Vices de Gipsy Paladini

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Gipsy Paladini

Fleuve Editions

ISBN 978-2-265-11641-2

19.90€

Il était évident qu’il allait se passer quelque chose avec cette lecture. Si je remet les événements dans l’ordre, je reçois tout d’abords une invitation Facebook de Gipsy, je découvre donc que sort son nouveau roman Vices, je connaissais l’auteure, bien-sûr, mais je n’avais jamais pris le temps de lire ses romans( Oui je sais, je vais me mettre des coups de fouet!). Et me voilà avec Vices entre les mains après l’avoir acheté dès sa sortie, séduite par la couverture en premier lieu, mais aussi par le personnage de Gipsy Paladini et surtout curieuse d’enfin découvrir l’écriture de celle dont tout le monde parle en ce moment. En effet, se faire éditer par Fleuve et se retrouver en tête des rayonnages de vente de livres, cela ne peut pas être anodin…

Après avoir lu les 401 pages de ce livre et l’avoir traîné partout avec moi pour grappiller chaque minute de lecture possible, je dois dire que la claque est sévère, mais qu’il est difficile d’y mettre des mots.

Gispsy Paladini parvient à faire d’un univers policier que l’on rencontre dans tous les romans de ce genre, un univers vrai où le lecteur s’immerge en totalité. Des personnages sur lesquels elle garde un mystère tout en les rendant palpables, si proches par leurs imperfections. Oubliez les super héros qui sortent leur flingue à tout va, les flics décrits dans Vices ont des états d’âmes, ils traînent leur passé comme un boulet et tentent de continuer à avancer. 

Le roman se décompose en deux épisodes, deux enquêtes différentes et pourtant si proches, car elles exposent les Vices de notre société, ceux des milieux bourgeois et privilégiés où ceux d’une population que l’on oublie, que l’on parque loin de notre vue et au sein de laquelle perdurent des croyances que l’on croyait enfouies.

Oui bien sûr ce roman est dur car il traîte de sujets délicats mais qui malheureusement ne sont pas imaginaires, mais l’auteure y met de la réflexion, l’envie de comprendre. Ce livre est de ceux qui vous tournent dans la tête longtemps après la dernière ligne.

4ème de couverture:

 » Fais tout de même attention. C’est quand on baisse la garde que les chiens attaquent. « 
Le temps où Marie se rêvait en justicière insoumise appartient au passé. Arrachée à sa campagne natale, condamnée aux artères viciées de la ville qui accueille la Brigade des jeunes victimes, où elle officie en tant que lieutenant, la jeune provinciale avale des couleuvres. Car sur le terrain, la justice est un concept. Suicides, harcèlements, disparitions, viols… Et comme si la cruauté du monde ne suffisait pas, Marie doit au plus vite se faire une place au sein d’une équipe de flics à vif.
Qui est l’homme dont Zolan crie le nom chaque nuit ? D’où vient cette fureur qui dévore Sophie ? Pourquoi, chaque premier jeudi du mois, le commandant reçoit-il toujours la même carte postale ? Voilà autant de secrets dissous dans les ténèbres urbaines au fond desquelles Marie espère enterrer le sien…
Si le monde selon Gipsy Paladini se donne sous ses atours les plus noirs, ne vous fiez pas aux apparences : sa voix est lumineuse et perce avec rage l’obscurité.

 

 

 

 

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Aurore de sang de Alexis Aubenque

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Nous voilà 6 mois après les faits qui ont chamboulé la petite ville de White Forest en Alaska : Tout le monde te haïra    https://livresque78.wordpress.com/2017/11/06/tout-le-monde-te-haira-de-alexis-aubenque/

Nous retrouvons avec plaisir les personnages de Nimrod, Tracy, Holly… Et d’autres qui font leur apparition. Bien que ce roman puisse être considéré comme une suite de Tout le monde te haïra, il peut être lu de façon indépendante, sans aucun soucis.

j’ai encore pris beaucoup de plaisir à vivre quelques jours avec le personnage de Nimrod, que j’affectionne particulièrement, l’auteur l’embarque encore une fois dans une histoire incroyable avec de nombreux rebondissements, nous en apprenons davantage sur son enfance,  ce qui nous permet de mieux cerner les relations qu’il a avec son père. 

Entre la magie des aurores boréales, ce qui fait affluer les touristes et la découverte d’un cadavre en pleine forêt, entre le retour de l’ex compagne de Notre héros et sa réintégration dans les services de police de White Forest, Nimrod de Tracy, ne savent plus où donner de la tête et se retrouvent au milieu d’une sombre histoire, dont je vous laisse découvrir l’ampleur. 

En tout cas Alexis Aubenque a l’art de nous embarquer là où on ne s’y attendait pas, il brouille les pistes avec beaucoup de savoir-faire.

4ème de couverture:

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Tout le monde te haïra de Alexis Aubenque

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Je suis ou plutôt j’étais une « Aubenque’s novice », mais j’ai été intronisé. Et je dois dire que j’ai beaucoup aimé le style dès les premières pages. L’auteur parvient de suite à interpeller le lecteur, il faut dire qu’il nous dépeint des personnages passionnants, dans un lieu hors du commun où les habitants ont une vie à part.

Nimrod et Tracy m’ont tout simplement séduite dès les premières lignes, leur relation si particulière, le passé de Nimrod mais aussi sa chienne Leïka, la vie de Tracy qui alterne entre sa famille et son boulot de flic si prenant, ses enfants, plus particulièrement son fils… Et puis, ajoutez à cela deux enquêtes parallèles savamment ficelées et le tour est joué, vous êtes fan du style d’Alexis Aubenque.

Il vous embarque donc en Alaska, alors prenez vos cache-nez et vos doudounes car je peux vous assurer que vous y êtes pour un moment car comme moi, vous ne pourrez vous empêcher d’enchaîner sur la suite des aventures de nos deux héros, avec Aurore de sang, dont je parle très vite.

4ème de couverture:

En Alaska, à White Forrest, Alice Lewis, accompagnée de Nimrod Russel, détective privé, est à la recherche de sa soeur Laura Barnes, disparue.
Celle-ci enquêtait sur un navire ayant sombré en 1920 avec une centaine d’orphelins russes dont les corps n’ont jamais été retrouvés.
Le lieutenant de la ville, Tracy Bradshawest, enquête sur la mort affreuse d’un notable.
Les deux affaires sont liées.

 

 

 

Le sécateur d’Eric Courtial aux Editions du caïman

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Encore une belle surprise que ce polar que nous proposent les éditions du Caïman. J’ai immédiatement apprécié le style d’Eric Courtial, il nous présente son personnage principal: Patrick Furnon, dans son contexte familial, puis l’enquête débute, et elle n’est pas des plus faciles.

L’auteur n’hésite pas à faire souffrir ses personnages, il leur a imaginé des personnalités simples comme on en rencontre tous les jours, on s’identifie donc immédiatement, pourtant ce ne sont pas de banals personnages de roman policier, une  un respect évidents les lient les uns aux autres, le lecteur ne peut donc que ressentir cet attachement, cette confiance.

Une écriture agréable, une histoire dont l’issue est loin d’être connue d’avance, une enquête menée avec acharnement, mais comme dans la réalité, les efforts ne sont pas toujours récompensés, pas dans l’immédiat en tout cas.

Une série de meurtres qui déroutent le lecteur et le maintient en haleine d’un bout à l’autre.

Je ne peux donc qu’applaudir ce roman, certes court, mais où l’essentiel est atteint. On en redemande.

4ème de couverture:

Après un premier « polar lyonnais », Tunnel, salué par la critique et très remarqué (Finaliste du Prix « Canut 2016 » et finaliste national du Prix des postiers écrivains la même année), Eric Courtial revient avec la suite des aventures de Patrick Furnon, son commissaire lyonnais.
Cette fois-ci, c’est à un serial killer particulièrement retors et cruel que son équipe sera confrontée. L’enquête piétine d’autant plus que malgré le soutien d’un profileur venu de la capitale, aucun lien n’a pu être trouvé entre les premières victimes. L’assassin frappe-t-il au hasard ?
ISSN : 2110-2392
ISBN : 9782919066643
Format 12×19 cm
broché  236 pages
Sortie : octobre 2017

 

 

 

Tabous de Danielle Thiery – Editions J’ai Lu

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Je découvre cette auteure, dont j’ai trouvé l’univers passionnant. Pas de course poursuite, de fusillade, mais une enquête passionnante, qui tient le lecteur en haleine jusqu’aux toutes dernières pages. 

Une histoire qui démarre certes, avec un certain mystère mais qui de but en blanc, parait assez simple. L’intrigue prend vite une ampleur, une profondeur, une importance qui touche au cœur et aux tripes. 

Un roman dont les personnages, avec des relations ambiguës et imparfaites, des incompréhensions, des désaccords, donnent une réalité aux faits et à l’enquête.

Chacun enrichit cette recherche de la vérité, chacun amène sa pierre à la résolution du mystère avec plus ou moins d’empathie. Un roman policier dénué d’artifice qui pourrait masquer la difficulté de l’enquête, une belle réussite pour moi, où l’on sent le talent et la facilité de l’auteure a passionné son lecteur.

A lire sans hésiter.

4ème de couverture:

Dans un hôpital d’Arcachon, une femme et son bébé de 4 mois disparaissent mystérieusement. Le commissaire de la PJ de Paris, Edwige Marion, descend épauler son ancien collègue bordelais, accompagnée d’Alix de Clavery, une jeune psycho-criminologue aux méthodes singulières.

L’enfant est retrouvé… sans sa mère.

Commence alors une enquête difficile où la spécialiste se heurte aux murs du silence et à la puissances des tabous.

 

 

 

 

 

Le baptême des ténèbres de Ghislain Gilberti

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ISBN : 2843377412
Éditeur : Anne Carrière (02/10/2014)

 

Premier roman que je lis de l’auteur. Je les ai tous acquis en même temps, mais mon dévolu s’est d’abord porté sur celui-ci, grand bien m’en fasse.

Je m’attendais biensûr à de la noirceur, c’est évident, mais je dois dire que j’ai été plus que servi.

Ghislain Gilberti n’y va pas avec le dos de la cuillère.

L’auteur nous plonge dans un bain de sang et d’horreur, mais attention, tout cela avec un talent qui même si il vous fait détester ce monstre qu’est le tueur sanguinaire qu’il nous dépeint, il vous donne cette incroyable envie d’en savoir plus et de plonger en enfer.

Un page-turner d’une implacable efficacité qui emmène son lecteur au fin fond du gouffre, tout cela par paliers, alors que vous pensez avoir atteint le maximum de l’angoisse, vous découvrez de nouvelles strates dans cette grotte obscure qu’est l’esprit du tueur.

Un thriller terrifiant et sans aucune pitié, qui fait de sacrés dégâts sur son passage.

 

 

Cécile Sanchez, commissaire de police spécialisée en criminologie, en analyse comportementale et en interprétation du langage non verbal, dirige une section d’élite de l’OCRVP, l’Office central pour la répression des violences aux personnes.
Elle traque les criminels les plus dangereux et déviants de l’Hexagone.
Entourée par un médecin-légiste aussi compétent qu’excentrique, un groupe méticuleux de la police scientifique et une section d’assaut structurée en meute, Sanchez devra cette fois percer les arcanes d’un tueur au psychisme atypique. Celui qui est rapidement surnommé «le Ramoneur» au sein des services de police, à cause de son penchant pour pénétrer ses victimes à la lame, signe ses actes en dessinant sur les visages des suppliciées un masque mortuaire à l’esthétique sanglante.
Alors que les enquêteurs luttent pour travailler à couvert, en retardant au maximum la fièvre médiatique, le tueur va accélérer la cadence et modifier son mode opératoire jusqu’à atteindre un niveau de barbarie insoutenable.
Au fil des investigations, la commissaire va plonger au cœur d’un dossier ténébreux. Heureusement, un spécialiste des profondeurs va la rejoindre en chemin et jouer le rôle d’un Virgile des temps modernes.

 

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cannibalector08 février 2016
★★★★★
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De jeunes femmes, au physique similaire, sont retrouvées mutilées et sauvagement torturées. Au fil des crimes, les meurtres sont de plus en plus atroces.
La commissaire Sanchez, criminologue, psychologue et responsable d’un groupe dédié aux meurtres à caractère sériel va trés vite cerner la psychopathologie du tueur, l’identifier et le localiser rapidement ( au quart du livre).
Mais le psychopathe va s’enfoncer au fin fond des tenebres et notre commissaire devra donc le poursuivre en enfer.
Nous suivons, pas à pas, l’enquête policière qui avance grâce à la synergie des diffèrentes forces de police et aux connaissances psychologiques du commissaire.
Le rythme est dense, le style est trés resserrée, et la tension na faiblit pas jusqu’au final éblouissant.
Coté noirceur, le lecteur est servi, peut être même un peu trop: quelques horreurs auraient pu nous être épargnées sans que cela nuise à l’intrigue.
De plus, la commissaire est une « super woman »: toutes ses déductions psychologiques sont justes, elle ne se trompe jamais: un peu trop robotisée à mon goût.
Mais ce polar est toutefois d’un trés haut niveau: trés documenté, cohérent, haletant jusqu’à la dernière
page.
Réservé à un public averti
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belette291127 octobre 2014
★★★★★
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Robert Larousse me le confirme, « Baptême : plonger dans un liquide ». Lors de votre baptême, on vous a plongé la tête dans l’eau, si vous êtes étudiant, ce sera dans la bière pour le bizutage en règle.
Ici, pour votre baptême, vous plongerez dans le sang et la tête la première dans des ténèbres épaisses, profondes et sinistres.
Ténèbres au sens figuré puisque vous aurez un aperçu de l’âme tourmentée d’un serial killer particulièrement réussi et au sens propre, étant donné que les souterrains de la ville et la faune qui y grouille n’auront plus aucun secret pour vous.
La plume de l’auteur est magique puisque, malgré une narration au présent que je déteste, j’ai mis du temps à m’en rendre compte, tant le style de son écriture, acéré comme un scalpel, m’avait agrippé dès le départ.
Il est comme ça le monsieur, il couche des mots sur le papier et comme il y met toute son âme, toutes ses tripes, toutes ses connaissances de certains milieux, et bien, ça vous accroche, ça vous scotche et ça ne vous lâche plus.
Bon sang, on se croirait dans un récit « vrai » et pas une « fiction », comme si on lisait les mémoires d’une commissaire de la section d’élite de l’OCRVP.
On plonge fort bas dans les ténèbres, on les explore, on tremble, on sue et on serre les fesses.
Son premier roman m’avait emporté dans une maelstrom d’émotions, le second aussi. D’un genre différent puisque pas d’alternance de personnages dans les chapitres, mais il m’a permis de mieux faire connaissance avec un de ses personnages, Cécile Sanchez, la commissaire de police spécialisée en criminologie, en analyse comportementale et en interprétation du langage non verbal, dirigeante de la section d’élite de l’OCRVP.
Pourtant, j’avoue avoir eu un peu peur quand, peu après la page 100, la commissaire nous annonçait déjà le nom du criminel… Là, je me suis demandée comment on allait pouvoir meubler les 300 pages restantes.
Franchement, l’auteur aura le droit de me taper sur l’épaule et de me dire, en me faisant des gros yeux (si je le croise un jour) : « Tu n’as pas honte d’avoir mis en doute mon talent, femme de peu de foi ? ». Oui, « shame on me » d’avoir eu cette idée qui m’a traversé l’esprit.
Non seulement l’auteur nous tient en haleine tout en nous donnant le nom du coupable, mais en plus, il nous entraine à sa poursuite à tel point que les pages défilent sans que l’on s’en rende compte. Pour les 90 dernières, c’est de l’adrénaline pure.
La tension est toujours présente, le suspense aussi, sans en ajouter et sans abuser des codes du thriller. Gilberti joue avec nos nerfs et notre claustrophobie (si vous l’êtes) comme un chat avec une souris.
Les personnages sont bien torchés, j’apprécie de plus en plus Cécile et le criminel était réussi, bien que j’aurais aimé entrer dans sa tête durant les crimes. Bon, je ne vais pas faire ma chieuse, niveau psychologique, on est bien servi.
Niveau scènes de crimes, les amateurs de hard seront servi, les autres déglutiront un bon coup et inspireront profondément (si je puis me permettre ce mot, vu les mises à mort). Je précise que les descriptions un peu hard sont nécessaires et sans voyeurisme « gratuit », la commissaire étant un personnage qui a de l’empathie et du respect pour ces pauvres femmes.
Malgré tout le plaisir que j’ai eu à lire ce roman, je pense coller un procès à monsieur Gilberti pou l’augmentation de mon rythme cardiaque, pour ma tension artérielle qui a monté en flèche, pour mes mains qui sont devenues moites, pour ma déglutition qui s’est parfois coincée, pour mes jambes qui se sont serrées, malgré moi.
Indemnités pour ma claustro qui est revenue, pour ma respiration qui s’est accélérée et pour le fait que par deux fois j’ai failli louper mon arrêt de métro !! Sans la présence de mon mari, j’étais en route pour le terminus.
Procès aussi parce que maintenant, je dois attendre pour le troisième opus afin de découvrir de nouvelles aventures.
Les romans de Gilberti, c’est une plume acérée, un récit rythmé, des personnages taillés à la serpe, avec de la profondeur, un méchant psychologiquement travaillé et un travail titanesque afin de blinder toutes les parties du récit pour que l’ensemble soit cohérent et vraisemblable.
Bref, un put*** d’excellent roman policier/thriller dont la couverture trouve son explication dans le récit.
« Quand tu regardes l’abîme, l’abîme regarde aussi en toi. » J’ai intérêt à me plonger dans ma collection de Petzi, à présent.
Merci, Ghislain pour ce roman magnifique, tu peux être fier de ton travail. Moi, les mots me manquent pour rendre hommage à ton récit.

Lien : http://thecanniballecteur.wo..
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gruz02 octobre 2014
★★★★★
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« Ténèbres : obscurité profonde, sinistre, qui peut provoquer la peur, l’angoisse. Domaine de ce qui est inconnu, difficile à comprendre ».
Avec cette définition du dictionnaire Larousse, vous avez une parfaite vision de ce qui vous attend dans ce deuxième thriller de Ghislain Gilberti.
Je l’affirme haut et fort dès le début de cette chronique : en ce qui concerne l’analyse du Mal, Gilberti est largement au même niveau que les cadors du genre, Chattam et consorts. Ce nouveau thriller en est une éclatante confirmation.
Que vous soyez féru de ce genre de lecture ou non, ce baptême est un rituel qui risque fort de marquer votre esprit. On y retrouve un des deux personnages principaux de son précédent roman, mais il n’est clairement pas indispensable de l’avoir lu pour son plonger dans ces ténèbres-là.
L’auteur ne s’est pas complu dans sa zone de confort, le baptême des ténèbres est sensiblement différent du précédent opus. On y retrouve toutes les qualités perçues tout au long du Festin du serpent, mais modelées de manière différente.
Le style de l’auteur est précis comme la lame d’un scalpel, d’une étonnante fluidité et d’une belle profondeur. Son histoire atteint un tel degré de vraisemblance qu’on sent presque le goût du sang. de telles particularités font que le récit s’avale à une vitesse folle (surtout qu’il est plus ramassé que le précédent, soit 420 pages).
Dans ce style tout en noirceur, Gilberti va très loin. Loin dans la violence, parfois extrême (mais pas gratuite), loin dans l’analyse psychologique (voire psychiatrique) des personnages.
Un récit à la fois clinique et rempli de bruits et de fureur. Une descente particulièrement éprouvante dans les ténèbres, et qui nous plonge dans ce que l’humain peut avoir de plus noir. Et c’est ici que le roman prend toute sa dimension, avec cette analyse très fouillée de l’âme humaine.
Surtout que l’auteur prend la peine de blinder chaque parcelle de son histoire. Tout est minutieusement documenté, que ce soit concernant certaines bases historiques, ou l’environnement de l’intrigue (je ne dévoilerai rien, mais c’est une sacrée plongée dans les bas-fonds qui vous attend).
Cette étonnante vraisemblance, déjà constatée dans son précédent roman, fait du récit de Gilberti une réussite du genre. La trame est un peu moins originale que celle de son premier roman, mais ce léger bémol est assez vite noyé dans l’adrénaline engendrée par le récit.
Tout y est, un tueur comme on en voit rarement, une analyse psychologique poussée à l’extrême, des descriptions plus vraies que nature, des querelles internes parfaitement maîtrisées au sein des forces de l’ordre… Je pourrais dresser une liste de plusieurs kilomètres.
Ghislain Gilberti est, en deux romans, devenu une plume qui compte dans le thriller français moderne et mériterait même une reconnaissance internationale.
A noter, la magnifique couverture, en droite ligne du roman précédent.
Lien : http://gruznamur.wordpress.c..
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hurledesanges25 août 2014
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Cécile Sanchez, commissaire de police spécialisée en criminologie, en analyse comportementale et en interprétation du langage non-verbal, dirige une section d’élite de l’Office central pour la répression des violences aux personnes – qui traque les criminels les plus dangereux et les plus déviants sévissant en France. Elle se trouve face à un tueur au psychisme atypique qui commet des meurtres d’une rare brutalité. Celui qui est rapidement surnommé « Le Ramoneur » au sein des services de police, à cause de sa tendance à pénétrer ses victimes à la lame, signe ses actes en dessinant sur les visages des suppliciées un masque mortuaire à l’esthétique sanglante. Alors que les enquêteurs luttent pour travailler à couvert, en retardant au maximum la fièvre médiatique, le tueur va augmenter la cadence et modifier son mode opératoire jusqu’à atteindre un niveau de barbarie insoutenable.
Une équipe sur mesure, mise en place autour d’un dossier considéré comme prioritaire. Chacun des membres va s’engager dans un combat contre un mal aux contours incertains. Entourée par les meilleurs spécialistes de la police judiciaire, Cécile Sanchez va plonger au coeur d’une affaire profonde et obscure. Une avancée incertaine qui va l’obliger à aller toujours plus loin, là où les ténèbres sont épaisses, voraces, presque palpables.
Une affaire éprouvante pour la commissaire qui, au fil des investigations, va devoir percer les mystères d’un tueur à l’esprit qui déborde sur le réel. Chaque policier devra lutter pour ne pas sombrer face à des paysages sans points de fuites ni horizons, entièrement dévorés par la nuit.

Né en 1977 à Belfort, Ghislain Gilberti est l’auteur de Dynamique du chaos, un roman noir publié en ligne qui rencontre un vif succès depuis des années. le Baptême des ténèbres remet en scène le personnage de Cécile Sanchez, héroïne du Festin du Serpent (Éditions Anne Carrière, 2013), lauréat du Grand Prix France Bleu des lecteurs, du Prix découverte Polars Pourpres et finaliste du Prix du meilleur polar francophone. Travaillant dans le registre contemporain noir, il puise dans les replis les plus sombres du corps social de quoi alimenter une littérature incisive, réaliste et sombre.
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Profileuse229014 octobre 2014
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Je viens juste à l’instant de terminer « Baptême des Ténèbres « et franchement il m’a captiver jusqu’au bout , j’arrivais même pas à le lâcher . Mais quelle force d’écriture , l’histoire tellement bien écrite . Personnages , description , le style . J’avais l’impression de le voir comme dans un film tellement c’était percutant . Waouh franchement c’est du lourd !!!!. du début à la fin je ne l’ai pas lâcher . Plus je le lisais plus je me disais mais où avais vous été inspirer pour écrire un roman aussi bien construit . On prend une grosse claque ^^ . On plonge dans les dédales du ramoneur dans sa tête sa folie .Punaise incroyable vous êtes Mr Ghislain Gilberti ,j’en lis des romans thrillers policier h24 mais là celui ci plus votre premier il m’on subjuguer . Continuer continuer d’écrire parce que vous n’avez plus besoin d’avoir aucun doute vous êtes trop fort et vos livres sont captivant époustouflant surprenant haletant . En tout cas félicitation vous avez assurée avec le  » Baptême des Ténèbres  » . Je suis fan de vos livres ^^
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Citations & extraits (5)
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hurledesanges31 août 2014

C’est alors qu’il éprouve une impression étrange, comme si l’obscurité totale qui règne aufond de cette béance venait de trouver une résonnance en lui. Il ressent un vertige, ébloui par une clarté intérieure paradoxale – comme lorsqu’on met deux miroirs face à face, ou qu’on provoque un larsen assourdissant orsqu’on presse un micro contre son enceinte, ou encore comme le brouillage d’une caméra filmant l’écran qui affiche les images qu’elle capture. Un caméléon sur un caméléon, révelant sa véritable couleur : un noir absolu.
Les yeux du garçon ont perçu dans les ténèbres une figure identique à ce fragment au fond de lui. Un échange vilent s’opère. Sans comprendre pourquoi, l’enfant ne peut plus bouger, malgré sa panique grandissante et son envie de fuir. Incapable de détourner le regard.
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hurledesanges03 octobre 2014

« Vous n’imaginez pas à quel point sont nombreuses les galeries
militaires qui serpentent dans les sous-sols de la capitale et de
sa banlieue. En raison de toutes les constructions et des multiples
modifications qui ont été effectuées en un siècle, entre 1840
et 1943, il serait impossible d’en établir une cartographie précise,
même partielle. Imaginez-vous que l’enceinte Thiers possédait
déjà son réseau de galeries, reliant les murailles aux forts,
allant même rejoindre les catacombes. »
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hurledesanges03 octobre 2014

Ses yeux se lèvent vers le ciel gris argent, lourd de gros nuages
poussés par le vent. Pas un temps à traîner dehors. Dans un geste
machinal, elle allume une cigarette et aspire trois longues bouffées
chargées de nicotine, de goudron et d’un tas d’autres poisons lents.
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hurledesanges25 août 2014

Dompter la bête, la dresser avec poigne. Faire taire tous ces murmures, ces grincements et ces cris dans ma tête. Le gouffre vide réclame sa pitance. Il menace de m’avaler, moi, s’il n’a rien d’autre pour le combler.
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hurledesanges03 octobre 2014

 

Quand vous sondez les Ténèbres, lentement elle s’immiscent en vous.
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L’emprise du passé de Charlotte Link

 

 

Aujourd’hui je vous parle de ma découverte de cette auteur, dont je lis pour la première fois l’un des romans.  Aux éditions J’ai lu est paru L’emprise du passé, un roman de type thriller, très accrocheur.

L’intrigue commence immédiatement, Charlotte Link ne prend pas de gant et plonge le lecteur dans son univers, elle l’amène là où elle le souhaite.

Nous découvrons plusieurs histoires, qui même si au départ ne nous semblent pas liées les unes aux autres, en avançant dans la lecture, les fils se dénouent petit à petit.

On découvre par le biais de l’enquête Richard Linville, victime dès les premières pages. Sa fille, une flic mal aimée au sein de Scotland Yard, tente de découvrir des indices, est-ce un criminel qu’aurait arrêter Richard qui l’a torturé et assassiné froidement?

Un suspense intense jusqu’au bout, des personnages qui doutent, qui découvrent que leurs proches sont imparfaits et que tout cela a des conséquences. Pour ma part, impossible de deviner le dénouement de l’histoire avant la fin, je me suis délectée de chaque avancée dans l’enquête , de chaque retour en arrière, de chaque impasse, de chaque fausse piste.

Une lecture surprenante dans le bon sens du terme, vous l’aurez compris, dont la fin inattendue m’a donné envie d’en lire davantage de  l’auteur.

4ème de couverture:

Qui pouvait bien en vouloir à Richard Linville, ancien inspecteur de police, retrouvé assassiné dans son domicile de Scalby ? L’enquête piétine et sa fille unique, Kate, 39 ans, détective, comme papa, décide de prendre les choses en main. Quitte à froisser Caleb Hale, à qui le dossier a été confié, et qui compte bien, grâce à lui, redorer son image – il sort tout juste de cure de désintoxication.

La vérité, cependant, c’est que Kate avance nettement plus vite que lui. Elle n’a pas plus tôt mis le nez dans l’affaire que les pistes se multiplient – et, avec elles, les morts. Dont celle d’une certaine Melissa Cooper, qui aurait été un temps la maîtresse du défunt. Tandis que Caleb, persuadé que Richard a subi la vendetta d’un malfrat, épluche les archives de la police, Kate, de son côté, va creuser la vie de ce père dont elle croyait tout savoir… Mais est-elle vraiment prête à remuer le passé ?

 

 

 

Toxique de Niko Tackian

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Heureuse et ravie, car j’ai gagné ce livre sur le site Lecteur.com. Il était dans ma liste de souhaits depuis sa sortie. Alors comblée de joie par ce gain inattendu, je m’attaque à ce livre comme une morte de faim.

Pas déçue la dame, car j’ai eu sur quelques détails l’impression de trouver du Franck Thilliez dans ce roman, surtout par son personnage central Tomar Khan, qui m’a rappelé le grand et fort Sharko. En effet, Tomar Khan est lui aussi un être torturé par son passé, à qui il arrive de franchir la ligne, il oscille entre le bien et le mal en permanence.

Donc un premier point positif pour ce premier roman de l’auteur, ensuite vient le contexte de l’enquête.  Une intrigue originale, puisqu’elle débute dans une école maternelle, c’est osé de la part de l’auteur, mais rassurez-vous les enfants vont bien. Et le groupe de la section 3, chargé d’enquêter ne va pas se laisser endormir par les apparences.

L’enquête se déroule quelques mois après les terribles attentats qui ont frappé Paris en 2015, le contexte est donc tendu et le groupe de la section 3, chargé d’enquêter sur cette affaire de meurtre d’une directrice d’école, ne va pas se laisser endormir par les apparences.

Je pourrai juste, si je voulais pinailler, me plaindre du fait que ce roman est trop court, Niko Tackian aurait pu approfondir l’histoire des personnages principaux, Tomar et Rhonda, mais peut-être aurons nous la chance de les découvrir plus en détails dans une autre aventure? En tout cas je l’espère, car ce premier roman de l’auteur, m’a mis l’eau à la bouche et son univers m’a véritablement intrigué. J’aime ces flics en souffrance, qui ne sont pas lisses et parfaits, de plus le contexte familial et les origines de Tomar lui donnent un charme non négligeable.

Donc vous l’aurez compris, très emballée par cette lecture, et bien-sûr je vous la conseille.

4ème de couverture:

Certains aiment entrer dans votre vie, certains aiment exercer leur pouvoir sur vous, Certains aiment vous séduire pour vous détruire. Ce sont les personnalités toxiques. Janvier 2016. La directrice d’une école maternelle de la banlieue parisienne est retrouvée morte dans son bureau. Dans ce Paris meurtri par les attentats de l’hiver, le sujet des écoles est très sensible. La Crime envoie le commandant Tomar Khan, chef de groupe de la section 3, surnommé le Pitbull et connu pour être pointilleux sur les violences faites aux femmes.
A première vue, l’affaire est simple, « sera bouclée en 24 h », a dit un des premiers enquêteurs, mais les nombreux démons qui hantent Tomar ont au moins un avantage : il a développé un instinct imparable pour déceler une histoire beaucoup plus compliquée qu’il y paraît. Et il comprend tout de suite que la pure violence de ce meurtre est un faux-semblant. Tandis qu’il enquête avec son équipe de la Crime, sa vie prend un tour très sombre.
D’abord, il apprend qu’on a retrouvé dans le bois de Boulogne le cadavre d’un violeur récidiviste qu’il connaît bien. La dernière fois qu’il l’a vu, dans ce même bois, le Bob en question était salement amoché par la correction qu’il venait de lui donner, mais vivant. Tomar va devoir veiller à ce que personne ne remonte jusqu’à lui. Et puis, le même jour, ce qu’il redoute depuis près de vingt ans se produit : l’homme qu’il paye chaque année pour se tenir éloigné de sa mère et de son frère ressurgit, avec un chantage imparable.
Un début d’année douloureux, donc, pour Tomar entre batailles intérieures et conflits ouverts.

 

 

Fourbi étourdi de Nick Gardel

En ouvrant ce roman, j’ai découvert tout ce que j’espérai y lire. Un petit roman bien noir et bourré de traits d’humour typiques des films d’Audiard, Nick Gardel avoue d’ailleurs, entre autres, s’en être inspiré, ce qui fera le bonheur de tous les inconditionnels du genre.

J’ai découvert les romans des éditions du Caïman grâce à la plume de Philippe Setbon, puis celle Martine Nougué et je dois dire que j’ai immédiatement été séduite par le style de ces publications.

Nous voilà donc cette fois dans une histoire qui débute sur une amitié fidèle et la volonté de rendre service ce qui entraîne notre protagoniste dans des « emmerdes » inimaginables. Des concours de circonstances et des bons mots qui rendent cette lecture absolument jubilatoire, bourré de scènes cocasses ce roman est un vrai délice.

L’auteur nous donne l’impression de ne vraiment pas se prendre au sérieux et du coup parvient à écrire une histoire telle qu’on aimerait en lire tous les jours. Excellent moment de lecture, donc, vous l’aurez compris.

4ème de couverture:

Voler cette antique DS dans un parking souterrain n’était peut-être pas la meilleure idée qu’ait eue Jean-Édouard. Mais c’était pour la bonne cause. Seulement, il y a cette sacoche remplie de petites coupures dans le coffre. Et puis, il va falloir compter avec cet encombrant cadavre qui l’accompagne. Un gars en chien de fusil, portant un col romain sur une veste noire stricte, mais qui a perdu son pantalon dans l’aventure. Sans oublier les deux furieux qui l’ont pris en chasse…

Excellent momen