J’IRAI TUER POUR VOUS DE HENRI LOEVENBRUCK

Voici notre première chronique en binôme, à quatre mains, certainement une des chroniques les plus difficiles à rédiger, c’est compliqué de trouver les mots suite à une lecture aussi bouleversante que celle-ci.
Ce roman est un coup de poing, à de nombreux sens du terme. C’est un roman fort, riche qui nous a fait passer par toutes les émotions. Henri Loevenbruck est tout simplement un génie de la construction narrative. L’histoire est lourde, c’est un feu d’artifices qui part dans tous les sens mais on ne s’y perd pas une seconde. L’auteur prend en effet le temps de nous laisser lire toutes ses cartes avant de les mettre sur la table. Forte, intense, une lecture qui reste dans vos pensées bien longtemps après avoir tourné la dernière page.

Un roman qui démarre vite et fort, voilà nous sommes ferrées, nous avons mordu à l’hameçon, on découvre Marc et on l’aime déjà.  On se sent comme au cinéma, les personnages se dessinent autour de nous, on vit l’action.Puis c’est un bond en arrière et Mag se retrouve en 1985, elle a 8 ans, elle entend, chaque jour, égrener aux informations le temps de détention des otages au Liban, Jean-Paul Kauffman, Marcel  Carton, Marcel Fontaine, Michel Seurat. Ce moment de son enfance revécue, fait déjà de ce roman une lecture particulière pour Mag…Comment vous parler de cette histoire sans trop en dire ? L’intrigue touche à un sujet, encore plus sensible depuis Charlie Hebdo, ou les attentats de novembre 2015. La situation fait malheureusement trop penser à ce qui se passe encore aujourd’hui. Et ça fait froid dans le dos de lire et de comprendre à quel point les vies humaines, nos vies, sont entre les mains des hommes du pouvoir. Mitterrand, Chirac, Pasqua jouent avec la vie des otages, avec la vie des Parisiens, constamment menacés par le Hezbollah et savoir que l’histoire de Marc Masson et Olivier Dartan s’appuie sur des faits réels interroge les Français que nous sommes. Le ressenti des otages,  la face politique, les méthodes d’enquête, les missions ô combien dangereuses qu’effectuent la DGSE, les services secrets, tous ces hommes de l’ombre, tout nous est montré. Les rouages du jeu des ambassades, des accords conclus entre les pays, de l’importance du nucléaire se dévoilent à nos yeux ébahis. Les multiples ramifications des organisations terroristes et des dangers sans fin qui pesaient à l’époque sur notre pays sont mis au jour ce qui encore probablement le cas aujourd’hui. Un travail de recherche incroyable de l’auteur, qui rend cette lecture terriblement réaliste. Un suspense qui ne permet plus de lâcher ce pavé et nous emmène de Paris à Beyrouth en passant par Bélem au Brésil. Cela a beau être d’une complexité inénarrable, nous suivons parfaitement Henri Loevenbruck… 

Et, au milieu de ces stratégies écœurantes, qu’elles réussissent ou qu’elles échouent, il y a, comme dans la vraie vie, des humains. C’est la grande force du roman : l’auteur ne met pas de côté les histoires individuelles au profit de ce massif historico-politique. Justement parlons des personnages. C’est aussi l’histoire de Marc Masson, un de ces hommes, recruté pour ces talents d’action, il a déjà tellement vécu en si peu de temps, un très jeune homme, au sens moral irréprochable et au goût pour la violence incommensurable. Un jeune homme qui va grandir, vieillir, espérer, désespérer, aimer… C’est l’histoire de Pauline aussi, une jeune libraire hippie qui n’aime que « des tordus » et qui va devoir se battre contre un ennemi qu’elle ne connaît pas et qui vit dans les tripes de celui qu’elle aime. C’est l’histoire de Luciana… Le personnage d’Olivier Dartan est lui aussi passionnant : nous devenons les témoins de l’itinéraire d’un homme d’éthique et d’action, marié à une musulmane dont l’abnégation force notre admiration, et dont les certitudes vont être à plusieurs reprises ébranlées par les douteux procédés politiques et les ordres de sa hiérarchie. Il joue en quelques sortes le mentor de Marc, les relations qui s’établissent entre les deux hommes nous ouvrent les yeux sur le fait qu’un cœur comme le vôtre et le mien bat dans leur poitrine, ils ont une vie personnelle malgré la complexité de maintenir une relation…Vous l’aurez compris, on s’attache profondément à chacun de ses personnages, c’est ce qui nous a pris aux tripes.Quant à l’écriture, je pense sincèrement qu’Henri Loevenbruck est un virtuose des mots. C’est quand même extraordinaire de nous assommer à coup de sigles, spécialité française (DGSE, DST, Farl, SA…), de noms de villes du monde entier, de noms d’hommes politiques moins connus que leurs supérieurs à la tête du pays, sans que jamais, nous ne sentions dépassés ou lassés. On commence dans le feu de plusieurs actions qui vont mettre un certain temps à se lier les unes aux autres mais qui nous tiennent en haleine dès les premières pages. Quand tout s’enclenche enfin, c’est simple, c’est presque impossible de se décider à poser ce roman. Mais, parallèlement, les extraits des carnets de Marc Masson sont tout simplement des bijoux : le personnage se livre dans toutes la complexité de sa psychologie, à travers son amour de la littérature, de la patrie, de l’Homme en fait, et ce sont des pages de poésie qui s’offrent à nous.

La narration et la mise en scène de Loevenbruck, inimitables, rrndent cette histoire de 630 pages passionnante d’un bout à l’autre.

A lire absolument.

Un très grand merci à Charlotte Ajame de chez Flammarion pour cette première collaboration, et pour sa confiance.

Mag&Priscilla

 
Pour le résumé, c’est par ici:

https://www.babelio.com/livres/Loevenbruck-Jirai-tuer-pour-vous/1061810

 

 

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La parole du chacal de Clarence Pitz aux éditions Le Lys Bleu

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Vos bagages sont prêts? Vos vaccins sont à jour? Je me permets d’insister sur ce point, car notre avion va décoller pour le Mali. N’oubliez pas de glisser votre machette dans vos valises et surtout pensez à emmener votre sang-froid, car il va vous en falloir une fameuse dose durant le périple que vous allez vivre avec ce livre.

Cette expédition, qui sur le papier paraît réglée dans les moindres détails, va rapidement tourner au cauchemar, surtout pour Claire, qui a eu la bonne idée d’emmener son fils Sacha, pensant lui offrir un voyage de découvertes et d’enrichissement. Clarence Pitz va faire vivre quelques jours difficiles à ces touristes sortis de son imagination, vous comprendrez bien que je minimise les choses afin de ne pas vous effrayer. Mais au final, vous aurez peur malgré tout, car ce plongeon dans l’inconnu, dans un pays, avec des coutumes, des rites, des ancêtres, bien différents de ce que nous connaissons, va vous terrifier, mais c’est ce que vous recherchez en ouvrant ce roman. 

Faut-il sourire ou trembler de toutes ces coutumes ancestrales? Que feriez-vous à leur place? Personne ne peut le dire, mais je vous invite à tenter de vous en faire une idée, en tout cas, vous ne ressortirez pas totalement indemne de cette lecture, jusqu’à la toute dernière page, jusqu’à ce que votre voyage en enfer prenne fin.

Résumé:

« Partez à la découverte du Mali ! Rencontrez son célèbre peuple, les Dogons, et partagez leur vie durant trois semaines ! Célébrez avec eux le fameux Sigui, fête religieuse qui n’a lieu que tous les soixante ans ! Profitez d’un voyage unique et exclusif en petit groupe. Inscrivez-vous dès maintenant, les places sont limitées. Dogons 2027, l’expérience d’une vie. »Claire aurait dû suivre son intuition et renoncer à ce voyage. L’ombre fantomatique qu’elle a aperçue au milieu des tombes dogons dans un documentaire ne présageait rien de bon. Surtout qu’Armand, guide charismatique et anthropologue renommé, était resté curieusement évasif lorsqu’elle lui avait posé des questions sur ces caveaux. Armand dont le coup de volant a plongé leur camionnette dans un marigot. Tout ça pour éviter un foutu chacal ! Le village dans lequel ils ont échoué après cet accident est peuplé d’habitants craintifs et entouré d’une nature hostile. Un village isolé et désuet où le temps semble s’être arrêté. Un véritable tombeau à ciel ouvert dont il est impossible de sortir. Dire qu’elle a entraîné Sacha, son fils de dix ans, dans cet enfer? Et que, chaque nuit, un mystérieux visiteur vient déposer d’étranges objets près du garçon.

À PROPOS DE L’AUTEUR Clarence Pitz est une auteure belge qui partage sa vie entre Bruxelles, la Savoie et la Touraine. Professeure d’Histoire de l’Art et d’Anthropologie, dévoreuse insatiable de thrillers et passionnée de voyages, elle se lance dans l’écriture en 2017 et entame une série de romans où elle mêle culture et suspense. La parole du chacal a fait partie des finalistes du concours VSD-RTL du meilleur thriller 2018.

 

 

 

A fleur de peau de James Barnaby

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L’auteur débute cette histoire de façon à nous mettre dans le bain immédiatement.

James Barnaby nous fait de suite comprendre que Jane a vécu l’indicible à l’âge de 11 ans, puis il nous ramène au présent, Jane a aujourd’hui 19 ans et son cauchemar est loin d’être terminé.

J’ai eu à ce moment de ma lecture, quelques peurs, quelques doutes dus à certains clichés qui peuvent être peu engageants: les policiers en uniforme stationnés dans leur véhicule se goinfrant de donuts et cet agent du FBI au look impossible. Mais ces idées reçues ont vite été mises au rebut, car plus on avance dans cette terrible histoire et plus la profondeur de l’intrigue prend le dessus et fait oublier tous les défauts.

Un thriller de presque 450 pages qui gagne en intensité et en qualité. 

L’auteur nous plonge dans nos petites certitudes puis brusque retour en arrière, ce dont le lecteur était certain n’est plus si évident. Se mêlent à tout cela des enjeux politiques, des sociétés secrètes, des ambitions personnelles. Et au milieu de tout cela, Jane, la petite fille de 11 ans qui ne se souvient pas de ce qu’elle a subi et la toute jeune adulte, qui tente de garder le cap de sa vie, ces deux périodes de la vie de la jeune fille nous sont narrés par des allers-retours passé-présent.

Dans ce livre on ne sait plus à qui faire confiance, chaque page nous assaille de doutes. Une plongée aux tréfonds de la psychologique, des possibilités de l’esprit humain, une enquête hors normes pour des événements hors du commun sur fond de films de Disney. j’attise votre curiosité n’est ce pas?

Un thriller 100% psychologique dont la trame une fois la dernière page tournée, est vraiment redoutable, malgré certains petits détails qui peuvent chiffonner le plus pointilleux des lecteurs. La qualité de cette histoire finit par faire oublier tous ces petits défauts. 

Un final qui garde ses secrets jusqu’au dernier instant et qui met dans les dernières pages le lecteur proche de l’apnée. Comme quoi, il n’est pas bon de se fier à ses premières impressions car si je les avais écouté, je n’aurai pas poursuivi ma lecture. A lire, croyez moi sur parole.

Mag

Résumé:

Se réveiller sans rien savoir des dernières heures écoulées, un fardeau que Jane supporte depuis ses onze ans. L’année où elle a été enlevée. Brillante étudiante de 19 ans aux yeux de tous, la jeune fille souffre pourtant de « fugues temporelles », crises proches du somnambulisme dont elle ne garde aucun souvenir. Comme chaque année, Jane passe l’été au bord du lac Mendota dans le chalet familial. Obligée de se rendre à Chicago pour son travail, sa mère la laisse en compagnie de son beau-père, Richard, qu’elle adore. Mais le lendemain matin, Jane se réveille les mains ensanglantées. Près d’elle gît Richard, égorgé. Et Jane le sait, elle a tout de la coupable idéale…

 

Trauma Zéro de Elly Rosemad

 

 

Elly Rosemad a été psychologue en milieu hospitalier pendant dix ans, c’est donc de cette expérience qu’elle s’est inspirée afin de construire cette histoire. Espérons juste qu’elle n’ai jamais eu à croiser le chemin d’un Gabriel tel qu’elle nous le décrie dans ce premier roman.

Pour un premier roman  l’auteure ne nous épargne rien, je dirai même qu’elle prend du plaisir à nous plonger dans cet univers glauque et malfaisant qu’est l’esprit de Gabriel. Mais elle va encore plus loin, elle associe à la folie de Gabriel, (car il faut appeler un chat, un chat, il est malade ce médecin), le problème de l’euthanasie qui est à ce jour d’actualité. Dans ce futur proche Elly Rosemad a décidé que l’euthanasie a été légalisée, ce qui ouvre les portes à certaines dérives . 

Maddy une psychologue qui elle même souffre de son passé et de l’échec de son projet Trauma Zéro, mais les choses vont changer et Mady va se retrouver à signer un pacte avec le diable ou ce qui lui ressemble le plus au sein de cet hôpital. 

Un roman assez dur avec certaines scènes difficiles, je regrette juste certaines longueurs, en effet des répétitions sur les sentiments et ressentis des personnages n’étaient pour moi pas nécessaires. Mais n’oublions pas que c’est un premier roman, Elly Rosemad débute sa carrière d’auteure avec beaucoup de talent et d’envie de bien faire.

Merci à elle ainsi qu’à DeSaxus pour ce moment de lecture.

 

 

 

Population: 48 de Adam STERNBERGH

612NV3Q7SXL._SX195_.jpgEAN : 9782370561114
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 432
Format : 140 x 200 mm

 

Je vous parle aujourd’hui d’un très bon roman qui sort le 11 octobre chez Super8. 

Dès le 4ème de couverture, cette histoire intrigante donne envie d’en savoir davantage. Tout est réuni pour appâter le lecteur. Attention! Ici nous sommes loin de Wisterlia lane et des Desperate Housewives. On en sait peu des habitants, lorsque l’on découvre cette ville de Caesura au Texas, les informations qui nous sont données, le sont au compte gouttes. Sont-ils des criminels repentis, des témoins à protéger?

Et petit à petit, les secrets sont dévoilés, et Dieu sait qu’il y en a un sacré paquet à Caesura, cette ville étrange, éloignée de tout, est remplie de mystères, de non-dits, et au fil des découvertes que le lecteur va faire, la violence va prendre place dans la vie plutôt paisible et bien rangée de ses 48 habitants.

Un roman surprenant qu’il est difficile de lâcher, une belle surprise de la part de Super8, qui a pour habitude de chambouler le cerveau avec des histoires originales. 

Je tiens également à parler de la traduction de ce roman, Charles BONNOT (Traducteur), nous ravi avec un passage au Français riche et au vocabulaire varié et recherché. 

Donc j’espère vous avoir donné envie de découvrir Population: 48, avec des personnages et une histoire à tiroirs, des découvertes au fil des pages, des révélations surprenantes, pour moi un vraiment bon moment de lecture.

4ème de couverture:

Tout le monde est coupable. Personne ne sait de quoi.
Caesura Texas – une minuscule bourgade clôturée, au fin fond du désert. Population ? 48 habitants. Des criminels, a priori. Ou des témoins. Comment savoir ? Tous ces gens ont changé d’identité, et leur mémoire a été effacée. Pour leur bien. Dans l’optique d’un nouveau départ.
En échange de l’amnistie, les résidents doivent accepter trois règles simples : aucun contact avec l’extérieur, aucun visiteur, et aucun retour possible en cas de départ. Une expérience unique, menée par un mystérieux institut. Pendant huit ans, tout ce petit monde est resté à peu près en place. Jusqu’à aujourd’hui. Errol Colfax, en effet, s’est suicidé… avec une arme qu’il n’aurait jamais dû posséder. Puis Hubert Humphrey Gable est assassiné. Calvin Cooper, le shérif local, est contraint de mener l’enquête. Ce faisant, il risque de déterrer des secrets que l’essentiel des habitants – y compris lui-même – auraient préféré voir rester enfouis. Trop tard pour faire marche arrière. Bientôt, un irrépressible déferlement de violence va s’abattre sur les rues poussiéreuses de Caesura…
Férocement drôle, comiquement féroce, Population : 48 – le troisième roman d’Adam Sternbergh – est aussi un redoutable page-turner où, quelque part entre Tarantino et La Quatrième Dimension, aucun personnage n’est vraiment ce qu’il paraît être.

 

 

 

Criminal Loft de Armelle Carbonel

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Aujourd’hui je vous parle du cadeau de Noël que j’ai reçu de mes enfants.

Un roman prenant, tel que je l’imaginais, une intrigue originale pour un livre hors du commun. Il m’a bien sûr fait sourire dans l’utilisation de ses termes, car je n’ai pu m’empêcher de penser, ceux qui ont connu les débuts de la télé-réalité en France, me comprendront, au Loft de M6.

Alors certes, les termes sont les mêmes, mais je peux vous garantir que les candidats n’ont rien à voir…8 Condamnés à mort sélectionnés et qui vivent isolés, filmés 24 heures sur 24. Leur loft est un ancien sanatorium, réputé pour être hanté.

Le prix pour le gagnant est celui de la liberté, qu’il va devoir acquérir en séduisant le public…

Mais attention, cela ne va être de tout repos, j’en suis d’ailleurs heureuse, car nos pensionnaires sont loin d’être des enfants de cœur. On se demande tout au long du livre qui mérite le plus ou le moins, car ici aucun n’est vraiment innocent, aucun n’est un ange, mais il faut bien le dire il existe des niveaux de noirceur dans ce monde, et Armelle Carbonel a décidé que c’est ici et maintenant que le jugement final doit avoir lieu. Un pamphlet sur les médias d’aujourd’hui, sur le côté trash que nous recherchons quasiment tous en allumant notre télévision ou notre ordinateur.

Alors prenez vos téléphone pour voter pour votre salopard préféré, celui à qui vous souhaitez offrir une seconde chance. Ou alors dirigez vous vers votre libraire préféré et achetez Criminal Loft.

4ème de couverture:

Etats-unis. Kentucky. Sanatorium de Waverly Hills. Ils sont huit. Six hommes, deux femmes, condamnés à la peine capitale et sélectionnés pour participer au reality show le plus brûlant qui ait jamais existé : « CRIMINAL LOFT » !

Chaque semaine, les votes du public élimineront un candidat afin qu’il reprenne sa place dans le couloir de la mort.
Un seul d’entre eux recouvrera la liberté… Mais lorsque huit dangereux criminels se retrouvent prisonniers du lieu dit « le plus hanté des Etats-Unis », l’aventure tourne au cauchemar… Quelles terribles épreuves leur réservent les créateurs du loft ? Jusqu’où iront-ils pour prouver qu’ils méritent de vivre ? A vous de juger…

A travers ce roman, l’auteure dénonce l’émergence des jeux réalité, parfois choquants, qui envahissent nos écrans. Elle exploite les dérives liées aux concepts les plus extrêmes, entretenues par l’appétence morbide d’un public en quête de sensations fortes.

Elle(S) de Bruno Colin

 

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Auteur : Bruno Colin
Éditeur : Librinova
Date de parution : 20/11/17
EAN : 9791026213987
Format : ePub

Pour cette dernière chronique de 2017, je vous parle de Elles(s) de Bruno Colin, un premier roman étonnant. L’auteur nous montre l’entrée de son labyrinthe, celui qu’il a créer de toutes pièces, pour ma part j’y ai fait un plongeon avec grand intérêt.

Une histoire noire, un policier qui tente de se reconstruire avec l’aide de l’alcool, des fillettes enlevées, une enquête difficile, des allers retours temporels qui mettent le lecteur à fleur de peau. Une issue qui ne vient qu’à la toute dernière minute.

Mais qui est ce Elle(s)? Les petits filles enlevées, les objets qui prennent une place importante et à qui on donnerait presque la parole?

Un roman à découvrir, atypique et prenant, une belle réussite

Résumé:

L’inspecteur de Police Jouland vit au fond d’une mer de whisky depuis qu’une descente dans un squat a mal tourné. Devenu aveugle, le noir des profondeurs lui tient compagnie ainsi que la musique de Beethoven et cela lui suffit. Mais sa voisine sourde veille au grain et tente de le maintenir à flot en le nourrissant de force. Entre éclopés… Pendant ce temps, des jeunes filles disparaissent sur le chemin de l’école. Aucune trace, revendication ou demande de rançon. Rien, nada, pas la moindre piste. Cerise sur le gâteau, le cadavre d’une jeune femme est découvert un matin dans une poubelle du quartier. Proprement découpé en morceaux, bien emballé dans des sacs congélation. Seule la tête manque à l’appel. Jouland, exaspéré par les appels de sa fille et de sa voisine, remonte temporairement à la surface leur donner un coup de main. La réponse est-elle entre les mains de Gabriel et son dernier jeu vidéo interactif ? Quel secret se cache dans le pavillon a priori bien tranquille de Monsieur et Madame ? Voici les premiers personnages d’un puzzle multidimensionnel qui emportera le lecteur dans un labyrinthe improbable, sur un scénario qui ne se dévoile totalement qu’au point final. Rêve ou réalité ? Un roman qui gratte, qui se boit et se hume, qui s’écoute. Et surtout qui se vit. Sur fond de polar, ELLE(s) est également une réflexion sur la vie et la polarité que nous portons tous en nous. Chacun y construira sa propre histoire… 

 

 

 

L’ombre et la lumière de Jack Laurent Amar

 

L’auteur nous dit être un « bébé « auteur, en effet L’ombre et la lumière est son premier roman.

Eh bien je dois dire que je tombe de haut, je viens de me prendre une grande claque, et je m’attends à très rapidement entendre parler de Mr Jack Laurent Amar. En tout cas, je ne peux que vous inviter à lire ce qui suit et à vous intéresser de plus près au cas de cet auteur originaire du Var. Il a une imagination débordante, et il nous en fait profiter dans L’ombre et la lumière.

Il m’a scotché à mon canapé avec cette histoire qui mêle amour, sensibilité, intelligence du thriller, on sent que Jack Laurent Amar s’est documenté et n’est pas parti dans une narration à l’aveuglette. Tout est pensé, bien rythmé de la première ligne jusqu’à la dernière. Il met tout d’abord en place une relation amoureuse, ce que l’on pourrait considérer comme une amourette de lycée, car même si cette relation semble forte, on a toujours tendance à penser qu’elle est passagère, éphémère… Mais Bastien et Lolie vont nous surprendre, surtout Bastien. Car c’est là que l’auteur nous emmène dans ce que son esprit a crée de toute pièces, et avec je trouve un grand talent.

Il mêle deux personnalités en une seule, un équilibre total et étonnant, il chamboule totalement l’idée qu’il vous avait mis en tête au départ. Mais je ne dois pas vous en dire trop car les surprises et les rebondissements rendent ce livre totalement addictif. Je m’y suis accroché comme à une bouée et chaque avancée dans l’histoire et dans la compréhension des événements m’ont donné beaucoup de plaisir de lecture. Plus le roman avance et plus on sent que Jack Laurent lâche la bride, il prend confiance et ses personnages et son histoire s’enrichissent.

 

Le somnambule de Sebastian Fitzek

CVT_Le-somnambule_5818Parution chez L’archipel le 15 mars 2017

Ce roman est un véritable plongeon dans la folie et l’incertitude. L’auteur nous embarque dans un rêve ou plutôt un cauchemar éveillé. J’ai douté du début à la fin de l’histoire, je ne savais plus où était le vrai, où était le faux. Le pauvre Léo est le sujet principal de cette terrible chute dans un état qu’il ne contrôle pas, il ne sait pas ce qu’il a pu commettre, ses souvenirs le trahissent.

Tout au long de cette lecture, on pense: délires de Léo, puis on pense: folie totale, puis on ne sait de nouveau plus, on imagine le brouillard et la peur dans lesquels ce jeune homme se sent, lui qui a déjà tant souffert, lui qui aime tant sa femme et qui se demande si il l’a fait souffrir…

Chaque fois qu’il se réveille, la situation est de pire en pire, mais jusqu’où tout cela va t-il aller?

En tant que lectrice des romans de Sebastian Fitzek, je suis comme vous tous habituée à ce qu’il nous retourne le cerveau, mais je dois dire que cette fois ci, cela a fonctionné à merveille. En traitant d’un sujet tel que le somnambulisme, il réveille certaines de nos peurs, car le fait d’agir dans son sommeil sans même se rappeler ce que l’on a fait est terriblement inquiétant. Tout est possible, on peut commettre le pire sans en avoir conscience.

Un thriller psychologique à lire absolument, pour tous ceux qui aiment l’auteur, et même pour les autres…

4ème de couverture:

Adolescent, Leo Nader était en proie à de terribles crises de somnambulisme. Si intenses, qu’’on l’avait contraint à suivre un traitement psychiatrique auprès d’un spécialiste, le Dr Volwarth.
Bien des années plus tard, Leo se croit guéri. Mais, un matin, il découvre que sa femme Nathalie a été blessée pendant la nuit et qu’’elle s’’apprête à le quitter.
Quand il essaie de la rattraper, elle s’’enfuit avant de mystérieusement disparaître. Perturbé, Leo, qui se croit coupable sans en avoir conservé le moindre souvenir, décide de retourner voir le Dr Volwarth.
Celui-ci lui conseille de s’’équiper d’une petite caméra pour enregistrer ses déplacements nocturnes. Ce qu’’il va découvrir ira bien au-delà de tout ce qu’’il pouvait imaginer…