Où que tu ailles de Vincent Martorell

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Je vous parle aujourd’hui du thriller de Vincent Martorell Où que tu ailles, un roman surprenant par sa construction. 

En effet, il se compose de nouvelles policières, les enquêteurs sont les mêmes, les criminels se diversifient dans leurs actes, par la puissance de la violence. Certaines de ces nouvelles sont assez intenses par l’horreur des crimes, alors que d’autres sont plus softs. Pourtant un point commun relie toutes ces enquêtes et je ne vous en dit pas plus car Vincent Martorell a plutôt bien joué son coup…

De nombreux points positifs sont à relevés et donne du piquant à ce thriller:

  • Les chapitres sont courts, ce qui donnent du rythme au livre.
  • L’intrigue commence très vite, pas de perte de temps en descriptions superflues.
  • Les différentes enquêtes donnent envie d’avancer, mais cela a aussi un aspect négatif, j’y viens.

Malheureusement, de petites choses m’ont un peu chiffonné:

  • Les nouvelles qui s’enchaînent empêchent le lecteur de découvrir les personnages principaux, ici, Julius Waslo et Samantha, on aimerait en savoir un peu plus sur eux, sur leurs vies, leurs caractères.
  • En commençant le roman avec une histoire assez glauque et mystérieuse, l’auteur donne le ton, mais j’ai malheureusement trouvé que toutes les nouvelles n’étaient totalement aussi passionnantes. 

Mais attention, l’ensemble reste fort agréable et mérite amplement d’être découvert, car l’auteur a une écriture très riche et une imagination débordante. En lisant, j’ai pu ressentir quelques inspirations, littéraires et cinématographiques. 

A vous de me dire ce que vous en pensez…

Résumé:

Un assassin collectionneur et fétichiste, une carte mémoire retrouvée post mortem dans le corps d’une jeune fille disparue douze ans plus tôt, un concours Miss France sanglant, voici quelques-unes des enquêtes que vont devoir résoudre le Capitaine Julius Waslo et son adjointe, le Lieutenant Samantha Rivière, où l’inconcevable, l’indicible règnent sans partage. Six enquêtes sans liens apparents, si ce n’est cet étrange personnage qui s’intéresse de très près à cette série de meurtres macabres et qui prend pour cible Waslo et son équipe. S’engage alors entre les deux hommes un combat sans merci où chacun rend coup pour coup jusqu’à l’ultime confrontation. Dans la même veine que Brouillard, pour lequel il a reçoit le prix Skyprod de la nouvelle, les premiers pas de Vincent Martorell dans le genre policier. Détonnant ! L’auteur marque une fois de plus son talent. À ne pas manquer.

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Lignes de sang de Gilles Caillot

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Je profite de cet intermède entre les deux fêtes pour vous parler de mon premier Gilles Caillot, qui pour moi a été Lignes de sang.

Je dois dire que je ne m’attendais qu’à du bon, tant les critiques parlent de l’auteur en bons, voir très bons termes.

Je n’ai absolument pas été déçu, un roman bien trash et gore, un tueur qui pourrait figuré dans un palmarès des plus cruels. Des enquêteurs qui ne sont pas de héros mais tentent tant bien que mal de résoudre cette affaire, comme le feraient nos policiers du quotidien.

L’écriture de l’auteur est fluide, ses personnages sont bien décrits, on sait qui est qui. 

Concernant l’issue de cette enquête, Gilles Caillot, m’a tout d’abord laissé l’impression d’être sur la bonne piste, puis m’a faite douter, et pour qu’en sera t-il.

Un auteur, encensé par ceux qui le connaissent et qui mérite amplement d’être découvert par ceux qui n ‘ont pas encore été initié… Mais attention, ce n’est pas une lecture paisible que vous allez débuté, bien loin de là. C’est le genre de roman policier dont on sort chamboulé, bien comme il faut.

4ème de couverture:

« Richard Granjon, écrivain à la dérive, voit dans son prochain roman l’ultime chance de relancer sa carrière. Isolé dans une maison de campagne, il veut que son texte soit noir, angoissant, sanglant, aux antipodes de ses précédents livres, plutôt édulcorés.

Mais la tranquillité de sa retraite va être soudainement ébranlée. Via d’obscurs réseaux du web, il est manipulé et poussé à bout par un mystérieux tueur dénué de toute humanité.

 

J’ai toujours aimé la nuit de Patrick Chamoiseau

 

 

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Patrick Chamoiseau
ISBN : 2355845549
Éditeur : Sonatine (02/11/2017)

Voici un roman très noir que nous propose Patrick Chamoiseau aux éditions Sonatine. Un huis clos particulièrement bien narré, qui me permet de découvrir l’écriture de l’auteur.

Eloi Ephraïm reçoit à la veille de son départ en retraite, une confession inattendue d’un tueur psychopathe et sanguinaire,  ce tueur c’est Hypérion Victimaire, ancien militaire Martiniquais qui se considère comme étant droit et honnête. Hypérion nous explique comment il est devenu ce tueur, cet archange chargé de rendre ses lettres de noblesse à son île. 

Entre Eloï et Hypérion, un point commun, celui de vouloir rendre cette Martinique tant aimée, mais bien évidemment les méthodes ne sont pas les mêmes. Bien qu’Eloï ait été un flic engagé et passionné, à tel point qu’il en a négligé sa vie personnelle, il ne peut qu’écouter avec effarement cette confession hors du commun.

Un regard acerbe mais vrai sur la Martinique et ce qu’elle est devenue, bien loin des zones touristiques et de l’idée que le public s’en fait.

Un roman noir, certes, mais aussi passionnant par la description que nous fait Patrick Chamoiseau de cette île.

4ème de couverture:

Un commandant de police enfermé seul avec un tueur.
La scène pourrait paraître banale.
Elle l’’est déjà un peu moins lorsqu’’on sait que c’’est la dernière nuit de service actif du policier et que, pour la première fois de sa longue et monotone carrière, il se retrouve enfin face à ce dont il a toujours rêvé : un tueur en série inconnu des forces de l’’ordre.
Sauf que cette fois, dans cette maison isolée, c’’est le tueur qui tient l’’arme qu’’il pointe depuis des heures sur le policier.
Des heures que l’’officier écoute et essaye de graver dans sa mémoire l’’incroyable confession de celui qui se surnomme « l’archange de la mort » et qui lui raconte dans le détail son « œoeuvre » : dix années de crimes impunis.
Comment le flic en est-il arrivé là ? Comment une simple altercation au début de la soirée l’a-til mis sur la piste du tueur ? Et quelles sont ses chances de s’’en sortir ?

Patrick Chamoiseau nous livre ici un formidable roman noir, en même temps qu’’il dresse un portrait déchirant d’’une Martinique livrée à tous les débordements, en passe de perdre sa culture, sa magie et son humanité.

 

 

 

Code 93 d’Olivier Norek

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Je le dis souvent, il m’arrive de faire les choses à l’envers. C’est ce qui s’est passé avec Olivier Norek, j’ai tout d’abord lu Territoires, qui est son deuxième roman.

En voici d’ailleurs ce que j’en avais pensé à l’époque:

https://wordpress.com/post/livresque78.wordpress.com/961

Il faut que j’avoue ici, tout de suite et maintenant, que j’ai d’ailleurs préféré le second opus que Code 93, que je viens de terminer.

C’est plutôt bon signe, la plume de l’auteur s’affie et se perfectionne, mais peut-être, ne serez vous pas tous de mon avis.

J’ai été moyennement emballé par cette histoire, bien que la construction soit assez intéressante, je m’y suis un peu perdue. L’enquête ne m’a pas ébouriffé…J’ai même quelques fois décroché un peu.

Pourtant cela ne m’empêchera pas de lire Surtension et Entre deux mondes, qui attendent bien sagement dans ma bibliothèque et sont, j’en suis certaine, d’une grande qualité.

Toujours est-il que Code 93m’a un peu déçu, les premières pages amènent plein de promesses, qui ont eu du mal à être tenues. Mais voilà on oublie et on passe à autre chose, bonne lecture à tous, n’hésitez pas à me parler de votre ressenti concernant ce roman d’Olivier Norek, j’aimerai connaître vos avis.

4ème de couverture:

Un cadavre, émasculé, qui rouvre les yeux sur la table d’autopsie. Un portable qui se met à sonner dans le corps d’un jeune toxico, mort de brûlures inexplicables. Malgré quinze ans de terrain en Seine-Saint-Denis, Victor Coste, capitaine de police, se prépare au pire.

Et que penser de ces lettres anonymes qui dessinent une première piste : celle d’un mystérieux dossier, le «Code 93» ?

Une piste qui, des cercles huppés parisiens aux quartiers déshérités, fera franchir à Coste les limites du périphérique, et de la raison…

 

 

 

Vices de Gipsy Paladini

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Gipsy Paladini

Fleuve Editions

ISBN 978-2-265-11641-2

19.90€

Il était évident qu’il allait se passer quelque chose avec cette lecture. Si je remet les événements dans l’ordre, je reçois tout d’abords une invitation Facebook de Gipsy, je découvre donc que sort son nouveau roman Vices, je connaissais l’auteure, bien-sûr, mais je n’avais jamais pris le temps de lire ses romans( Oui je sais, je vais me mettre des coups de fouet!). Et me voilà avec Vices entre les mains après l’avoir acheté dès sa sortie, séduite par la couverture en premier lieu, mais aussi par le personnage de Gipsy Paladini et surtout curieuse d’enfin découvrir l’écriture de celle dont tout le monde parle en ce moment. En effet, se faire éditer par Fleuve et se retrouver en tête des rayonnages de vente de livres, cela ne peut pas être anodin…

Après avoir lu les 401 pages de ce livre et l’avoir traîné partout avec moi pour grappiller chaque minute de lecture possible, je dois dire que la claque est sévère, mais qu’il est difficile d’y mettre des mots.

Gispsy Paladini parvient à faire d’un univers policier que l’on rencontre dans tous les romans de ce genre, un univers vrai où le lecteur s’immerge en totalité. Des personnages sur lesquels elle garde un mystère tout en les rendant palpables, si proches par leurs imperfections. Oubliez les super héros qui sortent leur flingue à tout va, les flics décrits dans Vices ont des états d’âmes, ils traînent leur passé comme un boulet et tentent de continuer à avancer. 

Le roman se décompose en deux épisodes, deux enquêtes différentes et pourtant si proches, car elles exposent les Vices de notre société, ceux des milieux bourgeois et privilégiés où ceux d’une population que l’on oublie, que l’on parque loin de notre vue et au sein de laquelle perdurent des croyances que l’on croyait enfouies.

Oui bien sûr ce roman est dur car il traîte de sujets délicats mais qui malheureusement ne sont pas imaginaires, mais l’auteure y met de la réflexion, l’envie de comprendre. Ce livre est de ceux qui vous tournent dans la tête longtemps après la dernière ligne.

4ème de couverture:

 » Fais tout de même attention. C’est quand on baisse la garde que les chiens attaquent. « 
Le temps où Marie se rêvait en justicière insoumise appartient au passé. Arrachée à sa campagne natale, condamnée aux artères viciées de la ville qui accueille la Brigade des jeunes victimes, où elle officie en tant que lieutenant, la jeune provinciale avale des couleuvres. Car sur le terrain, la justice est un concept. Suicides, harcèlements, disparitions, viols… Et comme si la cruauté du monde ne suffisait pas, Marie doit au plus vite se faire une place au sein d’une équipe de flics à vif.
Qui est l’homme dont Zolan crie le nom chaque nuit ? D’où vient cette fureur qui dévore Sophie ? Pourquoi, chaque premier jeudi du mois, le commandant reçoit-il toujours la même carte postale ? Voilà autant de secrets dissous dans les ténèbres urbaines au fond desquelles Marie espère enterrer le sien…
Si le monde selon Gipsy Paladini se donne sous ses atours les plus noirs, ne vous fiez pas aux apparences : sa voix est lumineuse et perce avec rage l’obscurité.

 

 

 

 

Aurore de sang de Alexis Aubenque

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Nous voilà 6 mois après les faits qui ont chamboulé la petite ville de White Forest en Alaska : Tout le monde te haïra    https://livresque78.wordpress.com/2017/11/06/tout-le-monde-te-haira-de-alexis-aubenque/

Nous retrouvons avec plaisir les personnages de Nimrod, Tracy, Holly… Et d’autres qui font leur apparition. Bien que ce roman puisse être considéré comme une suite de Tout le monde te haïra, il peut être lu de façon indépendante, sans aucun soucis.

j’ai encore pris beaucoup de plaisir à vivre quelques jours avec le personnage de Nimrod, que j’affectionne particulièrement, l’auteur l’embarque encore une fois dans une histoire incroyable avec de nombreux rebondissements, nous en apprenons davantage sur son enfance,  ce qui nous permet de mieux cerner les relations qu’il a avec son père. 

Entre la magie des aurores boréales, ce qui fait affluer les touristes et la découverte d’un cadavre en pleine forêt, entre le retour de l’ex compagne de Notre héros et sa réintégration dans les services de police de White Forest, Nimrod de Tracy, ne savent plus où donner de la tête et se retrouvent au milieu d’une sombre histoire, dont je vous laisse découvrir l’ampleur. 

En tout cas Alexis Aubenque a l’art de nous embarquer là où on ne s’y attendait pas, il brouille les pistes avec beaucoup de savoir-faire.

4ème de couverture:

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Tout le monde te haïra de Alexis Aubenque

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Je suis ou plutôt j’étais une « Aubenque’s novice », mais j’ai été intronisé. Et je dois dire que j’ai beaucoup aimé le style dès les premières pages. L’auteur parvient de suite à interpeller le lecteur, il faut dire qu’il nous dépeint des personnages passionnants, dans un lieu hors du commun où les habitants ont une vie à part.

Nimrod et Tracy m’ont tout simplement séduite dès les premières lignes, leur relation si particulière, le passé de Nimrod mais aussi sa chienne Leïka, la vie de Tracy qui alterne entre sa famille et son boulot de flic si prenant, ses enfants, plus particulièrement son fils… Et puis, ajoutez à cela deux enquêtes parallèles savamment ficelées et le tour est joué, vous êtes fan du style d’Alexis Aubenque.

Il vous embarque donc en Alaska, alors prenez vos cache-nez et vos doudounes car je peux vous assurer que vous y êtes pour un moment car comme moi, vous ne pourrez vous empêcher d’enchaîner sur la suite des aventures de nos deux héros, avec Aurore de sang, dont je parle très vite.

4ème de couverture:

En Alaska, à White Forrest, Alice Lewis, accompagnée de Nimrod Russel, détective privé, est à la recherche de sa soeur Laura Barnes, disparue.
Celle-ci enquêtait sur un navire ayant sombré en 1920 avec une centaine d’orphelins russes dont les corps n’ont jamais été retrouvés.
Le lieutenant de la ville, Tracy Bradshawest, enquête sur la mort affreuse d’un notable.
Les deux affaires sont liées.

 

 

 

Le sécateur d’Eric Courtial aux Editions du caïman

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Encore une belle surprise que ce polar que nous proposent les éditions du Caïman. J’ai immédiatement apprécié le style d’Eric Courtial, il nous présente son personnage principal: Patrick Furnon, dans son contexte familial, puis l’enquête débute, et elle n’est pas des plus faciles.

L’auteur n’hésite pas à faire souffrir ses personnages, il leur a imaginé des personnalités simples comme on en rencontre tous les jours, on s’identifie donc immédiatement, pourtant ce ne sont pas de banals personnages de roman policier, une  un respect évidents les lient les uns aux autres, le lecteur ne peut donc que ressentir cet attachement, cette confiance.

Une écriture agréable, une histoire dont l’issue est loin d’être connue d’avance, une enquête menée avec acharnement, mais comme dans la réalité, les efforts ne sont pas toujours récompensés, pas dans l’immédiat en tout cas.

Une série de meurtres qui déroutent le lecteur et le maintient en haleine d’un bout à l’autre.

Je ne peux donc qu’applaudir ce roman, certes court, mais où l’essentiel est atteint. On en redemande.

4ème de couverture:

Après un premier « polar lyonnais », Tunnel, salué par la critique et très remarqué (Finaliste du Prix « Canut 2016 » et finaliste national du Prix des postiers écrivains la même année), Eric Courtial revient avec la suite des aventures de Patrick Furnon, son commissaire lyonnais.
Cette fois-ci, c’est à un serial killer particulièrement retors et cruel que son équipe sera confrontée. L’enquête piétine d’autant plus que malgré le soutien d’un profileur venu de la capitale, aucun lien n’a pu être trouvé entre les premières victimes. L’assassin frappe-t-il au hasard ?
ISSN : 2110-2392
ISBN : 9782919066643
Format 12×19 cm
broché  236 pages
Sortie : octobre 2017

 

 

 

Tabous de Danielle Thiery – Editions J’ai Lu

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Je découvre cette auteure, dont j’ai trouvé l’univers passionnant. Pas de course poursuite, de fusillade, mais une enquête passionnante, qui tient le lecteur en haleine jusqu’aux toutes dernières pages. 

Une histoire qui démarre certes, avec un certain mystère mais qui de but en blanc, parait assez simple. L’intrigue prend vite une ampleur, une profondeur, une importance qui touche au cœur et aux tripes. 

Un roman dont les personnages, avec des relations ambiguës et imparfaites, des incompréhensions, des désaccords, donnent une réalité aux faits et à l’enquête.

Chacun enrichit cette recherche de la vérité, chacun amène sa pierre à la résolution du mystère avec plus ou moins d’empathie. Un roman policier dénué d’artifice qui pourrait masquer la difficulté de l’enquête, une belle réussite pour moi, où l’on sent le talent et la facilité de l’auteure a passionné son lecteur.

A lire sans hésiter.

4ème de couverture:

Dans un hôpital d’Arcachon, une femme et son bébé de 4 mois disparaissent mystérieusement. Le commissaire de la PJ de Paris, Edwige Marion, descend épauler son ancien collègue bordelais, accompagnée d’Alix de Clavery, une jeune psycho-criminologue aux méthodes singulières.

L’enfant est retrouvé… sans sa mère.

Commence alors une enquête difficile où la spécialiste se heurte aux murs du silence et à la puissances des tabous.