Conquérant de l’impossible Mike Horn

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Mike Horn

Jean-Philippe Chatrier (Collaborateur)
ISBN : 2266161253
Éditeur : Pocket (01/02/2006)

Bon, alors, oui, ceux qui me connaissent vont bien rire, moi qui ne suis pas aventurière pour un sou, qui ne voyage qu’en France et qui me plaint dès qu’il fait un peu trop chaud ou trop froid…Et alors me direz-vous, c’est l’avantage des livres, c’est qu’ils nous font durant quelques heures être quelqu’un d’autre.

Durant quelques heures de lecture, j’ai donc été Mike Horn, cet homme que j’ai découvert comme beaucoup à la télévision. J’ai donc naturellement eu envie d’en savoir plus sur ce personnage qui se dit aventurier… Bon promis je ne mettrais plus en doute son courage car il m’a tout simplement bluffé! J’ai souffert, j’ai eu froid avec lui, j’ai appris énormément de choses, cet homme est un cas à part. Il n’est pas fait du même bois que nous, que moi en tout cas, c’est certain…

Une lecture enrichissante, qui change totalement de mes habitudes et ça fait du bien. J’ai donc découvert en dehors de l’homme de télévision dont l’accent nous séduit tous et toutes, une intelligence rare, un père et un époux, quelqu’un qui aime partager que l’on aimerait évidemment rencontrer.

4ème de couverture:

J’ai failli mourir dans l’eau glacée, j’ai senti les crocs des ours polaires contre mon visage, j’ai survécu à des températures de – 60°C ; (…) j’ai eu les doigts, la figure et même les poumons gelés (…), l’Arctique est sans pitié. Tout ce que j’ai affronté était nouveau pour moi. Je n’ai trouvé le courage de surmonter certaines épreuves que parce que j’ignorais les souffrances qu’elles représenteraient. »
Mike Horn est un aventurier de l’extrême. Il ne vit que pour relever de nouveaux défis, et repousser encore plus loin les limites de sa résistance. Pour obliger son corps à donner le meilleur de lui-même. Pour le contraindre à obéir à son esprit. Son exploit – réaliser le tour du cercle polaire arctique – il l’a vécu comme un véritable voyage vers l’humain. Parce que sur ces terres où la vie ne tient qu’à un fil, où la moindre erreur peut être fatale, la solidarité est exemplaire

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Aussi sacrée que le Gange de Didier Thurios

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Didier Thurios

ISBN : 9791031202860
Éditeur : ateliers henry dougier (11/05/2017)

 

Aussi sacrée que le Gange est une lettre d’amour d’un fils à sa mère: Un homme qui regarde l’Inde avec une œil vrai, loin des cartes postales et guides touristique.

Il alterne entre les souvenirs qu’il tente de garder dans l’esprit de sa mère en lui écrivant ce qu’il ressent, ce qu’il voit car celle-ci est  malade d’Alzheimer et le récit de ses visites à travers des états comme le Pendjab, le Rajasthan…

Il nous livre tout de ce pays, le beau et son contraire, ce que l’on envie et ce qui rebute. On garde aussi et surtout en mémoire l’amour familiale, la peur de perdre ses souvenir, l’envie de les graver à jamais.

Un récit fait avant tout avec douceur, tendresse, qui prête à sourire aussi, plein de poésie et de beauté.

L’auteur écrit avec le cœur ce qui donne un texte touchant, un très joli voyage physique ainsi qu’au fin fond de l’âme et de ce qui y est ancré à jamais: l’amour d’une mère.

4ème de couverture:

« Aussi sacrée que le Gange » est une errance indienne, un voyage au long cours sans guide ni boussole. C’’est le récit d’’une Inde au quotidien qui n’’en finit pas de surprendre, capable d’’enchanter et de révolter dans la même fraction de seconde, singulière et abyssale, à la fois unique et plurielle, en fin de compte toujours énigmatique.
Scandé autour de lettres de l’’auteur à sa mère en France, immobilisée par la maladie d’’Alzheimer, ce voyage intérieur est une plongée en âmes vives, familiales et universelles.
Lorsque, frappée par la maladie d’’Alzheimer, « petite mère » se retrouve immobilisée en France, son fils entreprend de lui faire visiter l’’Inde en lui envoyant des lettres.
Aussi sacrée que le Gange est le compte-rendu épistolaire de ce voyage. Si le lecteur y découvre un pays dans son quotidien surprenant et ses multiples visages, ce récit l’’entraîne également dans un intime à la fois familial et universel.

 

Carnet secret de Lakshmi de Ari Gauthier

 

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Ce roman est pour le moins atypique, l’auteur nous expose la pensée de Lakshmi, une éléphante comme toutes celles que l’on trouve devant les temples d’Inde du Sud.

Elle bénit les touristes, pose en photos avec eux, puisque je vous le rappelle l’Inde vénère un Dieu à tête d’éléphant. Ari Gauthier nous fait donc entrer dans les pensées de Lakshmi, elle s’interroge, réfléchit au sens de sa vie, à la raison de sa présence devant ce temple, mais aussi à l’homme, à ses attitudes envers elle, mais aussi à ses congénères.

Vous rencontrerez aussi, en lisant ce livre, Tripod un chien errant, un chien des rues pseudo Gourou mais aussi d’autres personnages qui participent tous au charme de cette histoire.

Des traditions et anecdotes sur Pondichéry, Lakshmi en a à raconter. Sa personnalité est tendre et touchante, elle nous remet en mémoire que les animaux, même sans avoir la parole ont une âme, des émotions et Ari Gauthier donne avec beaucoup de talent et de justesse, voix à celles de cette éléphante.

Merci pour ce beau voyage et cette histoire dépaysante .

4ème de couverture:

Carnet secret de Lakshmi est l’histoire de Lakshmi, qui refuse la fatalité de la vie à laquelle elle a été destinée. En arrivant à Pondichéry, dans cette petite ville paisible qui dort bercée par les vagues du golf de Bengale, sa rencontre avec Tripod Dog Baba et Alphonse va changer le cours de sa vie.

 

 

Ce que tient ta main droite t’appartient de Pascal Manoukian

 

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ISBN : 2359495917
Éditeur : DON QUICHOTTE ÉDITIONS (2017)
Sortie le 05 janvier 2017

 

Roman très émouvant mais très difficile car il traite d’un sujet d’actualité, qui a blessé et qui blesse encore de nombreuses personnes à travers le monde.

On sent dans l’écriture de ce roman le passé de Reporter de l’auteur, il narre avec beaucoup de réalisme et d’informations qu’il tire d’une immersion dans l’embrigadement dans lequel s’est lancé Daesh.

Pascal Manoukian nous raconte une histoire, mais il nous ouvre surtout les yeux sur la folie, les horreurs ainsi que sur les erreurs et les mensonges qui en amènent certains à plonger dans cette machine infernale. Une machine dont on ne ressort pas. 

Il amène cette réflexion grâce à l’histoire de Karim, qui cherche à comprendre, pour se venger? Pour accepter? 

Une lecture qui peut aider à comprendre, même si cela peut à première vue, paraître difficile.

En tout cas, des pistes, des éclaircissements s’ouvrent devant nos yeux, mais le travail de compréhension est long, tant la souffrance est grande à chaque vie détruite.

On ne peut combattre ce que l’on ne connaît pas, il est donc important de se documenter, ce que nous propose l’auteur avec beaucoup de prudence et intelligence.

4ème de couverture:

Si ce soir-là Charlotte n’était pas sortie dîner entre filles, elle promènerait Isis dans les allées d’un square. Il lui achèterait des livres qu’elle laisserait traîner sur la table de nuit. Chaque jour, elle serait plus belle. Chaque jour, il serait plus amoureux. Ils boiraient du Sancerre au bonheur de leurs 30 ans, danseraient sur Christine and the Queens. La vie ne tient parfois qu’à un bas filé…
Le miracle n’arrivera pas : cette nuit-là, Karim perd tout. Son désir de vengeance va le mener jusqu’aux ruines d’Alep, au cœur de la machine à embrigader de Daech. Là où se cachent les monstres, mais aussi les centaines d’égarés qui ont fait le mauvais choix pour de mauvaises raisons. Là où il faudra lutter pour ne pas ressembler aux bourreaux.
Un voyage réaliste au pays mal connu de l’embrigadement et de toutes les violences.

 

Abandonnée de tous de Hope Daniels & Morag Livingstone

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Hope DanielsMorag Livingstone

ISBN : 2352879221
Éditeur : ARCHIPOCHE (2016)

 

Difficile de raconter son enfance lorsqu’elle est telle que celle de Hope. Cependant il est nécessaire de parler, pour soi-même afin d’exorciser ses démons mais aussi pour les autres, afin qu’ils sachent et qu’ils ouvrent les yeux pour agir différemment.

Sortir un enfant de son milieu familial à problèmes n’est pas suffisant, il a besoin d’être écouté, entendu, que ses volontés, ses désirs soient pris en compte.

Hope Daniels nous raconte avec beaucoup de courage et de sincérité ce qu’elle a vécu auprès de ses parents négligents, obnubilés par leur addiction. On ne choisit pas ses parents, on ne choisit pas sa famille, pourtant il faut l’assumer et la subir, la faculté de l’enfant à pardonner et à aimer malgré tout démontre sa pureté, son innocence.

La difficulté de se construire seule, de ne pas reproduire le schéma parental, ne pas céder à la facilité de l’addiction… Hope a navigué entre toutes ces eaux, avec bien souvent des difficultés. 

Un roman dur, qui amène à ressentir du désespoir par moments, car Hope Daniels, en nous relatant son enfance, tire une sonnette d’alarme sur la condition de vie de certains enfants, encore aujourd’hui, au Royaume-Uni. Elle transmet également un message d’espoir à ses enfants.

Une lecture forte en émotions.

4ème de couverture:

Quand l’instinct de survie est plus fort que la maltraitance Trouver en soi le courage de sortir de l’enfer… À 9 ans, Hope se présente à la police avec ses deux petits frères pour demander à être confiée aux services sociaux. Négligée, souvent affamée et déscolarisée, elle fuit la maltraitance que lui imposent depuis toujours ses parents alcooliques.

 

 

Wave de Sonali Deraniyagala

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Comme tous, j’ai été bouleversé en voyant les images de cette catastrophe de décembre 2004. Cette vague gigantesque qui déferle sur le Sri Lanka, et bien Sonali y était avec toute sa famille, dans son pays natal.

Nous avons tous pleuré les morts et les familles brisées, alors que nous n’en connaissions aucun. Et bien Sonali y a perdu ses enfants, son mari et ses parents, difficile d’imaginer pire cauchemar.

Ce livre est un récit dans lequel la jeune mère et épouse, incroyablement courageuse nous raconte comment elle n’est pas morte.

Pas morte sous cette trombe d’eau qui a tout dévasté en quelques minutes, mais aussi les jours, les semaines les mois et les années qui ont suivi. Sonali n’est pas morte de chagrin, alors elle a dû apprendre à vivre et à survivre après que son monde se soit écroulé pour faire place à l’horreur.

Une lecture intense et difficile. Sonali nous parle de la douleur indicible de perdre autant et si brutalement, avec pudeur et beaucoup d’amour.

Un livre magnifique, une belle leçon de vie qui m’a donné envie de serrer et d’aimer encore plus les miens.

Merci à Pocket.

Résumé:

 » La mousse s’est transformée en vagues. Des vagues qui bondissaient par-dessus le récif, à l’autre bout de la plage. Ça n’était pas normal. La mer ne venait jamais aussi près. Les vagues ne se brisaient pas, elles ne s’affaissaient pas. Plus près. L’eau brune et grise. Brune ou grise. Des vagues par-dessus les conifères et qui se rapprochaient de notre chambre. Toutes ces vagues maintenant, chargeant, barattant. Soudain folles et furieuses. Soudain menaçantes.  » Le matin du 26 décembre 2004, un tsunami frappe l’Océan indien. Sonali Deraniyagala, en vacances au Sri Lanka, son pays natal, en réchappe miraculeusement. Mais, de sa famille, elle est la seule. La vague lui a pris ses parents, son mari et ses deux petits garçons.

Wave raconte l’histoire de ce jour, où elle a tout perdu, et de tous ceux qui ont suivi. Les mois, les années lorsque l’insupportable déchirement du souvenir succède aux premiers moments d’horreur. La matière de ce livre, c’est la peine impalpable, indescriptible de la narratrice.
Sonali Deraniyagala réussit un récit poétique, sans concession et incroyablement digne sur comment survivre à l’inimaginable.