La confrérie des louves de Florence Rhodes

Attention grosse pépite chez les Editions du Caïman, je vous ai, à de nombreuses reprises parlé de leurs parutions, cette fois encore c’est une superbe découverte.

Un polar extrêmement bien mené. On ne choisit pas sa famille mais on peut choisir ses ami(e)s, c’est ce qu’ont fait Maud, Clara, Denise et Clémence. Le mari de Denise est assassiné un soir où nos quatre amies inséparables dinent entre elles, un suspect affirme que l’une d’entre elles était sur place, elles sont donc toutes dans la ligne de mire de la police . A partir de là, une enquête absolument passionnante va être menée, le lecteur va vivre une véritable découverte des suspects et de leurs histoires, des témoins que ce soit au sein de ce quatuor amical ou auprès de leurs enfants et conjoints, de leurs amis et il va comprendre que tout n’est pas si rose que le tableau de départ peut le laisser supposer.

De révélations, des mensonges, des épouses qui vénèrent leurs maris, des parents qui négligent leurs enfants, Florence Rhodes nous narre les petits secrets entre amis, qui mis bout à bout donnent une histoire dont je me suis délectée de la première à la dernière page.

Un équipe de flics qui mènent l’enquête tout en vivant leurs propres vies avec des hauts et des bas, leurs propres souffrances. Des personnages retors, pour certains, mais avant tout une amitié forte qui prête à tous les sacrifices, toutes les erreurs, tous les mensonges. Maud, Clara, Denise et Clémence ont chacune leur histoire, mais elles se connaissent toutes depuis l’enfance et n’ont donc au final pas de secrets les unes pour les autres, quoique… Un très bon polar, à la plume fluide et plaisante, des sourires que dessinent sur mes lèvres certaines répliques de ce flic un peu à part qu’est le commandant Hamelin. Je ne peux donc que vous conseillez de rapidement vous jeter sur cette lecture, dont vous me donnerez des nouvelles.

« -Vous écoutez ce que je vous dis? C’était le mari d’une amie! Vous couchez avec les amies de votre femme, vous?

-D’une part, cela ne vous regarde pas. Ensuite, vous n’avez pas répondu à la question. Alors si vous ne voulez pas que cet entretien prenne la journée, va falloir laisser tomber vos numéros de petite fille perdue , de femme fatale, et tant qu’on y est, de vierge offensée , parce qu’on a pas que ça à faire. »

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Minuit dans le jardin du manoir de Jean-Christophe Portes

J’ai été très honorée quand Jean-Christophe Portes, après avoir lu ma chronique sur L’Affaire des corps sans tête, m’a proposé de lire et critiquer son nouveau roman, un polar contemporain cette fois, Minuit dans le jardin du manoir. C’est aujourd’hui chose faite et…comment vous dire ?… Il ne faut surtout pas hésiter, foncez le lire !

rhdrC’est un roman riche en rebondissements et vraiment pluriel dans sa nature. A l’intrigue principale, cette tête piquée dans le jardin du manoir de Colette et Denis, son petit-fils, s’ajoutent une véritable chasse au trésor, une dimension historique passionnante (pas sur la Révolution cette fois…) et des (en)quêtes personnelles plus humaines. J’ai vraiment vite été ferrée par la plume haletante de Jean-Christophe Portes qui, avec des chapitres courts et efficaces, relève le défi de piquer toujours plus ma curiosité de lectrice.

Les personnages sont plaisants, je me suis beaucoup attachée à Denis qui évolue tout au long du roman, en conservant sa droiture et encore parfois son étroitesse d’esprit qui prête à sourire. Nadget est, elle aussi, un personnage riche et agréable à suivre. Trividec est un personnage volontairement caricatural et de ce fait, assez truculent. Quant à Colette, elle est surprenante, mais je ne peux pas vous en dire plus.

Des enquêtes de Victor Dauterive, on retrouve la vivacité de l’enquête qui s’avère, à chaque chapitre, plus complexe que prévu, sans que l’on perde le fil ; on retrouve la passion de l’auteur pour l’Histoire (on ne change pas une équipe qui gagne) grâce à des événements précis narrés sans lourdeur et qui apporte un vrai complément à l’histoire initiale ; on retrouve une plume légère et enlevée que j’ai toujours autant de plaisir à suivre ; on retrouve le mélange des genres, des milieux (la police, les pirates, le journalisme, la mafia, le pouvoir…).

C’est donc à un vrai moment de plaisir que vous invite Jean-Christophe Portes avec son premier polar contemporain, une vraie réussite que je vous invite chaleureusement à découvrir.

Priscilla (@priss0904, @litterapriscilla, Page Facebook)

Après la neige de Cetro

Troisième roman que je lis de Cetro, aucun de ceux que j’ai lus ne se ressemblent, sauf en qualité.

Mon avis sur Orphelin de pairs

Mon avis sur Recyclés

L’auteur ne nous joue, une fois de plus, pas de violon, il nous balance cash la situation dans la figure, cette situation est trash, odieuse, sans aucune pitié, mais la vie est ainsi faite. Difficile de se voiler la face, pourtant, au fil des pages cette petite lueur d’espoir, ténue, presque insignifiante mais présente.

Je suis une troisième fois donc, restée scotchée à ma lecture, emmenant partout ce livre, espérant pouvoir avancer de quelques pages entre deux activités obligatoires. Cetro nous embarque ici au fin fond d’une cité où les dealers, les prostitués, la misère sociale, la violence sont légion et où plus personnes ne tentent d’insuffler un peu d’espoir car ici l’espoir est mort. Non! Peut-être pas tout à fait…Car une rencontre, la rencontre, celle qui peut tout changer, celle que l’on attendait vraiment pas, deux mondes qui s’opposent et pourtant!

Un polar noir, dont la trame psychologique vous amène à une véritable réflexion, pas un conte de fées qui se termine bien, loin de là, mais un espoir, un souffle d’air frais dans un air vicié. Cetro ne tombe pas dans la facilité car déposer une once d’humanité sur ce microcosme qu’il nous raconte n’est pas chose aisée. Beaucoup de douleurs amenées par des personnages sans scrupules.

Beaucoup de rebondissements auxquels je ne m’attendais absolument pas, surprise jusqu’à la dernière page, j’ai une fois de plus adoré les mots de l’auteur, sa façon de raconter cette histoire comme s’il ne la racontait qu’à moi. Mais comme je suis une personne sympathique, j’accepte de la partager avec vous et croyez moi vous ne serez pas déçus du voyage. Préparez la poche de glace car la claque va être puissante.

Il vous faut découvrir Cetro, je ne cesse de le répéter, des romans surprenants avec une empreinte toute personnelle dont il est difficile de décrire les sensations qu’elle crée. J’espère vous avoir convaincue.

Résumé:

Maximilien Devot n’est plus, depuis bien des années.Ne reste que Max, dealer éduqué et moderne, craint et redouté à défaut d’être respectable et respecté. Sans scrupules ni regrets, épaulé par Fabio, son associé, il règne sur une partie de la ville d’une batte de fer et de la main des affaires, et entend conserver le haut du pavé.Entre camés et prostituées, habitants sans avenir ni projets, dans ces rues jonchées de seringues et de capotes usagées, souffle un hiver mordant de cruauté.Dans cette crasse organisée ne poussent plus que malheur et inhumanité. Seule une personne dans ce quartier, rescapée de ce naufrage généralisé, semble avoir toujours pied, ne pas sombrer dans cet océan de misère sociale et humaine, et ne pas se préoccuper des activités de Max et de Fabio le déjanté.Une vieille personne. Droite en dépit du poids des années, droite malgré ce monde qui s’effondre et se dérobe sous ses pieds.Une rencontre dont Max ne pouvait soupçonner l’importance.Un simple regard échangé qui va dès lors le hanter et l’obséder.Qu’est-ce qui anime cette vieille femme ?

Les Naufragés du Navire de pierre de Laurent Fréour

IMG_20181105_222308[1821].jpgJe ne suis pas particulièrement habituée au genre du polar. Un peu trop émotive, je me suis toujours interdit de lire des romans qui pourraient me faire faire des cauchemars. Chacun ses angoisses. Mais ici, rien de tel ! Aucune description morbide, aucune scène sanglante. Des meurtres, oui, inévitablement, mais ce n’est pas le principal enjeu.

Ce qui m’a beaucoup plu dans ce roman, c’est l’incertitude qui y règne du début à la fin. Tous les personnages ont des raisons d’être les criminels, mais pour beaucoup d’entre eux, nous ne le souhaitons pas. Le Chauffe-Caillou, Arthur, son grand-père, Mai-Lan, Michel, chacun d’entre eux a une histoire dont nous ne saisissons pas tout. Le titre du roman est, à cet égard, fort bien choisi : le navire de pierre, selon moi, ne représente pas seulement le banc de granit qui accueille Raphaël mais renvoie aussi à l’idée que nous naviguons en eaux troubles. C’est ce qui nous transporte d’ailleurs et nous pousse à vouloir savoir comment tout cela se termine. C’est d’ailleurs un peu dommage, la fin se précipite (bon, cela dit, il fallait bien une fin…) et on comprend tout en quelques pages. Cette déception est sûrement bon signe finalement, signe que je ne voulais pas que l’histoire s’achève.

Tous les ingrédients d’une intrigue policière se retrouvent dans le récit de Laurent Fréour, mais sans cliché : on a les policiers (plusieurs personnages, plusieurs méthodes), le journaliste, les criminels, une histoire de règlement de comptes, une histoire de famille, plusieurs histoires d’amour et la superposition de quelques vies. Celles de Raphaël, de Mai-Lan, de Jean-Pierre Vidal et de Marie-Pascale Turpin sont celles qui m’ont le plus touchée. On ne sait pas tout, on apprend les choses en suivant leurs raisonnements, en écoutant leurs peurs, celles qui font ressurgir les fantômes du passé.

Pour moi qui n’ai pas lu le premier roman de l’auteur (dont celui-ci peut être considéré comme une suite), cela a fait naître l’envie de mettre L’Orange sanguine dans une prochaine PAL… Pourquoi pas ?

Merci aux éditions Incartades pour cette enquête prenante, humaine et bien écrite !

Priscilla (@Priss0904)

Quatrième de couverture : En début d’après-midi, il se recroquevilla sur son navire de pierre. La petite boîte en fer d’Arthur serrée contre lui, il s’endormit. Doux souvenirs d’enfant. Il faisait la sieste sur la plage de Pointe-Noire. Puis, Malabar aboya. Le Chauffe Caillou sursauta et se redressa. Quelques mètres plus loin, penché au-dessus de l’Erdre, le chien tenait dans sa gueule un morceau d’étoffe. Il s’approcha et aperçut, coincée entre deux bateaux, une masse inerte. Un visage boursouflé dépassait de l’eau. Avec difficulté, il s’agenouilla. Deux yeux vitreux le fixaient. Brutalement, lui revint en mémoire son premier mort. Dans la rivière qui bordait la route de Conkouati au Congo, il avait déjà croisé pareil regard. Raz de marée, tempête intérieure. Raphaël perdit connaissance. Que s’est-il passé sur les bords de l’Erdre ? De retour en métropole, le capitaine Jean-Pierre Vidal enquête.

L’invité(e) du blog 2ème édition…

Mon amie Véro Porchel a pris goût à son premier passage sur le blog, l’envie de réitérer l’expérience s’est faite ressentir. Elle nous parle cette fois de l’auteure Lou Vernet et de son roman La toile aux alouettes tome 1: L’inclus.

Voici ce qu’elle en dit:

Lou Vernet est une artiste, une magicienne des mots.
Elle vous envoûte par sa façon bien à elle de les utiliser. Et quelle manière !! 😉
J ai beaucoup, beaucoup aimé La toile aux alouettes, son premier polar, court mais percutant, qu’elle a construit de telle sorte que vous ne pouvez pas le lâcher !
Mais non, ne le lisez pas trop vite, dégustez le, car oui il faut le savourer.
J’ai eu le bonheur de rencontrer Lou dans différents salons avant de la lire et j’aime beaucoup la femme.
Elle est pétillante, pleine de vie, simple, optimiste 😍😍. Elle mérite vraiment d’être lue et reconnue, son écriture est juste sublime. Ne faites pas comme moi, n’attendez pas. Lisez ses romans car les écrits de Lou Vernet sont juste magiques.
Donc Lou, ne t’inquiète pas, je n en ai pas fini avec toi… 😉
Je te dis à très bientôt, tu sais où et quand 😉.
Merci beaucoup à toi
Je t embrasse fort 😘😘.

Résumé:
Il était une fois deux enquêteurs interlopes, une jeune fille en recherche de sens, un voisin bruyant, un gourou du web, une chef de service peau de vache, et une maman névrosée. C’est comme cela qu’elle nous la joue, Lou Vernet, avec une myriade de personnages qu’elle cisèle de sa plume efficace. Tous semblent évoluer dans des mondes parallèles jusqu’au moment où le récit bascule dans l’insondable noirceur de l’âme, entraînant le lecteur dans ses rêts. Dans La Toile aux alouettes, son premier polar, Lou Vernet manie en virtuose, l’art de la mystification. En attendant que l’Inclus et la Virgule reviennent défaire un nouvel écheveau, frissonnez avec ce premier opus, tout en ombres et lumières ! La Toile aux alouettes paraît aux Éditions Border Line.

L’humanité en moins de Karine Vivier

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Je vais vous parler d’un jolie découverte de l’autoédition, Karine Vivier nous apporte ici un petit roman de 180 pages, que j’ai beaucoup aimé et par conséquent dévoré.

L’auteure nous propose une histoire ou plutôt trois histoires parallèles, dont le fil conducteur est l’enfant. Vous comprendrez en lisant ce que je veux vous dire par là, j’ai aimé la façon dont nous sont racontées ces histoires, Karine Vivier adopte le ton qui convient à chaque morceau de vie qu’elle pose sur le papier.

Sans chichis, ni tentatives de duper ses lecteurs, elle va d’un bout à l’autre de son histoire, qui est certes difficile car elle touche à l’enfance, et à de terribles moments et difficultés qui jalonnent le parcours de certains. Excusez moi de rester si vague, mais l’histoire est courte et incisive, si je vous donne trop de détails, le plaisir vous sera gâché.

Ces 180 pages de lecture, m’ont malgré tout donner envie de coller des gifles, de secouer certains protagonistes, de faire des leçons de moral… Vous comprenez donc que l’idée de départ de l’auteure ne m’a pas laissé sur ma faim, pas de détails et explications inutiles, nous allons ici à l’essentiel.

Toujours très agréable de découvrir de jeunes auteurs, Karine Vivier fait partie de ceux qui méritent que l’on s‘arrête sur leur écriture et sur ce qu’ils ont à raconter. C’est en tout cas ici un livre que l’on garde en mémoire.
Résumé:

Que peut-il y avoir de commun entre une fillette, un ex-taulard et une mère de famille ?

« L’humanité en moins » met en scène trois personnages qui ont, à un moment de leur existence, perdu leur humanité aux yeux de la société. Trois personnages, trois récits parallèles, une même histoire. Un premier roman noir.

Extrait

C’était toujours le même scénario. « Tu n’es pas là pour penser », lui répétait l’homme, « tu es là pour faire ce que je te dis ». La première fois, c’était sur une autre plage qui ressemblait à celle-ci. Elle avait emmené une autre fillette, plus jeune qu’elle, prendre le goûter dans la camionnette garée près de la jetée. L’homme dans son véhicule avait souri lorsque les deux fillettes étaient arrivées à son niveau. « Mais suis-je bête ? », avait-il déclaré en sortant de sa voiture, « les biscuits sont restés dans le coffre ». « Passe devant, toi », lui avait-il ajouté durement. Il avait ouvert le coffre et poussé l’autre fillette à l’intérieur, qui s’était mise à hurler à pleins poumons lorsque ce dernier s’était refermé brutalement. Puis, la camionnette avait démarré en trombe et ils avaient roulé à tombeau ouvert pendant des heures. Épuisée, la fillette avait fini par s’endormir, le visage collé contre la vitre. Ce qui s’était passé ensuite, elle ne s’en souvenait plus très bien.

Droit dans le mur de Nick Gardel

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Voici le troisième livre que je lis de Nick Gardel.

J’aime, chez cet auteur pour sa simplicité, son côté « droit au but », d’ailleurs ici il nous envoie droit dans le mur. 

Comme toujours, cet humour mêlé à une véritable histoire « polardienne », que j’ai particulièrement apprécié.

Des personnages attachants par leur singularité, leurs petits défauts, leurs origines et des méchants qui sont vraiment méchants, rien à dire… 

Vous trouverez aussi quelques conseils bricolage, qui pour une néophyte comme moi, ne sont pas négligeables.

On sent encore et toujours les inspirations de l’auteur, ses goûts littéraires et cinématographiques, c’est un retour à nos jeunes années, aux dialogues qui tout en étant percutants, prêtaient à sourire, en tous cas moi je m’y retrouve tout à fait et quel plaisir…

Un roman, court, trop court d’ailleurs, tant on en voudrait encore, mais je sais que Nick Gardel, a encore plus d’une histoire dans son sac et qu’il nous fera encore très vite profiter de ses bons mots et de ses histoires.

Pour le commander, c’est ici:

http://www.editionsducaiman.fr/boutique/polars-en-france/droit-dans-le-mur-de-nick-gardel.html

4ème de couverture:

Ancien vigile, Michel Marchandeau a cru au rêve campagnard : il s’est installé dans une maison des contreforts vosgiens. Mais le voisinage peut vous pourrir la vie bien plus vite qu’on ne le croit.
Entre une congrégation d’illuminés aux prétentions territoriales envahissantes et un Anglais chercheur de trésor, le retraité va devoir jouer des poings. Rapidement les cadavres commencent à s’entasser et cette histoire pourrait bien finir… droit dans le mur !
Extrait :
« Je l’ai déjà dit, chez les mecs, le point d’impact optimal se situe au niveau de leur entrejambe. On peut s’entraîner à massacrer du poteau de bus avec les tibias, à défoncer de la planche de douze à la main, mais personne ne résiste à un coup ajusté dans les glaouis. »
Mon cuistot s’est plié en deux, pile au-dessus de l’acier qui l’attendait en obélisque. La pointe est rentrée par le menton, a traversé la langue et j’ai dû pousser pour qu’elle perfore le plancher du palais. Le gros a gigoté un peu, pour faire croire à une dernière volonté. Mais il avait clairement la tête ailleurs. Il s’est écroulé d’un coup, en tas amorphe et l’œil vitreux, commençant le décompte de sa date limite de fraîcheur.
ISBN : 9782919066650
240 pages

 

 

 

Elle(S) de Bruno Colin

 

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Auteur : Bruno Colin
Éditeur : Librinova
Date de parution : 20/11/17
EAN : 9791026213987
Format : ePub

Pour cette dernière chronique de 2017, je vous parle de Elles(s) de Bruno Colin, un premier roman étonnant. L’auteur nous montre l’entrée de son labyrinthe, celui qu’il a créer de toutes pièces, pour ma part j’y ai fait un plongeon avec grand intérêt.

Une histoire noire, un policier qui tente de se reconstruire avec l’aide de l’alcool, des fillettes enlevées, une enquête difficile, des allers retours temporels qui mettent le lecteur à fleur de peau. Une issue qui ne vient qu’à la toute dernière minute.

Mais qui est ce Elle(s)? Les petits filles enlevées, les objets qui prennent une place importante et à qui on donnerait presque la parole?

Un roman à découvrir, atypique et prenant, une belle réussite

Résumé:

L’inspecteur de Police Jouland vit au fond d’une mer de whisky depuis qu’une descente dans un squat a mal tourné. Devenu aveugle, le noir des profondeurs lui tient compagnie ainsi que la musique de Beethoven et cela lui suffit. Mais sa voisine sourde veille au grain et tente de le maintenir à flot en le nourrissant de force. Entre éclopés… Pendant ce temps, des jeunes filles disparaissent sur le chemin de l’école. Aucune trace, revendication ou demande de rançon. Rien, nada, pas la moindre piste. Cerise sur le gâteau, le cadavre d’une jeune femme est découvert un matin dans une poubelle du quartier. Proprement découpé en morceaux, bien emballé dans des sacs congélation. Seule la tête manque à l’appel. Jouland, exaspéré par les appels de sa fille et de sa voisine, remonte temporairement à la surface leur donner un coup de main. La réponse est-elle entre les mains de Gabriel et son dernier jeu vidéo interactif ? Quel secret se cache dans le pavillon a priori bien tranquille de Monsieur et Madame ? Voici les premiers personnages d’un puzzle multidimensionnel qui emportera le lecteur dans un labyrinthe improbable, sur un scénario qui ne se dévoile totalement qu’au point final. Rêve ou réalité ? Un roman qui gratte, qui se boit et se hume, qui s’écoute. Et surtout qui se vit. Sur fond de polar, ELLE(s) est également une réflexion sur la vie et la polarité que nous portons tous en nous. Chacun y construira sa propre histoire… 

 

 

 

Chorale de Nick Gardel

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Deuxième roman de l’auteur que je découvre, le premier a été Fourbi étourdi. Cette première lecture, m’avait suffit à comprendre et apprécier l’univers de l’auteur. Ici nous sommes dans un registre un peu différent, l’histoire débute certes avec un humour noir, mais je trouve qu’elle gagne en profondeur au fil des pages.

Le thème que je retiens de prime abord, c’est l’amitié, elle est ici abordée sous diverses formes, des amitiés anciennes et profondes, des amitiés plus récentes mais soudaines par leur intensité, Mais aussi l’amour, qui vous apparaît comme une évidence dès les premiers instants.
Pourtant pas de sentiments dégoulinants de mots d’amour, de sucre, de miel et de douceurs qui collent aux doigts, non mais pas besoin non plus de lire entre les lignes pour comprendre ce qui unit nos protagonistes.

Un livre qui est bien entendu, vous l’aurez compris touchant, mais qui reste aussi et malgré tout un polar avec ses fusillades, ses explosions, pas de temps morts entre les méchants et les gentils ( presque gentils).

Des pages que l’on tournent avec jubilation, et dont les dialogues à la Audiard m’émerveillent et me font sourire par leur intelligence. Et n’oublions pas cette fameuse DS, qui tient son rôle elle aussi.
Merci une fois de plus à Nick Gardel de nous rappeler ce qu’est le talent de la plume à la Française.
4ème de couverture:

Un magasin qui explose, un mitraillage à la Kalachnikov, une sirène recherchée, un gang sanguinaire, Peter, Jean-Édouard et Lorelei sont des habitués du chaos.
Quand leurs extraordinaires aptitudes pour les ennuis s’entrecroisent, cette troupe soudée par l’amitié prend la route à bord d’une vieille DS qui en a vu d’autres.
Mais jusqu’où peut conduire l’amitié ?