Noël & Préjugés de la Team Romcom

Je voulais attendre la période de Noël pour me lancer dans ce recueil, mais finalement, j’ai craqué et grand bien m’en a pris. Novembre et son lot de mini-déprimes sont en fait l’époque idéale pour une lecture aussi rafraîchissante que celle-ci.

J’ai pris énormément de plaisir à chacune de ces histoires reliées entre elles par le fil rouge d’une vieille édition d’Orgueil et Préjugés de Jane Austen, ma révélation littéraire de l’hiver dernier.

Voici la quatrième de couverture :

Pour Noël, Eva se voit offrir une cure d’amaigrissement détox en Savoie, Cassandra un séjour de rêve dans un hôtel perdu dans les montagnes. Lisa se réfugie chez sa psychanalyste, terrifiée à l’idée de revoir son amour de jeunesse. Vincent tente désespérément de reconquérir son ex avec l’aide d’un coach en séduction loufoque. Lara est enfermée dans un magasin de jouets avec son chef qu’elle exècre, quant à Charlie, elle est coincée dans une tempête de neige à New York, coupée du monde à un moment crucial…

Ces six personnages ne se connaissent pas, mais sont liés à leur insu par le même roman : une ancienne édition d’Orgueil et Préjugés à la couverture rouge, qui passe de main en main et pourrait leur porter chance… ou pas !

Magie de Noël ou hasard de la vie, ils s’apprêtent tous à passer un réveillon inoubliable…

Si vous êtes du genre à regarder la rediffusion de Love Actually tous les mois de décembre alors ce livre est fait pour vous. Il met en scène des femmes et des hommes maladroits, touchants et souvent drôles dans leur quête plus ou moins consciente de l’amour. Alors, bien sûr, toutes ces histoires se terminent de la manière qu’on attendait, mais c’est ce qui fait du bien au moral, vraiment ! On sourit très souvent, on est attendri à chaque nouvelle et on est heureux de retrouver Jane Austen laisser sa marque dans notre univers moderne.

Finalement, j’attendais d’être dans l’ambiance de Noël pour lire ce recueil et c’est l’inverse qui s’est produit, c’est lui qui m’a mise dans l’ambiance de Noël et j’adore ! Donc si vous avez besoin d’un petit coup de boost, n’hésitez pas ! Ces textes se dévorent en quelques heures et vous en ressortirez ressourcés.

Priscilla

Throwback Thursday Livresque n°28

Conçu sur le même principe que le Throwback Thursday d’Instagram, Bettie du blog Bettie Rose Books a pris l’initiative d’en faire un rendez-vous livresque en 2016. Le but est de parler chaque jeudi d’un livre « ancien » de notre bibliothèque en fonction d’un thème donné. Bettie a passé le flambeau, désormais le récap’ des liens se fait sur le blog my-bOoks.com. Venez y participer.

Aujourd’hui, un thème cher à mon cœur. J’ai beaucoup hésité entre La Vague de Todd Strasser, Hunger Games, saga que j’ai adorée entre nous soit dit, Douze hommes en colère et tellement d’autres titres… Mais la nouvelle que j’ai choisi de vous présenter a, selon moi, une dimension supplémentaire. Il s’agit de Matin brun de Franck Pavloff.

Voici la quatrième de couverture :

Charlie et son copain vivent dans une époque trouble, celle de la montée d’un régime politique extrême : l’Etat brun. Dans la vie, ils vont d’une façon bien ordinaire : entre bière et belote. Ni des héros, ni de purs salauds. Simplement, pour éviter les ennuis, ils détournent les yeux. Sait-on assez où risquent de nous mener collectivement les petites lâchetés de chacun d’entre nous ?

Je n’ai presque pas besoin d’en dire plus. Mais je vais le faire quand même…

Ce très court texte met le doigt sur un sujet que j’ai à cœur de faire travailler à mes élèves. Que se passe-t-il quand on ne se révolte pas ? Que se passe-t-il quand personne n’a le courage de hurler ? Que se passe-t-il quand il ne se passe rien ? Quand on laisse faire, par tranquillité.

C’est une nouvelle percutante parce qu’elle interroge, parce qu’elle bouscule. On pourrait d’abord penser qu’il s’agit d’un texte pamphlétaire sur les dictatures et en quelque sorte, la nouvelle a ce rôle aussi, mais c’est tellement évident que ce n’est pas drôle. Dans Matin brun, le régime – imaginaire et caricatural – n’est pas le plus coupable. Je ne ferai pas de politique ici, mais je crois qu’aujourd’hui, il est important que les jeunes aient conscience de l’importance de la révolte, quels que soient les sujets pour lesquels ils choisiront plus tard de se battre.

Finalement, pour ce thème de la révolte, j’ai fait le choix de vous parler d’un texte qui aborde l’absence de révolte… Mais, je vous assure, c’est un texte révoltant !!

Priscilla

Throwback Thursday Livresque n°26

Conçu sur le même principe que le Throwback Thursday d’Instagram, Bettie du blog Bettie Rose Books a pris l’initiative d’en faire un rendez-vous livresque en 2016. Le but est de parler chaque jeudi d’un livre « ancien » de notre bibliothèque en fonction d’un thème donné. Bettie a passé le flambeau, désormais le récap’ des liens se fait sur le blog my-bOoks.com. Venez y participer.

Thème de cette semaine du 31 octobre : Halloween évidemment !

Cet article aurait pu aussi avoir sa place dans la rubrique « Ma vie de prof », car je vais vous parler d’un recueil de nouvelles que j’adore donner à lire à la maison à mes 4e pour se familiariser avec l’ambiance du récit fantastique que nous étudions en classe juste après.

« Neuf histoires à vous glacer le sang » est le sous-titre de ce recueil et il le porte bien. Anthony Horowitz fait varier les époques, les degrés de frissons et l’hésitation fantastique dans ces courts récits qui ne sont pas de qualité égale mais qui, dans l’ensemble, se tiennent bien et connaissent leur petit succès auprès de mes chères têtes blondes. Mes préférées sont « La photo qui tue », « L’Homme au visage jaune », « L’Oreille du singe » et « L’horrible rêve de Harriet »

Si j’ai pensé à ce texte aujourd’hui, c’est parce qu’une des nouvelles « Bus de nuit » se passe le soir d’Halloween. Des enfants prennent le bus en rentrant de leur soirée du 31 octobre et s’aperçoivent au fur et à mesure de leur retour que leur moyen de locomotion est rempli des morts du cimetière de la ville.

Le décor est planté… Je ne sais pas si vous aimez ce genre d’ambiance, mais si oui, ce petit recueil devrait vous plaire…

Sur, Happy Halloween ! Et oui, la lanterne a été faite maison avec mes loulous ! 😉

Priscilla

Nouvelles voies de Laurence Martin

Seconde fois cette année que je vous parle de Laurence Martin, ma rencontre avec cette auteure s’est faite autour de son premier roman L’eau de Rose:

https://livresque78.wordpress.com/2019/05/10/leau-de-rose-de-laurence-martin/

C’est ici un recueil de nouvelles qui nous est proposé sur des thèmes tels que la mort, la maladie, l’abandon… un ensemble d’événements que vivent ceux que l’on croise tous les jours, sans même poser un regard sur eux. Laurence Martin, parvient une fois de plus à toucher mon petit coeur, car ceux qui me connaissent savent que je suis une terrible sensible. Il faut dire que Laurence sait comment rendre puissants des moments vécus par d’autres, nous vivons à un rythme fou, centré sur nos propres soucis et contrariétés, au point de fermer les yeux sur ce qui fait de nous des êtres humains: l’empathie et la volonté d’aider autrui. Ces lectures qui ouvrent les yeux du lecteur, lui font prendre ou reprendre conscience de sa nature, de sa bonté enfouie derrière toutes ses préoccupations superficielles, Nouvelles voies en fait partie.

Des histoires, des moments difficiles, des pertes, des rencontres qui amènent à un nouveau départ, qui obligent à prendre un nouveau chemin. Des accidents de la vie? Le destin? Le hasard? On prend conscience que la vie est mystérieuse, elle ne donne pas toujours les réponses attendues, elle change parfois de direction sans raison. Un recueil de nouvelles qui traduisent parfaitement ce qu’est LA VIE. Merci Laurence.

Throwback Thursday Livresque 2019 – Cycle 1 – Episode 1

Le Throwback Thursday Livresque est une initiative de BettieRoseBooks afin de parler de livres qui nous ont marqués, plus ou moins récemment. En 2019, les règles changent un peu.

Chaque mois nous tournerons autour d’un concept et de quatre de ses déclinaisons. Le challenge sera de ne pas reprendre le même livre pour les déclinaisons du concept ( exemple : émotions, leçons de vie, amour, pays imaginaire…). Aussi un genre littéraire pourrait être exploité et aussi dériver vers vos styles de prédilection à vous.

Ce mois-ci :

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Semaine 1 : Un livre qui fait peur ou fait ressentir un profond dégoût envers certains personnages, certaines actions, certains faits…
Semaine 2 : un livre qui m’a mis en joie
Semaine 3 : Un livre qui m’a rendu triste ou en colère (ou les deux)
Semaine 4 : Un livre qui fut une bonne surprise ou un livre dont l’intrigue m’a surpris, pris de court, je ne l’avais pas vu venir.

Alors, en ce qui me concerne, j’ai décidé de vous parler d’un livre que je n’ai jamais réussi à finir, un service presse que j’avais pris pour du fantastique et qui s’est finalement révélé un peu trop gore pour moi, petite nature que je suis.

IMG_20181114_181938.jpgCe livre à la couverture sympathique est un recueil de nouvelles. J’en ai lu deux ou trois qui parlaient de sciences, de mathématiques (autant vous dire que…et bien…je ne suis pas professeure de français pour rien !!!) et de meurtres assez sanguinolents avec des têtes qui disparaissent, réapparaissent, hantent les villages et les notables. Des personnages hauts en couleurs, un peu fous, mais qui ne m’ont pas vraiment passionnée.

Rien à redire sur le style, c’est vraiment très bien écrit, mais voilà, je n’accroche pas. Je pense que définitivement, je n’aime pas avoir peur. Mais si vous, vous aimez ça, alors ce recueil devrait faire votre bonheur…

Priscilla (@Priss0904, @litterapriscilla)

Espagnes de Alain Freudiger

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Alain Freudiger

ISBN : 2940431574
Éditeur : LA BACONNIERE (2016)

Treize nouvelles dans ce recueil, dont ma préférée est sans nul doute Molly. Il est vrai que je lis rarement des recueils de nouvelles, même lorsque les auteurs les plus connus et les plus médiatisés s’y collent. Le problème est souvent de réussir à créer chez le lecteur de l’intérêt et du plaisir à chaque histoire.Il est donc difficile d’attribuer un style à Alain Freudiger, que je ne connaissais pas, ou même une note à son recueil car mon plaisir de lecture n’a fait que varier au fil des mes lectures.

J’ai par moment été totalement séduite par le ton ou par le style comme avec Le castor du dernier étage. D’autres fois je me suis ennuyée comme avec Ovation.

Mais on ne peut pas retirer à l’auteur le choix des mots, ainsi que sa volonté d’offrir aux lecteurs des plaisirs variés en associant des histoires totalement différentes. 

Merci à Babelio, à La baconnière ainsi qu’à Alain Freudiger, car les découvertes m’enrichissent, quelle que soit mon impression finale.

 

4ème de couverture:

Auteur de pamphlets et de romans, Alain Freudiger publie pour la première fois un recueil de nouvelles. Treize nouvelles sur le thème plus ou moins apparent de la rupture. La plupart d’entre elles se situent dans un univers a priori réaliste, au bureau entre collègues, dans les locaux d’une association, dans l’appartement d’un couple, devant un immeuble lors d’une crise de colère et pourtant des détails, symboliques, comiques ou absurdes de plus en plus présents nous font douter de la réalité des scènes. Ces petites scènes qu’on aurait pu dire décrites par un observateur attentif glissent vers un quotidien légèrement fantastique et étrangement inquiétant. Amateur de la contrainte en littérature et grand admirateur de Perec, Alain Freudiger s’essaie à sa façon faussement neutre à une écriture blanche mais particulièrement pertinente de l’expression du quotidien. Travailée mais jamais fastidieuse, l’écriture révèle des personnages ennuyés, coincés, exapérés ou heureux juste avant un moment de basculement. Une des nouvelles du recueil, « Molly » avait reçu en 2013 le Prix « Naples raconte » de la prestigieuse université de traduction, L’Orientale de Naples.