Trump Fiction de Jean-Luc Hees

davJe ne suis, initialement, pas une grande fan de débats politiques ou de questions d’actualité. La faute à ce sentiment qu’on nous ment, qu’on nous manipule et que même quand les résultats des élections nous ont satisfaits, on finit déçus de toute façon… J’ai néanmoins des convictions, pas forcément très fines, ni originales, mais j’y tiens ! Et Trump en fait partie ! Alors ce « pamphlet, à charge, aussi décapant qu’hilarant », disait la quatrième de couverture, m’a fait de l’œil.

Et je ne regrette pas !
Evidemment, Jean-Luc Hees déteste Trump et ça a un petit côté jouissif de lire ce mépris dans les mots de quelqu’un d’autre. Les saynètes sont toujours intelligentes, souvent drôles, même si un peu répétitives parfois. Chapeau à l’auteur qui parvient à faire parler aussi bien Donald Duck (qui veut « élever une protestation pour privation de jouissance»), que De Gaulle, le pape François, Brigitte Macron ou Philip Roth !
Néanmoins, le sourire est de courte durée car derrière ces fables, d’apparence légère, se cache une effrayante réalité. L’homme est idiot, malade, mais il est surtout dangereux et en cela, cet ouvrage, agréable en soi, n’est pas pour nous rassurer… Je suis toutefois bien d’accord avec Jean-Luc Hees : dans ce monde où l’expression est parfois trop libérée, surtout celle des imbéciles, la vérité est toujours trop bridée et le droit à la satire, en France, est encore un privilège dont il nous faut profiter, plus que jamais ! Mission parfaitement accomplie, M. Hees, bravo ! Et merci aux éditions BakerStreet pour la découverte !

Priscilla (@Priss0904)

Quelques citations pour comprendre le ton de l’ouvrage :

« Il [John MCCain] se rappelle de ce que son père disait lorsque son rejeton faisait part de ses doutes sur l’issue de la bataille électorale : « Il y a les gagneurs et il y a les branleurs ! » John McCain glousse : « Super ! Aujourd’hui on a les deux pour le prix d’un. »

« En tout cas, le Ku Klux Klan se porte plutôt bien ces jours-ci. Quelques milliers de militants dévoués. Des Américains loyaux, sur qui on peut compter en cas de besoin. C’est vrai, nous avons eu jusqu’à quatre millions d’adhérents à la bonne époque. Mais je garde espoir. Trump a l’art de rouvrir les vieilles plaies américaines et, lorsque je lis que notre pays compte 907 « groupes de haine » entre l’Atlantique et la côte Ouest, je me dis que l’avenir est prometteur. »

« Vous n’allez pas le croire. Mon gros rougeaud de Trump espère obtenir le prix Nobel de la paix. C’est comme si Bonnie and Clyde faisaient savoir au monde qu’ils souhaitaient devenir membres honoraires du FBI… C’est clownesque. »

 

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Et surtout le pire de Sylvain Ganne

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ISBN : 2754306013
Éditeur : Sentiers Du Livre (10/04/2017)

L’auteur observe les êtres humains, c’est son métier , il les accompagne et les aide à être performants, à s’épanouir professionnellement. Il a donc eu toutes ces années le temps de voir des comportements et de recevoir des récits qui lui ont permis de nous écrire ici un roman qui fait froid dans le dos.

Il semblerait que quelques fois on croit connaître son conjoint, celui ou celle qui partage notre vie, et que l’on se trompe lourdement à son sujet.

C’est le cas d’Oliver, marié à Garance, dont il est très vite tombé amoureux et avec qui il pensait vivre une vie de bonheur et de partage.

Alors si vous ouvrez ce livre, vous ferez un plongeon dans l’enfer conjugal, mais comme pour la cuisson du homard, qui ne sent la douleur que quand il est entrain de mourir, l’auteur nous narre par petites doses, progressivement , la destruction de ce couple, les mensonges et les « vacheries » que Garance va faire vivre à son mari.

Un roman inspiré de faits réels, passionnant et qui ne laisse aucun temps mort. Pour moi une véritable réussite.

4ème de couverture:

Ce récit inspiré de faits réels raconte la descente aux enfers d’Olivier, dont la vie conjugale, amoureuse et professionnelle vire au cauchemar absolu. Garance, sa diabolique épouse, est maladivement jalouse de Mathilde, collègue de travail d’Olivier dans l’entreprise qui vient de l’embaucher. Psychologiquement instable, Garance sombre doucement dans la folie. Dans un aveuglement effrayant, elle met tout en oeuvre pour saborder le quotidien de son mari, détruire son image de père, démolir sa réputation de salarié dans le seul but de se venger et, pense-t-elle, de sauver coute que coute son mariage. Confronté aux mensonges irrationnels et manipulations grossières de cette épouse hantée par des secrets familiaux et adepte de magie noire, Olivier entame un terrible chemin de croix que rien ne pouvait prédire. Jusqu’au point de non retour ?

Au nom de quoi de Dorian Meune

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Il y a des blessures qui sont inguérissables, elles ne peuvent jamais totalement se refermer. Elles resteront dans les mémoires, des individus, du pays, du monde…

Je n’étais pas à une terrasse de café Parisienne ce soir là, je n’étais pas non plus au Bataclan, pourtant comme chacun d’entre nous mon cœur a saigné, mes yeux ont pleuré, l’incompréhension m’a envahie.

Dorian Meune tente avec ce magnifique roman d’exorciser la douleur des terribles événements du 13 novembre 2015. Il met des mots sur tout cela en imaginant des vies qui ont basculé un soir de concert. Il nous narre un éventuel avant, pendant et après, car les personnages qu’il décrit sont fictifs, mais au final ils ont des similitudes avec ces vies fauchées au Bataclan: des êtres humains avec des familles, des rêves, des sentiments, des envies…

Mais l’auteur ne plonge pas ses lecteurs dans le larmoyant, bien au contraire il transmet l’espoir et la volonté de vivre, la capacité de s »adapter et même si plus rien ne sera comme avant…La vie continue.

Un roman émouvant, mais qui fait du bien car il parvient à tirer le meilleur du pire. Merci à Dorian Meune d’avoir osé aborder un sujet difficile dont la blessure est toujours très fraîche. Il l’a fait avec tact, pudeur, sensibilité et beaucoup d’amour pour son prochain.

Résumé:

Abigaëlle, Philippe, Sofiane, Bastien, Léopold.
Margot, Daphné, Théo, Lucas, et Romane.
Le 13 novembre 2015, tous verront leur vie basculer au Bataclan.

Les personnages de cette histoire sont fictifs. Imaginés, inventés. Tels peut-être qu’ils ont habité vos pensées, car ils sont nous tous.
Ce texte est un roman, mais c’est avant tout un hommage à toutes les victimes de ce jour-là. Celles qui n’ont pas survécu, celles qui luttent aujourd’hui pour continuer simplement à vivre.

Au nom de quoi n’est pas un témoignage. Ou plutôt si, c’est celui de la plus intolérable des réalités.

La moitié des bénéfices tirés de ce roman sera reversée à une association œuvrant en faveur des victimes du terrorisme.

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