Le vrai du faux et même le pire de Martine Nougué

http://www.editionsducaiman.fr/boutique/polars-en-france/le-vrai-du-faux-et-meme-le-pire-de-martine-nougue.html

Premier roman que je lis de Martine Nougué, elle a précédemment écrit Les Belges reconnaissants aux éditions Caïman. Je découvre donc Pénélope Cissé, officier de police de la région de Sète. Nous rencontrons sa fille, venue d’Afrique pour passer les vacances en France avec sa mère, Luigi, un ami libraire de Pénélope, qui du coup fait office de nounou durant les heures de travail de notre flic et des personnages de toutes sortes, haut en couleur, plus ou moins bienveillants.

Un polar rural qui sort des sentiers battus, donc rien d’étonnant à voir l’auteure éditée par Caïman, qui a ce niveau ne m’a jamais déçu. Une vision du polar et du roman policier qui ne cesse de me rappeler les films policier Français de mon enfance.

L’auteure met en scène des personnages comme l’on peut en croiser tous les jours dans ces petits villages où tout le monde se connaît. Pénélope va donc devoir démêler le vrai du faux et même le pire…Et éviter les bâtons qu’on va lui mettre dans les roues. Les habitants se font ou se sont fait de mauvais coups et les animosités se révèlent à chaque coin de rue, alors pourquoi ce village aiderait il la police à retrouver les trois disparus? Surtout qu’ils ne se sont pas fait que des amis.

Un polar que l’on apprécie pour son histoire bien-sûr mais aussi parce qu’il est vrai et que les paysages, l’ambiance et le franc-parler nous font sentir comme chez nous.

4ème de couverture:

La Pointe, un quartier pittoresque de Sète, petit port sur l’étang de Thau. Trois figures locales pas très recommandables ont disparu : le plus gros producteur d’huîtres du bassin, le patron proxénète du café de La Pointe et un petit malfrat coutumier des mauvais coups. La gendarmerie relie ces disparitions aux vols et trafics de coquillages qui se multiplient sur la lagune. Ce n’est pas l’avis de Marceline, vieille militante éco-féministe, qui oriente l’opinion sur les événements pour le moins bizarres qui surviennent depuis quelques temps dans le coin : morts suspectes d’animaux, pluies de pelotes de filaments, odeurs pestilentielles certains jours…
Qui empoisonne La Pointe, et à quelles fins? Qui tue sur le bassin et pourquoi? L’opinion s’enflamme et la rumeur court : des savants fous ? Des services secrets ? Des sociétés occultes ? Le capitaine Pénélope Cissé, chargée de l’enquête, va chercher à démêler le vrai du faux…
Read more at http://www.editionsducaiman.fr/boutique/polars-en-france/le-vrai-du-faux-et-meme-le-pire-de-martine-nougue.html#iKxzGv6U7jt2ZU7c.99

Le cri de Nicolas Beuglet

51ip04ozzwl-_sx210_

Nicolas Beuglet

ISBN : 2845638205
Éditeur : XO EDITIONS (2016)
Tout commence comme une enquête, certes, un peu particulière puisqu’elle concerne la mort d’un pensionnaire d’un hôpital psychiatrique. Et là attention…Le lecteur plonge dans un scénario incroyable, qui va l’emmener entre la Norvège, la France en passant par des étapes dont je vous laisse la découverte.
Je me suis sentie, lors de cette lecture, comme devant un bon film. un moment de pure tension, de suspense et d’enquête.
Un très bon divertissement livresque, qui même si j’en avais lu certains avis mitigés, m’a apporté beaucoup de plaisir de lecture.
C’était exactement ce dont j’avais besoin au moment où j’en avais besoin, de l’action, des révélations, de la baston, du complot, des poursuites à en perdre haleine.
Bonne lecture à toi, futur lecteur, que j’ai convaincu grâce à ces quelques lignes.
4ème de couverture:
Hôpital psychiatrique de Gaustad, Oslo. À l’aube d’une nuit glaciale, le corps d’un patient est retrouvé étranglé dans sa cellule, la bouche ouverte dans un hurlement muet. Dépêchée sur place, la troublante inspectrice Sarah Geringën le sent aussitôt : cette affaire ne ressemble à aucune autre…
Et les énigmes se succèdent : pourquoi la victime a-t-elle une cicatrice formant le nombre 488 sur le front ? Que signifient ces dessins indéchiffrables sur le mur de sa cellule ? Pourquoi le personnel de l’hôpital semble si peu à l’aise avec l’identité de cet homme interné à Gaustad depuis plus de trente ans ?
Pour Sarah, c’est le début d’une enquête terrifiante qui la mène de Londres à l’île de l’Ascension, des mines du Minnesota aux hauteurs du vieux Nice.
Soumise à un compte à rebours implacable, Sarah va lier son destin à celui d’un journaliste d’investigation français, Christopher, et découvrir, en exhumant des dossiers de la CIA, une vérité vertigineuse sur l’une des questions qui hante chacun d’entre nous : la vie après la mort…
Et la réponse, enfouie dans des laboratoires ultrasecrets, pourrait bien affoler plus encore que la question !
Inspiré par des découvertes et des événements réels, Le Cri renvoie à nos peurs les plus intérieures. Un thriller sur la folie des hommes et le danger d’une science dévoyée, transformée en arme fatale.
 

T’es pas Dieu petit bonhomme… de Philippe Setbon

CVT_Tes-pas-Dieu-petit-bonhomme_9959

 

Les trois visages de la vengeance Tome 2 aux éditions du Caïman

Et voilà ce deuxième tome des trois visages de la vengeance avalé en quelques heures.

Bien que l’on reconnaisse la plume de l’auteur, le type de vengeance et l’ambiance ne sont pas du tout les mêmes.Ce deuxième visage est, je trouve, plus sombre que le premier. On y découvre le choses de l’extérieur, contrairement à « Cécile et le monsieur d’à côté ». Ici on cherche qui est le vengeur et quelles sont ses motivations. Il est a noté pour mon plus grand plaisir, qu’il semblerait que l’auteur aime les chats, ils font leur apparition lors de ces deux premières histoires…

Une lecture tout aussi fluide et addictive que la première de cette trilogie.

Philippe Setbon est décidément un auteur que j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir et dont je vais dès que possible lire les six précédents romans.

J’attend biensûr avec beaucoup d’impatience de pouvoir découvrir le visage ultime de cette série.

Une façon pour ceux qui sont fâchés avec les polars de tenter une réconciliation, qui j’en suis certaine, sera une thérapie très efficace.

Résumé:

Qu’est-ce qui peut pousser un individu à immoler son prochain ? Fred, auteur en mal d’inspiration, se pose la question. Le besoin de se faire connaître ? L’obéissance aux injonctions d’un dieu quelconque ? La vengeance ? Fred se lance dans l’écriture de son roman. Mais est-ce bien d’une fiction qu’il s’agit ?

Dans son quartier, les Batignolles à Paris, celui que tout le monde appelle désormais « Le Faucheur » sème la mort sur son passage et redonne de l’inspiration à notre auteur…

Le face-à-face est inévitable. Extrait : « Le Faucheur s’allume une cigarette, en aspire une bouffée et appuie l’extrémité incandescente sur une des croix, jusqu’à percer le papier. Il éteint la flamme en l’écrasant du pouce. C’est le troisième trou identique qu’il fait sur la carte.

C’est bien, mais il y a encore du boulot. Beaucoup de boulot. Et à partir de maintenant, il devrait être prudent et ne pas se laisser prendre à son propre jeu. Il n’est pas là pour amuser les médias et terroriser les foules, son rôle n’est pas de jouer les croque-mitaines à deux balles.

Le Faucheur a un travail à accomplir. Mieux : une mission. Et il est hors de question qu’il s’en détourne. L’enfer a ouvert ses portes et tel une entité vivante, il réclame qu’on le nourrisse. Et il a très faim. »

 

 

Cécile et le monsieur d’à côté de Philippe Setbon

1540-1 (1)

Les 3 visages de la vengeance Tome 1 aux éditions du Caïman

Philippe Setbon est un homme aux multiples facettes: auteur et dessinateur de BD( Metal hurlant, Pilote), scénariste de cinéma et de télévision, il excelle également dans l’écriture.

Après avoir déjà écrit 6 romans, le voici avec cette trilogie des visages de la vengeance.

Je viens de terminer ce tome 1 et je dois vous dire sans aucune flatterie pour l’auteur, que j’ai vraiment adoré.

Un très bon polar, court, avec des personnages attachants et efficaces.

On ressent vraiment le côté expérimenté du scénariste, de celui qui sait comment captiver son public dès les premières minutes.

Je ne peux pas vous en dire trop sur l’histoire car elle est un pur bonheur à découvrir soi-même., mais je peux vous dire qu’il s’y passe toujours quelque chose…

Une touche d’humour  et d’humanité amenées par Servais Marcuse: le monsieur d’à côté, qui est un personnage surprenant, il a mené une vie très mouvementée, il semblerait que celle-ci lui manque une peu… Une cécile imparfaite mais heureuse de trouver une oreille attentive, et un Charley, extrêment drole et qui apprend vite un métier bien particulier.

Un polar Frenchie, sans pour autant tomber dans la caricature que l’on redoute souvent.

Une intrigue captivante qui me rend très curieuse de découvrir le second visage de la vengeance. 

Résumé:

Cécile, obligée de déménager suite à une déception sentimentale aurait-elle trouvé son ange-gardien en s’installant dans le quartier des Batignolles ? Toujours est-il que ses problèmes se règlent les uns après les autres, de manière pour le moins expéditive. Simple hasard ou intervention extérieure ? Quel rôle joue son voisin, Servais Marcuse, un grand-père débonnaire qui vit dans les souvenirs d’une vie aventureuse ? Aurait-il repris du service pour les beaux yeux de sa nouvelle voisine ? L’aurait-il côtoyée dans une vie antérieure ? Il faudra attendre les dernières pages de ce roman pour dénouer les fils, découvrir les secrets et les motivations de chacun des personnages de ce nouveau polar de Philippe Setbon…

 

 

Le fleuve des brumes de Valerio Varesi

41f-HlCjlgL._SX210_

 

Voici un roman bien sombre, comme le fond d’un fleuve…

Une histoire qui se déroule en Italie, sur le Pô. Des pluies qui n’en finissent plus et font sortir le fleuve de son lit, deux frères retrouvés morts dans des lieux différents mais dans des circonstances tout aussi étranges. Un passé, qui suite à l’enquête du commissaire Soneri, remonte à la surface. Des villageois qui ne collaborent pas de gaité de coeur, une odeur de vengeance plane au-dessus de tout cela et tout le monde le sait: la vengeance est un plat qui se mange froid.

Un polar qui laisse une ambiance nébuleuse, brumeuse et mystérieuse.

Un pari osé, lancé par cette jeune maison d’éditions Agullo, mais un pari réussi avec cette parution Agullo Noir.

Une ambiance qui reflète totalement un ciel chargé et pluvieux, tel que l’on peut en connaître lorsque la météo s’acharne.

Et il me faut aussi vous parler du Commissaire Soneri, un personnage troublant, un peu à part, qui mène une étrange relation avec son avocate de compagne… Quelques coquineries se cacheraient elles derrière toute cette noirceur?

Une moiteur qui absorbe le lecteur au gré des caprices du fleuve.

Une écriture intelligente qui ne laisse pas de place au hasard, elle donne le ton, elle donnent les mots d’ordre.

A ne pas râter…

Résumé:

« Ses recherches le conduisaient toutes vers le Pô, sur cette terre plate où l’on ne voyait jamais le ciel. Et lui ne croyait pas aux coïncidences. »
Dans une vallée brumeuse du nord de l’Italie, la pluie tombe sans relâche, gonflant le Pô qui menace de sortir de son lit.
Alors que les habitants surveillent avec inquiétude la montée des eaux, une énorme barge libérée de ses amarres dérive vers l’aval avant de disparaître dans le brouillard.
Quand elle s’échoue des heures plus tard, Tonna, son pilote aguerri, est introuvable.
Au même moment, le commissaire Soneri est appelé à l’hôpital de Parme pour enquêter sur l’apparent suicide d’un homme.
Lorsqu’il découvre qu’il s’agit du frère du batelier disparu, et que tous deux ont servi ensemble dans la milice fasciste cinquante ans plus tôt, le détective est convaincu qu’il y a un lien entre leur passé trouble et les événements présents.
Mais Soneri se heurte au silence de ceux qui gagnent leur vie le long du fleuve et n’ont pas enterré les vieilles rancœurs.
Les combats féroces entre chemises brunes et partisans à la fin de la guerre ont déchaîné des haines que le temps ne semble pas avoir apaisées, et tandis que les eaux baissent, la rivière commence à révéler ses secrets : de sombres histoires de brutalité, d’amères rivalités et de vengeance vieilles d’un demi-siècle…

 

 

 

Miettes de sang de Claire Favan

téléchargement (5)

Paru chez Pocket le 11 février 2016

Premier roman que je découvre de Claire Favan. Voici le type de roman sur lequel on se jette sans même en lire le résumé, tant les critiques sur l’auteur et son travail sont bonnes.

L’auteure nous dépeint ici un anti-héros qui vit au fin fond du Missouri, et croyez moi cet anti-héros, vous allez souvent avoir envie de le secouer, tant il est effacé et affable.

Claire Favan a donc pris pour personnage principal un trentenaire torturé, dont la vie sociale est réduite à zéro,  qui va mener une enquête dont personne ne veut même entendre parler.  Développer une histoire autour d’un policier si effacé, réservé peut paraître fou et risqué, c’est au contraire un atout, cela permet à l’intrigue de se développer et à l’intensité de monter crescendo.

L’auteure nous mène à remonter les pistes avec Dany, son antithèse du super flic, à se faire violence afin de connaître la vérité et nous ne sommes pas déçus.

Nous nous retrouvons donc à côtoyer des flics corrompus et sans aucune morale, qui tiennent toute une ville sous leur coupe et ne vont pas beaucoup apprécié qu’un jeune blanc-bec mette son nez dans tout cela.

Un premier essai pour moi qui me donne envie de frissonner à nouveau et de découvrir d’autres histoires et personnages de Claire Favan.

Résumé:

Le lieutenant Dany Myers est officier de police dans une petite ville du Midwest américain. Son père y était capitaine et lorsqu’il a brutalement disparu, Dany a tout naturellement voulu prendre la relève. Mais cet « héritage » est encombrant et il est mal perçu par ses supérieurs. On lui confie plutôt les tâches subalternes et ses collègues gardent leurs distances. Sa vie sentimentale est aussi une suite d’échecs. C’est un homme seul et pessimiste. Jusqu’à ce qu’il soit, par hasard, confronté à un bien étrange suicide que ses supérieurs veulent classer au plus vite…Mais Dany a un défaut, il est têtu.

 

 

Ce qu’il nous faut c’est un mort de Hervé Commère

Sortie le 10 mars 2016

51-lQKy-LtL._SX195_

J’ai pour ma part découvert l’univers d’Hervé Commère avec Imagine le reste sorti en 2014, et quel univers incroyable.

Ce nouveau roman est , je trouve encore meilleur que le précédent. L’auteur crée un univers absolument passionnant, la vie d’un petit village au gré du fonctionnement d’une usine de sous vêtements féminins.

L’auteur nous fait vivre des allers-retours passée-présent, afin de nous raconter l’histoire de chacun, ce qui nous permet de comprendre l’ampleur que chaque événement peut avoir dans un si petit village où tous se connaissent depuis deux ou trois générations.

Le centre de ce roman est donc cette usine qui fait vivre tout le village et dont le créateur a marqué les esprits et la façon de se comporter les uns avec les autres, car à Vranville, on se sert les coudes, c’est  évident, on s’entraide lorsque les coups durs affluent. Mais tout cela ne cache t-il pas quelques coups bas? quelques non-dits? Quelques malversations aux détriments de tous? Lorsque les choses sont tellement belles et positives, le retour de bâton ne peut être que très brutal et violent…

Un polar pas comme les autres que nous fait ici découvrir Hervé Commère, car le contexte, les personnages sont attachants, même si leur attitude n’est pas toujours exemplaire.

Une histoire dont les événements s’imbriquent petit à petit, et qui devient addictive pour le lecteur. j’ai été très touchée par ce roman qui m’a faite vibrée tout au long de son déroulé.

Un vrai bonheur de lectrice pour ma part, qui je suis sûre va vite tous vous contaminer, car ce genre de roman, on ne fait pas qu’en parler, on le conseille, on l’offre. J’espère donc vous avoir donné envie de le lire et de revenir ici même me donner vos impressions, qui je l’espère seront aussi positives que les miennes.

Résumé:

 » Ce qu’il nous faudrait, c’est un mort. «  » I will survive « . C’était le dimanche 12 juillet 1998. À quel prix ? Ça, la chanson ne le dit pas. Cette nuit-là, trois garçons pleins d’avenir ont renversé une femme, une étudiante s’est fait violer, un jeune flic a croisé son âme s?ur et un bébé est né. Près de vingt ans plus tard, voilà que tous se trouvent concernés par la même cause. On est à Vrainville, en Normandie. L’usine centenaire Cybelle va fermer ses portes. Le temps est venu du rachat par un fonds d’investissement. Cybelle, c’est l’emploi de la quasi-totalité des femmes du village depuis trois générations, l’excellence en matière de sous-vêtements féminins, une réussite et surtout, une famille. Mais le temps béni de Gaston est révolu, ce fondateur aux idées larges et au c?ur vaste dont les héritiers vont faire une ruine. Parmi ces héritiers, Vincent, l’un des trois garçons pleins d’avenir. Il a la main sur la destinée de quelques centaines de salariés. Mais il n’a pas la main sur tout, notamment sur ce secret étouffé dans un accord financier vingt ans plus tôt par son père et le maire de Vrainville, père du 2e larron présent la nuit du 12 juillet dans la voiture meurtrière. Le 3e gars, Maxime, n’a la main sur rien, personne n’a payé pour lui et surtout il n’a pas oublié. C’est l’un des seuls hommes employés par Cybelle et un délégué syndical plutôt actif. Côté ouvrier, on connaît déjà le prix de la revente de Cybelle. Ca signifie plus que la fin d’une belle histoire entrepreneuriale : la mise au ban, la galère et l’oubli. Alors c’est décidé, ils n’ont plus le choix : puisque personne ne parle d’eux, ce qu’il leur faut, c’est un mort.

 

Mr Mercedes de Stephen King

CVT_Mr-Mercedes_539Ici pas besoin de note, c’est Stephen king, soit on aime, soit on aime pas. Moi j’adore.

Mon avis:

Ça peut paraître fou, mais en lisant ce roman j’en ai presque oublié que c’était Stephen King qui en était l’auteur. Nous ne sommes pas du tout dans son style habituel, mais ce n’est absolument pas un problème, car il maitrise le bougre! Voici donc plutôt un roman de type polar, thriller. Pas un once de fantastique, ce qui ne se voit jamais dans le style habituel de l’auteur.

De toute façon, l’hameçon est lancé, et le poisson que je suis est ferré, car Mr King est un conteur hors pair, il parvient toujours à vous embarquer avec lui, il vous narre les anecdotes qui vont vous donner envie d’en savoir plus sur ses personnages.

Et dieu sait qu’ils sont croustillants ses personnages… Un psychopathe dont l’état psychologique remonte à l’enfance, sa mère qui n’est pas plus à plaindre que lui en matière de folie. Un flic à la retraite, qui n’attend qu’un coup de pied au c.. pour reprendre goût à la vie. Et pour les autres, je vous les laisse découvrir par vous même.

Un pur régale jusqu’à la derrière ligne, des rebondissements, qui m’ont empêcher de lâcher ce livre, malgré un manque de temps évident dû à la vie quotidienne et ses tracas.

Après avoir été un peu déçu par Joyland et avoir fait l’impasse jusqu’à présent sur 22/11/63, je sens de nouveau la Kingmaniac qui est en moi, celle qui a beaucoup aimé Dôme, bien-sûr les grands succès de Stephen pour les intimes.

Les  changements de styles et de genres de l’auteur ne me dérangent pas, au contraire, ils apportent un peu de diversité, un peu de surprise.

A lire sans modération…

Résumé:

« Je crois qu’il y a plein de gens qui rêvent de faire ce que j’ai fait… La seule différence, c’est que moi, je l’ai vraiment fait ! »Midwest 2009. Un salon de l’emploi. Dans l’aube glacée, des centaine de chômeurs en quête d’un job font la queue. Soudain, une Mercedes rugissante fonce sur la foule, laissant dans son sillage huit morts et quinze blessés. Le chauffard, lui, s’est évanoui dans la brume avec sa voiture, sans laisser de traces.Un an plus tard. Bill Hodges, un flic à la retraite, reste obsédé par le massacre. Une lettre du tueur à la Mercedes va le sortir de la dépression et de l’ennui qui le guettent, le précipitant dans un redoutable jeu du chat et de la souris.Avec ce polar très noir, véritable plongée dans le cerveau d’un psychopathe qui ferait passer Norman Bates pour un enfant de chœur, Stephen King démontre une fois encore son époustouflant talent de conteur, qui s’affranchit des frontières et des genres.

Clouer l’ouest – Séverine Chevalier – Ecorce Editions

clouer l'ouestL’histoire: ♥♥♥♥

La couverture: ♥♥♥♥

Résumé:

Longtemps je ne me préoccupais pas de la scène blanche. Elle me hantait en sourdine et je faisais taire ses murmures, ou les laissais cogner, légers, aux parois d’une minuscule boîte, enfouie au plus profond de moi. Les bourdonnements de l’extérieur remplissaient leur office de fossoyeurs efficaces, diligents. je ne savais pas qu’alors, les cadavres refusaient de se décomposer.
Vingt ans après son départ, Karl est de retour chez les siens. le plateau de millevaches est enneigé. Les arbres sont noirs. Noirs comme la b^te qui se cache dans les bois et que nul ne parvient à abattre.

Mon avis:

Ce roman n’est pas commun, l’écriture de l’auteure n’est pas commune. Les premières pages sont mystérieuses, elles ressemblent à des pensées jetées sur le papier.

Karl est un personnage torturé, il a des ennuis, il souhaite les fuir en retournant à ses origines, le village ou vivent encore ses parents, son frère, son oncle, et tout son passé.

Ce livre, c’est l’histoire d’une famille, elle est abîmée, chaque membre a ses blessures.

Ce roman est très noir, les personnages que nous dépeint Séverine Chevalier, ne semblent pas connaitre le bonheur, un peu comme si celui ci s’était arrêté à une frontière imaginaire.

Leurs vies s’écoulent avec son lot de souffrance, mais rien ne semble pouvoir mettre un terme à cela, ils attendent et laissent venir.

C’est en tout cas le ressenti que j’ai après la fin de ce roman, qui m’a dérangé, dans le sens ou il m’a amené à me questionner, me mettre plein de questions en tête: Pourquoi? Que s’est-il réellement passé avant le départ de Karl?

Pas de conte de fée et de sentiment dégoulinant ici, ni d’ailleurs de violence verbale, mais de la noirceur que l’auteure nous fait ressentir grâce à ses mots, des phrases et des pages courtes, comme des gifles littéraires.

Merci à Séverine Chevalier et à Ecorce Editions.