Rue Blondel de Valéry Sauvage

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Je vous parle de ce roman, dont l’histoire et les personnages tournent autour de cette rue: La rue Blondel. Un lieu dont la réputation n’est plus à faire, des destins s’y croisent, plus ou moins heureux. 

Nous rencontrons différents profils, qui au final tournent tous autour de celui de Lucienne, alias Lulu, une jeune femme dont le poste de travail se trouve en haut de trois marches. Lucienne rêve de mieux bien-sûr.

Les histoires de chacun au fil des ans, pas toujours drôles ou positives, mais vraies, de 1947 à 1972 dans un quartier qui bien que mal famé pour certains, recèle des trésors cachés, des cœurs en souffrance, de belles amitiés, des vies qui se croisent et restent dans la mémoire. 30 ans de vie ,de passages, de mauvaises trajectoires, 30 ans dans la rue Blondel, quartier Strasbourg Saint Denis.

Résumé:

http://ateliershenrydougier.com/catalogue/rue-blondel/

Près de la Porte-Saint-Martin, à Strasbourg-Saint-Denis, il y a la rue Blondel. Or dans la rue Blondel, y’avait une demoiselle. Elle avait l’uniforme que porte la profession : une jupette ultra-courte et puis un boléro ayant peine à cacher un soutif en dentelle deux tailles trop étroit. Elle se postait toujours en haut de ses trois marches, dans le creux d’une porte. On aurait dit un peu comme une pauvre madone dessus son piédestal.
Elle s’appelait Lucienne, mais on disait Lulu. Et puis y’avait Momo, le serrurier et ses mauvaises
fréquentations et puis aussi Edmond, qui n’aimait pas son prénom, qui n’aimait pas ses parents, qui ne s’aimait pas trop non plus lui-même et qui partit en Grèce sans vraiment savoir pourquoi.
Tout commença dans les années 1950, rue Blondel, à Strasbourg-Saint-Denis.

 

 

 

 

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Des noces noires de Arnaud Sérac

 

 

Editions De Borée -Marge Noire

Arnaud Sérac nous raconte ici une histoire sombre, difficile, mais il le fait de telle façon que l’on se sent un peu comme chez soi. Vous allez vous dire que je deviens dingue, pourtant, croyez moi, si vous venez à la rencontre de Laure et du « vieux » son coéquipier, vous aurez cette impression que vous pourriez les croiser dans votre vie de tous les jours.

Ce ne sont pas des supers flics, des héros, ils n’ont pas de matériel High Tech,  ce sont une femme et un homme qui avec leurs moyens, ceux que la police Française met à leur disposition,  tentent de résoudre une série de crimes plutôt « trash ». Aucun indice pour les mettre sur la piste de ce tueur sanguinaire, puis des rencontres, des faits, mais aussi des soucis personnels vont mettre dans cette enquête une ambiance pesante.

L’auteur utilise cette écriture simple mais sincère qui fait mouche, j’ai été tout simplement passionnée par cette histoire, ses personnages, la réalité des difficultés que chacun rencontre, une authenticité qui comme je vous le disais au début de cet article m’a amené à me sentir dans un univers connu, car Arnaud Sérac, même si cela reste un roman, nous donne ce sentiment d’immersion dans les faits, au milieu de ces personnages qu’il a crée de toutes pièces et qui pourtant semblent si réels.

Une très belle surprise pour moi, un roman noir qui laisse des traces dans l’esprit de la lectrice que je suis.

Résumé:

Laure, jeune officier de police de trente-six ans, s’est promis de retrouver coûte que coûte les agresseurs de son père, policier, lui aussi, victime d’une attaque à main armée qui l’a cloué sur un fauteuil roulant. Elle fait équipe avec François, dit « le vieux », flic, veuf et désabusé, abandonné par son fils. Ensemble, ils doivent résoudre plusieurs crimes d’une rare atrocité qui ont lieu dans leur secteur. Les corps démembrés d’étudiants sont retrouvés éparpillés à travers la ville sans qu’il y ait un lien les rattachant entre eux, mis à part leur jeunesse, leurs valeurs, et le fait qu’ils postulaient à des petits boulots pour joindre les deux bouts. La recherche de mobile sans indice est ardue et délicate, d’autant plus que les fausses pistes et les témoignages bancals s’accumulent… La vérité n’est pas toujours celle que l’on croit et les apparences sont parfois trompeuses. Peu à peu, le malaise plane, le doute s’insinue et Laure ne sait plus qui croire. Le Vieux aurait-il un lien avec ces crimes ? Dans cette intrigue policière, l’auteur saisit la finesse de la psychologie des personnages et dépeint avec réalisme le milieu difficile dans lequel ils évoluent. Nous suivons tour à tour, Laure et le Vieux ; nous pénétrons leurs pensées. Ce sont deux écorchés vifs qui traînent de profondes blessures : la recherche d’un agresseur pour l’un, la quête de l’amour filiale pour l’autre. Deux âmes esseulées en quête de rédemption

 

Miasmes de Elisabeth Sanxay Holding

 

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Aujourd’hui, je vous parle d’un roman noir, mais pas n’importe lequel. Elisabeth Sanxay Holding l’a écrit en 1929, il est inédit en France et sort aujourd’hui le 15 mars aux éditions Baker Street.

L’auteure nous narre ici une histoire sombre où les mystères se cumulent, une ambiance dérangeante dans laquelle évolue Dennison, un jeune médecin qui tente de s’installer dans la profession et de faire sa clientèle. 

Un roman qui malgré l’époque où il a été écrit fait preuve de beaucoup de modernisme dans son intrigue, on sent également que derrière la plume se cache une femme, en effet la délicatesse des relations et la prévenance de Dennison sont bien présentes et rendent la lecture agréable tout en y mêlant mystères et questionnements.

Les éditions Baker street ont également publié un précédent roman de l’auteure: Au pied du mur paru en 1947, qui a d’ailleurs été adapté au cinéma à deux reprises en 1949 et 2001.

Résumé:

Le jeune Docteur Dennison trouve l’ambiance étrange, quand il prend un poste d’assistant au Dr Leatherby, qui va le loger dans sa grande maison, mais Dennison n’arrive pas à mettre le doigt sur les sources de son malaise.. Il se passe des choses inquiétantes, des allées et venues secrètes, des personnes au comportement et aux paroles contradictoires, un patient qui meurt mystérieusement au lendemain
d’une consultation avec le Dr Leatherby…Plus il cherche à comprendre et plus il se trouve confronté à l’hostilité des uns et des autres, Clairement personne n’a envie qu’il en apprenne plus… La jeune infirmière de service lui dit même carrément qu’il ferait mieux de s’en aller. Mais il s’accroche à sa recherche de la vérité, qui va l’amener dans une spirale de plus en plus vertigineuse…

 

 

 

J’ai toujours aimé la nuit de Patrick Chamoiseau

 

 

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Patrick Chamoiseau
ISBN : 2355845549
Éditeur : Sonatine (02/11/2017)

Voici un roman très noir que nous propose Patrick Chamoiseau aux éditions Sonatine. Un huis clos particulièrement bien narré, qui me permet de découvrir l’écriture de l’auteur.

Eloi Ephraïm reçoit à la veille de son départ en retraite, une confession inattendue d’un tueur psychopathe et sanguinaire,  ce tueur c’est Hypérion Victimaire, ancien militaire Martiniquais qui se considère comme étant droit et honnête. Hypérion nous explique comment il est devenu ce tueur, cet archange chargé de rendre ses lettres de noblesse à son île. 

Entre Eloï et Hypérion, un point commun, celui de vouloir rendre cette Martinique tant aimée, mais bien évidemment les méthodes ne sont pas les mêmes. Bien qu’Eloï ait été un flic engagé et passionné, à tel point qu’il en a négligé sa vie personnelle, il ne peut qu’écouter avec effarement cette confession hors du commun.

Un regard acerbe mais vrai sur la Martinique et ce qu’elle est devenue, bien loin des zones touristiques et de l’idée que le public s’en fait.

Un roman noir, certes, mais aussi passionnant par la description que nous fait Patrick Chamoiseau de cette île.

4ème de couverture:

Un commandant de police enfermé seul avec un tueur.
La scène pourrait paraître banale.
Elle l’’est déjà un peu moins lorsqu’’on sait que c’’est la dernière nuit de service actif du policier et que, pour la première fois de sa longue et monotone carrière, il se retrouve enfin face à ce dont il a toujours rêvé : un tueur en série inconnu des forces de l’’ordre.
Sauf que cette fois, dans cette maison isolée, c’’est le tueur qui tient l’’arme qu’’il pointe depuis des heures sur le policier.
Des heures que l’’officier écoute et essaye de graver dans sa mémoire l’’incroyable confession de celui qui se surnomme « l’archange de la mort » et qui lui raconte dans le détail son « œoeuvre » : dix années de crimes impunis.
Comment le flic en est-il arrivé là ? Comment une simple altercation au début de la soirée l’a-til mis sur la piste du tueur ? Et quelles sont ses chances de s’’en sortir ?

Patrick Chamoiseau nous livre ici un formidable roman noir, en même temps qu’’il dresse un portrait déchirant d’’une Martinique livrée à tous les débordements, en passe de perdre sa culture, sa magie et son humanité.

 

 

 

Rien ne se perd de Cloé Mehdi

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Je vous parle aujourd’hui d’un roman très touchant aux éditions J’ai lu, il paraîtra le 20 septembre 2017 et je vous invite d’ors et déjà à vous le procurer dès sa sortie. Mattia, un garçon de 11 ans à qui la vie n’a pas épargné grand chose m’a littéralement bouleversé…

Une narration principalement faite par un enfant, qui pourtant fait preuve d’une maturité et d’une lucidité incroyable mais logique quand on connaît son vécu.

Un roman, qui a pour toile de fond une bavure policière qui s’est déroulée il y a plusieurs années et qui pourtant refait surface sans que l’on comprenne immédiatement pourquoi. Mais Chloé Medhi va bien plus loin, elle nous plonge dans une réflexion multiple, sur la famille, la société, le bien et le mal, la justice et son impartialité et sur le sens de la vie en général.

Une histoire très touchante car elle ramène chacun à sa propre conception de la vie, de la société et de l’éducation, elle chamboule nos valeurs et je dois l’avouer me laisse en fin de lecture un sentiment étrange. Elle met en défaut notre système judiciaire, l’impartialité, l’égalité, qui sont les mots d’ordre de notre beau pays.

Un clin d’œil évident et triste à certains faits de l’actualité de ces derniers mois ou dernières années, qui mettent à mal ma foi en la justice et en notre police. Je n’ai pas pu en lisant ce roman m’empêcher de penser à toutes ces familles attaquées, assassinées ou blessées sur la route par exemple, par es chauffards inconscients et dont les bourreaux s’en sortent avec une peine de sursis. Il m’est donc nécessaire de constater que l’injustice fait partie intégrante de notre monde, car l’être humain est imparfait par nature.

Je garde de cette lecture un sentiment qui reste inexplicable mais qui fait que mon cerveau, est au moment où j’écris ces lignes, en pleine ébullition. Mattia, que tout au long du livre on souhaite aider, car en tant que lecteur on connaît ses peurs, ses interrogations, ses angoisses sur l’avenir, un jeune garçon attachant, qui a presque l’âge de mon fils et qui par la force des choses, crée beaucoup d’émotions dans mon cœur de maman.

Je ne peux que vous encourager vivement à lire ce roman, qui ne vous laissera pas indemne, c’est certains.

4ème de couverture:

Sur les murs de la cité, des tags pleuvent qui pleurent un enfant perdu. Ils clament « Justice pour Saïd », abattu après un contrôle d’identité par un policier jamais condamné.

Abandonné de tous, recueilli par un tuteur au passé louche, Mattia, onze ans, s’interroge sur les drames qui l’assaillent et la sensation de culpabilité qui semble peser toujours plus lour sur ses épaules.

Dans un monde de menaces incessantes- violences policières, injustice, haines et solitude-, comment lever le voile sur la vérité?

Si tout finit toujours par se transformer, Mattia le sait: rien ne se perd, jamais.