Espoir sors moi du noir de Brian B. Merrant

Je suis ouverte à tous les genres et styles littéraires, je suis curieuse et sensible aux mots, en tout cas c’est comme cela que je me définis. Mais j’ai aussi besoin de me retrouver dans l’histoire que je lis, d’y trouver un sens. Ce qui n’est pas le cas avec ce roman, je me suis par moment passionnée pour les histoires du parrain de Jamy et ce qui se trouve dans ce coffret déterré et malheureusement par moment, ennuyée au point d’avoir envie d’abandonner ma lecture.

Les mots et tournures de phrases sont poétiques empreintes de réflexions , c’est d’ailleurs peut-être cela qui m’a fait décrocher par moment, trop imagé ce texte est beau, rien à dire cela, il est soigné mais voilà, cela fait parti du jeu et des risques, je n’ai pas trouvé ici ce que je cherchais. Je me sens un peu à part, à l’écart car les avis sont vraiment positif, mais je pense que lorsqu’on s’engage à chroniquer un roman, il faut être franc, et dévoiler son ressenti, le vrai, ne pas essayer de flatter pour des raisons qui ne pourront qu’être mauvaises, au final.

Je garde de cette lecture, la douceur des relations, l’intérêt de certains textes écrits par ce parrain, qui semble si énigmatique. mais voilà, la magie n’a pas opérée et j’en suis désolée.

Résumé:

« Il avait préféré se retirer du monde et de son agitation stérile.Il avait choisi la solitude pour seule conseillère, pris la mer comme maîtresse et la plume comme horizon. »
Ce récit est celui de deux destins qui s’entrecroisent autour d’une malle à histoires enfouie sous le sable par un vieil homme voilà longtemps, près ce drame qui a frappé sa vie.
Ce coffret qui renferme ses textes, écrits pour celle qui fut son évidence lumineuse, se révèle être une invitation au voyage entre drame, absurde, amour et espérance.
Deux rencontres entre espoirs et souvenirs, rêves et réalité, lumière et obscurité.

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Le mur du temps de Ludovic Metzker

Ce roman de Ludovic Metzker m’attendait bien sagement dans ma liseuse depuis le mois de d’Août 2018, vous avez remarqué que petit à petit je rattrape mon retard de lecture? Je suis assez fière de moi je dois l’avouer.

Mêler une période de l’histoire aussi importante et émotionnellement forte avec du fantastique est osé, Ludovic l’a fait! Je dois tout de suite vous dire que j’étais un peu inquiète, la souffrance, la mort, les tortures perpétrées durant cette période de l’histoire me sont assez pénibles, mais je me suis lancée. J’ai pris le recul nécessaire face à ce livre et l’ai abordé comme une fiction, la part fantastique m’y a aidée. J’ai bridé mes émotions face aux souffrances des deux protagonistes, puisque vous l’aurez compris, les places de Benoît et Benjamin vont s’échanger, Benoît va découvrir l’horreur qu’ont vécue les prisonniers Juifs durant la Seconde guerre mondiale, un comble pour une personne à qui son amie reprochait de manquer d’empathie dans l’écriture de sa thèse sur la Shoas.

Le pari de Ludovic Metzker est réussi, je ne vais pas vous raconter l’histoire du roman, ce n’est pas le but de cette chronique, je vais juste vous dire que je l’ai lu quasiment d’une traite et que je l’ai terminé lors d’une fin de nuit où le sommeil une fois parti, ne voulait plus revenir. Très envie de connaître l’issue de cette histoire incroyable, je n’ai pas été déçue. Une brillante idée de placer un jeune homme de notre époque, qui profite de la paix, du calme, du luxe de notre vie actuelle dans l’enfer des camps, durant une des périodes les plus terribles de l’existence de l’homme. Respirez, profitez, vivez, amusez-vous, aimez vos proches ainsi que vos petits chats ( n’est-ce pas Ludovic?), nous avons cette chance de vivre libres, égaux dans un pays et à une époque extraordinaire. Bravo pour cette histoire Ludovic, j’encourage tous les lecteurs de cet article à se lancer dans la découverte de ton univers, ils m’en diront des nouvelles.

Résumé:

Paris, juillet 2016

Benoît est un jeune étudiant en histoire. Pour terminer son mémoire sur l’Holocauste, il se rend au « Mémorial de la Shoah » accompagné de Jennifer, sa meilleure amie dont il est secrètement amoureux.
Devant un morceau du mur de l’ancienne synagogue de Lodz, le jeune homme fait un malaise

Lodz, juillet 1944

Benjamin n’aspire qu’à retrouver la liberté volée par les nazis.
Battu et laissé quasiment pour mort par les Maquereaux devant le mur de l’ancienne synagogue, il fait une prière tout en sachant que ses jours sont comptés.
Épuisé, il se laisse aller et pense que la mort l’arrache à la vie

Après la neige de Cetro

Troisième roman que je lis de Cetro, aucun de ceux que j’ai lus ne se ressemblent, sauf en qualité.

Mon avis sur Orphelin de pairs

Mon avis sur Recyclés

L’auteur ne nous joue, une fois de plus, pas de violon, il nous balance cash la situation dans la figure, cette situation est trash, odieuse, sans aucune pitié, mais la vie est ainsi faite. Difficile de se voiler la face, pourtant, au fil des pages cette petite lueur d’espoir, ténue, presque insignifiante mais présente.

Je suis une troisième fois donc, restée scotchée à ma lecture, emmenant partout ce livre, espérant pouvoir avancer de quelques pages entre deux activités obligatoires. Cetro nous embarque ici au fin fond d’une cité où les dealers, les prostitués, la misère sociale, la violence sont légion et où plus personnes ne tentent d’insuffler un peu d’espoir car ici l’espoir est mort. Non! Peut-être pas tout à fait…Car une rencontre, la rencontre, celle qui peut tout changer, celle que l’on attendait vraiment pas, deux mondes qui s’opposent et pourtant!

Un polar noir, dont la trame psychologique vous amène à une véritable réflexion, pas un conte de fées qui se termine bien, loin de là, mais un espoir, un souffle d’air frais dans un air vicié. Cetro ne tombe pas dans la facilité car déposer une once d’humanité sur ce microcosme qu’il nous raconte n’est pas chose aisée. Beaucoup de douleurs amenées par des personnages sans scrupules.

Beaucoup de rebondissements auxquels je ne m’attendais absolument pas, surprise jusqu’à la dernière page, j’ai une fois de plus adoré les mots de l’auteur, sa façon de raconter cette histoire comme s’il ne la racontait qu’à moi. Mais comme je suis une personne sympathique, j’accepte de la partager avec vous et croyez moi vous ne serez pas déçus du voyage. Préparez la poche de glace car la claque va être puissante.

Il vous faut découvrir Cetro, je ne cesse de le répéter, des romans surprenants avec une empreinte toute personnelle dont il est difficile de décrire les sensations qu’elle crée. J’espère vous avoir convaincue.

Résumé:

Maximilien Devot n’est plus, depuis bien des années.Ne reste que Max, dealer éduqué et moderne, craint et redouté à défaut d’être respectable et respecté. Sans scrupules ni regrets, épaulé par Fabio, son associé, il règne sur une partie de la ville d’une batte de fer et de la main des affaires, et entend conserver le haut du pavé.Entre camés et prostituées, habitants sans avenir ni projets, dans ces rues jonchées de seringues et de capotes usagées, souffle un hiver mordant de cruauté.Dans cette crasse organisée ne poussent plus que malheur et inhumanité. Seule une personne dans ce quartier, rescapée de ce naufrage généralisé, semble avoir toujours pied, ne pas sombrer dans cet océan de misère sociale et humaine, et ne pas se préoccuper des activités de Max et de Fabio le déjanté.Une vieille personne. Droite en dépit du poids des années, droite malgré ce monde qui s’effondre et se dérobe sous ses pieds.Une rencontre dont Max ne pouvait soupçonner l’importance.Un simple regard échangé qui va dès lors le hanter et l’obséder.Qu’est-ce qui anime cette vieille femme ?

Préjugés et orgueil de Lynn Messina

Je commence 2019, comme j’ai fini 2018, en compagnie, même un peu plus lointaine, de Jane Austen, Bennet et Darcy. Comme l’indique la couverture : « Bennet est un homme, Darcy est une femme…et nous sommes à New York au XXIe siècle ! »

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Grand bien m’a pris de lire l’original avant de me lancer dans la lecture de cette réécriture. Evidemment, ça semble, au premier abord, gâcher une part du suspens : on sait d’emblée ce qui va advenir des personnages et ce qu’ils sont réellement, mais là n’est pas l’essentiel. Le vrai tour de force de l’auteur, c’est l’adaptation ! En effet, comment certains éléments de l’intrigue, comme la fuite déshonorante de Lydia et Wickham (vivre ensemble sans être mariés, quelle horreur !), la mère abusive qui cherche absolument à « caser » ses cinq filles, se retrouveraient-ils au XXIe siècle ? Lynn Messina est donc obligée de créer un univers entier et cohérent autour de musées, de mécènes, de donations, de détournements de fonds qui permettent de conserver le sel de l’histoire originelle sans que rien ne nous choque.

Romeo-et-JulietteJ’ai lu quelques critiques de lecteurs qui se plaignaient du manque de cohérence entre le contexte moderne et le langage « austenien » des personnages, un peu ce que certains reprochent à un film comme Romeo + Juliet de Baz Lurhmann (film que je trouve tout simplement génialissime en ce qui me concerne !). Je pense, pour ma part, que c’est l’un des charmes du roman, cette présence sur une même page de « Twitter » et de propos sur « le gentleman accompli ». Car oui, ce récit va bien au-delà d’une reprise de l’intrigue d’Orgueil et Préjugés, c’est une vraie déclaration d’amour au roman originel. On sent, d’autant plus quand on les lit à la suite, à quel point Lynn Messina aime, admire et connaît parfaitement le roman de Jane Austen. Les clins d’œil sont nombreux et vraiment savoureux. Je n’en citerai que quelques exemples : le premier mot de Darcy sur le physique de Bennet, la première danse, la tornade Wickham, la lettre, la visite de Pemberley, les déclarations… Bref, un vrai florilège des moments forts du roman initial.

Il y a, en outre, tout un jeu savoureux sur la toponymie. Les prénoms sont phonétiquement très proches : Charles devient Charlotte, Georges devient Georgia, Lydia devient Lydon, Jane devient John, Caroline devient Carl ; les lieux sont eux aussi manipulés Meryton devient le nom du patron des personnages principaux, Brigton un club très privé. Le sel des personnages qui faisaient sourire à la lecture du roman anglais du XIXe siècle se retrouve ici : Lady Catherine évidemment, Mrs Bennet disparaît au profit d’un patron qui réunit toutes ses « qualités », Collin qui devient un gay contraint de se marier pour la famille…

J’ai tout simplement adoré Orgueil et Préjugés et j’ai passé un bon moment à la lecture de Préjugés et orgueil avec un effet de symétrie qui s’ajoute au changement d’année, ce qui me semble symboliquement très approprié.

Avis donc à tous les fans d’Austen, vous ne serez ni choqués, ni outrés. L’élève n’a pas l’intention de dépasser le maître ici, simplement de lui rendre hommage en montrant, encore une fois, certes en forçant un peu le trait parfois (notamment autour des classes sociales), que la littérature nous parle à travers les âges…

Je remercie chaleureusement les éditions Diva Romance pour cette découverte. Et j’en profite pour vous souhaiter une excellente année 2019 !

Priscilla (@Priss0904)

Le glas de l’innocence de Cyril Carrère

Voici ma dernière chronique de l’année 2018 et je suis ravie de la consacrer à ce roman qui a une saveur bien particulière, je ne saurais mettre véritablement de mots sur ce sentiment, j’ai adoré tout simplement et par conséquent il marquera indéniablement ce début d’année. J’en profite d’ailleurs pour vous présenter tous mes vœux, que cette cuvée littéraire 2019 vous soit des plus favorables.

Ce roman de Cyril Carrère m’attendait depuis un bon moment, il était temps que je lui fasse honneur. D’autant qu’il est d’une très grande qualité, impossible en lisant cette histoire plutôt noire, de deviner que nous découvrons là un tout jeune auteur. Cyril Carrère fait preuve d’une maturité dans la narration qui ne peut que surprendre la lectrice que je suis. Je dois avouer que je savais que je ne serais pas déçue car les précédents avis que j’ai pu lire sont élogieux.

J’adore les films Asiatiques, ils ont un ton bien particulier, une sincérité qui se ressent immédiatement, une touche d’humour, juste ce qu’il faut, une émotion palpable et digne. Il en est de même ici, une histoire à deux niveaux dans le temps, Ken un jeune garçon dont le quotidien angoissant vous prend aux tripes, ce genre d’enfant que vous avez envie de protéger, qui déclenche chez vous cette envie de rentrer dans l’histoire afin de lui apporter votre aide. Puis 20 ans plus tard, on se retrouve au cœur d’une enquête sur une série de meurtres qui va embarquer Alex et son équipe dans une enquête digne des meilleurs thrillers, tout cela agrémenté du charme de l’Asie, de l’originalité de ces personnages qui ont des façons d’être soit attachantes soit intrigantes. Un véritable puzzle que l’auteur prend un malin plaisir à démonter dès que vous relâchez votre attention, hors de question de vous laisser deviner trop vite l’issue de ce roman! Rien n’est laissé au hasard, tous les ingrédients sont posés de telle façon qu’il vous est impossible de ne pas vous sentir happé par cette histoire. Une qualité d’écriture, je vous le disais, qui amène des sentiments et émotions fortes, des moments de totale frénésie où il vous est difficile de lâcher votre lecture. Une ambiance particulière, des dialogues et attitudes qui donnent une saveur particulière aux personnages et qui vous dépayse totalement de vos lectures habituelles.  Un thriller extrêmement bien ficelé où tout est réfléchi. Je ne peux donc que vous le conseiller et ressentir l’envie de lire le second roman de l’auteur.

Belle lecture et encore une fois très belle fin d’année 2018. A l’année prochaine. 

Les Classiques de Priscilla – Le Reading Classics Challenge 2019

J’ai donc terminé 2018 en suivant le Reading Classics Challenge proposé par Lilly and Books et c’est tout naturellement et avec plaisir que je m’engage à suivre la version 2019.

Voici le programme :

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Et voici mon programme de lecture :

Janvier : Françoise Sagan, Bonjour tristesse (il paraît que c’est une merveille)

Février : Virginia Woolf, Mrs Dalloway (je ne suis pas fan de Jack London)

Mars : Ernest Hemingway, Le Vieil Homme et la mer (je ne connais pas du tout)

Avril : Alexandre Dumas : Le Comte de Monte-Cristo (ça fait des années que j’ai envie de le lire)

Mai dépendra de l’issue du match

Juin : Colette, Le Blé en herbe (depuis des années dans ma bibliothèque mais jamais lu non plus !)

Juillet : Maya Angelou, Je sais pourquoi l’oiseau chante en cage (je ne connais pas du tout, j’ai fait des recherches sur Internet et ce premier roman autobiographique me tente vraiment !)

Août : Dostoïevsky, Crimes et châtiments (lui aussi fait partie de ces titres que tout le monde connait mais que nous sommes peu nombreux à avoir lus)

Septembre : Romain Gary, La vie devant soi (tout le monde dit que ce roman est une merveille)
Octobre dépendra de l’issue du match

Novembre : Philip Roth, Pastorale américaine (on en a beaucoup entendu parler lors de son décès, et je ne connais pas du tout ses œuvres)

Décembre : Kenzaburo Oé, Seventeen (je ne connais pas du tout la littérature japonaise, alors je me lance !)

Merci encore à Lilly and Books grâce à qui je vais faire de nombreuses découvertes encore cette année. Je suis déjà emballée alors que 2019 n’a même pas commencé !

Des volontaires pour suivre ce challenge ?

Priscilla (@Priss0904)

Les Classiques de Priscilla – Orgueil et Préjugés de Jane Austen

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C’est un très heureux concours de circonstances qui m’a conduite à découvrir le célèbre roman de Jane Austen, Orgueil et Préjugés, puisque j’ai reçu, de la part des éditions Diva Romance, Préjugés et Orgueil de Lynn Messina (je vous en reparlerai très vite !) et que Jane Austen était l’un des noms proposés ce mois-ci pour le Reading Classics Challenge de Lilly and Books. En outre, ce roman était depuis un moment dans ma PAL. Autant d’arguments recevables pour me lancer dans la découverte de ce classique. Et grand bien m’en a pris !

J’ai tout simplement adoré ce roman ! J’y ai retrouvé le plaisir de lire des classiques du XIXe siècle, bien qu’on soit très loin, avec Jane Austen, des descriptions réalistes longues et très documentées du réalisme ou du naturalisme français. Le « faire vrai » n’est pas dans la précision, mais dans l’ambiance rendue page après page. Sans réelle description des robes ou des intérieurs, on sent très bien la simplicité de Longburn, l’ostentation de Rosings et la beauté poétique de Pemberley.

Les personnages sont tous hauts en couleurs. Lizzy, évidemment, que j’ai adorée avec son tempérament de feu, sa franchise, sa loyauté, sa naïveté aussi ; Jane et sa réserve candide ; Darcy, évidemment et son orgueil (ou pas !). Bien qu’ils soient moins connus, j’ai beaucoup souri grâce aux répliques cyniques de Mr Bennet et au ridicule de son épouse ou de Mr Collins. Même les personnages moins sympathiques tels que Lady Catherine ou Miss Bingley apportent une touche essentielle à l’histoire.

L’histoire justement : tout le monde la connaît, et pourtant… Bien sûr il y a de l’amour, mais ce n’est pas l’essentiel selon moi. La véritable histoire réside dans la faculté de grandir de Lizzy et Darcy, l’un au contact de l’autre. Il s’agit donc plutôt d’un double roman d’apprentissage. On est loin du coup de foudre, on se rapprocherait même de l’anti-coup de foudre entre Swann et Odette ou entre Aurélien et Bérénice. Mais il y a,  dans le rejet de Darcy par Lizzy et dans l’indifférence de Darcy pour la demoiselle, une fascination immédiate qui ne trompe pas le lecteur.

Tous les deux sont orgueilleux, tous les deux ont des préjugés. Si Lizzy ne s’attend pas le moins du monde à l’aveu des sentiments de Darcy au milieu du roman, le lecteur, qui a flirté avec les pensées de celui-ci, s’y est davantage préparé, mais là n’est pas la question. L’originalité du roman est due justement à la lente découverte des mécanismes d’un amour qui n’est pas aussi immédiat que celui qui existe entre Jane, la grande sœur de Lizzy et Bingley, le meilleur ami de Darcy. Il faudra du temps pour que l’orgueil laisse place à la sincérité et pour que les préjugés s’estompent au profit du jugement individuel sur la personne elle-même. Lizzy ne comprendra qu’elle pourrait aimer Darcy que quand elle le verra passer outre ses valeurs, son honneur et ses principes par amour. Et c’est là que c’est magique : dès qu’elle sent qu’elle pourrait l’aimer, elle se rend compte qu’elle l’aime déjà…et que ça ne s’explique pas !

Oui, je spoile un peu… Mais je crois que même ceux qui n’ont jamais lu le roman savent, de par sa notoriété, comment il finit, alors vous m’excuserez…
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Dans la foulée, et parce que, vraiment, je suis pleinement rentrée dans cet univers, j’ai regardé l’adaptation de Joe Wright avec Keira Knightley. Je l’ai trouvée bien faite, fidèle sur de nombreux points au roman. Mais rien ne surpassera la lecture de ce chef-d’œuvre : 500 pages de doutes, de questionnements, de compréhension progressive ne peuvent être parfaitement rendues en deux heures de film. J’ai pourtant passé, avec cette adaptation, un second très bon moment…

Vous avez un plaid ? Une tasse de thé ? Du temps ? Foncez !!!

Priscilla (@Priss0904)

A fleur de bruine de Amélie de Lima

J’ai eu la chance de gagner ce roman sur un jeu concours, l’occasion de découvrir l’auteur dont c’est ici le troisième roman. Lorsque vous regardez la photo d’Amélie de Lima, vous êtes frappé par sa beauté, la finesse de ses traits, quel choc donc que la noirceur de ce roman!

L’attrait principal de cette histoire n’est pas l’enquête car celle-ci n’est pas des plus complexes et poussée, son principal atout est indéniablement son côté noir de chez noir. Une ambiance sombre se met en place dès les premières pages, Véronique et Bettina, les deux principaux personnages de ce roman n’ont pas été épargné, on le comprend rapidement, mais les explications viennent au fil de l’avancée de l’histoire, en progressant dans l’histoire les choses ne vont pas en s’égayant, des meurtres dont on sent bien qu’ils sont hors du commun vont bien malgré elles unir nos deux protagonistes.

Encore une fois et pour mon plus grand plaisir, les événements se déroulent dans le Nord à Lille, ville d’origine de l’auteur. Mon petit cœur de Ch’ti ne peut donc qu’être une fois de plus sensible à ce rappel de mes origines que j’aime retrouver à travers le talent d’écriture de tous ces auteurs qui méritent grandement à être connu. Oui, dans le Nord one fait pas que des frites, on fait aussi de bons romans car y naissent de bons auteurs avec une imagination quelque peu machiavélique.

En résumé, une lecture forte en émotions, qui n’épargne rien à ses lecteurs, qui pose juste là, comme ça, sans prévenir, une ambiance noire, pesante par moments, qui va ravir les connaisseurs et amateurs du genre.

Résumé:

Quand le passé revient pour se venger, quand les vieux secrets ressurgissent, la mort ne peut être que la seule échappatoire? Lille, septembre 2016.Six ans après la terrible affaire de la Deûle, des corps de jeunes hommes sont retrouvés la bouche scarifiée, pieds et mains liés, immergés dans un canal. Qui sont-ils et pourquoi les a-t-on tués ? C’est ce que Véronique De Smet et Bettina Rosco tenteront de découvrir, dans une enquête complexe dont elles ne sortiront pas indemnes?

Throwback Thursday Livresque- Dernier livre lu en 2017

Qu’est-ce que ce rendez-vous livresque ?

Conçu sur le même principe que le Throwback Thursday d’Instagram mais version livres ! Chaque semaine, un thème est proposé et il faut partager une lecture correspondante (une seule) à ce thème. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont nous n’avons plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à vos lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres ! Comme nous « revenons en arrière », il s’agit de livres déjà lus. Sauf exception de thème. Quand un thème ne vous inspire pas, vous pouvez piocher à votre guise dans les anciens. Vous devez me donner votre lien en commentaire si vous voulez faire partie du récapitulatif.

Cette semaine le thème est: LE DERNIER LIVRE LU EN 2017

Le dernier livre lu en 2017 sera probablement pour vous une totale découverte et je m’en fais une joie. Je vous parle donc de Lycée Etc de Emmanuel Bitz

Un roman dans lequel je me suis plongée avec une totale innocence, je n’en connaissais rien et la surprise a été extrêmement positive. Des personnages matures malgré leur jeune âge. Des dialogues posés qui rendent cette histoire passionnante. Un roman qui mérite vraiment d’être connu et que par conséquent je prend grand plaisir à afficher ici.

Cet article me permet aussi de constater qu’en un an mes chroniques se sont grandement améliorées car malgré mon plaisir à lire ce livre ainsi que sa qualité, j’en parlais en seulement quelques lignes sur le blog, ce qui est bien dommage. Voici ce que je vous en disais à l’époque, en décembre 2017:

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