Les Naufragés du Navire de pierre de Laurent Fréour

IMG_20181105_222308[1821].jpgJe ne suis pas particulièrement habituée au genre du polar. Un peu trop émotive, je me suis toujours interdit de lire des romans qui pourraient me faire faire des cauchemars. Chacun ses angoisses. Mais ici, rien de tel ! Aucune description morbide, aucune scène sanglante. Des meurtres, oui, inévitablement, mais ce n’est pas le principal enjeu.

Ce qui m’a beaucoup plu dans ce roman, c’est l’incertitude qui y règne du début à la fin. Tous les personnages ont des raisons d’être les criminels, mais pour beaucoup d’entre eux, nous ne le souhaitons pas. Le Chauffe-Caillou, Arthur, son grand-père, Mai-Lan, Michel, chacun d’entre eux a une histoire dont nous ne saisissons pas tout. Le titre du roman est, à cet égard, fort bien choisi : le navire de pierre, selon moi, ne représente pas seulement le banc de granit qui accueille Raphaël mais renvoie aussi à l’idée que nous naviguons en eaux troubles. C’est ce qui nous transporte d’ailleurs et nous pousse à vouloir savoir comment tout cela se termine. C’est d’ailleurs un peu dommage, la fin se précipite (bon, cela dit, il fallait bien une fin…) et on comprend tout en quelques pages. Cette déception est sûrement bon signe finalement, signe que je ne voulais pas que l’histoire s’achève.

Tous les ingrédients d’une intrigue policière se retrouvent dans le récit de Laurent Fréour, mais sans cliché : on a les policiers (plusieurs personnages, plusieurs méthodes), le journaliste, les criminels, une histoire de règlement de comptes, une histoire de famille, plusieurs histoires d’amour et la superposition de quelques vies. Celles de Raphaël, de Mai-Lan, de Jean-Pierre Vidal et de Marie-Pascale Turpin sont celles qui m’ont le plus touchée. On ne sait pas tout, on apprend les choses en suivant leurs raisonnements, en écoutant leurs peurs, celles qui font ressurgir les fantômes du passé.

Pour moi qui n’ai pas lu le premier roman de l’auteur (dont celui-ci peut être considéré comme une suite), cela a fait naître l’envie de mettre L’Orange sanguine dans une prochaine PAL… Pourquoi pas ?

Merci aux éditions Incartades pour cette enquête prenante, humaine et bien écrite !

Priscilla (@Priss0904)

Quatrième de couverture : En début d’après-midi, il se recroquevilla sur son navire de pierre. La petite boîte en fer d’Arthur serrée contre lui, il s’endormit. Doux souvenirs d’enfant. Il faisait la sieste sur la plage de Pointe-Noire. Puis, Malabar aboya. Le Chauffe Caillou sursauta et se redressa. Quelques mètres plus loin, penché au-dessus de l’Erdre, le chien tenait dans sa gueule un morceau d’étoffe. Il s’approcha et aperçut, coincée entre deux bateaux, une masse inerte. Un visage boursouflé dépassait de l’eau. Avec difficulté, il s’agenouilla. Deux yeux vitreux le fixaient. Brutalement, lui revint en mémoire son premier mort. Dans la rivière qui bordait la route de Conkouati au Congo, il avait déjà croisé pareil regard. Raz de marée, tempête intérieure. Raphaël perdit connaissance. Que s’est-il passé sur les bords de l’Erdre ? De retour en métropole, le capitaine Jean-Pierre Vidal enquête.

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La petite fille du phare de Christophe Ferré

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Je viens aujourd’hui vous parler aujourd’hui d’un roman que l’on voit beaucoup circuler sur les réseaux, les blogs etc… Il paraissait logique que je vienne à mon tour vous donner mon avis sur ce roman dont la couverture est tout simplement superbe. 

Je dois être franche, car ce n’est pas le coup de foudre à tous les coups, que ce livre m’a quelque peu surprise, j’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans cette histoire d’enlèvement d’enfant dont les parents ne semblent rien ressentir.

Pas d’attachement, pas d’empathie, donc, j’essaie de poursuivre ma lecture en faisant abstraction de cela et en ne me focalisant que sur l’enquête. De ce côté-là, les rebondissements sont au rendez-vous, dès le début, des pistes s’ouvrent, des suspects se profilent, des mystères demandent à s’éclaircir. Une intrigue qui tient vraiment la route.

Un bon rythme, une écriture fluide et une description de lieu qui nous plonge dans la beauté de la côte de granit rose et nous transporte sur les plus belles plages de la Manche.

Je vous laisse donc vous faire votre propre opinion de ce roman de Christophe Ferré, dont je regrette le manque de sentiments, l’absence de fusion avec les personnages qui aurait donné la touche magique à ce roman policier auquel il manque définitivement quelque chose. 

http://www.editionsarchipel.com/livre/la-petite-fille-du-phare/

Résumé:

Le temps d’une soirée dans un pub tout proche de leur villa située sur la côte de granit rose de Ploumanac’h, Morgane et Elouan ont laissé la garde de leur fille de 10 jours, Gaela, à son frère adolescent, Arthur.
Mais au retour, un berceau vide les attend.
Aucune trace d’effraction, pas de demande de rançon. À la douleur de la disparition, s’ajoute la violence du soupçon de la gendarmerie. Morgane est une mère déjà éprouvée par la perte d’un enfant, Elouan, un père souvent absent…
Les pistes se multiplient mais l’enquête n’avance pas.
Pourtant, près d’un mois plus tard, le miracle : Gaela est rendue à ses parents. Le soulagement l’emporte sur l’incompréhension.
Sauf pour Arthur, convaincu que ce bébé n’est pas sa sœur…

 

Population: 48 de Adam STERNBERGH

612NV3Q7SXL._SX195_.jpgEAN : 9782370561114
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 432
Format : 140 x 200 mm

 

Je vous parle aujourd’hui d’un très bon roman qui sort le 11 octobre chez Super8. 

Dès le 4ème de couverture, cette histoire intrigante donne envie d’en savoir davantage. Tout est réuni pour appâter le lecteur. Attention! Ici nous sommes loin de Wisterlia lane et des Desperate Housewives. On en sait peu des habitants, lorsque l’on découvre cette ville de Caesura au Texas, les informations qui nous sont données, le sont au compte gouttes. Sont-ils des criminels repentis, des témoins à protéger?

Et petit à petit, les secrets sont dévoilés, et Dieu sait qu’il y en a un sacré paquet à Caesura, cette ville étrange, éloignée de tout, est remplie de mystères, de non-dits, et au fil des découvertes que le lecteur va faire, la violence va prendre place dans la vie plutôt paisible et bien rangée de ses 48 habitants.

Un roman surprenant qu’il est difficile de lâcher, une belle surprise de la part de Super8, qui a pour habitude de chambouler le cerveau avec des histoires originales. 

Je tiens également à parler de la traduction de ce roman, Charles BONNOT (Traducteur), nous ravi avec un passage au Français riche et au vocabulaire varié et recherché. 

Donc j’espère vous avoir donné envie de découvrir Population: 48, avec des personnages et une histoire à tiroirs, des découvertes au fil des pages, des révélations surprenantes, pour moi un vraiment bon moment de lecture.

4ème de couverture:

Tout le monde est coupable. Personne ne sait de quoi.
Caesura Texas – une minuscule bourgade clôturée, au fin fond du désert. Population ? 48 habitants. Des criminels, a priori. Ou des témoins. Comment savoir ? Tous ces gens ont changé d’identité, et leur mémoire a été effacée. Pour leur bien. Dans l’optique d’un nouveau départ.
En échange de l’amnistie, les résidents doivent accepter trois règles simples : aucun contact avec l’extérieur, aucun visiteur, et aucun retour possible en cas de départ. Une expérience unique, menée par un mystérieux institut. Pendant huit ans, tout ce petit monde est resté à peu près en place. Jusqu’à aujourd’hui. Errol Colfax, en effet, s’est suicidé… avec une arme qu’il n’aurait jamais dû posséder. Puis Hubert Humphrey Gable est assassiné. Calvin Cooper, le shérif local, est contraint de mener l’enquête. Ce faisant, il risque de déterrer des secrets que l’essentiel des habitants – y compris lui-même – auraient préféré voir rester enfouis. Trop tard pour faire marche arrière. Bientôt, un irrépressible déferlement de violence va s’abattre sur les rues poussiéreuses de Caesura…
Férocement drôle, comiquement féroce, Population : 48 – le troisième roman d’Adam Sternbergh – est aussi un redoutable page-turner où, quelque part entre Tarantino et La Quatrième Dimension, aucun personnage n’est vraiment ce qu’il paraît être.

 

 

 

Entre deux mondes d’Olivier Norek

 

Je possédais ce roman depuis un moment, mais je repoussais sa lecture, simplement par manque de temps.

Ce n’est pas le premier texte que je lis de l’auteur, mais c’est incontestablement pour moi le meilleur.

Un sujet délicat et difficile dans lequel Olivier Norek, nous propose une immersion totale.

Il n’est pas ici question de donner le beau rôle aux policiers, ni le mauvais aux migrants, il est question d’humains, d’erreurs, de sentiments d’impuissance, mais aussi de résilience, de courage, d’envie que les choses changent…Une foule d’émotions qui m’ont submergées tout au long de ma lecture.

Olivier Norek n’épargne rien à son lecteur, mais que pourrait-il lui cacher? Pas de super héros, de super flic qui sauve la planète, aucun des personnage n’est parfait, chacun recèle sa part d’ombres.

Le monde est ainsi, mais il nous est plus facile de fermer les yeux et de croire bêtement ce qu’on nous raconte. Rien n’est tout blanc ou tout noir, personne n’est parfait. Que ce soit la police, mais aussi les migrants, que ce soit la population mais aussi les dirigeants de ce beau pays qu’est la France, chacun a sa part de responsabilité. Nous fermons les yeux face à la souffrance d’hommes, de femmes, d’enfants, Olivier Norek nous met le nez en plein dedans.

Un livre fort, qui ne vous laisse pas indifférent, loin de là. Un roman qui a dû également marquer l’auteur lors de ses recherches et de son écriture, car à chaque ligne, il nous transmet l’âpreté de la situation, le cauchemar que vivent les habitants de la jungle, cette zone de non-droit où tout peut arriver. 

Une lecture qui bouleverse, des passages difficiles sans pour autant rentrer dans le trash, la pudeur reste de mise. 

Une fois terminé, la lecture suivante semble difficile à trouver, tellement les émotions ressenties avec Entre deux mondes chamboulent. Bravo Mr Norek, un magnifique roman qu’il fallait oser écrire.

Résumé:

Fuyant un régime sanguinaire et un pays en guerre, Adam a envoyé sa femme Nora et sa fille Maya à six mille kilomètres de là, dans un endroit où elles devraient l’attendre en sécurité. Il les rejoindra bientôt, et ils organiseront leur avenir. Mais arrivé là-bas, il ne les trouve pas. Ce qu’il découvre, en revanche, c’est un monde entre deux mondes pour damnés de la Terre entre deux vies. Dans cet univers sans loi, aucune police n’ose mettre les pieds. Un assassin va profiter de cette situation. Dès le premier crime, Adam décide d’intervenir. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il est flic, et que face à l’espoir qui s’amenuise de revoir un jour Nora et Maya, cette enquête est le seul moyen pour lui de ne pas devenir fou. Bastien est un policier français. Il connaît cette zone de non-droit et les terreurs qu’elle engendre. Mais lorsque Adam, ce flic étranger, lui demande son aide, le temps est venu pour lui d’ouvrir les yeux sur la réalité et de faire un choix, quitte à se mettre en danger.

Où que tu ailles de Vincent Martorell

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Je vous parle aujourd’hui du thriller de Vincent Martorell Où que tu ailles, un roman surprenant par sa construction. 

En effet, il se compose de nouvelles policières, les enquêteurs sont les mêmes, les criminels se diversifient dans leurs actes, par la puissance de la violence. Certaines de ces nouvelles sont assez intenses par l’horreur des crimes, alors que d’autres sont plus softs. Pourtant un point commun relie toutes ces enquêtes et je ne vous en dit pas plus car Vincent Martorell a plutôt bien joué son coup…

De nombreux points positifs sont à relevés et donne du piquant à ce thriller:

  • Les chapitres sont courts, ce qui donnent du rythme au livre.
  • L’intrigue commence très vite, pas de perte de temps en descriptions superflues.
  • Les différentes enquêtes donnent envie d’avancer, mais cela a aussi un aspect négatif, j’y viens.

Malheureusement, de petites choses m’ont un peu chiffonné:

  • Les nouvelles qui s’enchaînent empêchent le lecteur de découvrir les personnages principaux, ici, Julius Waslo et Samantha, on aimerait en savoir un peu plus sur eux, sur leurs vies, leurs caractères.
  • En commençant le roman avec une histoire assez glauque et mystérieuse, l’auteur donne le ton, mais j’ai malheureusement trouvé que toutes les nouvelles n’étaient totalement aussi passionnantes. 

Mais attention, l’ensemble reste fort agréable et mérite amplement d’être découvert, car l’auteur a une écriture très riche et une imagination débordante. En lisant, j’ai pu ressentir quelques inspirations, littéraires et cinématographiques. 

A vous de me dire ce que vous en pensez…

Résumé:

Un assassin collectionneur et fétichiste, une carte mémoire retrouvée post mortem dans le corps d’une jeune fille disparue douze ans plus tôt, un concours Miss France sanglant, voici quelques-unes des enquêtes que vont devoir résoudre le Capitaine Julius Waslo et son adjointe, le Lieutenant Samantha Rivière, où l’inconcevable, l’indicible règnent sans partage. Six enquêtes sans liens apparents, si ce n’est cet étrange personnage qui s’intéresse de très près à cette série de meurtres macabres et qui prend pour cible Waslo et son équipe. S’engage alors entre les deux hommes un combat sans merci où chacun rend coup pour coup jusqu’à l’ultime confrontation. Dans la même veine que Brouillard, pour lequel il a reçoit le prix Skyprod de la nouvelle, les premiers pas de Vincent Martorell dans le genre policier. Détonnant ! L’auteur marque une fois de plus son talent. À ne pas manquer.

Lignes de sang de Gilles Caillot

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Je profite de cet intermède entre les deux fêtes pour vous parler de mon premier Gilles Caillot, qui pour moi a été Lignes de sang.

Je dois dire que je ne m’attendais qu’à du bon, tant les critiques parlent de l’auteur en bons, voir très bons termes.

Je n’ai absolument pas été déçu, un roman bien trash et gore, un tueur qui pourrait figuré dans un palmarès des plus cruels. Des enquêteurs qui ne sont pas de héros mais tentent tant bien que mal de résoudre cette affaire, comme le feraient nos policiers du quotidien.

L’écriture de l’auteur est fluide, ses personnages sont bien décrits, on sait qui est qui. 

Concernant l’issue de cette enquête, Gilles Caillot, m’a tout d’abord laissé l’impression d’être sur la bonne piste, puis m’a faite douter, et pour qu’en sera t-il.

Un auteur, encensé par ceux qui le connaissent et qui mérite amplement d’être découvert par ceux qui n ‘ont pas encore été initié… Mais attention, ce n’est pas une lecture paisible que vous allez débuté, bien loin de là. C’est le genre de roman policier dont on sort chamboulé, bien comme il faut.

4ème de couverture:

« Richard Granjon, écrivain à la dérive, voit dans son prochain roman l’ultime chance de relancer sa carrière. Isolé dans une maison de campagne, il veut que son texte soit noir, angoissant, sanglant, aux antipodes de ses précédents livres, plutôt édulcorés.

Mais la tranquillité de sa retraite va être soudainement ébranlée. Via d’obscurs réseaux du web, il est manipulé et poussé à bout par un mystérieux tueur dénué de toute humanité.

 

J’ai toujours aimé la nuit de Patrick Chamoiseau

 

 

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Patrick Chamoiseau
ISBN : 2355845549
Éditeur : Sonatine (02/11/2017)

Voici un roman très noir que nous propose Patrick Chamoiseau aux éditions Sonatine. Un huis clos particulièrement bien narré, qui me permet de découvrir l’écriture de l’auteur.

Eloi Ephraïm reçoit à la veille de son départ en retraite, une confession inattendue d’un tueur psychopathe et sanguinaire,  ce tueur c’est Hypérion Victimaire, ancien militaire Martiniquais qui se considère comme étant droit et honnête. Hypérion nous explique comment il est devenu ce tueur, cet archange chargé de rendre ses lettres de noblesse à son île. 

Entre Eloï et Hypérion, un point commun, celui de vouloir rendre cette Martinique tant aimée, mais bien évidemment les méthodes ne sont pas les mêmes. Bien qu’Eloï ait été un flic engagé et passionné, à tel point qu’il en a négligé sa vie personnelle, il ne peut qu’écouter avec effarement cette confession hors du commun.

Un regard acerbe mais vrai sur la Martinique et ce qu’elle est devenue, bien loin des zones touristiques et de l’idée que le public s’en fait.

Un roman noir, certes, mais aussi passionnant par la description que nous fait Patrick Chamoiseau de cette île.

4ème de couverture:

Un commandant de police enfermé seul avec un tueur.
La scène pourrait paraître banale.
Elle l’’est déjà un peu moins lorsqu’’on sait que c’’est la dernière nuit de service actif du policier et que, pour la première fois de sa longue et monotone carrière, il se retrouve enfin face à ce dont il a toujours rêvé : un tueur en série inconnu des forces de l’’ordre.
Sauf que cette fois, dans cette maison isolée, c’’est le tueur qui tient l’’arme qu’’il pointe depuis des heures sur le policier.
Des heures que l’’officier écoute et essaye de graver dans sa mémoire l’’incroyable confession de celui qui se surnomme « l’archange de la mort » et qui lui raconte dans le détail son « œoeuvre » : dix années de crimes impunis.
Comment le flic en est-il arrivé là ? Comment une simple altercation au début de la soirée l’a-til mis sur la piste du tueur ? Et quelles sont ses chances de s’’en sortir ?

Patrick Chamoiseau nous livre ici un formidable roman noir, en même temps qu’’il dresse un portrait déchirant d’’une Martinique livrée à tous les débordements, en passe de perdre sa culture, sa magie et son humanité.

 

 

 

Code 93 d’Olivier Norek

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Je le dis souvent, il m’arrive de faire les choses à l’envers. C’est ce qui s’est passé avec Olivier Norek, j’ai tout d’abord lu Territoires, qui est son deuxième roman.

En voici d’ailleurs ce que j’en avais pensé à l’époque:

https://wordpress.com/post/livresque78.wordpress.com/961

Il faut que j’avoue ici, tout de suite et maintenant, que j’ai d’ailleurs préféré le second opus que Code 93, que je viens de terminer.

C’est plutôt bon signe, la plume de l’auteur s’affie et se perfectionne, mais peut-être, ne serez vous pas tous de mon avis.

J’ai été moyennement emballé par cette histoire, bien que la construction soit assez intéressante, je m’y suis un peu perdue. L’enquête ne m’a pas ébouriffé…J’ai même quelques fois décroché un peu.

Pourtant cela ne m’empêchera pas de lire Surtension et Entre deux mondes, qui attendent bien sagement dans ma bibliothèque et sont, j’en suis certaine, d’une grande qualité.

Toujours est-il que Code 93m’a un peu déçu, les premières pages amènent plein de promesses, qui ont eu du mal à être tenues. Mais voilà on oublie et on passe à autre chose, bonne lecture à tous, n’hésitez pas à me parler de votre ressenti concernant ce roman d’Olivier Norek, j’aimerai connaître vos avis.

4ème de couverture:

Un cadavre, émasculé, qui rouvre les yeux sur la table d’autopsie. Un portable qui se met à sonner dans le corps d’un jeune toxico, mort de brûlures inexplicables. Malgré quinze ans de terrain en Seine-Saint-Denis, Victor Coste, capitaine de police, se prépare au pire.

Et que penser de ces lettres anonymes qui dessinent une première piste : celle d’un mystérieux dossier, le «Code 93» ?

Une piste qui, des cercles huppés parisiens aux quartiers déshérités, fera franchir à Coste les limites du périphérique, et de la raison…

 

 

 

Vices de Gipsy Paladini

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Gipsy Paladini

Fleuve Editions

ISBN 978-2-265-11641-2

19.90€

Il était évident qu’il allait se passer quelque chose avec cette lecture. Si je remet les événements dans l’ordre, je reçois tout d’abords une invitation Facebook de Gipsy, je découvre donc que sort son nouveau roman Vices, je connaissais l’auteure, bien-sûr, mais je n’avais jamais pris le temps de lire ses romans( Oui je sais, je vais me mettre des coups de fouet!). Et me voilà avec Vices entre les mains après l’avoir acheté dès sa sortie, séduite par la couverture en premier lieu, mais aussi par le personnage de Gipsy Paladini et surtout curieuse d’enfin découvrir l’écriture de celle dont tout le monde parle en ce moment. En effet, se faire éditer par Fleuve et se retrouver en tête des rayonnages de vente de livres, cela ne peut pas être anodin…

Après avoir lu les 401 pages de ce livre et l’avoir traîné partout avec moi pour grappiller chaque minute de lecture possible, je dois dire que la claque est sévère, mais qu’il est difficile d’y mettre des mots.

Gispsy Paladini parvient à faire d’un univers policier que l’on rencontre dans tous les romans de ce genre, un univers vrai où le lecteur s’immerge en totalité. Des personnages sur lesquels elle garde un mystère tout en les rendant palpables, si proches par leurs imperfections. Oubliez les super héros qui sortent leur flingue à tout va, les flics décrits dans Vices ont des états d’âmes, ils traînent leur passé comme un boulet et tentent de continuer à avancer. 

Le roman se décompose en deux épisodes, deux enquêtes différentes et pourtant si proches, car elles exposent les Vices de notre société, ceux des milieux bourgeois et privilégiés où ceux d’une population que l’on oublie, que l’on parque loin de notre vue et au sein de laquelle perdurent des croyances que l’on croyait enfouies.

Oui bien sûr ce roman est dur car il traîte de sujets délicats mais qui malheureusement ne sont pas imaginaires, mais l’auteure y met de la réflexion, l’envie de comprendre. Ce livre est de ceux qui vous tournent dans la tête longtemps après la dernière ligne.

4ème de couverture:

 » Fais tout de même attention. C’est quand on baisse la garde que les chiens attaquent. « 
Le temps où Marie se rêvait en justicière insoumise appartient au passé. Arrachée à sa campagne natale, condamnée aux artères viciées de la ville qui accueille la Brigade des jeunes victimes, où elle officie en tant que lieutenant, la jeune provinciale avale des couleuvres. Car sur le terrain, la justice est un concept. Suicides, harcèlements, disparitions, viols… Et comme si la cruauté du monde ne suffisait pas, Marie doit au plus vite se faire une place au sein d’une équipe de flics à vif.
Qui est l’homme dont Zolan crie le nom chaque nuit ? D’où vient cette fureur qui dévore Sophie ? Pourquoi, chaque premier jeudi du mois, le commandant reçoit-il toujours la même carte postale ? Voilà autant de secrets dissous dans les ténèbres urbaines au fond desquelles Marie espère enterrer le sien…
Si le monde selon Gipsy Paladini se donne sous ses atours les plus noirs, ne vous fiez pas aux apparences : sa voix est lumineuse et perce avec rage l’obscurité.