Un monde sans moi de Franck Lucas

capture_dcran_2017-03-29__13.42.17.png

Franck Lucas nous parle d’un homme qui arrivant à la fin de sa vie, nous raconte son histoire, les étapes par lesquelles il est passé. Cet homme, Michel est resté dans un certain silence tout au long de son existence, la guerre ou plutôt les guerres et les batailles qu’il a traversé l’ont muré dans un mutisme qui l’a au final tenu à l’écart de l’essentiel.

Un monde sans moi est un roman profond et émouvant sur le bilan d’une vie, les erreurs commises, les bonheurs rencontrés et les belles et courageuses personnes qui ont jalonné cette vie. Et surtout, l’amour le vrai, celui de toujours et à qui parfois on oublie de parler.

Un roman qui m’a touché et qui a réveillé quelques sentiments connus.

4ème de couverture:

Au crépuscule de sa vie, un homme emprisonné dans le silence se raconte enfin. Dans sa traversée du siècle et de la guerre, sa boussole fut son amour d’enfance, Marie.

 

 

 

Ce que tient ta main droite t’appartient de Pascal Manoukian

 

51lizoqoxnl-_sx210_Pascal Manoukian

ISBN : 2359495917
Éditeur : DON QUICHOTTE ÉDITIONS (2017)
Sortie le 05 janvier 2017

 

Roman très émouvant mais très difficile car il traite d’un sujet d’actualité, qui a blessé et qui blesse encore de nombreuses personnes à travers le monde.

On sent dans l’écriture de ce roman le passé de Reporter de l’auteur, il narre avec beaucoup de réalisme et d’informations qu’il tire d’une immersion dans l’embrigadement dans lequel s’est lancé Daesh.

Pascal Manoukian nous raconte une histoire, mais il nous ouvre surtout les yeux sur la folie, les horreurs ainsi que sur les erreurs et les mensonges qui en amènent certains à plonger dans cette machine infernale. Une machine dont on ne ressort pas. 

Il amène cette réflexion grâce à l’histoire de Karim, qui cherche à comprendre, pour se venger? Pour accepter? 

Une lecture qui peut aider à comprendre, même si cela peut à première vue, paraître difficile.

En tout cas, des pistes, des éclaircissements s’ouvrent devant nos yeux, mais le travail de compréhension est long, tant la souffrance est grande à chaque vie détruite.

On ne peut combattre ce que l’on ne connaît pas, il est donc important de se documenter, ce que nous propose l’auteur avec beaucoup de prudence et intelligence.

4ème de couverture:

Si ce soir-là Charlotte n’était pas sortie dîner entre filles, elle promènerait Isis dans les allées d’un square. Il lui achèterait des livres qu’elle laisserait traîner sur la table de nuit. Chaque jour, elle serait plus belle. Chaque jour, il serait plus amoureux. Ils boiraient du Sancerre au bonheur de leurs 30 ans, danseraient sur Christine and the Queens. La vie ne tient parfois qu’à un bas filé…
Le miracle n’arrivera pas : cette nuit-là, Karim perd tout. Son désir de vengeance va le mener jusqu’aux ruines d’Alep, au cœur de la machine à embrigader de Daech. Là où se cachent les monstres, mais aussi les centaines d’égarés qui ont fait le mauvais choix pour de mauvaises raisons. Là où il faudra lutter pour ne pas ressembler aux bourreaux.
Un voyage réaliste au pays mal connu de l’embrigadement et de toutes les violences.

 

Freddy Friday de Eva Rice Editions Baker

51OA0ewYmXL._SX195_

Eva Rice

ISBN : 2917559683
Éditeur : EDITIONS BAKER STREET (2016)

Je vous parle aujourd’hui d’un très joli roman dont le sujet est si riche et vaste, qu’il est impossible de le classer dans une catégorie.

Ce que je peux vous dire avec certitude, c’est que ce roman est touchant, il raconte une belle et quelquefois difficile histoire.

il nous emmène à travers les années 60, parcourant des tranches de vie de personnes qui ont beaucoup compté les unes pour les autres.

Des rêves brisés, d’autres qui semblent impossibles, des amours suspendus au temps ou à la volonté de l’être aimé, des talents inexploités, des destins brisés…

Un roman passionnant qui se lit avec avidité, tant l’envie de connaître le destin final de chacun est fort. Julie Crewe, une femme admirée qui pense ne plus rien avoir d’admirable, va rencontrer Marnie et Freddy, qui à travers leur jeunesse et leurs envies vont lui redonner un second souffle.

La danse et curieusement, les mathématiques, sont au centre de cette histoire d’amitié, de courage et de volonté.

 

4ème de couverture:

Marnie, petit génie des mathématiques du prestigieux établissement St Libby, a tout de l’élève modèle. Jusqu’au jour où, avec son amie Rachel, elle commet l’irréparable. Pour oublier, elle va noyer son angoisse dans l’alcool.

Juste avant ces évènements dramatiques, elle a fait une rencontre singulière : sa seule raison de vivre, désormais, sera de revoir Freddie Friday, ce garçon qui travaille à l’usine de céréales Shredded Wheat. Ses rêves vont devenir les siens. Mais pour qu’ils se réalisent, elle aura besoin de son professeur de maths, la belle Julie Crewe, autrefois danseuse. Acceptera-t-elle de l’aider ? Aura-t-elle envie de remuer le passé, de se rappeler ce temps où elle était encore capable de danser, avec l’irrésistible et mystérieux Jo à Central Park ?

 

Huit mois pour te perdre de Marie-Diane Meissirel

Aux éditions Daphnis et Chloé

CVT_Huit-mois-pour-te-perdre_221

Un roman dont le sujet ne peut être résumé en quelques mots, il fait partie de ces livres dont il est difficile de parler, tant il regorge de sentiments et d’éléments de la vie.

Il doit être lu afin de comprendre les difficultés de ces deux femmes qui prêtent leur voix durant ces 173 pages.

La difficulté d’être mère dans son sens le plus profond avec toutes les responsabilités et et tous les sacrifices que cela peut engendrer, pour l’une.

La difficulté d’envisager une fin de vie paisible et sereine lorsqu’on vit en Croatie et que les années de conflit ne vous ont rien épargné, pour l’autre.

Et au milieu de tout cela, un petit bonhomme qui chamboule les sentiments, et crée un lien entre ces histoires de femmes.

Un belle découverte où on sent la connaissance, l’amour du pays ainsi que le respect pour le peuple Croate ainsi que pour son vécu et sa souffrance; où on réfléchit au fait de donner la vie et à l’engagement que cela représente, aux regards portés sur notre façon de concevoir la parentalité.

Un joli roman plein de sentiments, de réflexions et de sensibilité.

4ème de couverture:

— Eh bien, tu l’aimes, ce gosse, on pourrait croire que c’est le tien ! Tu devrais faire attention de ne pas trop t’y attacher, il pourrait bien te briser le cœur ce petit !

Emma est française, expatriée en Croatie, elle y conseille le ministère de la justice. Dunja est croate. À soixante ans, elle aimerait prendre sa retraite mais doit travailler pour gagner sa vie et entretenir son fils musicien.
Les deux femmes ont un lien : le bébé d’Emma, Bruno, dont Dunja est la nourrice. Alors qu’Emma s’absente souvent pour son travail, Dunja et Bruno fusionnent et l’amour de Dunja pour l’enfant ne cesse de grandir. Le quotidien de ces trois personnages n’est pas parfait, mais ils ont trouvé un certain équilibre. Jusqu’au jour où Emma, rentrant de voyage, apprend que son appartement a été cambriolé et que Bruno et Dunja ont disparu. Ces deux événements pourraient-ils être liés au passé d’Emma qui a longtemps travaillé sur les questions de crimes de guerre dans la région ? Qu’est-il arrivé à Bruno et Dunja? Emma arrivera-t-elle à les retrouver à temps ?

Un roman à deux voix où le talent d’écriture de l’auteur nous fait entrer dans l’intimité de deux mères en difficulté et nous transporte dans un pays qui, à l’heure d’intégrer l’Union européenne, porte encore les stigmates du conflit yougoslave.

Marie-Diane Meissirel est franco-américaine. Après des études en France et à Hong Kong, où elle vit aujourd’hui, elle a travaillé dans de nombreux pays dont la Croatie. Huit mois pour te perdre est son troisième roman.

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous prendrez bien un dessert de Sophie Henrionnet

41wGY7wV+IL._SL160_
Sophie Henrionnet – Editions Daphnis et Chloé

♥♥♥♥♥

Je n’avais vraiment pas envie de quitter cette petite réunion de famille, il faut dire que Sophie Henrionnet a mis les petits plats dans les grands pour nous plaire.

Ce roman est le genre de lecture qui fait que j’aime tant la littérature Française, cette finesse dans l’humour, cet attachement que l’on ressent pour les personnages. Ce sentiment de légèreté en fin de lecture, peut-être dû à l’impression d’avoir vaqué parmi les personnages.

Une jolie et douloureuse histoire de famille, où tout nous est raconté par le biais de chaque personnage, car comme dans toutes les familles il y a ici beaucoup de secrets, de non-dits, alors l’auteure utilise fait parler chaque protagoniste, lors de ce week-end de Noël en famille, et on va tout savoir des cachotteries et des vices de cette famille apparemment bien sous tout rapport. Il faut dire les choses telles qu’elles sont, cette histoire pique par moment, certains en prennent pour leur grade, mérité ou pas, à vous de voir.

Un huit-clos dont on se délecte, au même titre que l’on dégusterai les petits fours au fois gras et la bûche de Noël. Une justesse dans la narration, qui nous rappelle automatiquement certaines de nos réunion de famille, certaines de nos pensées envers l’un des membres de cette famille, que l’on aime pourtant, mais qui parfois n’est pas celle que l’on espérerait idéalement.

Et bien oui personne n’est parfait, et dans le livre de Sophie Henrionnet, du grand-père aux petits enfants, ils sont tous différents, heureusement les erreurs de jugement et de comportement ne sont pas héréditaires… 

Un livre, qui à cette période où les fêtes de fin d’année vont commencer à occuper nos esprits, est une lecture à point nommé. Un petit côté « Un air de famille », le film de 1996 de Cédric Klapisch.

Merci aux éditions Daphnis et Chloé, ainsi qu’à Eric Poupet Presse&communication pour leur confiance.

4ème de couverture:

Paul, Charles, Nicolas, Louise, Eléonore, Jeanne et les autres appartiennent à une même famille. Réunis dans un chalet pour fêter à la fois Noël et l’anniversaire de Louis, le patriarche, ils racontent tour à tour le huis clos dans lequel ils se retrouvent, le temps d’une soirée, coincés par la neige. Ouverture des cadeaux, ivresse, retrouvailles, guirlandes et cotillons, la magie de Noël opère jusqu’à ce que les vieux démons, les secrets et les cadavres dans le placard fassent irruption. Un roman à la Festen, à la fois cruel, acide et drôle.

Avant la Haine de Thierry Cohen

516Z58bFQeL._SL160_masse_critique

♥♥♥♥♥

J’aime beaucoup les romans de Thierry Cohen, surtout « J’aurai préféré vivre ».
Alors imaginez mon plaisir lorsque j’ai été sélectionné par Babelio pour recevoir et critiquer Avant la haine, son dernier roman paru chez Flammarion.
Ce roman est une belle histoire d’amitié, de plus il nous permet de découvrir l’immigration des années 70 du point de vue de l’immigrant, sa peur de ce monde nouveau, un pays avec des coutumes et des habitudes totalement différentes des siennes.
Puis la rencontre du musulman et du juif, ils viennent tous les deux du Maroc, leur famille respective ne s’intègre pas automatiquement de la même façon, mais une belle et forte amitié va les lier l’un à l’autre.
Un roman enrichissant sur bien des points de vues, en cette période de trouble et d’incompréhension.
Cependant j’ai eu quelques réticences quant à ce que vivent les deux protagonistes, ils rencontrent à tout bout de champs des  » fachos », des « skins », des partisans d’Hitler…
Si je ne vivais pas en France et que je connaissais pas les Français, je pourrai croire que dans les années 70, tous étaient antisémites. Je pense que ce qui m’a gêné, c’est que Raphaêl et Mounir, ne rencontrent que haine et rejet de l’étranger.
Mais je ne préfère pas rentrer trop profondément dans le sujet, c’est mon ressenti, je vous laisse vous faire votre propre opinion.
Une lecture, que je suis heureuse de terminer, car bien que les sujets sérieux et d’actualité ne me dérangent pas, j’ai ressenti un malaise durant une certaine partie de ma lecture.
Aimons nous, apprenons à vivre tous ensemble, paix et amour, seront mes mots de conclusion.

Résumé:

Deux enfants, un juif, un musulman, deviennent amis.
Ils grandissent, apprennent, se découvrent, s’intègrent. Ils ont des rêves, des espoirs, des luttes communes. Des amours aussi.
Puis apparaissent les fissures, naissent les désaccords, s’expriment les ressentiments, s’insinue la violence.
Jusqu’où ?
Jusqu’à la haine ?
Avant, Raphaël et Mounir se voyaient comme des frères.
Peuvent-ils renouer avec l’amitié dont ils étaient si fiers… ou bien est-il déjà trop tard ?