Cadres noirs de Pierre Lemaître

20_aj_m_322

Résumé:

Alain Delambre est un cadre de cinquante-sept ans anéanti par quatre années de chômage sans espoir.

Ancien DRH, il accepte des petits jobs démoralisants. À son sentiment de faillite personnelle s’ajoute bientôt l’humiliation de se faire botter le cul pour cinq cents euros par mois…

Aussi quand un employeur, divine surprise, accepte enfin d’étudier sa candidature, Alain Delambre est prêt à tout, à emprunter de l’argent, à se disqualifier aux yeux de sa femme, de ses filles et même à participer à l’ultime épreuve de recrutement : un jeu de rôle sous la forme d’une prise d’otages.

Alain Delambre s’engage corps et âme dans cette lutte pour regagner sa dignité.

S’il se rendait soudain compte que les dés sont pipés, sa fureur serait sans limite.

Et le jeu de rôle pourrait alors tourner au jeu de massacre.

Mon avis:

Mon avis est mitigé concernant ce roman de Pierre Lemaître. Tout d’abord je dois dire que le sujet est intéressant, un cadre proche de la soixantaine au chômage qui rentre dans un cycle infernal afin de retrouver un emploi et de son niveau de vie.
Pourtant j’ai trouvé que l’histoire partait dans des directions complétement folles, je n’ai pas adhéré à la folie du personnage principal qui s’embarque et qui embarque sa famille dans l’enfer. Il n’est pourtant pas dans la rue, alors pourquoi faire de telles folies pour un travail, certes je ne suis pas cadre, je ne gagne pas ce qu’il gagne, mais tout de même…
Cependant cela ne retire rien au fait que l’auteur nous embarque dans son histoire, je n’ai juste pas beaucoup aimé ce roman car le personnage m’a agacé, il s’enfonce tous les jours un peu plus alors que les circonstances finissent toujours par lui être favorables, il en veut toujours plus et ne parvient pas à se contenter de ce qu’il a. Ce serait tout à son honneur si sa famille n’en prenait pas plein la figure.

Publicités

24 jours-La vérité sur la mort d’Ilan Halimi-Ruth Halimi et Emilie Frêche

51hUlSfxYkL._SL160_

Résumé:

Ruth Halimi s’exprime pour la première fois dans ce livre. Son témoignage est d’une très grande force parce qu’il refuse de céder à une émotion facile. La barbarie des preneurs d’otage et leur antisémitisme font d’autant plus froid dans le dos que ce récit s’en tient aux faits. Le livre de Ruth Halimi et Émilie Frèche ne triche jamais avec la vérité. Il montre, au fil de ces 24 jours, l’impuissance de la police. Il révèle aussi des erreurs qui font dire à Ruth Halimi que son fils aurait pu être sauvé. Nul ne pouvait imaginer que dans la France de 2006 se produise un tel événement. Et pourtant…

La parution de ce texte, juste avant le procès du gang des barbares, en fait un événement. Ce document est exceptionnel parce que jamais, jusqu’alors, Madame Ruth Halimi n’avait accepté de s’exprimer sur la mort de son fils. Personne ne peut être indifférent à ce témoignage sur un assassinat qui a profondément troublé le pays par son atrocité et son caractère antisémite ouvertement revendiqué par des meurtriers de sang froid.

Depuis la mort de son fils Ilan, après 24 jours de séquestration et de tortures, en février 2006, sa mère, Ruth Halimi, a gardé le silence. Alors que s’approche le procès des barbares qui ont perpétré cet horrible assassinat, elle raconte ce voyage dans l’enfer de l’antisémitisme et le drame intime qu’elle a vécu.

Mon avis:

Je dois avouer que j’ai lu la première moitié de ce livre hier soi, et que j’ai passé une très mauvaise nuit.
Un témoignage très difficile à lire car émotionnellement insoutenable de douleur.
J’avais bien-sûr entendu parlé du calvaire d’Ilan, ce magnifique garçon dont le sourire est resté dans tous les cœurs. mais Je voulais comprendre, comment sa famille avait pu trouver le courage de vivre ses 24 jours sans s’écrouler, comment à la suite de cette mort barbare, ils avaient réussi à garder la tête haute et à ne pas haïr la terre entière.
On leur a pris leur enfant, je ne parlerai même pas des coupables, car ce serait une fois de plus leur donner un quart d’heure de gloire. Aucun mot ne peut définir la douleur physique et morale qu’Ilan a pu ressentir, et même si nous le voulions, nous n’en aurions pas la moindre idée.
C’est un témoignage à lire absolument, par soutien à la famille, en mémoire d’Ilan.