Droit dans le mur de Nick Gardel

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Voici le troisième livre que je lis de Nick Gardel.

J’aime, chez cet auteur pour sa simplicité, son côté « droit au but », d’ailleurs ici il nous envoie droit dans le mur. 

Comme toujours, cet humour mêlé à une véritable histoire « polardienne », que j’ai particulièrement apprécié.

Des personnages attachants par leur singularité, leurs petits défauts, leurs origines et des méchants qui sont vraiment méchants, rien à dire… 

Vous trouverez aussi quelques conseils bricolage, qui pour une néophyte comme moi, ne sont pas négligeables.

On sent encore et toujours les inspirations de l’auteur, ses goûts littéraires et cinématographiques, c’est un retour à nos jeunes années, aux dialogues qui tout en étant percutants, prêtaient à sourire, en tous cas moi je m’y retrouve tout à fait et quel plaisir…

Un roman, court, trop court d’ailleurs, tant on en voudrait encore, mais je sais que Nick Gardel, a encore plus d’une histoire dans son sac et qu’il nous fera encore très vite profiter de ses bons mots et de ses histoires.

Pour le commander, c’est ici:

http://www.editionsducaiman.fr/boutique/polars-en-france/droit-dans-le-mur-de-nick-gardel.html

4ème de couverture:

Ancien vigile, Michel Marchandeau a cru au rêve campagnard : il s’est installé dans une maison des contreforts vosgiens. Mais le voisinage peut vous pourrir la vie bien plus vite qu’on ne le croit.
Entre une congrégation d’illuminés aux prétentions territoriales envahissantes et un Anglais chercheur de trésor, le retraité va devoir jouer des poings. Rapidement les cadavres commencent à s’entasser et cette histoire pourrait bien finir… droit dans le mur !
Extrait :
« Je l’ai déjà dit, chez les mecs, le point d’impact optimal se situe au niveau de leur entrejambe. On peut s’entraîner à massacrer du poteau de bus avec les tibias, à défoncer de la planche de douze à la main, mais personne ne résiste à un coup ajusté dans les glaouis. »
Mon cuistot s’est plié en deux, pile au-dessus de l’acier qui l’attendait en obélisque. La pointe est rentrée par le menton, a traversé la langue et j’ai dû pousser pour qu’elle perfore le plancher du palais. Le gros a gigoté un peu, pour faire croire à une dernière volonté. Mais il avait clairement la tête ailleurs. Il s’est écroulé d’un coup, en tas amorphe et l’œil vitreux, commençant le décompte de sa date limite de fraîcheur.
ISBN : 9782919066650
240 pages

 

 

 

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Le Château de Walurgis de Philippe Duchateau

Editions La Bourdonnaye 326 pages  Prix 20.90 euros Collection Les imaginaires
Editions La Bourdonnaye
326 pages
Prix 20.90 euros
Collection Les imaginaires

Mon avis:

Ce roman est très intrigant, il l’est d’ailleurs tout au long de sa lecture.

L’auteur nous mène par le bout de nez, on le suit sans aucune hésitation, tant il nous y encourage avec un humour noir qui cache bien autre chose. Vous le comprendrez donc, difficile de qualifier cette lecture, elle oscille entre l’humour pince sans rire de Josuan, que l’on suit tout au long de l’histoire, et un côté BRUT DE NOiR, un sentiment presque flippant par moment.

Philippe Duchateau, dont le nom était une invitation à situer son intrigue dans ce lieu, nous fait vivre un cauchemar. Ce genre de cauchemar, qui commence plutôt bien, et dans lequel la peur et l’horreur s’immiscent petit à petit. Des personnages haut en couleurs, un langage qui bien que l’intrigue se déroule à notre époque, vient d’un autre temps. On ne sait jamais que croire, réalité, imaginaire? Qui sont réellement les habitants de Walpurgis, une secte? Des illuminés inoffensifs?

Josuan va se retrouver au centre de cette folie pure, bien malgré lui. Une lecture pas comme les autres, qui se termine sur une promesse de bien pire encore, des chasses à l’homme, des messes noires, des potions qui font perdre pieds, des cours d’anatomie donnés directement à la source…

Un roman difficile à raconter, tant son univers doit être découvert à travers les mots de l’auteur. Un livre un peu fou dans un monde de fous…

Résumé:

Josuan reçoit un jour une lettre alarmante d’un de ses vieux copains de classe qui le supplie de venir le rejoindre à Northcalton, où il a de sérieux problèmes. N’écoutant que son courage et porté par la fougue de sa jeunesse, Josuan vole au secours de son ami. Mais la route est longue, et il fait étape dans l’auberge de l’inquiétante Lucy. Il y rencontre la jeune et jolie serveuse, Louisia, et s’en amourache aussitôt. Après avoir quitté l’établissement, Josuan est victime d’un « étrange » accident de voiture. Sa vieille Ford réduite à un tas de tôles, il doit poursuivre le chemin à pied, dans les frimas d’un paysage carnivore. Ses pas le mènent alors au château de Walpurgis. Où l’enfer lui ouvre ses portes. En effet, les habitants de ce palais délabré se révèlent tous plus loufoques et satanistes les uns que les autres. Mais aussi comiques soient-ils, ces hurluberlus semblent en vouloir pour de bon à la peau de Josuan. Et de Louisia, qui se retrouve – par quelle malédiction ? – bientôt prisonnière, à ses côtés. Comme beaucoup d’autres avant eux, les jeunes gens ne servent qu’à amuser cette galerie de frapadingues, en attendant de finir, selon les projets réjouissants du maître des lieux, au fond d’une oubliette, une cagoule sur la tête et une balle entre les deux yeux. L’amour donne des ailes, dit-on. Les tourtereaux en auraient bien besoin pour séchapper de cet asile et sauver leur vie. Avec Le Château de Walpurgis et ses adorateurs de Satan, Philippe Duchateau distille un suspense diablement drôle et méchamment hilarant.

Un fantôme dans la tête d’Alain Gagnol

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Résumé:

Le corps sanguinolent de Jennifer, dépecée vivante, se balance au bout d’une corde. Après un dernier murmure, elle succombe à ses blessures dans les bras du lieutenant Marco Benjamin. Hanté par le fantôme de la jeune fille, Marco traque le tueur sans répit. Mais les indices sont minces et le lieutenant, dévasté par un divorce douloureux, sombre dans la dépression et l’alcool.
L’enquête piétine, Marco se retrouve avec une mineure désaxée sur les bras, l’IGS qui lui colle aux basques à cause de ses méthodes peu orthodoxes et sa fille Chloé dont le principal défaut est d’avoir quinze ans. Désespéré, il s’invente alors un alter ego du nom de Suicide-Man, super héros suicidaire, et parvient à pénétrer les zones interlopes où frayent les potentielles victimes de l’assassin. Une piste plus crédible que celle d’Ismaël, adoubé par les notables de la région, « sosie officiel de Jésus » et gourou d’une secte, qui prétend pouvoir retrouver les victimes du tueur grâce à ses visions. Cependant, les prédictions de l’illuminé trouvent un étrange écho dans la réalité…
Un polar haletant, baroque et déjanté aux personnages attachants. Un bijou d’humour noir.

Mon avis:

Je remercie les éditions La Passeur et Babelio pour m’avoir fait découvrir les romans Rives Noires ainsi que l’auteur Alain Gagnol avec ce titre  » Un fantôme dans la tête« .
Je dois tout d’abord dire que j’ai beaucoup aimé ce roman, il commence comme une histoire noire, très noire et vous vous dîtes que cela va être dur et sanglant.
Puis cela part petit à petit dans tous les sens. le quatrième de couverture emploie le mot « baroque », c’est le moins que l’on puisse dire. Marco benjamin, notre personnage principal n’est pas un super flic plein de muscles et de mauvaises manies, mais il est très attachant car bourré de défauts et même agaçant par moment. Il se retrouve volontairement ou pas dans des situations toutes plus folles les unes que les autres.
Je me suis retrouvé à certains moments avec un sourire jusqu’au oreilles, mon entourage a dû me croire sadique car la couverture du roman ne donne pas l’impression d’un livre très « drôle ».
J’ai passé un excellent moment de lecture entre un tueur en série dont les crimes sont plutôt terrifiants et des personnages qui adoucissent totalement cette histoire par leur grain de folie.
Alain Gagnol est aussi réalisateur, ce qui se ressent bien ici.