Throwback Thursday Livresque – Hiver

Conçu par BETTIE ROSE BOOKS sur le même principe que le Throwback Thursday d’Instagram mais version livres ! Chaque semaine, un thème est proposé et il faut partager une lecture correspondante (une seule) à ce thème.
Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont nous n’avons plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à vos lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres ! Comme nous « revenons en arrière », il s’agit de livres déjà lus. Sauf exception de thème. Quand un thème ne vous inspire pas, vous pouvez piocher à votre guise dans les anciens.

Cette semaine, un thème qui correspond à la chute brutale des températures : l’hiver.

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J’ai réfléchi un moment avant de trouver un titre de roman qui avait un lien direct avec ce thème. J’ai fini par repenser à une saga que j’ai lue l’année dernière et qui se passe en Norvège, pays dans lequel, on le sait, l’hiver est long et rude… Je ne connaissais pas du tout la littérature scandinave et j’ai apprécié la description de ces grands espaces enneigés, des dangers dont ils regorgent quand ils sont recouverts de verglas et de l’obscurité nocturne. Cette ambiance est particulièrement bien rendue et teinte le récit de couleurs sombres, angoissantes mais aussi fascinantes et énigmatiques que les mélanges chromatiques d’un coucher de soleil ou d’une aurore boréale. IMG_20181212_212504.jpg

Le Livre de Dina est une trilogie prenante, dérangeante mais assez addictive, au moins pour les deux premiers tomes. On y suit les aventures de Dina, petite fille d’abord, plus ou moins responsable de la mort de sa mère, mais très indirectement, puis femme et mère.

Sa vie est parsemée de violences psychologiques, physiques, affectives, dont elle est tantôt la victime, tantôt la coupable. Difficile pour moi de dire si j’ai aimé le personnage… Il m’a en tout cas intriguée et interrogée, fascinée aussi. Je vous invite à vous faire votre propre opinion sur elle en découvrant ces trois romans.

Je vous souhaite un bel hiver…

Priscilla (@Priss0904)

Quatrièmes de couvertures des trois romans :

Les Limons vides (tome 1) : Sur les glaces sauvages de l’extrême Norvège, dans le clair de lune, une jeune femme trône en déesse obscure. Enfant recluse, responsable de l’accident qui emporta sa mère sous ses yeux, elle grandit loin de tous, poursuivie par le cri des ombres. Elle est Dina, Eve brûlante, éternelle indomptée qui chevauche à travers vents et livre au monde sa litanie furieuse.

Les Vivants aussi (tome 2) : Veuve silencieuse du domaine de Reinsnes, au nord de la Norvège, Dina, le ventre arrondi, règne au mépris des convenances, asservissant le monde à sa justice implacable ou sa passion féroce. Pourtant, sous l’éternel poids de ses morts et de ses démons, Dina l’insatiable change peu à peu. L’arrivée d’un visiteur la ramènera à la vie…

Mon bien-aimé est à moi (Tome 3) : Les hivers nordiques se succèdent avec rudesse sur le domaine de Reinsnes. Quand les habitants semblent gagnés par le calme, le souffle vengeur de Dina s’élève des profondeurs nocturnes et sévit. S’attachant aux morts pour vaincre leur absence, guettant éperdument le retour de ceux qui la quittent, Dina, fièvre sanglante, ne connaît pas le repos…

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De notre côté du ciel d’Hans Meyer zu Düttingdorf

IMG_20181211_204505.jpgEnfin une nouvelle chronique ! Et sur un très beau roman, encore une fois ! J’ai déjà lu des dizaines d’histoires, fictives ou autobiographiques, qui retraçaient le drame indicible des Juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale, mais avec De notre côté du ciel, l’auteur va plus loin. D’une part, parce que l’histoire commence bien avant 1939, avant 1933 même ! Nous assistons, aussi impuissants que les membres de la famille Ahrenfelss, à la montée des tensions, de l’antisémitisme, de la violence et de la haine en Allemagne à partir du traité de Versailles. D’autre part, parce que le roman joue sur une double temporalité dans laquelle nous faisons constamment des allers-retours, sans jamais nous y perdre.

Il ne s’agit pas de décrire la vie dans les camps, la traque, les rafles. Il s’agit ici de raconter la vie d’une jeune fille qui a survécu et à quel prix. Henriette a presque cent ans au moment de l’histoire et elle décide d’accompagner son arrière-petite-fille orpheline Rachel pour un voyage en Europe afin de fêter le début de sa vie d’étudiante. Elles vivent en Uruguay, sont catholiques et n’ont apparemment pas grand chose à voir avec la Shoah. Et pourtant…

La seconde histoire, imbriquée dans la première, se passe à Küstrin, elle retrace l’enfance d’Henriette, Hans, Karl et Charlotte, la bande du trèfle à quatre feuilles, des amis qui se promettent un amour éternel mais qui devront se séparer, à cause de l’Histoire.

Je ne peux pas vous en dire plus pour ne pas trop en dévoiler. Je vous parlerai donc davantage de mon ressenti. Beaucoup d’émotions durant cette lecture : les personnages sont attachants, la construction narrative est originale et nous oblige à déambuler, à l’instar d’Henriette et Rachel à travers les ruines dans lesquelles nous espérons retrouver des traces d’un passé plus glorieux, bien que lourd. Les souvenirs dont nous connaissons la signification forment la trame de ce récit émouvant. On y retrouve la naïveté de ces familles qui se considéraient allemandes avant tout, l’angoisse de leurs amis qui se rendaient bien compte des changements, la transformation de leurs voisins aveuglés par les propos prometteurs du Führer. L’étau se resserre et nous oppresse, nous aussi. La seconde vie d’Henriette nous interpelle aussi sur toutes les conséquences de la Shoah, des conséquences spirituelles, psychologiques qui ne sont pas seulement le désespoir ou la tristesse d’avoir perdu les membres de sa famille.

C’est donc une histoire prenante mais le pathos, forcément présent dans ce type de récit, a été quelque peu dévié par Hans Meyer Zu Düttingdorf, pour notre plus grand bonheur. Les blessures ne se referment pas, ni celle du deuil, ni celle de la perte de confiance, ni celle de la culpabilité, mais les âmes se retrouvent, se rejoignent et se pardonnent. C’est donc sur une note étonnamment optimiste que s’achève cette histoire que l’on quitte les yeux humides mais le sourire aux lèvres. Une lecture qui fait réfléchir, qui secoue et qui fait du bien. Vous auriez tort de vous en priver !

Merci aux éditions Les Escales et à Nadia Ahmane pour cet intense moment de lecture !

Priscilla (@Priss0904)

Quatrième de couverture : Allemagne, années 1930 : Henriette, Hans, Charlotte et Karl sont les meilleurs amis du monde. Ensemble, ils jouent dans les rues de leur petite ville, et saisissent parfois les conversations des adultes qui annoncent des heures sombres à venir. Tandis que le climat politique empire d’année en année, Henriette et Hans tombent follement amoureux. Seulement, Henriette est juive. obligée de fuir l’Allemagne pour rester en vie, elle devra abandonner sa famille, ses amis et l’amour de sa vie.

Plusieurs décennies plus tard, à bientôt 100 ans,, Henriette quitte l’Uruguay accompagnée de son arrière-petite fille, Rachel pour retourner sur les lieux de son enfance. Débute alors un voyage terriblement émouvant pour Henriette, mais aussi pour Rachel, qui ne sait rien du tout du passé de son arrière-grand-mère.

Un roman tendre sur l’enfance et le passage à l’page adulte d’une fillette au destin bouleversé par l’Histoire.

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Un concours exceptionnel- 2ème jour

Et voilà, nous sommes mercredi, la semaine de concours pour fêter les 700 abonnés continue. Un concours tous les deux jours afin de vous laisser le temps de vous remettre et de nous laisser le temps de procéder au tirage au sort.

Aujourd’hui, vous allez encore être gâtés… Deux superbes lots de livres offerts par Les éditions Amalthée

1er lot:

Elise 7 ans expatriée de Corinne Feuillet Luce et Virginie +  Les tourments de Sarah de Sylvia Winter + Papier de soie d’Ariane Brune.


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2ème lot:

-Saveurs des îles de Célia Poponne  + Juste pour vivre de Mazarine Billard + De cendres et d’or de Mar Thieriot  + Afin de parler d’eux de Marie-Claude Bru

Pour participer, commenter ce post, et liker la page des éditions Amalthée

Vous pouvez doubler vos chances en jouant  aussi sur la page facebook de Livresque78.

Bonne chance à tous…

Jusqu’à ce que ta mort nous sépare de Amanda Reynolds

Je termine ma première lecture des éditions Mazarine que je découvre donc, je dois d’abord vous dire concernant ce roman que si vous cherchez l’action, les rebondissements à foison, ce n’est pas ici que vous les trouverez. Ce roman est à 100% un drame psychologique mais attention pas n’importe lequel, l’intrigue repose entièrement sur Joanne alias Jo, une mère de famille aisée dont la vie bascule, et c’est peu dire, suite à une chute.

Imaginez votre trouble si vous perdiez une année entière de souvenirs, si vous perdiez douze mois de votre vie et de celle de vos proches, tout  a changé mais c’est comme si vous n’y aviez pas assisté. Joanne va donc remettre en doute tout ce que son entourage lui dit, normal puisqu’elle n’en a aucun souvenir, là démarre sa tentative de retrouver sa mémoire, ses souvenirs, ses sensations, sa vie tout simplement. Elle peut agacer par moment Jo, mais son entourage également, on vit cette lecture comme elle, dans le brouillard, dans le flou, que s’est-il réellement passé durant cette année, pourquoi tout le monde semble lui cacher quelque chose. Joanne est perdue entre réalité et cauchemars, le traumatisme de sa chute lui a t-il laissé des séquelles au point qu’elle ne sache plus faire la distinction entre les deux?

Comme je vous le disais en commençant cette chronique, de la psychologie pure et dure, mais savamment menée, avec un terrible talent  pour que le lecteur ne sache plus lui non plus le vrai du faux, l’imaginaire, des personnages troubles, difficiles à cerner à tel point qu’on ne sait pas si on les aime ou les déteste. Tous les ingrédients souhaités dans ce type d’ouvrage sont ici présents, un véritable tourbillon de sensations, de la confusion, du désir, des regrets, des montagnes russes émotionnelles.

Une traduction de l’anglais (Royaume-uni) très soignée par Dominique Haas.

Résumé:
Imaginez que vous vous réveillez un matin – et que les derniers 365 jours de votre vie ont disparu. Il n’’y a qu’’une seule personne à qui vous faites confiance. Mais dit-elle la vérité ?

Joanne, femme au foyer de 55 ans, se réveille à l’’hôpital blessée à la tête après une mauvaise chute dans l’’escalier. Pourquoi ne se souvient-elle de rien, et surtout pas de l’’année passée ? Tout lui paraît étrange. Pire : son mari semble à tout prix vouloir lui cacher quelque chose, et ses enfants sont plus distants que jamais.
Alors que les cauchemars se multiplient, Jo est en proie à des réminiscences : un inconnu, puis deux, hantent bientôt ses rêves.
Au fil de son enquête, elle découvre avec effroi qu’’il n’’y a rien de plus trompeur que les apparences. Et une question la préoccupe : serait-il possible que Jo ne soit pas la mère et épouse modèle qu’elle pensait être ?


J’IRAI TUER POUR VOUS DE HENRI LOEVENBRUCK

Voici notre première chronique en binôme, à quatre mains, certainement une des chroniques les plus difficiles à rédiger, c’est compliqué de trouver les mots suite à une lecture aussi bouleversante que celle-ci.
Ce roman est un coup de poing, à de nombreux sens du terme. C’est un roman fort, riche qui nous a fait passer par toutes les émotions. Henri Loevenbruck est tout simplement un génie de la construction narrative. L’histoire est lourde, c’est un feu d’artifices qui part dans tous les sens mais on ne s’y perd pas une seconde. L’auteur prend en effet le temps de nous laisser lire toutes ses cartes avant de les mettre sur la table. Forte, intense, une lecture qui reste dans vos pensées bien longtemps après avoir tourné la dernière page.

Un roman qui démarre vite et fort, voilà nous sommes ferrées, nous avons mordu à l’hameçon, on découvre Marc et on l’aime déjà.  On se sent comme au cinéma, les personnages se dessinent autour de nous, on vit l’action.Puis c’est un bond en arrière et Mag se retrouve en 1985, elle a 8 ans, elle entend, chaque jour, égrener aux informations le temps de détention des otages au Liban, Jean-Paul Kauffman, Marcel  Carton, Marcel Fontaine, Michel Seurat. Ce moment de son enfance revécue, fait déjà de ce roman une lecture particulière pour Mag…Comment vous parler de cette histoire sans trop en dire ? L’intrigue touche à un sujet, encore plus sensible depuis Charlie Hebdo, ou les attentats de novembre 2015. La situation fait malheureusement trop penser à ce qui se passe encore aujourd’hui. Et ça fait froid dans le dos de lire et de comprendre à quel point les vies humaines, nos vies, sont entre les mains des hommes du pouvoir. Mitterrand, Chirac, Pasqua jouent avec la vie des otages, avec la vie des Parisiens, constamment menacés par le Hezbollah et savoir que l’histoire de Marc Masson et Olivier Dartan s’appuie sur des faits réels interroge les Français que nous sommes. Le ressenti des otages,  la face politique, les méthodes d’enquête, les missions ô combien dangereuses qu’effectuent la DGSE, les services secrets, tous ces hommes de l’ombre, tout nous est montré. Les rouages du jeu des ambassades, des accords conclus entre les pays, de l’importance du nucléaire se dévoilent à nos yeux ébahis. Les multiples ramifications des organisations terroristes et des dangers sans fin qui pesaient à l’époque sur notre pays sont mis au jour ce qui encore probablement le cas aujourd’hui. Un travail de recherche incroyable de l’auteur, qui rend cette lecture terriblement réaliste. Un suspense qui ne permet plus de lâcher ce pavé et nous emmène de Paris à Beyrouth en passant par Bélem au Brésil. Cela a beau être d’une complexité inénarrable, nous suivons parfaitement Henri Loevenbruck… 

Et, au milieu de ces stratégies écœurantes, qu’elles réussissent ou qu’elles échouent, il y a, comme dans la vraie vie, des humains. C’est la grande force du roman : l’auteur ne met pas de côté les histoires individuelles au profit de ce massif historico-politique. Justement parlons des personnages. C’est aussi l’histoire de Marc Masson, un de ces hommes, recruté pour ces talents d’action, il a déjà tellement vécu en si peu de temps, un très jeune homme, au sens moral irréprochable et au goût pour la violence incommensurable. Un jeune homme qui va grandir, vieillir, espérer, désespérer, aimer… C’est l’histoire de Pauline aussi, une jeune libraire hippie qui n’aime que « des tordus » et qui va devoir se battre contre un ennemi qu’elle ne connaît pas et qui vit dans les tripes de celui qu’elle aime. C’est l’histoire de Luciana… Le personnage d’Olivier Dartan est lui aussi passionnant : nous devenons les témoins de l’itinéraire d’un homme d’éthique et d’action, marié à une musulmane dont l’abnégation force notre admiration, et dont les certitudes vont être à plusieurs reprises ébranlées par les douteux procédés politiques et les ordres de sa hiérarchie. Il joue en quelques sortes le mentor de Marc, les relations qui s’établissent entre les deux hommes nous ouvrent les yeux sur le fait qu’un cœur comme le vôtre et le mien bat dans leur poitrine, ils ont une vie personnelle malgré la complexité de maintenir une relation…Vous l’aurez compris, on s’attache profondément à chacun de ses personnages, c’est ce qui nous a pris aux tripes.Quant à l’écriture, je pense sincèrement qu’Henri Loevenbruck est un virtuose des mots. C’est quand même extraordinaire de nous assommer à coup de sigles, spécialité française (DGSE, DST, Farl, SA…), de noms de villes du monde entier, de noms d’hommes politiques moins connus que leurs supérieurs à la tête du pays, sans que jamais, nous ne sentions dépassés ou lassés. On commence dans le feu de plusieurs actions qui vont mettre un certain temps à se lier les unes aux autres mais qui nous tiennent en haleine dès les premières pages. Quand tout s’enclenche enfin, c’est simple, c’est presque impossible de se décider à poser ce roman. Mais, parallèlement, les extraits des carnets de Marc Masson sont tout simplement des bijoux : le personnage se livre dans toutes la complexité de sa psychologie, à travers son amour de la littérature, de la patrie, de l’Homme en fait, et ce sont des pages de poésie qui s’offrent à nous.

La narration et la mise en scène de Loevenbruck, inimitables, rrndent cette histoire de 630 pages passionnante d’un bout à l’autre.

A lire absolument.

Un très grand merci à Charlotte Ajame de chez Flammarion pour cette première collaboration, et pour sa confiance.

Mag&Priscilla

 
Pour le résumé, c’est par ici:

https://www.babelio.com/livres/Loevenbruck-Jirai-tuer-pour-vous/1061810

 

 

Ps: J’ai oublié de te dire de Myriam Jézéquel

Je vous présente en ce dimanche cette petite lecture épistolaire qui convient tout à fait à un jour de repos. Un livre au format très original que l’on prend plaisir à découvrir et à feuilleter puisqu’il se présente sous la forme d’un agenda partagé entre mère et fille.

Ps: j’ai oublié de te dire… fait pour moi partie des lectures à interpréter, je m’explique: pourquoi se dire les choses par écrit lorsqu’on habite ensemble? Que se disent-elles de vive voix lorsqu’elles sont face à face? Manquent-elles de temps à ce point ou est-ce un jeu entre elles deux? Chaque lecteur sera donc libre de répondre à ces questions. Cette face uniquement épistolaire de l’histoire nous laisse deviner ce qui se déroule en dehors des moments de vie qui ont été couchés dans ce fameux agenda.

Un moment de vie partagé avec ces deux femmes, presque intime, une histoire qui mène à la réflexion car ce qui commence comme un petit jeu enfantin et amusant prend une tournure un peu plus  sérieuse au fil des pages.

Un aperçu, un échantillon de vie, traité d’une façon légère et décidément originale.

Merci aux éditions Amalthée pour cette découverte.

Résumé:

PS : j’ai oublié de te dire… est un agenda familial où mère et fille échangent, se racontent l’une à l’autre, s’interpellent tour à tour, à défaut de se rencontrer suffisamment. L’une est une célèbre journaliste de mode surbookée ; l’autre tente de concilier amis et études. Jour après jour, elles déroulent le fil de leur existence parallèle et remplissent, par petites notes écrites et complices, les vides de leur communication. Ainsi va le cours de leur vie, trépidante et insouciante à la fois, jusqu’au jour où… Avec la normalité qui vacille, c’est son vernis de superficialité qui s’écaille. Le vent tourne. Le ton change. Les mots hurlent. Les répliques sans concession déchirent le silence et écorchent les coeurs. Devant l’épreuve commune, parviendront-elles à se relier pour mieux s’allier ?
Un vibrant dialogue à deux, la parole au langage du coeur, avec juste les mots pour dire l’essentiel..

Là où se pose le cœur de tamara mckinley

J’ai à de nombreuses occasions pu vous parler de Tamara McKinley et de cette façon si singulière qu’elle a de vous emporter dans ses histoires, et bien la voici de retour avec une nouvelle aventure dans la famille Reilly et leur pension du bord de mer. Cette famille si attachante a bercé mes lectures durant de nombreuses heures, elle parvient encore une fois à faire chavirer mon cœur. 

Voici ce que je vous disais des deux premiers tomes de cette saga et le lien vers Babelio pour le troisième que je n’ai pas encore eu l’occasion de lire:

https://livresque78.wordpress.com/2015/11/23/et-le-ciel-sera-bleu-de-tamara-mckinley/

https://livresque78.wordpress.com/2016/11/22/si-loin-des-siens-de-tamara-mckinley/

https://www.babelio.com/livres/McKinley-Lespoir-ne-meurt-jamais/101227

Vous l’aurez donc compris, cette saga peut bien entendu se lire dans l’ordre ou individuellement, chaque histoire est indépendante.Nous sommes toujours en pleine guerre, 1941, l’Angleterre subit toujours d’intenses bombardements et attaques, Londres où vit Julie et sa famille n’y échappe pas. Cette pauvre jeune infirmière, sage-femme va vivre un cauchemar, le sort va s’acharner sur les siens, il va lui falloir changer totalement de vie pour l’amour et la protection de son neveu. C’est ainsi que nous retrouvons donc la famille Reilly chez qui va se retrouver Julie, cette famille recomposée pour la plupart, prend en son sein chaque personne à qui la vie joue un mauvais tour en cette période si difficile. C’est donc une maison du bonheur où il fait bon de vivre et où chacun soutient son prochain. On y reste ou on y passe un temps, celui de se reconstruire, mais c’est un temps qui réchauffe le cœur, indéniablement. comme dans le titre de cet opus c’est un endroit où le cœur se pose.

Comme chaque pensionnaire rencontré dans cette saga, Julie est forte et se bat pour sa survie mais surtout ici pour celle de son neveu William un enfant fragile né lors d’un bombardement. Julie va ressentir en quelques mois une foule d’émotions plus intenses  les unes que les autres. Une période de l’histoire qui me touche toujours particulièrement dans un roman, tout y est plus intense, plus fort. on tente de se projeter tout en étant heureux de la place où l’on est aujourd’hui. 

Encore une lecture belle et intense où l’on plonge sans aucune réserve, telle que Tamara McKinley sait nous en écrire. L’occasion peut-être de la découvrir pour ceux qui ne la connaissent et une nouvelle plongée dans cet univers si fort pour les fans.

Résumé:

Février 1941. Julie Harris, sage-femme, travaille dans le quartier de l’East End, à Londres, quand un bombardement détruit la maison dans laquelle elle a grandi, anéantissant tous les membres de sa famille, à l’exception de son neveu William, un nourrisson.
Déterminée à tenir la promesse qu’elle a faite à sa sœur de protéger William jusqu’à ce que Bill, son père, rentre du front, elle accepte un poste de sage-femme à Cliffehaven, sur la côte sud-est de l’Angleterre. La famille Reilly, qui dirige la pension du Bord de Mer, la prend sous son aile.
Mais bientôt, Julie apprend que Bill est porté disparu… tandis que William tombe gravement malade.
À son chevet, Julie craint de perdre ce petit ange qu’elle commençait à aimer comme son propre fils.

[TBTL] Throwback Thursday Livres – Nature paisible

Conçu par BETTIE ROSE BOOKS sur le même principe que le Throwback Thursday d’Instagram mais version livres ! Chaque semaine, un thème est proposé et il faut partager une lecture correspondante (une seule) à ce thème.
Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont nous n’avons plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à vos lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres ! Comme nous « revenons en arrière », il s’agit de livres déjà lus. Sauf exception de thème. Quand un thème ne vous inspire pas, vous pouvez piocher à votre guise dans les anciens.

Cette semaine, un thème qui appelle à la méditation et au retour à la nature : Nature paisible, lieu isolé, campagne, montage, retraite, désert.

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Ce thème me renvoie inévitablement à une lecture, récente, mais qui m’a beaucoup marquée : Seules les montagnes dessinent des nuages de Marc Lepape aux éditions Emmanuelle Colas. C’est un roman que je vous avais déjà présenté comme magnifique et cet article me permet de revenir sur un aspect essentiel de son écriture : la présence de la nature…

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La Sélébie est une île fictive, mais en tant qu’île, c’est bien un lieu isolé, qui a des liens commerciaux avec le reste du Monde, l’Europe notamment, mais qui, sinon, vit en autarcie. Le port de Ryot, porte d’entrée de ce lieu enchanteur, est en ce sens assez peu révélateur du reste de l’île : « Il tenta d’appréhender la façade des bâtiments qui ceignaient en un demi-cercle le grand bassin. La juxtaposition des maisons, des immeubles d’armateurs et des entrepôts rappelait à s’y méprendre l’Europe, mais la palette de couleurs rythmant le bois le déconcertait. »

En effet, Erraink quitte assez rapidement cette ville pour s’enfoncer dans les profondeurs de la Sélébie et atteindre la région de l’Onk qui réunit les critères de cette semaine : campagne, nature paisible, lieu isolé… Autant de caractéristiques qui permettent à l’auteur des envolées lyriques qui ne peuvent pas laisser insensible : « Ce rempart l’hypnotisait comme le font les hautes enceintes et les lourds portails des cités légendaires. Il devinait dans les moindres anfractuosités, à l’intérieur même de la roche si dense, des trésors de temps, des palpitations figées, des exhalaisons à jamais serties. et combien de grottes inaccessibles, de ténèbres om la moindre lueur introduite incendierait un dédale de voûtes, de plafonds et de colonnes ! Combien de lacs souterrains qui feraient oublier l’impuissance du mot pureté ! »

La montagne ensuite évidemment… C’est là que tout se déclenche, le lieu de la retraire de Dmyrn, plateau sauvage, menaçant mais au point de vue époustouflant et aux vérités lourdes de conséquences : « Sur la longue sente escarpée, elle ressasserait ses pensées et elle déboucherait sur ce site grandiose dont les proportions et l’aspect lui coupaient le souffle. Dmyrn, son unique frère, serait là, inaccessible, silhouette minuscule juchée depuis trois ans au somment d’un piton rocheux vertigineux. »

Le désert enfin, menaçant mais inexploré et dont la réalité va déterminer non seulement le destin des personnages mais celui de la région tout entière.

Je n’en dis pas plus, vous trouverez ici ma chronique complète, mais si vous voulez du dépaysement, de la nature sauvage, dangereuse et de la poésie, n’hésitez plus et laissez Marc Lepape vous enchanter !

Bonne lecture !

Priscilla (@Priss0904)

 

Pas d’amour sans amour de Evelyne Dress

Coincée entre sa nature de femme forte et indépendante et ce plaisir pris aux gestes de galanterie de la part de la gent masculine, voici Eva. Ce roman est pour moi un constat sur le statut de la femme, un regard quelques fois acerbe sur le comportement des hommes.

Eva, 40 ans dans les années 90, une période charnière, nous raconte dans ce qui ressemble à un journal intime, son quotidien de quadragénaire célibataire et sans enfant, son envie de tendresse et d’attentions amoureuses, mais pas à n’importe quel prix.

Evelyne Dress a un style percutant, elle appelle un chat un chat, pas de faux-semblants, de non-dits, la passion charnelle, le sexe ne font pas bondir de honte ce personnage qu’elle nous raconte à travers ce roman.

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La femme dans sa complexité, son besoin de s’interroger, de comprendre, de tout analyser tout le temps. Elle peut rarement pratiquer le sexe sans amour, contrairement aux hommes et c’est tout le problème d’Eva.

5ème roman de l’auteur aux multiples casquettes, elle aborde ce sujet avec sérieux car c’est une réalité dans laquelle les femmes de 40 ans sauront se retrouver avec pourtant une légèreté typique de la plume d’Evelyne Dress, que j’aime décidément beaucoup.

J’ai découvert l’univers de auteur grâce au roman La maison de Pétichet en septembre 2017, voici ce que je vous en disais:

https://livresque78.wordpress.com/2017/09/18/la-maison-de-petichet-develyne-dress/

Un vrai plaisir de retrouver les mots de cette femme que l’on sent elle -même forte, indépendante et que l’on a véritablement envie de suivre à travers ses histoires.

Un roman évident, bien écrit, sans prise de tête, une parenthèse qui fait sourire tout autant qu’elle fait réfléchir à la condition de la femme que ce soit dans les années racontées dans ce texte, qu’en 2018, car au final on se dit que la femme reste la même malgré le temps et les années qui passent. La place de la femme dans la société est un sujet d’actualité permanent, la solitude et le célibat le sont tout autant. 

Merci à Éric Poupet ainsi qu’aux éditions Glyphe.

Mag @livresque78

Résumé :
Eva, célibataire de quarante ans, n’a pas fait l’amour depuis trois ans. Elle est pourtant belle, dynamique, sportive, branchée.
Il y a trois ans, Bruno la quittait, probablement parce qu’elle voulait un enfant, et lui, pas !
Elle a mis tout ce temps-là à s’en remettre… et comme pour elle, il n’y a pas d’amour sans amour , elle commence, un peu, à dysfonctionner .
Elle va consulter son gynéco qui lui dit : Vous vous débrouillez comme vous voulez, mais il faut ‘réactiver’.
Alors, Eva prend sa respiration, sort dans la rue, regarde tous les hommes qui passent, et se dit : Ça va pas être de la tarte !

Pas d’amour sans amour , raconte, avec sincérité et par touches successives la génération qui a voulu échapper au schéma parental en vivant sa révolution sexuelle, sociale, intellectuelle, et qui, finalement, se retrouve en 2002 avec le goût amer de la solitude.