Les Classiques de Priscilla – Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage de Maya Angelou

Ce mois-ci, grâce au Reading Classics Challenge de Lilly and Books, j’ai découvert un roman que la quatrième de couverture qualifie de « classique de la littérature américaine », Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage de Maya Angelou.

IMG_20190705_232016 1.jpgAutobiographique, ce récit retrace sans pathétique excessif l’enfance de Marguerite, appelée Maya par son frère, une enfant noire que ses parents divorcés confient à sa grand-mère Momma dans l’Arkansas des années 1930.

Ce que j’ai trouvé de plus émouvant dans cette autobiographie, c’est la prise de conscience progressive de la narratrice, de sa position de noire, d’enfant, de femme ensuite et de toutes les injustices que ces différents statuts engendrent. La première de toutes ces injustices, c’est que Maya n’a pas vraiment droit à l’enfance, la vie va se charger ensuite de la priver d’une partie de son adolescence. Elle devient femme très vite, très tôt, et en tant que telle, elle refuse le statut de victime et essaie de se battre. On sent rapidement chez elle émerger une colère justifiée qu’elle a du mal à réfréner. Les scènes auxquelles elle est rapidement confrontée sont d’une extrême violence, physique ou psychologique.

Pourtant, aucune accumulation de pathos dans ce récit. L’auteure parvient même parfois à nous faire sourire. Cette petite fille a de l’humour, du cran, de la répartie (même quand elle ne répond que dans son imagination). Pourtant, on ne peut s’empêcher d’être révolté contre les hommes, contre les Blancs, contre la société. Et puis, effectivement, on se rappelle que les choses ont évolué depuis, heureusement. Ce livre n’est que l’introduction finalement : Maya commence tout juste ses combats, elle en a gagné un mais se prépare, à la toute fin du récit, à se battre pour la plus belle et la plus motivante des raisons.

Voici quelques citations que j’ai trouvées vraiment belles :

« De tous les besoins (il n’y en a aucun d’imaginaire) qu’éprouve un enfant solitaire, celui qui doit être satisfait si l’espoir doit exister, et un espoir de plénitude, c’est le besoin constant d’un Dieu à toute épreuve. Mon beau petit frère noir fut mon royaume sur terre. »

« Être abandonnée à soi-même sur la délicate corde raide de l’ignorance adolescente, c’est expérimenter la déchirante beauté de la pleine liberté et la menace de l’éternelle indécision. Peu d’êtres survivent à leur adolescence. La plupart succombent à la pression imprécise mais meurtrière du conformisme adulte. Il devient plus facile de mourir et d’éviter les conflits que de soutenir une bataille permanente contre les forces supérieures de la maturité »

Vous connaissez le roman ? L’auteure ? Dites-moi ce que vous en pensez !

Priscilla (@Priss0904, @litterapriscilla, Page Facebook)

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Zom-B tome 1 Darren Shan

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Editeur: Eclipse Panini France

Histoire:♥♥♥♥♥

Couverture:♥♥♥♥

Un grand merci à Babelio ainsi qu’aux Éditions Éclipse Panini pour m’avoir permis de découvrir ce premier tome De Zom-B.
J’ai beaucoup aimé cette lecture, un peu étonnée par la première partie qui aborde un tout autre thème que celui auquel je m’attendais.
Je pensai en effet que l’attaque des Zombies était le seul et unique sujet de ce livre, et bien non!
L’histoire de B nous amène à réfléchir sur un sujet qui reste d’actualité: le racisme.
L’auteur aborde donc l’antisémitisme avec beaucoup de courage, car le sujet est délicat, il réfléchit également à l’ attitude de la famille proche d’une personne raciste. Comment les enfants doivent ils se comporter face aux propos haineux de l’un de leur parent, faut-il aller contre et faire valoir ses idées, ou suivre l’opinion d’un père ou d’une mère qui doit être le modèle et l’exemple?
Un père violent, une mère qui subit, B cherche son chemin et enchaîne les erreurs.
Une lecture jeunesse que j’ai trouvé intelligente, qui amène le jeune lecteur à une réflexion tout en étant pleine d’action.Je recommande, j’ai aimé, j’ai envie de connaître la suite…

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L’allée du Sycomore de John Grisham

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Résumé:

Seth Hubbard n’a confiance en personne. Atteint d’un cancer, il se pend à un sycomore après avoir laissé un dernier testament. Ce document va plonger ses enfants désormais adultes, sa femme de ménage noire et l’avocat Jake Brigance dans un conflit juridique aussi brutal et dramatique que le procès pour meurtre qui avait exacerbé les tensions raciales dans le comté de Ford, trois ans auparavant.
Pourquoi Seth Hubbard veut-il léguer presque toute sa fortune à son employée ? La maladie a-t-elle affecté ses facultés de jugement ? Et quel rapport tout cela a-t-il avec cette parcelle de terre qu’on appelait autrefois Sycomore Row ?
Un superbe roman où le déchaînement des passions humaines ouvre le chemin d’une possible rédemption.

Mon avis:

Voici un très gros roman que j’ai reçu des éditions JC Lattès suite à l’opération Masse critique.
Merci donc à eux ainsi qu’à Babelio bien-sûr.
Je dois tout d’abord dire que je trouve que le quatrième de couverture n’est pas suffisamment vendeur, car j’ai été passionné par ce roman de 545 pages.
Une véritable immersion dans le monde des avocats, des testaments mais aussi et surtout un plongeon dans les dégâts que provoquent le racisme.
Cette histoire se déroule à la fin des années 80, dans le comté de Ford ou les tensions raciales sont encore très présentes.
Ce roman relate la guerre entre des enfants (déshérités par leur père) et une femme de ménage noire( qui hérite, elle, d’une énorme somme d’argent) et donc toute la procédure judiciaire que cela va engendrer, mais derrière tout cela se cache quelque chose de terrible.
J’ai beaucoup aimé ce roman, qui si à certains moments nous laisse croire que l’on va s’ennuyer, sait rappeler notre attention et nous passionner.
Une envie incroyable de connaître la fin et donc le dénouement nous pousse à tourner compulsivement les pages de ce  » gros pavé », qui de ce fait n’est pas très facile à emporter partout. mais j’ai relevé le défi, et je l’ai traîner partout avec moi afin d’avancer petit à petit dans cette sombre histoire d’héritage.
Les personnages sont intéressants par leur totale imperfection, l’addiction à l’alcool est très présente dans ce comté des Etats-unis, ce qui entraine bien entendu de nombreux rebondissements.

L’argent peut-il tout pardonner, est-il possible d’effacer l’horreur à coup de millions?

Beignets de tomates vertes de Fanny Flagg

Evelyn Couch, une femme entre deux âges (« Je suis trop jeune pour être vieille et trop vieille pour être jeune » dit-elle), dépressive, rend visite à une parente dans un hôpital. Là, elle fait la rencontre d’une charmante octogénaire, Ninny Threadgoode, qui lui raconte des histoires vécues soixante ans plus tôt. Cette rencontre va bouleverser sa vie.

Mon avis:

J’ai passé un superbe moment de lecture avec ce roman. Les personnages sont attachants, drôles, positifs malgré les épreuves de la vie. J’avoue avoir eu un peu de mal au début, mais l’intérêt a vite prit le dessus. Cette vieille Ninny qui raconte ses anecdotes depuis sa maison de retraite est tout bonnement délicieuse.

Chaque anecdote que raconte Minny est un voyage dans le temps. Je le conseille à tous ceux qui ont aimé  » La couleur des sentiments ».

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