Mes montagnes russes de Charlotte Léman

Me revoici pour vous parler de Charlotte Léman et des ses romans si frais, si bienfaisants, de véritables petits bonbons qui pansent nos mauvaises journées, nos lundis cafardeux… Une nouvelles fois, cette auteure si sympathique m’a embarqué dans son univers, au milieu de ses personnages vrais, crédibles, intelligents, des qualités qui font trop souvent défaut à ce type de lecture. Ici pas de minauderies inutiles et épuisantes, des instants de vie tels que nous pourrions en vivre si nous étions aussi sages et matures que toutes ces jeunes femmes qu’aime nous faire découvrir Charlotte.

Mes montagnes russes est en plus de tout cela, dépaysant, le charme de la Russie, ses coutumes, ses paysages, son climat. Un pays dont Sasha, qui en garde des origines par son arrière-grand-mère, va découvrir et qui va chambouler sn existence. Sasha est une jeune femme déterminée, qui fonce vers une nouvelle vie peut-être, quel courage il faut pour accomplir ce genre de nouveau départ, je n’ai pu m’empêcher de me mettre à sa place. Aurais-je été capable d’en faire autant, de tout remettre en question? Un roman qui en plus de remonter le moral par des ondes positives, amène à la réflexion sur les possibilités qu’offre l’existence et à côté desquelles nous passons certainement, par crainte de l’inconnu. Sasha n’a aucune de ses inquiétudes, elle vit au jour le jour et provoque le destin…

Une lecture, que je ne peux encore une fois que vous conseiller, que votre semaine soit bonne ou pas, vous ne pourrez qu’apprendre de Sasha et de sa positivité, car même si quelques doutes l’assaillent de temps en temps, sa détermination pourra peut-être vous donner l’envie de sauter le pas qui vous effraie depuis si longtemps.

Mes autres lectures de l’auteure:

https://livresque78.wordpress.com/2018/01/24/amoureuses-de-charlotte-leman/

https://livresque78.wordpress.com/2018/09/04/a-lheure-suisse-de-charlotte-leman/

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Un coin d’azur pour deux d’Emma Sternberg

Me revoilà pour vous parler d’un roman qui sort aujourd’hui en librairie, un feel good qui sent bon le soleil, les antipasti et la citronnade : Un coin d’azur pour deux d’Emma Sternberg aux Editions de L’Archipel.

Tout commence à Berlin, dans la grisaille, météorologique et morale, qui environne Isabell. Son petit ami l’a quittée, la librairie dans laquelle elle travaillait et s’épanouissait a fermé, la forçant à travailler dans une boutique sordide de presse, à des années-lumière de la littérature.

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Alors que l’avenir semble bien sombre à notre narratrice, une annonce parue dans le journal change tout. Sur un coup de tête, Isa se rend à Capri pour une durée indéterminée afin d’aider une ancienne auteure connue Mitzi Hauptmann à rédiger ses mémoires.

La tournure de la rédaction de ses mémoires va vite être bouleversée par le constat que Mitzi, malgré une vie bien remplie, n’a été amoureuse qu’une fois, à 16 ans et qu’elle a perdu le jeune homme qu’elle aimait à cause de la sévérité de ses parents, des nonnes, de la société. S’ouvre alors pour Isa, grande romantique malgré elle, une véritable enquête pour savoir ce qu’est devenu cet ancien jeune homme. Pour l’aider, elle peut compter sur Luca, un policier de l’île, dont, bien évidemment, elle finit par tomber amoureuse, elle qui n’y croyait plus. Je n’irai pas plus loin dans la description de l’intrigue afin de ne pas trop en dire, sachez simplement que ce roman est addictif.

Les personnages sont très attachants :

  • Isa, d’abord, est une jeune femme pleine de vie, d’envies mais tétanisée par des traumatismes psychiques et physiques. Malgré tout cela, elle veut continuer à être heureuse, sans empêcher ceux qu’elle aime de l’être eux aussi.
  • Mitzi est une vieille femme drôle, charismatique au passé fougueux. Mais derrière la façade, c’est une femme blessée, incomplète et incroyablement romantique encore.
  • Luca est l’homme parfait, capable de comprendre sans que des mots soient échangés, capable de redonner confiance, d’aimer sans peur de l’avenir, sans peur du passé.
  • Massimo est un personnage drôle, léger et terriblement sympathique.

Les descriptions de Capri, d’Anacapri, de Rome même sont enchanteresses. On voit, on sent la mer, le sable, les citrons… On se promène en Vespa, en décapotable. Le restaurant dans lequel les personnages se rendent souvent fait littéralement baver le lecteur. C’est un roman visuel, gustatif et olfactif, un roman de sensations, autant que de sentiments.

Bref, ce roman est un vrai feel good, comme on les aime. On le lit et on le finit avec un grand sourire aux lèvres et avec, c’est vrai, de furieuses envies d’Italie…

Priscilla (@priss0904, @litterapriscilla, Page Facebook)