Toxique de Niko Tackian

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Heureuse et ravie, car j’ai gagné ce livre sur le site Lecteur.com. Il était dans ma liste de souhaits depuis sa sortie. Alors comblée de joie par ce gain inattendu, je m’attaque à ce livre comme une morte de faim.

Pas déçue la dame, car j’ai eu sur quelques détails l’impression de trouver du Franck Thilliez dans ce roman, surtout par son personnage central Tomar Khan, qui m’a rappelé le grand et fort Sharko. En effet, Tomar Khan est lui aussi un être torturé par son passé, à qui il arrive de franchir la ligne, il oscille entre le bien et le mal en permanence.

Donc un premier point positif pour ce premier roman de l’auteur, ensuite vient le contexte de l’enquête.  Une intrigue originale, puisqu’elle débute dans une école maternelle, c’est osé de la part de l’auteur, mais rassurez-vous les enfants vont bien. Et le groupe de la section 3, chargé d’enquêter ne va pas se laisser endormir par les apparences.

L’enquête se déroule quelques mois après les terribles attentats qui ont frappé Paris en 2015, le contexte est donc tendu et le groupe de la section 3, chargé d’enquêter sur cette affaire de meurtre d’une directrice d’école, ne va pas se laisser endormir par les apparences.

Je pourrai juste, si je voulais pinailler, me plaindre du fait que ce roman est trop court, Niko Tackian aurait pu approfondir l’histoire des personnages principaux, Tomar et Rhonda, mais peut-être aurons nous la chance de les découvrir plus en détails dans une autre aventure? En tout cas je l’espère, car ce premier roman de l’auteur, m’a mis l’eau à la bouche et son univers m’a véritablement intrigué. J’aime ces flics en souffrance, qui ne sont pas lisses et parfaits, de plus le contexte familial et les origines de Tomar lui donnent un charme non négligeable.

Donc vous l’aurez compris, très emballée par cette lecture, et bien-sûr je vous la conseille.

4ème de couverture:

Certains aiment entrer dans votre vie, certains aiment exercer leur pouvoir sur vous, Certains aiment vous séduire pour vous détruire. Ce sont les personnalités toxiques. Janvier 2016. La directrice d’une école maternelle de la banlieue parisienne est retrouvée morte dans son bureau. Dans ce Paris meurtri par les attentats de l’hiver, le sujet des écoles est très sensible. La Crime envoie le commandant Tomar Khan, chef de groupe de la section 3, surnommé le Pitbull et connu pour être pointilleux sur les violences faites aux femmes.
A première vue, l’affaire est simple, « sera bouclée en 24 h », a dit un des premiers enquêteurs, mais les nombreux démons qui hantent Tomar ont au moins un avantage : il a développé un instinct imparable pour déceler une histoire beaucoup plus compliquée qu’il y paraît. Et il comprend tout de suite que la pure violence de ce meurtre est un faux-semblant. Tandis qu’il enquête avec son équipe de la Crime, sa vie prend un tour très sombre.
D’abord, il apprend qu’on a retrouvé dans le bois de Boulogne le cadavre d’un violeur récidiviste qu’il connaît bien. La dernière fois qu’il l’a vu, dans ce même bois, le Bob en question était salement amoché par la correction qu’il venait de lui donner, mais vivant. Tomar va devoir veiller à ce que personne ne remonte jusqu’à lui. Et puis, le même jour, ce qu’il redoute depuis près de vingt ans se produit : l’homme qu’il paye chaque année pour se tenir éloigné de sa mère et de son frère ressurgit, avec un chantage imparable.
Un début d’année douloureux, donc, pour Tomar entre batailles intérieures et conflits ouverts.

 

 

Fourbi étourdi de Nick Gardel

 

En ouvrant ce roman, j’ai découvert tout ce que  j’espérai y lire. Un petit roman bien noir et bourré de traits d’humour typiques des films d’Audiard, Nick Gardel avoue d’ailleurs, entre autres, s’en être inspiré, ce qui fera le bonheur de tous les inconditionnels du genre.

J’ai découvert les romans des éditions du Caïman grâce à la plume de Philippe Setbon, puis celle Martine Nougué et je dois dire que j’ai immédiatement été séduite par le style de ces publications.

Nous voilà donc cette fois dans une histoire qui débute sur une amitié fidèle  et la volonté de rendre service ce qui entraîne notre protagoniste dans des « emmerdes » inimaginables. Des concours de circonstances et des bons mots qui rendent cette lecture absolument jubilatoire, bourré de scènes cocasses ce roman est un vrai délice.

L’auteur nous donne l’impression de ne vraiment pas se prendre au sérieux et du coup parvient à écrire une histoire telle qu’on aimerait en lire tous les jours. Excellent moment de lecture, donc, vous l’aurez compris.

4ème de couverture:

Voler cette antique DS dans un parking souterrain n’était peut-être pas la meilleure idée qu’ait eue Jean-Édouard. Mais c’était pour la bonne cause. Seulement, il y a cette sacoche remplie de petites coupures dans le coffre. Et puis, il va falloir compter avec cet encombrant cadavre qui l’accompagne. Un gars en chien de fusil, portant un col romain sur une veste noire stricte, mais qui a perdu son pantalon dans l’aventure. Sans oublier les deux furieux qui l’ont pris en chasse…

 

Excellent momen

Ils étaient cinq de Sandrine Destombes

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Après avoir lu ou plutôt dévoré les trois premiers romans de Sandrine Destombes, j’ai attaqué celui-ci bille en tête, sans aucune inquiétude. Il faut dire que Sandrine a cette fois mis de côté Max, ce personnage si attachant, cette flic pas comme les autres, avec laquelle nous avons découvert le talent de cette auteure.

J’ai depuis le début été totalement conquise par les enquêtes que nous propose l’auteure, elle passionne son lecteur d’une façon efficace, sans à aucun moment tenter de le perdre dans des événements rocambolesques ou des situations incompréhensibles. Elle est vraie, elle va droit au but, et cela fonctionne à merveille.

Elle nous propose ici de découvrir le boulot du Capitaine de gendarmerie Brémont, ce n’est pas un plongeon dans l’inconnu, puisque Max l’a côtoyé à plusieurs reprises, mais il est très intéressant de découvrir son équipe et leur façon de travailler. Il va être ici confronté à une enquête difficile sur tous les plans. J’ai trouvé ce roman au top, l’auteure fait monter la pression, elle parvient à mettre en place un suspense d’un bout à l’autre, l’intrigue démarre vite sans palabre, ni longueur. On cogite, on cherche, on enquête, nous aussi.

Un véritable régal pour, non seulement tous les fans de l’auteure et de son style mais aussi pour tous ceux qui la découvrent à travers ce quatrième roman.

Car, vous l’aurez compris il peut être lu indépendamment des trois premiers, mais je ne saurai que vous conseiller de tous les lire, car Sandrine Destombes a un incroyable talent et sa renommée ne fait que s’amplifier à chaque nouvelle sortie. Elle fait partie de ses auteurs qui grâce à Internet (bien sûr) mais surtout grâce à leur sympathie, leur accessibilité, mais aussi et surtout grâce à leur talent d’écriture, parviennent à faire renaître un véritable engouement pour les thrillers, policiers et polars Français.

Alors merci à eux, de nous faire trembler, vibrer, tout en restant dans le confort de notre canapé. Et merci à Sandrine, une fois de plus pour son écriture et ses histoires qui ne font que gagner en intensité.

4ème de couverture:

« Ce fut un honneur de vous connaître Capitaine » Quand Antoine Brémont, capitaine de la DSC, est invité à rejoindre un puzzle macabre en qualité de Juge des Âmes, il ne sait pas encore que ce jeu cruel l’entraînera lui aussi vers un passé vertigineux.

 

 

 

 

 

Cet été là de Martin Lee

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Lee Martin

ISBN : 2355845581
Éditeur : Sonatine (09/02/2017)

En refermant ce livre, je ressens une certaine tristesse, non parce qu’il est fini, mais parce que j’ai l’impression d’abandonner la petite Katie.

Vous l’avez donc compris, j’ai été touché par cette lecture, alors bien entendu je suis sensible à la cause des enfants comme la plupart d’entre nous, mais il faut aussi dire que Martin Lee a su créer une ambiance bien particulière.

Un roman qui laisse le choix au lecteur de ce qu’il veut ressentir, pas de larmoyant ni de condescendance. Des faits, des mensonges et des vérités tardives, et libre à vous de décider: vous leur pardonnez? Vous les comprenez? Vous passez votre chemin, vous oubliez?

Un fait divers qui comme beaucoup se déroulent tous les jours ici et ailleurs malheureusement, mais l’auteur nous propose de s’arrêter quelques heures dans cette petite ville des Etats-Unis, afin de vivre de l’intérieur une disparition, qui aurait pu être évitée si chacun avait assumé ses sentiments, ses désirs, ses frustrations et ses erreurs.

Une petite fille que l’on se prend à aimer au fil des pages et qui en vient à nous manquer à la fin du livre. Une narration à plusieurs voix, donc différents points de vue.

Un roman difficile qui m’a chamboulée pendant et après sa lecture.

Merci à Sonatine et bien sûr à Martin Lee de m’avoir procuré tant d’émotions contradictoires.

4ème de couverture:

Tout ce qu’on a su de cette soirée-là, c’est que Katie Mackey, 9 ans, était partie à la bibliothèque pour rendre des livres et qu’elle n’était pas rentrée chez elle. Puis peu à peu cette disparition a bouleversé la vie bien tranquille de cette petite ville de l’Indiana, elle a fait la une des journaux nationaux, la police a mené l’enquête, recueilli des dizaines de témoignages, mais personne n’a jamais su ce qui était arrivé à Kathy.
Que s’est-il réellement passé cet été là ?
Trente ans après, quelques-uns des protagonistes se souviennent.
Le frère de Katie, son professeur, la veuve d’un homme soupçonné du kidnapping, quelques voisins, tous prennent la parole, évoquent leurs souvenirs. Des secrets émergent, les langues se délient.
Qui a dit la vérité, qui a menti, et aujourd’hui encore, qui manipule qui ?

Avec ce magnifique roman polyphonique, littéralement habité par le désir et la perte, Lee Martin nous entraîne dans la résolution d’un crime à travers une exploration profonde et déchirante de la nature humaine.

 

 

Le vrai du faux et même le pire de Martine Nougué

http://www.editionsducaiman.fr/boutique/polars-en-france/le-vrai-du-faux-et-meme-le-pire-de-martine-nougue.html

Premier roman que je lis de Martine Nougué, elle a précédemment écrit Les Belges reconnaissants aux éditions Caïman. Je découvre donc Pénélope Cissé, officier de police de la région de Sète. Nous rencontrons sa fille, venue d’Afrique pour passer les vacances en France avec sa mère, Luigi, un ami libraire de Pénélope, qui du coup fait office de nounou durant les heures de travail de notre flic et des personnages de toutes sortes, haut en couleur, plus ou moins bienveillants.

Un polar rural qui sort des sentiers battus, donc rien d’étonnant à voir l’auteure éditée par Caïman, qui a ce niveau ne m’a jamais déçu. Une vision du polar et du roman policier qui ne cesse de me rappeler les films policier Français de mon enfance.

L’auteure met en scène des personnages comme l’on peut en croiser tous les jours dans ces petits villages où tout le monde se connaît. Pénélope va donc devoir démêler le vrai du faux et même le pire…Et éviter les bâtons qu’on va lui mettre dans les roues. Les habitants se font ou se sont fait de mauvais coups et les animosités se révèlent à chaque coin de rue, alors pourquoi ce village aiderait il la police à retrouver les trois disparus? Surtout qu’ils ne se sont pas fait que des amis.

Un polar que l’on apprécie pour son histoire bien-sûr mais aussi parce qu’il est vrai et que les paysages, l’ambiance et le franc-parler nous font sentir comme chez nous.

4ème de couverture:

La Pointe, un quartier pittoresque de Sète, petit port sur l’étang de Thau. Trois figures locales pas très recommandables ont disparu : le plus gros producteur d’huîtres du bassin, le patron proxénète du café de La Pointe et un petit malfrat coutumier des mauvais coups. La gendarmerie relie ces disparitions aux vols et trafics de coquillages qui se multiplient sur la lagune. Ce n’est pas l’avis de Marceline, vieille militante éco-féministe, qui oriente l’opinion sur les événements pour le moins bizarres qui surviennent depuis quelques temps dans le coin : morts suspectes d’animaux, pluies de pelotes de filaments, odeurs pestilentielles certains jours…
Qui empoisonne La Pointe, et à quelles fins? Qui tue sur le bassin et pourquoi? L’opinion s’enflamme et la rumeur court : des savants fous ? Des services secrets ? Des sociétés occultes ? Le capitaine Pénélope Cissé, chargée de l’enquête, va chercher à démêler le vrai du faux…
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La fille au revolver d’Amy Stewart

 

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Amy Stewart

ISBN : 2264067926
Éditeur : 10-18 (2016)
Voici une passionnante fiction historique qui mêle faits réels, personnages ayant existé et histoires et détails inventés.Nous sommes en 1914 aux Etats-Unis, et Amy Stewart nous y transporte avec beaucoup de réalisme, dans une époque où les femmes se doivent d’être protégée par un homme et de rester à leur place, Constance Knopp est d’un tout autre avis. Cette femme de caractère, refuse le dictate d’une société faite pour les hommes et entend bien le faire savoir, elle ne se laissera à aucun moment impressionner par ce gang qui s’en prend à elle et ses soeurs.
Constance veut que justice soit rendue dans tous les cas, elle ne se bat donc pas que pour elle, elle va s’atteler à réparer d’autres injustices.
Un roman passionnant mêlant des faits historiques tels que les grandes grèves de 1913 aux Etats-unis à une histoire brodée à coups de véridique et d’imaginé.
Un véritable petit bijou de lecture qui se lit en quelques heures, tant l’intérêt est grand.
4ème de couverture:
Constance Kopp n’entre dans aucun moule. Elle surpasse en taille la plupart des hommes, ne trouve aucun intérêt dans le mariage ou les affaires domestiques, et a été isolée du monde depuis qu’un secret de famille l’a reléguée, elle et ses deux soeurs, dans la clandestinité. Un jour, le propriétaire d’une fabrique de soie, belliqueux et puissant, renverse leur carrosse au volant de son automobile… Et ce qui n’aurait dû être qu’un banal litige se transforme en une bataille rangée avec une bande de voyous habitués au chantage et à l’intimidation. Mais elle pourra compter sur l’aide d’un shérif progressiste qui, dans l’Amérique puritaine de ce début de siècle, n’hésitera pas à lui confier un revolver et une étoile.

Le cri de Nicolas Beuglet

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Nicolas Beuglet

ISBN : 2845638205
Éditeur : XO EDITIONS (2016)
Tout commence comme une enquête, certes, un peu particulière puisqu’elle concerne la mort d’un pensionnaire d’un hôpital psychiatrique. Et là attention…Le lecteur plonge dans un scénario incroyable, qui va l’emmener entre la Norvège, la France en passant par des étapes dont je vous laisse la découverte.
Je me suis sentie, lors de cette lecture, comme devant un bon film. un moment de pure tension, de suspense et d’enquête.
Un très bon divertissement livresque, qui même si j’en avais lu certains avis mitigés, m’a apporté beaucoup de plaisir de lecture.
C’était exactement ce dont j’avais besoin au moment où j’en avais besoin, de l’action, des révélations, de la baston, du complot, des poursuites à en perdre haleine.
Bonne lecture à toi, futur lecteur, que j’ai convaincu grâce à ces quelques lignes.
4ème de couverture:
Hôpital psychiatrique de Gaustad, Oslo. À l’aube d’une nuit glaciale, le corps d’un patient est retrouvé étranglé dans sa cellule, la bouche ouverte dans un hurlement muet. Dépêchée sur place, la troublante inspectrice Sarah Geringën le sent aussitôt : cette affaire ne ressemble à aucune autre…
Et les énigmes se succèdent : pourquoi la victime a-t-elle une cicatrice formant le nombre 488 sur le front ? Que signifient ces dessins indéchiffrables sur le mur de sa cellule ? Pourquoi le personnel de l’hôpital semble si peu à l’aise avec l’identité de cet homme interné à Gaustad depuis plus de trente ans ?
Pour Sarah, c’est le début d’une enquête terrifiante qui la mène de Londres à l’île de l’Ascension, des mines du Minnesota aux hauteurs du vieux Nice.
Soumise à un compte à rebours implacable, Sarah va lier son destin à celui d’un journaliste d’investigation français, Christopher, et découvrir, en exhumant des dossiers de la CIA, une vérité vertigineuse sur l’une des questions qui hante chacun d’entre nous : la vie après la mort…
Et la réponse, enfouie dans des laboratoires ultrasecrets, pourrait bien affoler plus encore que la question !
Inspiré par des découvertes et des événements réels, Le Cri renvoie à nos peurs les plus intérieures. Un thriller sur la folie des hommes et le danger d’une science dévoyée, transformée en arme fatale.
 

L’affaire de la belle évaporée de J.J. Murphy

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J. J. Murphy

ISBN : 2917559896
Éditeur : EDITIONS BAKER STREET (2016)
Voici une enquête qui se déroule en huis clos. Tous les ingrédients pour en faire une lecture agréable  y sont.
J.J. Murphy nous plante un décor digne d’un roman d’Agatha Christie, un 31 décembre dans un hôtel, tous les protagonistes se retrouvent enfermés par une mise en quarantaine. L’auteur mêle l’humour à une enquête qui s’avère relativement complexe pour que vous ne trouviez pas le coupable si facilement.
Un mélange de personnages imaginaires et bien réels, un savant dosage qui fait monter la mayonnaise et donne au lecteur l’impression de se trouver au théâtre avec les acteurs qui évoluent devant lui, il tente alors de résoudre cette affaire de la belle évaporée en suivant les interrogatoires et péripéties des différents protagonistes.
Un roman qui m’a clairement mis du baume au coeur en me rappelant  mes lecteurs de jeunesse, où l’enquêteur ne pouvait compter que sur son flaire, son esprit de déduction et quelque fois la chance pour résoudre une énigme.
Un roman qui se dévore et que je conseille également à tous les fans de Sherlock Holmes car les références y sont bien sûr nombreuses mais  aussi de par la présence de son auteur dans le déroulé de cette enquête.
A lire sans modération avant ou pendant le réveillon du nouvel an ;-).
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31 décembre, New York, pendant la Prohibition.

En compagnie de ses fidèles amis, Woollcott et Benchley, Dorothy Parker fête le nouvel an à l’hôtel Algonquin. La grande star de théâtre et de cinéma, Douglas Fairbanks, y organise une réception dans sa luxueuse suite. Alors que la soirée bat son plein, l’un des invités, le Docteur Hurst, annonce qu’un cas de variole vient d’être détecté, et l’hôtel est mis en quarantaine. Le cauchemar ne s’arrête pas là : quelques heures après le début des festivités, Bibi Bibelot, l’extravagante vedette de Broadway, est retrouvée sans vie dans un bain de champagne.

Dans une course contre la montre, Dorothy va mener l’enquête, épaulée par Sir Conan Doyle, le célèbre créateur de Sherlock Holmes. Une investigation à huis clos, où personnages réels et fictifs se croisent et se recroisent. D’un étage à l’autre, questions, dilemmes et révélations s’enchaînent et s’entrechoquent, alors que le meurtrier, lui, continue à échapper aux membres du Cercle Vicieux.

J. J. Murphy signe, avec ce nouveau roman de la série de la « Table Ronde », un épisode riche en humour et en rebondissements. L’Affaire de la belle évaporée et Le cercle des plumes assassines, le premier roman de la série paru en France en 2015, ont tous deux été nominés pour le prestigieux prix du polar « Agatha ».

J. J. Murphy travaille à un prochain roman dont l’action se déroule à Paris.

Un avant-goût des anges de Philippe Setbon

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Philippe Setbon clôt cette trilogie de la vengeance avec Un avant-goût des anges. Trois volumes qui peuvent se lire de manière indépendante mais que l’auteur a relié par de légers détails que vous ne manquerez pas de remarquer.

Ce dernier opus n’a fait que confirmer le talent de Mr Setbon. Des personnages vrais, profonds, torturés. 

La vengeance revêt ici une facette noire, obscure, ancienne, indigeste et le croit on, salutaire. Bruno, le personnage central est brisé, alors pourquoi ne pas foncer tête baissée? sans se poser la moindre question? C’est ce qu’il va faire…

Une histoire courte, sans longueur, qui accapare de suite l’esprit. Une fois commencé, je ne l’ai plus lâché.

Ici pas de tendresse ou de touche d’humour comme dans le premier volume: Cécile et le monsieur d’à côté:

https://livresque78.wordpress.com/2016/05/17/cecile-et-le-monsieur-da-cote-de-philippe-setbon/

Ce dernier visage de la vengeance est par contre la continuité du tome 2: T’es pas Dieu petit bonhomme, la noirceur y est tout aussi présente.

https://livresque78.wordpress.com/2016/05/19/tes-pas-dieu-petit-bonhomme-de-philippe-setbon/

Jetez-vous sur cette trilogie, si ce n’est déjà fait, une très bonne série qui se lit en quelques heures, mais des heures intenses. Trois livres qui vont garder à coup sûr une place de choix dans mes rayonnages de bibliothèque.

Bio de l’auteur:

Philippe Setbon, né en 1957, débute comme auteur et dessinateur de BD dans Métal Hurlant et Pilote, avant de bifurquer vers le cinéma. Il signe les scenario de plusieurs longs-métrages comme  Mort Un Dimanche De Pluie, réalise Mister Frost puis se consacre à la télévision. Il écrit de nombreux téléfilms et séries, dont Les Enquêtes d’Éloïse Rome, Fabio Montale, Franck Riva .Il a également signé six romans chez Rivages, Flammarion et Buchet-Chastel et pour finir, cette trilogie des visages de la vengeance aux éditions du Caïman.