Sortie de piste de Marc Welinski

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Mark Welinski

ISBN : 9791025300589
Éditeur : EDITIONS DAPHNIS ET CHLOÉ (2016)

Dès les premières pages, j’ai été séduite par le ton de cette histoire.

Une situation sérieuse puisque l’auteur débute son roman avec une annonce de tromperie conjugale puis une entreprise qui prend l’eau et qui va probablement être amenée à licencier son personnel. Ce qui d’ailleurs est un crève-coeur pour Moïse, le patron.

Mais l’ambiance qui se dégage de la narration, donne un petit côté insouciant, pas très grave, tout va s’arranger.Quelques phrases du type « pince sans rire » et le tour est joué, le lecteur est appâté.

Bien sûr, les choses se compliquent et les événements prêtent moins à sourire par moments, Marc Welinski aborde des sujets délicats en donnant du recul à ses personnages et à son histoire. Il nous parle notamment et surtout de l’expérience de mort imminente (EMI) à travers les interrogations, les certitudes et les incertitudes de Moïse Steiner qui va vivre cette expérience à la suite d’un accident d’avion.

L’auteur nous intéresse avec des points de vue, des croyances et des convictions religieuses, mais aussi des explications scientifiques autour de l’EMI et du devenir de l’âme.

Le lecteur s’interroge, se questionne sur la vie après la mort. Marc Welinski aborde aussi le thème de l’amitié et de l’écoute des autres.

Un roman différent de mes habitudes de lecture, mais qui m’a beaucoup plu et dont je ressors comblée, de par son style d’écriture et son incitation au « lâcher prise ».

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4ème de couverture:

Moïse Steiner, chef d’entreprise parisien, connaît de grandes difficultés professionnelles. Matérialiste convaincu, il vit avec Alice, parisienne versée dans la méditation et le chamanisme. Sa vie va changer à la suite d’un accident d’avion qui lui fait faire un arrêt cardiaque et l’expérience de mort imminente.

 

 

 

 

 

Images fantômes de Elizabeth Hand

 

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Parution Août 2016

Voici un roman atypique comme aime en publier Super8 et ils ont bien raison, car la découverte et la surprise font parties des plaisirs de la lecture.

Cassandra Neary n’est pas un modèle de droiture , elle picole, elle aime ce qui est glauque et morbide, en bref, une femme bien étrange.

Après avoir connu une petite gloire en tant que photographe, elle papillonne d’un job à l’autre sans grand succès. Vous avez compris qu’elle n’est pas une héroïne telle que l’on peut en admirer dans certains romans…Si vous aimez le domaine de la photo, vous y trouverez des références à cette passion, explications que fournit l’auteure à travers son personnage.

Quelques scènes de l’histoire semblent incomplètes ou attendent une future explication, ce qui fait que le lecteur se sent comme dans un état second, un trip de shooté. 

ce roman, premier d’une trilogie est assez étrange, mais c’est sûrement cela qui le rend addictif et qui donne envie de comprendre exactement où veut en venir l’auteure. Elizabeth Hand est connue pour avoir écrit entre autres L’armée des 12 singes ou encore L’ensorceleuse, des romans SF ou Fantasy, ce que vous ne retrouverez pas automatiquement avec et  Images Fantômes.

Un livre surprenant auquel je ne m’attendais pas en tournant la première page. Mais comme j’aime être surprise dans le domaine littéraire en autre, j’ai été servie.

Bonne lecture.

4ème de couverture:

Photographe punk expérimentale, adepte made in NYC des ambiances morbides et de la déglingue radicale, Cass Neary a connu son quart d’heure de gloire warholien. Ce qui n’était pas prévu, c’est qu’elle y survive. Vingt ans plus tard, c’est une quadragénaire has been ayant gardé de sa folle jeunesse, outre un penchant prononcé pour les paradis artificiels, une profonde et incurable nostalgie.

Aussi, quand son vieil ami Phil lui propose d’aller interviewer Aphrodite Kamestos, artiste culte des années 1960 vivant désormais recluse sur une petite île perdue au large du Maine, Cass n’hésite pas très longtemps ; d’autant que Kamestos, dont l’œuvre a inspiré son propre travail, a apparemment demandé à la voir personnellement. Mais le Maine en novembre est un monde en soi : grise, glacée, peuplée de figures inquiétantes, la région baigne dans une atmosphère quasi onirique, et l’esprit embrumé de la visiteuse n’arrange rien à l’affaire.

Avant de s’embarquer pour Paswegas Island, Cass apprend que des disparitions ont été signalées dans le secteur. L’accueil glacial que lui réserve Aphrodite, et l’étrange comportement du fils de cette dernière, ne font rien pour dissiper ses angoisses. Et si l’expression « artiste maudite » était à prendre au sens littéral ? Cass est-elle prête à affronter ses propres démons ?

 

Enfant terrible de john Niven

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Editions Sonatine

415 pages

Pour un public adulte ( Biensûr)

Mon avis: Je qualifierai ce roman de lecture à multiples facettes, en effet, il m’a fait rire, mais j’ai également été très touchée mais aussi agacée par le comportement de cet enfant terrible qu’est Kennedy Marr. Il ne faut surtout pas se borner à l’idée que ce livre ne parle de d’excès de toutes sortes. Il regorge certes, d’excès purs, de scènes de sexes avec détails et compagnie. Car, une chose qu’il est impossible de nier, est que Kennedy est accro au sexe, il est « addict », comme on dit aujourd’hui, il l’est aussi à l’alcool, à la clope, et parfois un peu à la drogue. Il néglige beaucoup son entourage, on peut dire que tout lui passe par dessus la tête. Mais ce livre est aussi rempli de moments cocasses et touchants. Derrière ce personnage cru et obscène se cache, comme souvent, un homme qui s’interroge, qui vit en marge de la société et qui en souffre peut-être intérieurement. Il rempli sa vie de la manière qui lui paraît la plus facile et logique. On a tous connu ou entendu parler de quelqu’un qui brûlait la vie par les deux bouts et on ne l’a pas moins aimé pour autant… il semblerait qu’il y ait parmi nos semblables des invalides de l’amour, qui ne savent pas comment aimer, alors ils comblent le vide comme ils peuvent. Mon opinion concernant kennedy n’a fait qu’osciller entre le mépris, l’amusement, et l’envie de comprendre les raisons de son attitude; Voici donc une roman dans lequel John Nivel parvient à nous narrer l’histoire d’un homme, qui bien qu’il soit riche et mène une vie de débauche et de luxe, n’est pas totalement heureux. Les questions, qui pour moi ressortent  de ce livre est: Peut-on vivre en totale marge de la société? Ne se conformer à aucune de ses règles? Ignorer la souffrance de son entourage? ne faire cas d’aucun des problèmes rencontrés? J’ai beaucoup apprécié ce roman, c’est un type de lecture dont je ne suis pas coutumière, mais qui m’a immédiatement séduite. Merci une fois de plus à Sonatine de m’avoir accordé leur confiance en m’adressant ce roman que j’ai trouvé très touchant…

Résumé: Qu’y a-t-il au bout d’une fuite en avant ? Los Angeles, 2013. Si Kennedy Marr possède de nombreux talents – pour l’écriture, pour l’ivresse, pour la pornographie –, il y a un domaine dans lequel il frôle le génie : celui d’ignorer tout ce qui le dérange. Son éditeur, par exemple, qui attend depuis des années son nouveau roman ; son redressement fiscal, qui porte sur près de 1 million de dollars ; ou encore sa mère, gravement malade en Europe. À force d’ignorer les réalités pour s’abandonner à ses seuls plaisirs, il est aujourd’hui dans l’impasse. Seul un miracle pourrait le sauver de la faillite financière et spirituelle. Et ce miracle a lieu. Contre toute attente, Kennedy reçoit en effet un prix littéraire richement doté pour l’ensemble de son œuvre. Seule contrepartie : il doit s’engager à enseigner un semestre dans l’université anglaise où son ex-femme est professeur, et où vit sa fille qu’il connaît à peine. Enfant terrible, enfant gâté, consommateur impénitent, Kennedy sera-t-il capable d’assumer les renoncements que la maturité exige ? Ou bien l’enfer restera-t-il jusqu’au bout plus séduisant ? Livre irrésistible, livre en colère, livre diablement moderne sur la psyché masculine et l’adolescence perpétuelle, Enfant terrible, qui n’est pas sans évoquer la série Californication et les romans de Jonathan Tropper, est une véritable équipée sauvage qui marquera durablement les esprits.