L’affaire Caravaggio de Daniel Silva

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Je vais vous parler d’un roman d’un style que je n’avais encore jamais tenté. Je le qualifierais de mi-thriller, mi-roman d’espionnage, et le roman d’espionnage ne fait pas spécialement partie de mes lectures. Une histoire qui prend sa source dans le domaine de l’art, de la peinture plus exactement.

Je dois dire que j’ai eu un coup de cœur pour Gabriel, le personnage principal de ce livre, un espion, qui lorsqu’il n’est pas en service commandé est restaurateur d’art. Je ne vous en dirai pas trop sur lui, car il a eu et a encore une vie riche d’événements pour la plupart durs et violents, mais après tout c’est un agent de l’ombre.

Mais ce qui fait son charme ou en tout cas ce que j’ai apprécié chez lui, c’est que Gabriel, malgré son histoire a gardé un côté doux et gentleman. Pas d’injure ni de violence gratuite, Gabriel est tout simplement un personnage passionnant. 

Mais il n’y a pas que lui dans cette histoire, d’autres personnages vont égrainer le parcours de Gabriel, des personnages dont le parcours est tout aussi atypique et qui malgré ce qu’ils ont eu à accomplir durant les années passées gardent une humanité à toute épreuve.

Envoûtée par les explications données par l’auteur sur les peintures, les circonstances de leur naissance ainsi que leur parcours à travers les années parfois les siècles.

Hypnotisée par la profondeur de l’histoire et la tournure de l’enquête menée par Gabriel.

Charmée par Venise et pour finir, happée par la le rythme et l’ampleur que prend cette quête que mène Gabriel.

Vous l’avez compris, j’ai énormément apprécié ce roman de Daniel Silva, un roman dont j’ai le sentiment de ressortir enrichie, ce qui n’est pas souvent le cas avec la lecture d’un roman de type thriller.

Merci à L&p Conseils ainsi qu’à Mosaïc.

Résumé:

Et si en recherchant un tableau volé, il déclenchait une affaire explosive ?
Chargé d’enquêter sur le meurtre d’un ancien diplomate reconverti dans le trafic d’art, Gabriel Allon ― espion et restaurateur de tableaux à ses heures ― découvre que la victime a récemment eu entre les mains un chef-d’œuvre volé une dizaine d’années auparavant, une Nativité peinte par Le Caravage. Il comprend que cette affaire, bien plus complexe qu’il ne le pensait, a de stupéfiantes ramifications financières en lien avec la situation politique explosive du Proche Orient.
De Genève à Tel-Aviv, en passant par Venise et Paris, il va tisser un piège implacable et ingénieux. Avec un double objectif : retrouver le tableau du Caravage et surtout, porter un coup fatal aux intérêts financiers de l’un des hommes les plus cruels et puissants de la planète.
Dans ce roman d’espionnage au rythme et à l’inventivité diaboliques, Daniel Silva fait émerger les enjeux de notre monde actuel. Quant à son personnage Gabriel Allon, il mérite sans conteste de figurer au Panthéon des grands agents secrets de la littérature, au côté de George Smiley, Jack Ryan, Jason Bourne et Simon Templar.

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48 heures pour mourir de Andreas Gruber

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Les contes pour enfants ne sont pas toujours des ouvrages très sympas. Pourquoi vous dis-je cela? Vous le découvrirez en plongeant votre esprit dans ce thriller.

Andreas Gruber, auteur Allemand tient la dragée haute aux grands écrivains de romans policiers, noirs.

Une histoire qui démarre sur les chapeaux de roues et qui vous mène d’un bout à l’autre au travers de l’horreur.

Des personnages aux caractères bien définis, courageux, originaux, intelligents…

Des rebondissements totalement inattendus qui font de ce livre une énigme que l’on veut à tout prix résoudre.

Des flics qui trichent avec le règlement, des psychologues qui manipulent la déontologie et un assassin ou plutôt un serial killer qui vous laisse 48 heures pour sauver un proche.

Un cauchemar éveillé, un thriller implacable. Une vraie réussite.

Andreas Gruber m’a donné quelques inquiétudes avant de dormir, mais je ne m’en plains pas, bien loin de là, donc merci à lui et « qu’il n’hésite pas à nous en pondre d’autres des comme ça ».

Merci une nouvelle fois à L&P conseils.

Résumé:

Le téléphone sonne : une voix étrange vous pose une devinette. Vous avez 48 heures pour trouver la réponse, sinon quelqu’un mourra…
Une série de meurtres abominables est perpétrée : un maniaque fait subir à des femmes les plus terribles tortures puis les tue après 48 heures… si personne n’apporte de réponse à l’énigme qu’il a posée. La jeune inspectrice Sabine Nemez se retrouve cruellement mêlée à l’affaire : sa mère l’une des victimes du tueur fou. Sneijder, un profiler aussi génial qu’insupportable, l’associe à l’enquête. Quel esprit dérangé, s’intéressent-ils, est capable de commettre de tels crimes ? C’est alors que Sabine découvre qu’un livre pour enfants sert de modèle aux crimes…

Pandemia de Franck Thilliez

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Après une quinzaine de jours dans le sud-ouest, me voici de retour entre autre avec cette chronique de Pandemia de Franck Thilliez.

Je suis une fan de la première heure de cet auteur, chaque fois que l’on me demande quel est mon personnage préféré de thriller, c’est Sharko qui me vient à l’esprit.

Je le retrouve donc dans ce très bon dernier roman de Thillez.

Il est pour moi l’un des maîtres du thriller Français. 

Ici, la bactérie, le virus sont partout.

Ils nous poursuivent même après que nous ayons refermé le livre. L’auteur a l’art de faire appel à nos peurs les plus primaires. La maladie en est une et Franck Thilliez exacerbe cette crainte en y ajoutant les mots: pandémie et contagion.

Cette nouvelle histoire, j’ai retrouvé Sharko ainsi qu’Hennebelle, ce couple emblématique des livres de l’auteur, qui ici partagent l’affiche et les horreurs de cette enquête avec leurs collègues,  qui encore une fois tombe dans la folie pure.

Un roman machiavélique qui renforce mon addiction à la façon de l’auteur de nous transporter au fond des abysses, à la frontière de la folie.

Résumé:

L’homme, tel que nous le connaissons, est le pire virus de la planète. Il se reproduit, détruit, étouffe ses propres réserves, sans aucun respect, sans stratégie de survie. Sans Nous, cette planète court à la catastrophe. Il faut des hommes purs, sélectionnés parmi les meilleurs, et il faut éliminer le reste. Les microbes sont la solution.  » Après Angor, une nouvelle aventure pour Franck Sharko et Lucie Henebelle. Et l’enjeu est de taille : la préservation de l’espèce humaine.

Noyé de la mer morte de Paul Belka Editions Baudelaire

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Ce roman ne va pas spécifiquement  rentrer dans une catégorie littéraire, il est plutôt tourné vers le thriller, mais à la sauce pure « Frenchie ».

L’auteur nous emmène dans une même histoire: dans l’espace, en Russie ainsi qu’en Israël avec un détour par le sud-ouest de la France, la ville de Houston…

Nous y découvrons ou redécouvrons les traditions séculaires des ces endroits ainsi que leurs beautés.

Une histoire très originale par son contexte, un ancien astronaute Russe se noie dans la mer morte, une enquête menée par René, lui même retraité de l’espace.

Paul Belka utilise la 3ème personne pour sa narration, il nous raconte les aventures de René avec un langage typique d’un homme de cet âge, ce qui nous plonge directement dans l’univers de celui-ci ainsi que dans sa logique de raisonnement.

Un agréable roman, pas comme les autres. Une maison d’édition qui donne sa chance aux nouveaux auteurs ainsi qu’à leurs histoires. Une sympathique découverte et il faut le spécifier, une très belle couverture.

Résumé

Plus René écoutait et moins il croyait en cette série de coïncidences extraordinaires. Il y a encore quelques mois il aurait pensé qu’il devenait paranoïaque. Mais aujourd’hui, après les derniers événements, ce n’était pas pareil.

Tous ces faits dispersés et qui semblaient ne pas être connectés, n’étaient en réalité que des morceaux du même puzzle. Il en était certain.

Deux astronautes et deux tentatives d’assassinats camouflées comme accidents.

Son corps se couvrit de sueur froide.

Le monstre était assis à la même table et mangeait tranquillement avec les personnes qu’il avait froidement essayé de tuer.

http://www.editions-baudelaire.com/product.php?id_product=1514

Le contrat Salinger de Adam Langer

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Quelle est la part de vérité et quelle est la part de fiction de ce roman.

L’auteur nous narre cette histoire en son propre nom et l’on y croit totalement.

Adam Langer écrit ici un livre qui parle de livres, d’auteurs.

Alors, autant vous dire tout de suite que l’ai dévoré cette histoire. Un roman haletant qui nous embarque au fil des pages dans un thriller dont l’axe principal est la littérature. Ce livre sera un de mes coups de coeur de 2015, indéniablement. L’auteur m’a donné envie de lire, non seulement par la trame de son histoire  mais aussi à cause de cette passion dévorante du livre et de son pouvoir, qu’il parvient à faire ressentir dans ses pages. Il a renforcé mon opinion concernant les écrivains, le talent et le courage qu ‘il faut pour se lancer. L’important est-il le nombres de lecteurs et par conséquent de livres vendus? Ou la qualité du livre et celle de son public, même si il n’est lu que par un nombre infime. Que peut-on tirer d’un roman? La frontière entre la réalité et l’imaginaire est mince.

Une lecture d’une grande qualité, extrêmement bien ficelée du début à la fin.

Donc, pour faire court, si vous aimez les thrillers et le domaine de la littérature, ce dont je ne doute pas, vous allez comme moi adorer ce roman.

C’est un pur bonheur.

Résumé:

Journaliste sur le retour, Adam Langer s’ennuie loin de New York. Jusqu’à ce que sa route croise celle d’une vieille connaissance, Conner Joyce – auteur de thrillers à succès sur le retour –, venu à Bloomington, Indiana, pour assurer péniblement la promotion de son dernier roman. Bientôt, Conner révèle à Adam qu’il a reçu une offre des plus étonnantes : celle d’un certain Dexter Dunford (« Dex »), homme d’affaires richissime flanqué d’un inquiétant garde du corps, qui lui propose d’écrire un roman rien que pour lui, moyennant une rétribution considérable. Où est le piège ? Le contrat, précise Conner, s’assortit de certaines clauses bien spécifiques : d’abord, le livre rejoindra la collection privée d’exemplaires uniques de Dex, pour lequel ont déjà travaillé des écrivains aussi renommés que Thomas Pynchon, Norman Mailer ou J.D. Salinger, et disparaîtra avec lui. Ensuite, Dex se réserve le droit d’apporter quelques modifications au manuscrit. Pour finir, l’accord doit rester absolument secret.

Tandis qu’Adam devient le confident exclusif de Conner, l’attitude de Dex à l’égard de son ami devient de plus en plus inquiétante, et les problèmes s’accumulent. L’homme n’a évidemment rien d’un philanthrope, et le contrat que Conner a signé commence à ressembler à un pacte faustien.

Thriller psychologique d’une facture tout à fait unique, Le Contrat Salinger, qui brosse au passage un portrait au vitriol du paysage littéraire contemporain, est à la fois une formidable réflexion sur la façon dont la réalité et la fiction peuvent s’alimenter jusqu’à la dévoration, et une construction palpitante faite de rebondissements ingénieux et de révélations en cascade – un roman gigogne au goût de vertige qui tiendra son lecteur en haleine jusqu’à la toute dernière page.

Scalpel de Diana Lama

DIANA LAMA Editions L'Archipel
DIANA LAMA
Editions L’Archipel

Un plongeon dans la folie, ça vous dit?

Artemisia, elle, en a l’habitude, elle est psychothérapeute, mais aussi pour d’autres raisons que vous découvrirez à la lecture de ce livre.

Ici, pas de technique ultra moderne où l’on scanne, où l’on analyse en quelques minutes pour mener l’enquête.

Ici, on associe les talents et les intelligences afin de traquer le coupable.L’auteure nous plonge dans l’incertitude d’un bout à l’autre du roman, une véritable descente aux enfers. Le lecteur est lui aussi à la recherche de ce fou qui multiplie les sévices et s’enfonce dans l’horreur et la souffrance avec délectation.

Diana Lama est médecin de formation, les techniques utilisées par l’anatomiste s’en ressente dans leur précision et leur réalisme. Elle nous donne des détails qui nous sont nécessaires mais ni trop, ni trop peu. L’auteure obtient donc l’effet escompté, elle nous fiche une trouille du diable.

Le seul point négatif que je me permettrai de relever est que le chemin final qui mène au dénouement manque un peu de vitesse à mon goût.

Cependant le roman reste dans sa globalité une réussite, le côté psychologique est également soigneusement étudié à travers les sentiments d’Artémisia.

Un roman à découvrir, ne serait-ce que pour son ambiance oppressante qui m’a angoissé d’un bout à l’autre.

Merci à L&P conseils ainsi qu’aux éditions L’Archipel.

Résumé:

Sur la côte rocailleuse de Naples, le corps nu et mutilé d’un célèbre mannequin est retrouvé. La victime a subi les mêmes sévices que deux autres femmes, dont les dépouilles ont été découvertes quelques jours plus tôt.
La police est convaincue que ces crimes sont l’œuvre d’un serial killer que la presse a surnommé « l’Anatomiste » en raison des amputations qu’il fait subir à ses victimes.
L’enquête est confiée à une équipe menée par le psychiatre Tito Jacopo Durso et Artemisia Gentile, une criminologue dont les émissions télévisées sont très suivies.
Artemisia, qui a compris le lien unissant les victimes, n’hésite alors pas à défier le serial killer grâce aux caméras de son émission.
Elle croit lui tendre un piège, mais « l’Anatomiste » l’a déjà désignée comme sa prochaine victime…