et dont les vies sont toujours menacées.
  • L’Inde bien sûr !

Mais la richesse de la comparaison entre les deux œuvres vient aussi de leurs différences. Je vous laisse découvrir ou relire ma chronique du roman de Kate McAlistair et je ne vous parlerai que de celui de Nicole Vosseler.

Le récit que nous suivons dans Le Ciel de Darjeeling est original et ajoute à la description des charmes de l’Inde la narration de faits historiques violents. Les destins de nombreux personnages (Ian, Mohan, Winston, Sitara, Emily, Richard) sont liés à la tragique destinée de ce pays fascinant mais en proie à de nombreux conflits entre les différentes ethnies se partageant le pouvoir jusqu’à la décolonisation. La haine, la peur de l’inconnu, la rancœur d’une nation se fond dans la vendetta de plusieurs familles, conférant ainsi au récit une dimension épique que n’a pas La Vallée du Lotus rose.

Aucun personnage n’apparaît comme fondamentalement mauvais. Ce sont la culture, le contexte, les convictions, les lois qui poussent chaque personnage à agir, à un moment ou un autre, de manière condamnable. J’ai pourtant immédiatement été encline à pardonner à Winston ou à Ian, peut-être même plus facilement qu’Héléna. Sûrement parce qu’ici, en dépit de ce que tous disent ou même pensent, c’est uniquement l’amour qui les fait agir : l’amour pour une divinité, pour une femme, pour sa famille, pour la justice, pour l’honneur. Peut-on tout faire par amour ? Je ne le crois pas. Mais en tout cas, il explique bien des choses. La violence des sentiments se lit ici, non grâce à des déclarations romantiques ou niaiseuses, mais par le prisme des violences passionnelles qu’ils engendrent. En outre, Ian ne se laisse pas aisément deviner ou découvrir mais de nombreux indices m’ont conduite à le ranger immédiatement dans la catégorie des hommes bien, par le respect qu’il témoigne à la jeune fille, par le souci qu’il a du bien-être de son petit frère, par le traitement qu’il réserve à ses domestiques… La part d’ombre qu’il garde jalousement ne remet jamais cela en question et avant même que je ne m’en rende compte, je lui étais tout acquise.

Vous vous en doutez, je me suis immédiatement laissée embarquer dans cette triple histoire d’amour, dans ce voyage en un Orient fantasmé et dangereux, dans cette découverte de l’Amour par une jeune fille qui s’en croit longtemps exempte. Lors de cette lecture, le spectre du personnage d’Angélique d’Anne & Serge Golon est – encore – plusieurs fois apparu devant moi, d’autant plus qu’ici Ian m’a fait vraiment penser à Joffrey de Peyrac, dont on a – presque ! – toutes été amoureuses à un moment.

Seul petit bémol, mais qui n’est finalement que le contrepoint de mon enthousiasme à la lecture de ce récit : j’ai trouvé la fin un peu précipitée. Suite à la narration enchâssée de l’enfance d’Ian, j’ai moins bien compris les réactions d’Héléna et ses hésitations… Peut-être aussi que je voulais tellement connaître la fin de cette histoire d’amour, que j’ai lu à toute vitesse la dernière partie…

En conclusion, je dirais que si vous avez soif d’aventures, de dépaysement, de dangers mais aussi et surtout d’amour (après tout, la Saint Valentin, c’est pour bientôt !), n’hésitez pas, ce roman est un pur moment d’évasion. Et, ce qui ne gâche rien, les éditions de l’Archipel éditent toujours des objets-livres beaux et de bonne qualité ! Merci beaucoup à eux, c’est toujours un plaisir !

Priscilla (@Priss0904, @litterapriscilla)

Quatrième de couverture : Cornouailles, 1876. Après la mort de son père, Helena, 16 ans, se retrouve dans la misère. Un jour, un inconnu lui fait une offre. Aussi riche que séduisant, Ian Neville lui propose de l’épouser et d’assurer l’éducation de son jeune frère. Mais il y met une condition : qu’elle accepte de le suivre en Inde, où il gère une vaste plantation de thé au pied de l’Himalaya.
En se donnant à son mystérieux bienfaiteur, la jeune femme a conscience de faire un saut dans l’inconnu. Mais l’espoir de ne manquer de rien, le cadre de vie somptueux de Darjeeling et le charme de son époux ont raison de ses réticences.
Jusqu’au jour où, Ian étant en voyage, Helena reçoit la visite d’un homme qu’elle avait rencontré lors d’un bal en Angleterre. Leurs retrouvailles éveillent en elle des questions sur le passé de Ian, dont celui-ci n’a jamais rien voulu lui dire. Pourquoi ignore-t-elle tout de son ascendance ? Cessera-t-il un jour d’être un étranger à ses yeux ?
Un voyage initiatique et sensuel aux confins de l’Inde millénaire.

[TBTL] Throwback Thursday Livres – Quête ou enquête

Conçu par BETTIE ROSE BOOKS sur le même principe que le Throwback Thursday d’Instagram mais version livres ! Chaque semaine, un thème est proposé et il faut partager une lecture correspondante (une seule) à ce thème.
Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont nous n’avons plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à vos lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres ! Comme nous « revenons en arrière », il s’agit de livres déjà lus. Sauf exception de thème. Quand un thème ne vous inspire pas, vous pouvez piocher à votre guise dans les anciens.

C’est la première fois que je participe à ce rendez-vous et j’en suis ravie. Je commencerais donc par remercier Bettie Rose pour cette jolie initiative.

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En ce qui me concerne, quand on me dit « quête », ce qui me vient immédiatement, c’est « Quête du Graal ». Depuis ma première année d’université, je suis absolument passionnée par la littérature médiévale. L’univers arthurien me fascine : ces légendes écrites à partir du XIIe siècle construisent un univers riche dont nous sommes encore aujourd’hui les héritiers. Merlin, Arthur, Mordred, Morgane, Gauvain, Yvain, Lancelot, Guenièvre, Mélusine, les nains, les dragons. Tous ces personnages peuplent encore les contes de notre enfance.

La magie la plus païenne (Avalon notamment) côtoie la culture chrétienne (le Graal, le diable, géniteur de Merlin) pour dessiner sous nos yeux ébahis un monde riche de symboles, d’amour, de valeurs morales et d’aventures qui nous permettent de nous évader, en nous faisant entrer dans des châteaux, des forêts enchanteresses, dans lesquelles personnellement j’adore flâner.

Les romans qui m’ont le plus marquée :

  • Le Chevalier au Lion, Erec & Enide de Chrétien de Troyes
  • L’Enchanteur de Barjavel
  • Le Cycle du Graal de Jean Markale

Et comme le but, c’est d’en sélectionner un, mon cœur vibrera toujours de manière particulière pour le premier !

Prochaine lecture prévue sur ce thème que j’affectionne : Le Cycle d’Avalon de Marion Zimmer Bradley.

Je vous invite donc chaleureusement à découvrir cet univers féérique.

Bonnes(s) lecture(s) !

Priscilla (@Priss0904)

Conquérant de l’impossible Mike Horn

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Mike Horn

Jean-Philippe Chatrier (Collaborateur)
ISBN : 2266161253
Éditeur : Pocket (01/02/2006)

Bon, alors, oui, ceux qui me connaissent vont bien rire, moi qui ne suis pas aventurière pour un sou, qui ne voyage qu’en France et qui me plaint dès qu’il fait un peu trop chaud ou trop froid…Et alors me direz-vous, c’est l’avantage des livres, c’est qu’ils nous font durant quelques heures être quelqu’un d’autre.

Durant quelques heures de lecture, j’ai donc été Mike Horn, cet homme que j’ai découvert comme beaucoup à la télévision. J’ai donc naturellement eu envie d’en savoir plus sur ce personnage qui se dit aventurier… Bon promis je ne mettrais plus en doute son courage car il m’a tout simplement bluffé! J’ai souffert, j’ai eu froid avec lui, j’ai appris énormément de choses, cet homme est un cas à part. Il n’est pas fait du même bois que nous, que moi en tout cas, c’est certain…

Une lecture enrichissante, qui change totalement de mes habitudes et ça fait du bien. J’ai donc découvert en dehors de l’homme de télévision dont l’accent nous séduit tous et toutes, une intelligence rare, un père et un époux, quelqu’un qui aime partager que l’on aimerait évidemment rencontrer.

4ème de couverture:

J’ai failli mourir dans l’eau glacée, j’ai senti les crocs des ours polaires contre mon visage, j’ai survécu à des températures de – 60°C ; (…) j’ai eu les doigts, la figure et même les poumons gelés (…), l’Arctique est sans pitié. Tout ce que j’ai affronté était nouveau pour moi. Je n’ai trouvé le courage de surmonter certaines épreuves que parce que j’ignorais les souffrances qu’elles représenteraient. »
Mike Horn est un aventurier de l’extrême. Il ne vit que pour relever de nouveaux défis, et repousser encore plus loin les limites de sa résistance. Pour obliger son corps à donner le meilleur de lui-même. Pour le contraindre à obéir à son esprit. Son exploit – réaliser le tour du cercle polaire arctique – il l’a vécu comme un véritable voyage vers l’humain. Parce que sur ces terres où la vie ne tient qu’à un fil, où la moindre erreur peut être fatale, la solidarité est exemplaire

Les cinq éléments- La tablette d’émeraude de Dan Jolley

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Voici un roman jeunesse d’aventure qui me ramène et me rappelle mon enfance et mes premiers romans d’aventure bibliothèque verte. Les thèmes principaux sont une incroyable amitié qui lie les jeunes aventuriers en herbe. Une amitié qui est mise à mal par un déménagement, celui de Gabe, nos cinq copains décident donc de vivre intensément le peu de temps qu’il leur reste à passer ensemble, ils veulent de l’action et ils vont être servis.

Un roman jeunesse qui comblera les fans de magie et de mystère, nos jeunes héros sont courageux et intrépides. Ils n’hésitent pas à braver les interdits afin d’assouvir leur curiosité, mais attention ils pensent comme tous les jeunes de leur âge, qu’ils maîtrisent la situation, mais est-ce vraiment le cas?

Ils risquent d’être surpris.

4ème de couverture:

Une nouvelle série dont l’’écriture rythmée va envoûter les jeunes lecteurs.
Une histoire haletante, un récit addictif entre magie, aventure, action et développement de relations fortes dans un groupe de jeunes héros attachants.

Cinq éléments comme les cinq héros de cette série addictive
Le feu, c’’est l’’instinct et la colère.
L’’air, c’’est l’’esprit allié au coeur.
L’’eau, c’’est la célérité et la ruse.
La terre, c’’est la lenteur et la stabilité.
Il existe un cinquième élément : la Magie – et la Magie, c’’est le destin, aussi sombre soit-il.

masse_critique…

 

 

 

Soul Breakers de Christophe Lambert

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ISBN : 2747064840
Éditeur : Bayard Jeunesse (18/01/2017)
Grâce à l’opération Masse critique de Babelio, j’ai une fois de plus fais une découverte littéraire. Je pense clairement que je n’aurai pas eu l’occasion de lire cette aventure sans cela.
Un roman trépidant, durant lequel nous suivons tout d’abord Teddy et sa sœur, deux enfants très attendrissants, puis Teddy part dans une aventure  dont on a l’impression qu’elle va l’avaler, le dévorer tout cru.
Pourtant ce jeune adolescent, se révèle être d’une trempe incroyable, il va vivre et rencontrer des difficultés qui auraient fait fuir plus d’un adulte.
Pourtant par amour de sa famille, Teddy va affronter le pire, mais aussi le meilleur en faisant de belles et sincères amitiés.
Un roman jeunesse certes, mais qui je pense s’adresse  aux adolescents et jeunes adultes, plutôt qu’aux plus jeunes, car il n’épargne rien à ses personnages.
Une très agréable lecture pleine de rebondissements, de tendresse et de sincérité. Bien au delà de la couverture et du résumé, qui je trouve ne rendent pas hommage au talent d’écriture de Christophe Lambert, ainsi qu’à l’intérêt de son histoire.
Merci à Babelio ainsi qu’à Bayard Editions.

A comme Apocalypse- une mission de Gidéon Crew de Preston&Child

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Douglas PrestonLincoln Child

ISBN : 2809820597
Éditeur : L’ARCHIPEL (2016)

 

Je ne suis pas  une habituée de Preston & Child, c’est clairement une erreur de ma part. Mais que voulez-vous, tellement de belles et palpitantes lectures, il est donc inévitable de passer quelques fois à côté…

Voici donc la quatrième mission de Gidéon Crew, ancien cambrioleur mais avant tout scientifique de haut vol. Gidéon est un personnage riche et fabuleux, qui a plus d’un tour dans son sac. Le roman est décrit comme étant suspense, aventure, mais je le classerais tout autant dans la case de roman de science-fiction.

L’intérêt de cette mission de Gidéon se fait sentir dès les premières pages et j’ai su immédiatement que j’allais adorer ce livre.

Un suspense qui monte très rapidement et qui tourne au cauchemar sous la forme d’une créature extraterrestre, qui m’a terrifié et fasciné à la fois.

Un talent d’écriture indéniable et qui bien entendu n’est plus à prouver, une histoire très bien construite dont le sujet est digne d’un bon film à succès. D’ailleurs, j’ai pour ma part pensé à certains films que j’ai beaucoup aimés, je ne vous en dis pas plus, je vous laisse découvrir si vous aussi, vous y trouver des références cinématographiques. 

J’espère donc d’ici peu voir vos commentaires concernant cette lecture.

4ème de couverture:

Eli Glinn participe à une expédition chargée de convoyer une météorite géante tombée au Cap Horn.
Avant que celle-ci ne disparaisse dans le naufrage du navire qui la transportait, Glinn a découvert que c’est une graine extraterrestre, qui depuis a germé pour donner naissance à un arbre gigantesque, intelligent et carnivore.
Il fait appel à Gideon Crew pour tenter de sauver l’humanité.

 

 

Tarzan, le seigneur de la jungle de Edgar Rice Burroughs

 

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Editions Archipoche

Date de parution: le 06 juillet 2016

Tarzan, tout le monde connaît, ou croit connaître. En effet, pour ma part, j’ai vu l’adaptation de Disney, j’ai lu les livres d’enfants, qui édulcorent l’histoire de cet homme singe. Mais je n’avais jamais lu l’oeuvre originale de Edgar Rice Burroughs.

La sortie au cinéma, le 13 juillet 2016 du film a donc été pour moi l’occasion de lire grâce à Archipoche, ce grand classique, écrit en 1912. Ce personnage de Tarzan a pris vie dans vingt-six volumes, son existence littéraire n’est donc pas un simple passage d’un arbre à l’autre.

Concernant ma découverte de l’histoire originale de ce personnage, elle s’est faite avec beaucoup de plaisir. Un véritable roman d’aventure avec toute sa délicatesse et la politesse des personnages tels qu’on les mettait en scène au début du 20ème siècle. Car l’histoire se déroulant en 1888, les femmes se retrouvaient inanimées à la moindre émotion, les hommes se vilipendaient avec un langage très fleuri… Un vrai bonheur d’élégance verbale, bien que l’auteur aborde le cannibalisme, tout cela reste très correct et classe.

Tarzan est une bête de muscles, d’une beauté incroyable que les femmes mais aussi les hommes ne peuvent s’empêcher d’admirer. Il se révèle d’une incroyable intelligence et apprend avec une facilité déconcertante, dont certains pourront soulever le manque de réalisme. cependant il faut avant tout se souvenir que l’on lit un roman d’aventure, écrit en 1912, ce qui forcément transporte le lecteur dans un univers totalement différent de celui que l’on pourrait découvrir en 2016 dans un roman d’aventure. De plus il aurait été compliqué de lui faire pousser des cris bestiaux lors d’une adaptation cinématographique. Par conséquence, son apprentissage du langage était nécessaire à la poursuite littéraire et cinématographique du personnage.

Pour ma part, un retour dans le type de lecture qui ont bercé mon enfance, cachée dans le grenier des mes grands-parents a dévorer les histoires de Davy Crockett et de bien  d’autres.

Une lecture donc, qui fait du bien à ceux qui ont mon âge et plus, et une belle découverte pour les plus jeunes. 

 

4ème de couverture:

xixe siècle. John et Alice Greystoke sont à bord du Fuwalda, au large de l’Afrique équatoriale. Suite à une mutinerie, ils sont débarqués sur la côte. Là, Alice met au monde un fils, John Clayton III, comte de Greystoke. Un an plus tard, elle meurt.
Deux mois ont passé quand un grand singe vivant dans la forêt voisine pénètre dans la cabane de John et le tue. Kala, une jeune femelle, s’empare alors du bébé humain et s’en occupe comme si c’était le sien. Elle lui donne le nom de Tarzan, « peau blanche ».
Il est élevé comme un singe et ce n’est qu’à 10 ans qu’il prend conscience de sa différence. En découvrant des livres dans la cabane abandonnée de ses parents, il est fasciné et apprend seul à lire.
À 18 ans, il voit ses premiers êtres humains, des Noirs de la tribu Mbonga. L’un d’eux tue sa mère adoptive, et Tarzan se venge…
Puis il assiste à l’arrivée d’une équipe de zoologistes anglais, le professeur Porter et sa fille Jane, venus là pour étudier la faune locale, plus particulièrement les singes. C’est alors la rencontre entre deux mondes, celui de la jungle et de la civilisation. Et de ce choc des cultures pourrait naître l’amour…

 

 

 

 

Aila et la magie des fées de Catherine Boullery

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Les légendes en Avotour racontent qu’hommes et fées vécurent en parfaite harmonie jusqu’au jour où un interdit absolu fut transgressé. Les fées choisirent alors de disparaître aux yeux des hommes…

Le tome I de la saga d’Aila nous invite à découvrir le destin d’une adolescente indomptable, rompue au maniement des armes et douée de facultés hors du commun. Fragile et complexe, elle offre une dimension humaine à un monde fantastique en proie au doute et à la trahison. Aila éveille ceux de nos désirs que nous taisons et qui font de nous, l’espace d’un livre, l’héroïne ou le héros que nous ne serons jamais.

Une fois en main, vous dévorerez sans retenue chaque chapitre de cette superbe aventure.

De nature passionnée, Catherine Boullery exprime son enthousiasme sous de multiples formes, les sciences dont elle fait son métier, la danse, la photographie et l’écriture. Avec Aila, elle nous entraîne dans une saga fantastique puisée à la source d’une imagination fertile et d’un authentique talent de conteuse.

Mon avis:

Je dois tout d’abord remercier Babelio de m’avoir permis de découvrir ce livre de Catherine Boullery en version numérique.
Il faut aussi que je vous précise qu’après cette lecture, je suis en mesure de vous affirmer que le titre « Alia et la magie des fées » est très réducteur, en effet, ce roman déborde d’éléments qui en font un excellent moment littéraire.
Catherine Boullery parvient à nous tenir en haleine tout au long de cette histoire, nous y passons d’aventures en aventures. Alia est non seulement une combattante hors paire et une jeune femme au caractère bien trempé, mais aussi une personne pleine de douceur, qui sans le savoir est avide d’amour et de romantisme. Bien sûr , il me faut aussi parler des fées et du coté magique de ce livre, qui y tient aussi une partie importante et qui fait le lien avec les deux tomes suivants.

Avec ce roman j’ai donc vécu des moments romanesque, fantastique, d’aventure, J’ai voyagé au sein d’une contrée imaginaire.
Je ne saurai donc que vous conseiller de découvrir les aventures d’Alia si vous êtes en quête de toutes ces choses.
« Alia et la magie des fées » est donc le premier tome d’une saga, qui je maintiens mon opinion, aurait mérité un titre un peu plus recherché.