La Belle Cévenole de Marie-Claude Gay

Vous connaissez mon amour pour les romans historiques ? Je dois dire que j’ai été bien servie pas le roman de Marie-Claude Gay. En plus d’être une histoire bien menée, la période au cœur de l’intrigue ici est finalement assez rarement traitée.

Louis XIV a révoqué l’Edit de Nantes qui mettait fin aux guerres de religion et reconnaissait le droit aux Protestants de pratiquer librement leur culte. Le roi fait la guerre aux huguenots. Ses Dragons sont envoyés dans tout le royaume pour massacrer une partie de la population. En 1702, ils arrivent dans les Cévennes, où vivent Clémence et sa famille. Un soir, le père part pour une mission. Chaque membre de la famille sait ce qu’il doit faire si Victor ne rentre pas. Ils doivent fuir, séparément, pour se retrouver par la suite. Malheureusement, l’inévitable se produit et Clémence se retrouve sur les routes.
La jeune fille doit se méfier de tout le monde. Si on découvre qu’elle est protestante, elle sera tuée dans d’atroces souffrances. Survivra-t-elle ? Retrouvera-t-elle les siens ?

Une guerre civile, intestine, au nom de la religion ; des scènes d’une violence inouïe, une haine fondamentalement injustifiée, des populations qui s’exilent, qui se cachent, qui mentent et qui se sentent constamment en danger. Ces drames de l’Histoire ne font décidément que se répéter depuis des siècles et il est ici flagrant de retrouver ces élans de colère, d’aveuglement, de fanatisme que nous connaissons encore aujourd’hui, bien malheureusement.

J’ai été vraiment sensible à la volonté de Marie-Claude Gay de ne pas diaboliser les Catholiques au profit des Protestants. Au contraire, on voit très rapidement que la folie furieuse concerne les deux camps, que les victimes sont aussi nombreuses d’un côté que de l’autre, que les soldats ne sont pas de plus fervents croyants que les « parpaillots », pas plus convaincus que ce qu’ils font est juste et bien. Ça ne se sent pas uniquement parce que les deux héros sont de deux camps différents, mais, plus subtilement, parce que chaque personnage intelligent, profond hésite, doute de sa foi, de son roi, de l’humain d’une manière générale.

Toutefois, si j’ai été vraiment prise par les aventures de Clémence, si j’ai vraiment voulu savoir comment elle allait s’en sortir, j’ai trouvé l’histoire trop rapide finalement. Les personnages sont bien campés dès le début, ce qui permet de s’attacher à cette famille avant de vivre de l’intérieur leur intolérable séparation. Mais après l’arrivée de Clémence au port, les choses vont beaucoup trop vite à mon goût (son amnésie, les retrouvailles avec un ancien ennemi, la fin « heureuse » ou non, d’ailleurs). C’est dommage car du coup, sur la fin, j’ai moins adhéré au roman, j’y ai moins cru.

La Belle Cévenole reste néanmoins une lecture agréable qui montre une connaissance fine, passionnée et passionnante de l’auteure pour cette période conflictuelle, un roman qui se lit avec plaisir et que je vous conseille si la question des guerres de religion vous intéresse. Vous y apprendrez plein de choses, sans même vous en apercevoir…

Priscilla

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La baie aux perles de Roxane Dhand

Une belle découverte une nouvelle fois chez City Editions avec ce roman qui nous emmène en Australie pour ce que l’on pourrait qualifier de romance historique, bien que la romance reste secondaire. Cette histoire est au final bien plus profonde que ce que le titre ainsi que les premières pages laissent présager. Maisie gagne en profondeur au fil du roman, on sait au final peu d’elle, du milieu dont elle vient, l’auteure nous la présente ainsi, au départ du bateau qui l’emmène si loin de chez elle. Maisie se livre peu, on comprend vite que c’est une femme intéressante, qui ne se laisse pas abattre malgré son jeune âge.

Nous découvrons l’univers des pêcheurs de perles et les complots et malveillances de ce début du XXème siècle des blancs sur le peuple indigène et sur les peuples étrangers en général. Des descriptifs passionnants et enrichissants de la façon dont s’effectuaient les plongées, des risques et dangers qu’elles entrainaient.

L’époux de Maisie, cet homme si detestable de prime abord, nous réserve de nombreuses surprises. Un roman riche qui traitent de sujets de fond, dont je ne peux vous parler avec plus de précisions sans vous en dire trop… Et comme je vous le disais, une touche de romantisme, juste ce qu’il faut car n’oublions pas que Maisie n’a que 20 ans, elle aspire à l’amour mais garde la tête froide et reste mature et posée dans sa réflexion et face aux difficultés que la vie met sur son chemin. Pas de niaiseries ni d’excès dans les sentiments ou dans les réactions, un roman qui à mon avis tire plus sur l’historique que sur la romance, et j’en suis ravie car il est rare de trouver à cette époque une femme qui ne verse pas dans le sentimentalisme à outrance ce qui se révèle souvent assez fatigant. Cette Maisie a les qualités des femmes de notre époque, elle ose, elle entreprend et ne se laisse dicter que le strict nécéssaire.. Merci à City Editions pour cette belle découverte.

Lady Helen Le club des mauvais jours de Alison Goodman

Petit achat totalement compulsif juste avant mon départ en vacances, voici mon avis sur ce premier tome de Lady Helen.

Dans la société Londonienne du 19ème siècle, nous faisons la connaissance de Lady Helen, qui vit sous la garde serrée de son oncle et de sa tante. Helen n’a plus ses parents et il faut dire que la mémoire de sa mère n’est pas à évoquer lors des diners familiaux. Rapidement le lecteur découvre que l’auteure Alison Goodman, a eu la très bonne idée de mettre au milieu de toutes ses manies, de cette bonne conduite typiques de ce siècle, une intrigue qui va donner un rythme fabuleux à ce roman. Entre disparitions et rencontres sombres et intrigantes, Helen va vite découvrir que sa vie risque de perdre de sa quiétude et que son principal soucis journalier ne sera plus de choisir sa tenue… Lord Carlston va chambouler sa vie, ce  » Bad boy » d’une autre époque rentre dans cette histoire de façon fulgurante et j’ai adoré ce personnage qui met de coté les bonnes manières et conventions de l’époque.

Quant à Helen, c’est une jeune femme vive, intelligente et courageuse pour l’époque dans laquelle elle évolue, on la sent tellement envieuse de s’émanciper, de se libérer, mais on sent aussi que les codes et traditions de la société, la freine dans son envie de baisser les dernières barrières face à l’aventure dans laquelle elle se retrouve mêlée bien brutalement. On a bien, à quelques reprises, l’envie de lui mettre un coup de pied aux fesses et de l’encourager à tout envoyer en l’air, mais nous ne vivons pas dans le même monde, trois siècles nous séparent, il ne faut pas l’oublier. Des phénomènes assez horribles, qui glacent le sang et qui amènent à se méfier de tous, même de ses proches, c’est ce que vit Lady Helen. Le rythme du livre monte rapidement en intensité à tel point que je ne pouvais plus le lâcher sur les dernières pages!

Mêler de la fantasy à cette époque romanesque et romantique est à mon avis une idée ingénieuse qui permet à un public diversifié de se passionner pour cette incroyable aventure. Des personnages forts, aux caractères bien trempés et différents, des femmes qui, bien qu’engoncées dans une époque où rien ou presque ne leur est autorisé sans l’aval d’un homme, ne se laissent pas dicter leur conduite et assument leurs actes. Je trépigne d’envie de m’offrir la suite et de la dévorer. N’hésitez donc pas à vous plonger dans cette saga, dont j’espère rapidement pouvoir vous parler encore et encore…

La promesse de l’apiculteur de Fiona Valpy

Je vous propose de découvrir un superbe roman, une alternance entre deux belles et touchantes histoires, celles de deux femmes, l’une est forte et la seconde va le devenir.

Fiona Valpy connaît la France, elle l’aime et cela se sent, elle nous emmène dans le sud-ouest durant deux époques différentes: de nos jours où elle nous présente Abi, une jeune femme au cœur et au corps brisés, et en 1938 où nous découvrons cette merveilleuse jeune femme qu’est Eliane. Abi a besoin de se reconstruire, une rencontre issue d’un hasard ou d ‘un coup de pouce du destin va l’amener à découvrir la vie et l’histoire d’Eliane et de sa famille, les Martin, qui vont subir l’occupation de leur ville et de leur quotidien par les Allemands durant cette terrible période qu’a été la Seconde Guerre mondiale. Abi va, 70 ans plus tard, au travers de la narration qui va lui être faite de cette incroyable combat familial, apprendre à guérir, découvrir le sens du courage, de la résilience malgré les maltraitances et les difficultés de la vie. Une leçon de courage dont elle avait besoin pour reprendre sa vie en mains.

Un roman qui malgré le sujet et l’époque dont il traite est un hymne à la France, à la nature, à la famille et surtout un hymne au courage des résistants qui chacun à leurs façons ont combattu l’occupant et ont refusé la barbarie. De petites ou de grandes actions, mais des actions qui ont sauvé des vies en grand nombre.

Tout au long de ce roman, le lecteur entend les abeilles bourdonner à son oreille et il hume les fleurs qu’elles butinent. Des bouquets de saveur qui malgré les privations qu’ont engendrées cette guerre, la volonté de cuisiner, de profiter de quelques plaisirs sucrés, le potager d’Eliane, les tisanes et infusions de Lisette ou de Mme Boin, L’auteure, vous l’aurez compris, parvient à toucher nos cœurs de nombreuses façons. J’ai aimé cette famille ainsi qu’Abi, même si l’histoire est moins centrée sur elle. Ce livre est un parfait mélange de tout ce qui fait pour moi le succès littéraire, une très belle lecture, vraiment!

http://www.city-editions.com/index.php?page=livre&ID_livres=1037&ID_auteurs=539

Résumé:

Le cœur brisé après la mort (brutale) de son mari, Abi prend un emploi d’été au château de Bellevue. La propriété campagnarde résonne des voix du passé et Abi se retrouve happée par l’histoire et les secrets d’Eliane, une femme qui a vécu là autrefois. En 1938, Eliane s’occupait des ruches de la propriété. Elle y est tombée amoureuse et croyait en un avenir radieux. Mais l’Histoire avait d’autres projets pour la jeune apicultrice qui a rejoint la Résistance… au risque de tout perdre. 70 ans plus tard, grâce à cette histoire étrangement similaire à la sienne, Abi marche dans les pas d’Eliane et retrouve goût à la vie. Même dans les pires moments, il y a toujours de l’espoir. Surtout quand, telles les abeilles, on fait partie d’une communauté où l’amitié permet de surmonter toutes les tragédies.

Le Ciel de Darjeeling de Nicole Vosseler

IMG_20190209_232637.jpgJ’ai eu la chance de découvrir ce roman enchanteur suite à une enquête des éditions de L’Archipel, et j’en suis plus que ravie. Il m’a fait immédiatement penser au coup de cœur que j’avais ressenti pour La Vallée du Lotus Rose de Kate McAlistair dont j’avais écrit la chronique en fin d’année dernière. Evidemment, les deux textes ont de nombreux points communs :

  • l’héroïne, d’abord, jeune, femme, forcée par l’état de ses finances à épouser un homme qu’elle n’aime pas et à s’expatrier loin de son Angleterre natale. Jezebel et Helena ont en commun une grande soif de liberté, d’indépendance et d’amour, un grand sens de l’honneur et une force en elles, dont elles ne connaissent même pas l’étendue.
  • L’Amour ensuite, les deux hommes de leur cœur portent d’ailleurs le même prénom et sont deux aventuriers au passé trouble et dont les vies sont toujours menacées.
  • L’Inde bien sûr !

Mais la richesse de la comparaison entre les deux œuvres vient aussi de leurs différences. Je vous laisse découvrir ou relire ma chronique du roman de Kate McAlistair et je ne vous parlerai que de celui de Nicole Vosseler.

Le récit que nous suivons dans Le Ciel de Darjeeling est original et ajoute à la description des charmes de l’Inde la narration de faits historiques violents. Les destins de nombreux personnages (Ian, Mohan, Winston, Sitara, Emily, Richard) sont liés à la tragique destinée de ce pays fascinant mais en proie à de nombreux conflits entre les différentes ethnies se partageant le pouvoir jusqu’à la décolonisation. La haine, la peur de l’inconnu, la rancœur d’une nation se fond dans la vendetta de plusieurs familles, conférant ainsi au récit une dimension épique que n’a pas La Vallée du Lotus rose.

Aucun personnage n’apparaît comme fondamentalement mauvais. Ce sont la culture, le contexte, les convictions, les lois qui poussent chaque personnage à agir, à un moment ou un autre, de manière condamnable. J’ai pourtant immédiatement été encline à pardonner à Winston ou à Ian, peut-être même plus facilement qu’Héléna. Sûrement parce qu’ici, en dépit de ce que tous disent ou même pensent, c’est uniquement l’amour qui les fait agir : l’amour pour une divinité, pour une femme, pour sa famille, pour la justice, pour l’honneur. Peut-on tout faire par amour ? Je ne le crois pas. Mais en tout cas, il explique bien des choses. La violence des sentiments se lit ici, non grâce à des déclarations romantiques ou niaiseuses, mais par le prisme des violences passionnelles qu’ils engendrent. En outre, Ian ne se laisse pas aisément deviner ou découvrir mais de nombreux indices m’ont conduite à le ranger immédiatement dans la catégorie des hommes bien, par le respect qu’il témoigne à la jeune fille, par le souci qu’il a du bien-être de son petit frère, par le traitement qu’il réserve à ses domestiques… La part d’ombre qu’il garde jalousement ne remet jamais cela en question et avant même que je ne m’en rende compte, je lui étais tout acquise.

Vous vous en doutez, je me suis immédiatement laissée embarquer dans cette triple histoire d’amour, dans ce voyage en un Orient fantasmé et dangereux, dans cette découverte de l’Amour par une jeune fille qui s’en croit longtemps exempte. Lors de cette lecture, le spectre du personnage d’Angélique d’Anne & Serge Golon est – encore – plusieurs fois apparu devant moi, d’autant plus qu’ici Ian m’a fait vraiment penser à Joffrey de Peyrac, dont on a – presque ! – toutes été amoureuses à un moment.

Seul petit bémol, mais qui n’est finalement que le contrepoint de mon enthousiasme à la lecture de ce récit : j’ai trouvé la fin un peu précipitée. Suite à la narration enchâssée de l’enfance d’Ian, j’ai moins bien compris les réactions d’Héléna et ses hésitations… Peut-être aussi que je voulais tellement connaître la fin de cette histoire d’amour, que j’ai lu à toute vitesse la dernière partie…

En conclusion, je dirais que si vous avez soif d’aventures, de dépaysement, de dangers mais aussi et surtout d’amour (après tout, la Saint Valentin, c’est pour bientôt !), n’hésitez pas, ce roman est un pur moment d’évasion. Et, ce qui ne gâche rien, les éditions de l’Archipel éditent toujours des objets-livres beaux et de bonne qualité ! Merci beaucoup à eux, c’est toujours un plaisir !

Priscilla (@Priss0904, @litterapriscilla)

Quatrième de couverture : Cornouailles, 1876. Après la mort de son père, Helena, 16 ans, se retrouve dans la misère. Un jour, un inconnu lui fait une offre. Aussi riche que séduisant, Ian Neville lui propose de l’épouser et d’assurer l’éducation de son jeune frère. Mais il y met une condition : qu’elle accepte de le suivre en Inde, où il gère une vaste plantation de thé au pied de l’Himalaya.
En se donnant à son mystérieux bienfaiteur, la jeune femme a conscience de faire un saut dans l’inconnu. Mais l’espoir de ne manquer de rien, le cadre de vie somptueux de Darjeeling et le charme de son époux ont raison de ses réticences.
Jusqu’au jour où, Ian étant en voyage, Helena reçoit la visite d’un homme qu’elle avait rencontré lors d’un bal en Angleterre. Leurs retrouvailles éveillent en elle des questions sur le passé de Ian, dont celui-ci n’a jamais rien voulu lui dire. Pourquoi ignore-t-elle tout de son ascendance ? Cessera-t-il un jour d’être un étranger à ses yeux ?
Un voyage initiatique et sensuel aux confins de l’Inde millénaire.

La promesse de Lucile d’Albert Ducloz

Second roman que je lis de l’auteur, souvenez-vous de Pascalou dont voici la chronique:https://livresque78.wordpress.com/2018/01/26/pascalou-de-albert-ducloz/

Albert Ducloz écrit ici encore, un très beau roman, cette fois il aborde le sujet de la guerre, mais aussi et surtout de l’occupation. Rien n’est tout blanc ou tout noir dans la vie, cette maxime vaut encore plus je pense en période d’occupation. Difficile de juger Lucile, cette femme courageuse, qui a tant fait pour les siens durant la Première Guerre Mondiale, poursuit sa bonne action alors que les Allemands sont aux portes de la ville de Valence, où elle est « ses filles » se sont réfugiées. Lucile est une femme qui a aimé et aime toujours un homme, peu importe au regard de son cœur la patrie de cet homme, seuls les sentiments qu’elle lui porte comptent.

Une réflexion nécessaire sur l’attitude qu’on pu avoir certaines femmes durant l’occupation, facile de tomber dans l’incompréhension pour nous qui n’avons pas eu à vivre ce dilemme, cette faim perpétuelle, ce manque de tout, cette promiscuité, ce froid… Un homme est un homme d’où qu’il vienne, d’autant que beaucoup de soldats occupants tentaient d’aider ces malheureux dont ils occupaient les terres, et à qui l’Allemagne ôtait le pain de la bouche.

La seconde Guerre mondiale se révèle bien entendu être, des années de souffrance, de tortures, d’emprisonnements; de morts…Mais au milieu de tout cela, quelques fois , l’amour, l’amitié, l’empathie parvenaient à se frayer un chemin, à apporter une touche d’humanité à toute cette horreur. C’est cela que nous raconte Albert Ducloz  ici avec ce très beau roman où rien n’est écrit d’avance, où rien n’est bien ou mal, nous sommes des êtres humains avec nos faiblesses et quelle que soit l’époque et les difficultés que nous vivons, nous le resterons. https://boutique.centrefrance.com/de-boree/la-promesse-de-lucile-837

Résumé:

A l’issue de la Grande Guerre, Lucile, infirmière auprès des soldats blessés, tombe amoureuse d’un soldat allemand dont il ne lui restera qu’une photo. Elle n’oubliera pas cet amour pourtant controversé. Les années passent et Lucile s’engage auprès des femmes atteintes de tuberculose. A l’aube de la Seconde Guerre, sentant le vent tourner avec les nazis aux portes de Paris, elle décide de partir avec ses protégées de Paris pour Valence où ensemble elles trouvent refuge dans un sanatorium inhabité. Mais les allemands envahissent bientôt la zone libre et réquisitionnent les immeubles. C’est alors que, parmi ces allemands, Lucile reconnaît Ludwig. Les anciens amants ne tardent pas à se retrouver et à s’aimer comme avant, malgré les interdits, les regards réprobateurs et la guerre. Ludwig n’hésitera alors pas à prendre tous les risques à l’encontre de sa hiérarchie pour sauver celle qu’il aime.

Les piliers de la Terre de Ken Follett

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Quel roman!!!!! jamais au grand jamais je n’aurais pensé être prise d’intérêt pour ce genre de roman qui ne correspond pas du tout à mes lectures habituelles.
Les personnages nous empoignent et ne nous lâchent plus. 

Vous êtes donc prévenus, si vous vous plongez dans cette histoire, vous ne pourrez plus la quitter avant les dernières lignes, donc dégagez-vous du temps, mettez les enfants au lit pour les deux prochains jours qui suivent votre achat.

Une fresque historique incroyable, l’auteur nous met au pas dès les premières pages. Je me suis mise immédiatement à en parler dans mon entourage, même à ceux qui ne lisent pas, tant ce livre me passionnait. 

Je me suis même permis de l’offrir à Noël à Axel, le prof d’histoire de la famille, qui est un adepte des classiques en littérature et de rien d’autre… Et fière, même très fière de moi, je peux vous avouer qu’il a adoré, malgré d’après lui quelques incohérences historiques, bon il est prof que voulez-vous?

Une époque sans pitié où je dois l’avouer je n’aurais pas aimer vivre, pourtant je me suis sentie totalement immergé, j’ai vécu au rythme des personnages, j’ai partagé leurs vies durant quelques centaines de pages. 

Comment donc ne pas se jeter sur la suite : Un monde sans fin, dans l’espoir de vibrer tout autant qu’avec ce premier opus.

Résumé:

Dans l’Angleterre du XIIe siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent pour s’assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l’amour, ou simplement de quoi survivre.
Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle.
La haine règne, mais l’amour aussi, malmené constamment, blessé parfois, mais vainqueur enfin quand un Dieu, à la vérité souvent trop distrait, consent à se laisser toucher par la foi des hommes.

Abandonnant le monde de l’espionnage, Ken Follet, le maître du suspense, nous livre avec « Les Piliers de la Terre » une œoeuvre monumentale dont l’intrigue, aux rebonds incessants, s’appuie sur un extraordinaire travail d’historien. Promené de pendaisons en meurtres, des forêts anglaises au cœoeur de l’Andalousie, de Tours à Saint-Denis, le lecteur se trouve irrésistiblement happé dans le tourbillon d’une superbe épopée romanesque dont il aimerait qu’elle n’ait pas de fin.

 

 

 

 

 

 

La fille du maître de Chai de Kristen Harnisch

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Editions L’archipel

296 pages

22€

Vous savez à quel point j’aime les romances historiques. Ce superbe premier tome d’une duologie est une belle surprise, la romance y est au second plan car les drames vécus par la famille de la jeune Sarah prennent le dessus et donne le rythme à l’histoire. 

Une histoire centrée sur la viticulture, un sujet passionnant et original, une jeune fille au caractère, à la personnalité et à la volonté impressionnants, font de ce premier roman de la saga, une lecture qui m’a passionnée.

Sarah va vivre des moments terribles, elle va pourtant faire preuve d’une incroyable maturité, elle fera de belles rencontres tout au long de son chemin, et ne fuira pas devant l’adversité. 

L’amour de la terre, du vin rythme la vie de cette jeune fille, les préoccupations de son âge ne l’intéressent absolument pas, Sarah aime son père et son souhait premier est de travailler à ses côtés. 

La passion qui habite cette famille de vignerons transpire à chaque page, le lecteur se retrouve immerger dans cet univers du raisin, du vin et des difficultés de l’époque face aux maladies des vignes.

Un roman qui pour moi est une vraie réussite et dont j’attend le second tome avec impatience.

Résumé:

1895. Sarah Thibault, 17 ans, vit avec ses parents et sa sœur Lydie dans le Val de Loire, où la famille exploite un vignoble.
À la suite du décès de son époux, la mère de Sarah est contrainte de vendre le domaine à une famille de négociants, les Lemieux, dont le fils aîné épouse Lydie.
Mais une nouvelle tragédie oblige les deux soeœurs à quitter la France. Sarah, qui n’’a pas abandonné son rêve de devenir viticultrice, gagne la Napa Valley, en Californie.
Sur place, elle fait la connaissance d’’un certain… Philippe Lemieux, qui s’’est lui aussi lancé dans l’’aventure viticole.
Les deux Français décident d’’associer leurs talents. Mais les affaires et l’’amour peuvent-elles faire bon ménage ? D’’autant que Sarah cache un indicible secret…
Dans la lignée des romans de Tamara McKinley et Sarah Lark, le destin d’’une jeune femme courageuse qui n’’a d’’autre choix que l’exil pour réinventer sa vie.

 

 

 

Les héritiers du fleuve 1887-1914 de Louise Tremblay D’essiambre

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https://www.editionsleduc.com/produit/1581/9782368123744/les-heritiers-du-fleuve

 

En direct de mon lieu de vacances je tente d’avancer un peu et de mettre à jour mes chroniques. 

Je vous parle donc ce jour de Les héritiers du fleuve 1887-1917 de Louise Tremblay D’essiambre.

Une romance historique telle que je les aime, L’auteure nous narre plusieurs histoires, qui s’entrecroisent et se séparent mais elle nous narre surtout des vies difficiles mais sincères, des plaisirs simples, des destins fauchés, malmenés…

Le patois Québécois donne à cette histoire une véracité qui intensifie la lecture et la plongée au cœur de la vie de tous ces personnages. Nous avançons avec eux dans le temps, nous vivons leurs espoirs, leurs peines, leurs joies, les années qui passent et changent leurs opinions qui au départ paraissaient bien établies. Les enfants de nos personnages de départs grandissent et s’épanouissent malgré des vies que leurs parents ou que le destin a tracé pour eux.

Ce roman nous amène vraiment à faire de belles rencontres, comme souvent avec les éditions Charleston, mais aussi avec Louise Tremblay D’essiambre dont je vous avais parlé, notamment avec le tome 1 de Dans la tourmente:

https://livresque78.wordpress.com/2016/12/03/dans-la-tourmente-tome-1-les-annees-du-silence-louise-tremblay-dessiambre/

Si vous ne connaissez pas cette auteure, je ne peux que vous inviter à la découvrir au plus vite, une multitude d’émotions vous attendent à la lecture de ses romans.

Résumé:

D’une rive à l’autre du Saint-Laurent, des familles attachantes aux destins entrecroisés voguent entre amitiés et rivalités, drames déchirants et bonheurs intenses.
Nous voici au XIXe siècle, sur les rives du Saint-Laurent, là où le fleuve se mêle à la mer. Deux rives : celle du nord, aride, majestueuse, faite de falaises et de plages ; celle du sud, tout en vallons, en prés verdoyants et en terres fertiles. Des couples et leur famille : Alexandrine et Clovis, Albert et Victoire, Emma et Matthieu, ainsi que James O’Connor, Irlandais immigré, seul membre de sa famille ayant survécu à la traversée.
Ces personnages plus grands que nature, plus vrais que la rudesse de l’hiver, plus émouvants que les larmes et les sourires qui se succèdent au rythme des marées, peuplent le premier tome des Héritiers du fleuve, une saga incomparable comme seule Louise Tremblay d’Essiambre sait en créer.
« UNE RECHERCHE HISTORIQUE RIGOUREUSE ET LE TALENT INIMITABLE DE L’AUTEURE CHOUCHOUTE DES QUÉBÉCOISES ! »