Achille de Arnaud Petit

Voici une lecture que je peux qualifier de très belle surprise! En effet, Achille est de ce genre de livre qui fait réfléchir, surtout par sa positivité, l’auteur nous raconte son parcours de « prof » totalement atypique. Ce métier n’était pas une vocation, c’est peut-être ce qui rend ce livre si passionnant. Arnaud nous démontre à travers cette narration que tout n’est pas perdu contrairement au message que délivrent beaucoup d’enseignants et de professionnels de l’éducation. Des lignes qui font du bien, qui donnent envie d’y croire, que devraient lire chaque enseignant en devenir, chaque parent, chaque membre du ministère de l’éducation ainsi que des différentes académies.

Des méthodes, il en existe autant que de professeurs et d’instituteurs, pourtant beaucoup semblent formatées et sans résultats peut-être parce qu’elles n’abordent pas les problèmes du bon côté. Pour ma part, je ne suis qu’une maman qui a, à de nombreuses reprises vu ses enfants en échec ou déçus par l’école d’aujourd’hui, un débat qui peut paraitre stérile, moi je ne le pense pas. Pourquoi baisser les bras? La passion est-elle suffisante pour vaincre le décrochage scolaire? Arnaud Petit n’apporte pas les solutions, mais j’ai trouvé ce livre vraiment intéressant d’un point de vue de méthodologie et d’ouverture d’esprit.

On ne naît pas enseignant, on le devient, être pédagogue, empathique, redonner de l’espoir et l’envie d’apprendre. Arnaud n’avait d’après ses propres professeurs, pas du tout le profil d’une grande carrière et encore moins, celle de l’enseignement. Tout cela amène donc à réflexion!

Merci pour cette lecture positive, intelligente et instructive

https://www.librinova.com/librairie/arnaud-petit-1/achille-1

Résumé:

Dans cet ouvrage, Arnaud, qui a embrassé la carrière d’enseignant alors même que ses professeurs prophétisaient qu’il ne réussirait à rien, partage sa vision de l’éducation.
Il témoigne des difficultés de son métier, « le plus beau du monde », notamment lorsqu’il tente de bouger les lignes.

Parce qu’un professeur est avant tout un homme, Arnaud raconte le parcours personnel qui l’a mené à devenir l’enseignant qu’il est aujourd’hui : de ses désillusions sur l’école dans ses jeunes années au coup de foudre pour la mission civique qui l’a frappé par la suite.

L’occasion pour lui d’aborder aussi la question des banlieues, de cette jeunesse qu’on marginalise, qu’on réduit au statut de « banlieusarde », et de son combat pour que ses élèves fassent « eux aussi LEUR plus beau métier du monde ! »

Publicités

ils étaient vingt et cent…

Il va m’être difficile de vous transmettre l’émotion ressentie à la lecture de ce livre de Stanislas Petrosky, je ne connaissais pas l’auteur ou juste de nom, il m’est donc apparu comme une évidence de faire sa rencontre à travers ce roman. Les histoires qui relatent les souffrances atroces vécues par les déportés sont nombreuses, celle-ci est certainement de tout ce que j’ai lu sur le sujet , la plus terrible. L’auteur a créé des personnages et il les a soumis aux tortures abjectes de monstres et de tortionnaires ayant malheureusement existé. Des scènes dures, très dures, qui je dois l’avouer par moment m’ont amené à me demander si je pouvais continuer ma lecture, il le fallait, je devais apprendre et comprendre ce qui s’est réellement passé dans ce camp de Ravensbrück. Il m’a été impossible d’intégrer l’innommable, le diable était dans ces lieux, comme bien ailleurs durant cette époque, et Stanislas Petrosky tente de nous le prouver, si besoin en est, en nous relatant des faits de barbarie commis en ces murs, en toute impunité.

Il nous fait découvrir 6 ans d’enfer à travers les yeux de Gunther, un jeune Allemand, qui grâce à son talent d’illustrateur va survivre à son opposition au régime nazi et se retrouver dans l’obligation d’assister au pire et de le dessiner. Il va vivre 6 ans aux côtés des prisonnières de Ravensbrück, un camp d’extermination de femme du IIIème Reich, de sa construction à sa libération. Il va assister au pire sans jamais pouvoir intervenir. Un espoir est-il possible? Peut-on garder une once d’humanité dans ce genre d’endroit où plane la mort et la souffrance, à tel point que les lieux en seront certainement marqués à jamais? Un roman incroyable malgré la violence qu’il était absolument nécessaire de retranscrire car elle ne peut être oubliée, car elle doit être racontée et enseignée afin qu’elle ne se reproduise jamais. L’enfer de Gunther, bien qu’il ait des conditions de vie bien meilleures que celles des prisonnières, est palpable, il est traumatisé par les cris, la faim, les expériences qu’il est en charge d’immortaliser, il se bat chaque jour pour rester celui qu’il était en arrivant dans ce camp de la mort. A lire absolument, avec toutefois un avertissement pour les âmes sensibles. Bravo et merci également à French Pulp éditions.

Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants
Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent

Ils se croyaient des hommes, n’étaient plus que des nombres
Depuis longtemps leurs dés avaient été jetés
Dès que la main retombe, il ne reste qu’une ombre
Ils ne devaient jamais plus revoir un été

La fuite monotone et sans hâte du temps
Survivre encore un jour, une heure, obstinément
Combien de tours de roues, d’arrêts et de départs
Qui n’en finissent pas de distiller l’espoir

Jean Ferrat
En savoir plus sur https://www.lacoccinelle.net/1070851.html#u6zkkSHMf66bqvgy.99

Norman, mon fils de Nathalie Gendreau et Jimmy Edmunds

Que l’on ait des enfants ou pas, que l’on rêve d’en avoir ou non, impossible de rester insensible à cet amour paternel. Ce lien si fort et puissant que la naissance d’un enfant peut créer, est-ce la maladie de Norman qui a uni de façon si intense ces deux-là? Difficile à dire, mais bon sang! Quelle puissance des sentiments, on la ressent à travers les pages, on sourit aux joies de Norman, on pleure à ses souffrances, on s’épuise aux difficultés rencontrées par Jimmy et on se glorifie de ses espoirs…

J’ai la chair de poule en vous écrivant ces quelques lignes à travers lesquelles j’essaie de vous transmettre le plaisir mais aussi la tristesse ressentis en lisant cette histoire , une parmi tant d’autres me direz-vous, car on ne peut pas toutes les raconter, toutes les lire. L’important est de savoir qu’elles existent et que des parents , des enfants ont le courage de regarder la vie du coté positif, de ne pas se plaindre mais surtout d’aimer, d’aimer si fort que le reste paraît secondaire. L’amour, la clef de tout, l’antidouleur miracle, une bulle qui vous entoure et vous protège, et vous donne la force d’affronter le pire, qui vous donne l’énergie de gravir les montagnes. Jimmy et son fils ont gravi la plus grande, le plus pentue, mais aussi la plus belle de ces montagnes.

Un livre extraordinaire de force, d’amour et de courage. Peu importe qui est votre enfant, ce qu’il sait faire ou non, il est VOTRE ENFANT et rien ne pourra changer cela, même la maladie, même les accidents de la vie, être parent est si puissant que cela vous rend capable de tout affronter pour LUI, pour ELLE.

Une pensée à toutes les familles qui vivent ou ont vécu la même situation que les parents de Norman.

Journal d’un vampire en pyjama de Mathias Malzieu

Découverte de la plume de cet auteur, j’étais, je l’avoue complètement passé à côté. Ne me jetez pas la pierre, le tire est rectifié, je sais, j’aurai loupé un monument au milieu d’une avenue, et quel monument! Un moment extrêmement difficile de la vie de Mathias Malzieu, un de ceux que personne ne voudrait vivre et pourtant, c’est un tirage au sort, un coup de pas de chance. Nous vivons avec lui chaque étape, du diagnostic à l’issue, le mot est posé, il est gravement malade!

Un moment intime et ultra-fort, un journal dans lequel il nous décrit ce qu’il ressent à chaque tempête qui ravage son corps et sa vie. « Revenu au pays des vivants », il le dit souvent et nous ressentons une partie de son soulagement, comme nous avons aussi au fil de cette lecture, ressenti la trouille et les gifles successives qui ont suivi. Mais aussi et surtout cette folle et puissante envie de vivre, l’amour des siens et du monde, Mathieu Malzieu parle incroyablement bien des équipes médicales qui l’ont sauvé, sa reconnaissance est palpable, on la touche presque du doigt. Il insuffle avec ce livre si fort, une bouffée d’énergie, d’envie de voir, de lire, d’écouter et surtout d’aimer… Pas besoin d’en dire beaucoup plus, aucun mot supplémentaire n’est nécessaire, je suis émue, j’ai beaucoup aimé ce livre. Merci pour ce livre M Malzieu.

Mes années aux Louées de Henri Kaminska

Roman commencé il y a 36 heures, terminé cette nuit, (merci au rhume et au mal de gorge, ils me permettent de lire autant que je le souhaiterai de façon permanente).

Mes années aux Louées est un incroyable témoignage qui débute en 1947, mon papa avait à cette époque 8 ans, à peine de 2 ans de plus que notre narrateur… Je suis donc très curieuse et touchée par cette époque puisque vous commencez à me connaître j’aime les histoires d’avant, j’aime écouter, lire et découvrir l’enfance des générations précédentes.

1947, l’année des congés payés, nous découvrons donc cette période d’après-guerre en campagne profonde, les ressentis d’un enfant qui débute l’école primaire. Les progrès, les nouveautés, les avancées plus ou moins bien accueillis. Le récit de ce jeune homme, ses anecdotes, qui même si elles ne changent pas le monde, marquent l’esprit, des souvenirs qui permettent de garder la mémoire d’une époque, de constater à quel point les choses ont changé en 70 ans. Ressentir, parfois, des regrets de ne pas avoir vécu « ce moment du temps » où tout était différent car plus authentique, plus intense. A travers l’enfance de l’auteur, les jours qui passent, les peines, les joies, nous découvrons une véritable analyse de la société rurale de 1947 à 1956, les codes, les préoccupations, tout cela semble si peu à l’échelle Mondiale ou même Nationale mais pourtant si fort pour les Duhaut et les enfants placés chez eux par l’assistance publique. Une vie simple mais pleine où chaque Jour est un apprentissage, une époque où les émotions, les sentiments s’expriment peu, les actes sont interprétés, jugés mais aussi vite pardonnés. Une époque où celui qui jouait le trublion se prenait une bonne fessée ce qui ne l’empêchait pas de penser à sa prochaine idiotie…

Des vies, des actes, des vécus qui, si on les met bout à bout forment la mémoire de ce que nous sommes. Ici, aux Louées, on sourit, on larmoie, la vie quoi! Impossible de perdre ses souvenirs si différents de ceux des enfants d’aujourd’hui, c’est un patrimoine, un trésor à transmettre. Il faut donc les écrire, les lire, encore et encore. Merci donc aux éditions du Loir ainsi qu’à Henri Kaminska pour ces instants de découvertes, ces moments de vie que j’ai trouvés si riches et si importants.

Résumé:

Mes années aux Louées

Henri Kaminska

Qui à la Motte-sur-Loire se souvient de la mère Duhaut des Louées, de son bouc et des enfants de l’assistance publique qu’elle élevait ?

Qui se rappelle du truculent forgeron Rivet, ou encore d ’Onésiphore et de ses frasques ?

Qui revoit ceux des Muids venir s’avitailler en barque au village lorsque la Loire débordait ?

Au travers de l’enfance d’un orphelin placé dans une modeste famille d’accueil, l’auteur nous fait part de ses souvenirs, de ses découvertes : la montagne bourbonnaise, l’océan, l’île de Ré, son pensionnat aux environs de Guéret…

Il décrit avec réalisme et humour la vie à la campagne dans les années 1950. Il nous conte la vie des villageois au travers de nombreux épisodes, souvent cocasses, parfois liés à l’actualité du moment, toujours avec tendresse.

Patron du RAID- Face aux attentats

2017-12-05_093059_ill1_couverture-PATRON-DU-RAID.jpg

Aujourd’hui, je vous parle d’un récit, d’un portrait, celui de Jean-Michel Fauvergue ancien chef du RAID. Livre écrit aux éditions Mareuil en collaboration avec Caroline de Juglart, journaliste M6.

Reçu grâce à Babelio, lors d’une Masse critique, j’avais hâte de découvrir comment ce livre était construit, et si il allait m’intéresser. 

Un projet de livre qui était prévu et en place entre Jean-Michel et Caroline, qui à l’époque n’avaient aucune idée de ce que le France allait traverser.

Dès les premières pages j’ai été happé par cette « interview » de celui qui dirigeait le RAID durant toute cette période d’attentats, soit de Charlie Hebdo jusqu’à St Etienne de Rouvray, ainsi que toutes les horreurs que le pays a connu, toutes ces victimes à qui on a retiré la vie.

C’est un moment absolument passionnant que j’ai passé avec cette lecture, j’ai vibré, j’ai bien entendu revécu des moments difficiles que chaque citoyen garde en mémoire, j’ai pleuré aussi, car ce sont des blessures qui ne se refermeront jamais, sur tout en ce jour où nous déplorons la mort d’un homme courageux, prêt à engager sa vie pour en sauver une autre, encore un…

Le RAID n’est pas qu’un groupe d’hommes cagoulés qui interviennent en cas de menaces, terroristes ou autres, ce sont des hommes faits de chair et sang, avec des familles, des proches, avec un cœur, des sentiments. Alors imaginez ce qu’ils ont pu ressentir durant cette période terrible où les attaques terroristes ce sont multipliées faisant de plus en plus de victimes, de souffrance.

Jean-Michel Fauvergue, nous permet de découvrir la face cachée de ces hommes dont nous sommes si fiers. Un récit poignant des interventions qu’ils ont dû effectuer afin de stopper ces monstres pour qui la vie n’a aucune valeur.

Mais aussi leur quotidien, leur hiérarchie, leurs bonheurs, leurs pertes, l’importance de leur famille.

Des phrases, des mots qui me restent en mémoire après avoir tourné la dernière page, un livre émouvant, vrai car malheureusement pas de fiction ici.

A lire absolument, pour découvrir, pour comprendre et pour se remémorer.

4ème de couverture:

« Ce livre va bien au-delà d une simple histoire de vie… C est la trace de tout ce que mon unité et moi-même avons vécu pendant quatre ans, pendant l’une des périodes les plus troublées en France depuis plus de vingt ans. Je voulais témoigner. Je voulais raconter de l’intérieur. Pour moi, c était une nécessité. Une façon de poursuivre ma mission et de rendre hommage à tous ceux qui font le RAID. »
La tuerie de Charlie Hebdo et la prise d’otages à l’Hyper Cacher Porte de Vincennes en janvier 2015, les attentats du 13 novembre à Paris quelques mois plus tard, l’opération de Saint-Denis, l’attentat de Magnanville visant un couple de policiers en juin 2016, l’attaque au camion-bélier sur la promenade des Anglais à Nice le 14 juillet, l’attentat dans une église à Saint-Étienne-du-Rouvray douze jours plus tard… Jamais un chef du RAID n’aura dû faire face à autant d’attaques terroristes en quatre ans passés à la tête de la plus prestigieuse unité d’élite de la police.
Jean-Michel Fauvergue s’est confié à Caroline de Juglart, journaliste à M6. Il raconte son histoire et celle de son unité de l’intérieur. Comment a-t-il mené les hommes en noir au combat pour sauver la vie des otages ? Qu’a-t-il pensé au moment de donner les « Top assaut » ? Comment a-t-il réorganisé son service pour mieux lutter contre les nouvelles menaces terroristes et protéger ses concitoyens ? Dans ce livre, il partage aussi ses doutes, ses colères, ses moments de solitude et rend hommage à ses compagnons d’armes et aux politiques. Sans faux-semblant, il parle volontiers de ses passions et de ses amitiés. Un témoignage rare qui participe au récit collectif de l’une des périodes les plus troublées depuis 20 ans en France.

 

 

La maladie, une fatalité? Et si c’était une clef! de Noélyne Rivière

 

1540-0

 

Alors bien-sûr, vous vous dîtes que ce livre de Noélyne Rivière traite d’un sujet difficile, lourd, c’est une évidence.

Mais ce livre est bien autre chose, autant les premières pages et la déclaration de la maladie sont pénibles et difficiles, autant en avançant dans ma lecture, j’ai trouvé que l’histoire de Noélyne était une évidence… Elle a su détourner ce qu’il lui arrivait pour en faire une force, elle raconte avec beaucoup de simplicité et de pudeur son parcours face au cancer. Mais elle nous livre surtout qu’au final sa vie en a été enrichi, car elle s’est ouverte à de nombreuses nouvelles choses. Cela  peut paraître fou et difficile à concevoir…

Une lecture courte mais forte, pour moi qui ai perdu une amie il y a peu de cette maladie, j’en ressors avec une vision différente, je pense que chemin faisant ce livre, peut aider chacune d’entre nous à envisager la maladie différemment. 

En tout cas, il ne peut en ressortir que du positif, et il est évident que le moral joue sa part…

Un livre émouvant mais qui tire vers le haut. A lire à un moment ou un autre, je laisse les mots de Noélyne vous convaincre:

« Je me surprends à aimer ce crâne. Il est plutôt bien fait, pas de défauts. Il est lisse. Cela renforce le look de guerrière, j’aime bien. J’ose penser à Demi Moore dans ce film où elle joue une militaire au crâne rasé. »

Résumé:

« Mais, voilà, un beau jour on entre dans un tunnel avec une porte sur notre avenir qui ne demande qu’à être ouverte. Qu’est-ce qui nous attend derrière, nous ne pouvons le savoir qu’après ouverture. » « La maladie, une fatalité ? Et si c’était une clef ! » retrace le parcours d’une femme face à la maladie. De l’annonce de son cancer, à l’acceptation puis à la métamorphose en passant par les soins et les différentes épreuves, découvrez un récit autobiographique. Au fil des pages l’auteure raconte les changements opérés dans sa vie suite à cette maladie et la métamorphose qu’elle a ressenti, telle une chenille enfermée dans une chrysalide qui ne demande qu’une chose : prendre son envol. Un témoignage poignant et rempli d’espoir !

 

Lycèe Etc de Emmanuel Bitz

PicsArt_01-08-09.42.39.pngVoici le premier roman publié d’Emmanuel Bitz, je pense que beaucoup d’autres suivront. L’auteur nous propose ici un roman qui parle certes de lycéens, mais pas de n’importe lesquels. Morgann et Alex, sont futés, surtout Morgann qui est ici le narrateur.

Une amitié qui démarre d’une façon peu commune (vous comprendrez en lisant le roman), pour deux ados peu communs. Une relation forte et peut-être pour certains, hors norme va naître avec Ambre, 7 ans de plus qu’eux et l’expérience qui va avec.

Morgann nous raconte leurs vies de lycéens et un intérêt véritable se met en place, car notre trio pense, réfléchit, analyse la société d’aujourd’hui, l’univers dans lequel ils évoluent. Beaucoup de sujets sont abordés, entre autres les parents, la laïcité…Tout cela est habillement saupoudré de musique rock, pop, de textes, de littérature.

Une immersion dans la vie de jeunes adultes, particulièrement réfléchis, posés. Des jeunes avec un vocabulaire, un recule rafraîchissant sur le monde qui les entoure.

Une histoire qui m’a vraiment mais alors vraiment agréablement surprise par l’intelligence de son texte, par la réflexion qu’elle amène.

Un roman qu’il serait bon de faire découvrir à notre jeunesse, qui ne pourrait qu’en tirer bénéfice.

4ème de couverture:

Morgann a 15 ans lorsqu’il rencontre Alex – qui devient vite son ami le plus proche – et la belle Ambre, de sept ans leur aînée, qui les trouble tous deux. Au rythme de la musique pop-rock qu’il aime écouter, Morgann grandit, cultive son originalité et porte sur la société contemporaine un regard vif et sans candeur. Relations familiales, vie sociale, scolarité, sexualité, médias, religion, tout est sujet à questionnement et à discussion, sans faux-semblants ni concessions. Un roman initiatique sur fond de rock qui porte un éclairage lucide mais bienveillant sur la jeunesse d’aujourd’hui.

 

 

 

 

Conquérant de l’impossible Mike Horn

CVT_Conquerant-de-limpossible_6078

Mike Horn

Jean-Philippe Chatrier (Collaborateur)
ISBN : 2266161253
Éditeur : Pocket (01/02/2006)

Bon, alors, oui, ceux qui me connaissent vont bien rire, moi qui ne suis pas aventurière pour un sou, qui ne voyage qu’en France et qui me plaint dès qu’il fait un peu trop chaud ou trop froid…Et alors me direz-vous, c’est l’avantage des livres, c’est qu’ils nous font durant quelques heures être quelqu’un d’autre.

Durant quelques heures de lecture, j’ai donc été Mike Horn, cet homme que j’ai découvert comme beaucoup à la télévision. J’ai donc naturellement eu envie d’en savoir plus sur ce personnage qui se dit aventurier… Bon promis je ne mettrais plus en doute son courage car il m’a tout simplement bluffé! J’ai souffert, j’ai eu froid avec lui, j’ai appris énormément de choses, cet homme est un cas à part. Il n’est pas fait du même bois que nous, que moi en tout cas, c’est certain…

Une lecture enrichissante, qui change totalement de mes habitudes et ça fait du bien. J’ai donc découvert en dehors de l’homme de télévision dont l’accent nous séduit tous et toutes, une intelligence rare, un père et un époux, quelqu’un qui aime partager que l’on aimerait évidemment rencontrer.

4ème de couverture:

J’ai failli mourir dans l’eau glacée, j’ai senti les crocs des ours polaires contre mon visage, j’ai survécu à des températures de – 60°C ; (…) j’ai eu les doigts, la figure et même les poumons gelés (…), l’Arctique est sans pitié. Tout ce que j’ai affronté était nouveau pour moi. Je n’ai trouvé le courage de surmonter certaines épreuves que parce que j’ignorais les souffrances qu’elles représenteraient. »
Mike Horn est un aventurier de l’extrême. Il ne vit que pour relever de nouveaux défis, et repousser encore plus loin les limites de sa résistance. Pour obliger son corps à donner le meilleur de lui-même. Pour le contraindre à obéir à son esprit. Son exploit – réaliser le tour du cercle polaire arctique – il l’a vécu comme un véritable voyage vers l’humain. Parce que sur ces terres où la vie ne tient qu’à un fil, où la moindre erreur peut être fatale, la solidarité est exemplaire