Au pied de Carole Mijeon aux éditions Daphnis et Chloé

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Qui n’a jamais eu de job d’été, d’étudiant, le week end, le soir après les cours? On a tous cherché à gagner un peu d’argent, pour aider les parents ou afin d’être autonome. 

Du coup on a quelque fois accepté d’être mal payé ou par moment mal considéré. On est tous à un moment de notre vie, passés par là…

Carole Mijeon, nous campe une histoire telle que beaucoup en vivent, Mathilde manque de confiance, mais elle est sérieuse dans ses études, elle économise chaque sous afin d’être indépendante et de se donner la vie qu’elle souhaite.

Jusqu’au au job, celui qui va changer sa vie, sa façon de voir l’avenir, qui va lui en mettre plein les yeux, mais aussi éteindre la petite flamme, le peu de confiance qu’elle s’accordait. 

Une rencontre avec une femme qui est l’opposée de Mathilde, mais aussi l’opposé de l’empathie, de la générosité, de la gentillesse naturelle de Mathilde.

Un très jolie roman qui fait réfléchir sur le sens que l’on veut donner à sa vie, sur l’argent et ce qu’il nous apporte. Un livre qui fait son chemin dans votre réflexion, tout au long de la lecture.

4ème de couverture:
Etudiante sans le sou, Mathilde vient de décrocher un job inespéré : assistante de la belle et fantasque Geneviève Arcand. En franchissant la grille du château où elle doit officier, elle découvre un monde de luxe et de raffinement, à mille lieux de son quotidien: son logis à elle est le sous-sol humide d’’un pavillon, qu’’elle partage avec Léa, sa colocataire fêtarde. Naviguant d’’un milieu à l’’autre, elle se flatte de partager l’’intimité de sa patronne. Mais naïve et vulnérable, elle tombe peu à peu sous son emprise. Entre fascination et perversion, la relation qui lie les deux femmes ne laissera personne indemne.”
Un roman sur le thème de la perversion narcissique, exercée ici dans une relation entre deux femmes, que tout sépare -la fortune, la beauté, les origines sociales- en sus de leur condition d’’employeuse et employée.

 

 

 

 

 

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Le sécateur d’Eric Courtial aux Editions du caïman

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Encore une belle surprise que ce polar que nous proposent les éditions du Caïman. J’ai immédiatement apprécié le style d’Eric Courtial, il nous présente son personnage principal: Patrick Furnon, dans son contexte familial, puis l’enquête débute, et elle n’est pas des plus faciles.

L’auteur n’hésite pas à faire souffrir ses personnages, il leur a imaginé des personnalités simples comme on en rencontre tous les jours, on s’identifie donc immédiatement, pourtant ce ne sont pas de banals personnages de roman policier, une  un respect évidents les lient les uns aux autres, le lecteur ne peut donc que ressentir cet attachement, cette confiance.

Une écriture agréable, une histoire dont l’issue est loin d’être connue d’avance, une enquête menée avec acharnement, mais comme dans la réalité, les efforts ne sont pas toujours récompensés, pas dans l’immédiat en tout cas.

Une série de meurtres qui déroutent le lecteur et le maintient en haleine d’un bout à l’autre.

Je ne peux donc qu’applaudir ce roman, certes court, mais où l’essentiel est atteint. On en redemande.

4ème de couverture:

Après un premier « polar lyonnais », Tunnel, salué par la critique et très remarqué (Finaliste du Prix « Canut 2016 » et finaliste national du Prix des postiers écrivains la même année), Eric Courtial revient avec la suite des aventures de Patrick Furnon, son commissaire lyonnais.
Cette fois-ci, c’est à un serial killer particulièrement retors et cruel que son équipe sera confrontée. L’enquête piétine d’autant plus que malgré le soutien d’un profileur venu de la capitale, aucun lien n’a pu être trouvé entre les premières victimes. L’assassin frappe-t-il au hasard ?
ISSN : 2110-2392
ISBN : 9782919066643
Format 12×19 cm
broché  236 pages
Sortie : octobre 2017

 

 

 

Tabous de Danielle Thiery – Editions J’ai Lu

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Je découvre cette auteure, dont j’ai trouvé l’univers passionnant. Pas de course poursuite, de fusillade, mais une enquête passionnante, qui tient le lecteur en haleine jusqu’aux toutes dernières pages. 

Une histoire qui démarre certes, avec un certain mystère mais qui de but en blanc, parait assez simple. L’intrigue prend vite une ampleur, une profondeur, une importance qui touche au cœur et aux tripes. 

Un roman dont les personnages, avec des relations ambiguës et imparfaites, des incompréhensions, des désaccords, donnent une réalité aux faits et à l’enquête.

Chacun enrichit cette recherche de la vérité, chacun amène sa pierre à la résolution du mystère avec plus ou moins d’empathie. Un roman policier dénué d’artifice qui pourrait masquer la difficulté de l’enquête, une belle réussite pour moi, où l’on sent le talent et la facilité de l’auteure a passionné son lecteur.

A lire sans hésiter.

4ème de couverture:

Dans un hôpital d’Arcachon, une femme et son bébé de 4 mois disparaissent mystérieusement. Le commissaire de la PJ de Paris, Edwige Marion, descend épauler son ancien collègue bordelais, accompagnée d’Alix de Clavery, une jeune psycho-criminologue aux méthodes singulières.

L’enfant est retrouvé… sans sa mère.

Commence alors une enquête difficile où la spécialiste se heurte aux murs du silence et à la puissances des tabous.

 

 

 

 

 

Chouquette de Emilie Frèche

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Le site Lecteur.com m’a donné la possibilité de découvrir ce petit roman en me le faisant gagner, je les en remercie.

Chouquette est une étonnante histoire, où le lecteur reste un peu  » le cul entre deux chaises », pardon pour le vocabulaire mais c’est ce que je ressentais durant ma lecture.

J’ai beaucoup d’affection pour Catherine grand-mère qui ne veut pas l’être, épouse on ne peut plus dévouée, trahie, trompée, bafouée mais qui tente de rester digne. Catherine  est aussi une petite bourgeoise qui passe des vacances à St Tropez et ne daigne pas s’occuper de son petit fils… Et j’ai également beaucoup de sentiments pour sa fille Adèle, mère de Lucas, qui voudrait tant qu’il ai une grand-mère comme les autres et qui pourtant juge sa mère très durement et ne fait pas preuve de beaucoup de compréhension à son égard.

Des sentiments mitigés envers ces deux personnages, passent à leurs côtés des êtres un peu barrés, qui vivent dans un autre monde.

Un petit roman qui file, agréable et par moment touchant, tant on sent Catherine paumée et triste.

A lire.

 

La Moira Le cycle des loups – Intégrale

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Henri Loevenbruck

Éditeur : J’ai Lu (04/10/2017)

950 pages après avoir débuté cette lecture, je peux vous dire que j’ai adoré cette saga de trois livres superbement écrits.

Un univers incroyable crée par Henri Loevenbruck, dont j’affectionne particulièrement l’écriture, et dont j’admire la diversité des genres. Pour ma part, je n’ai lu de cet auteur que Nous rêvions juste de liberté, qui comme pour beaucoup, a été un énorme coup de cœur, et la saison 1 de Sérum, une série littéraire absolument géniale. Les fans n’en peuvent d’ailleurs plus d’attendre la saison 2… Ce qui a suffit à me séduire, en rajoutant cet énorme pavé à ma collection, mon bonheur est total.

Cette réédition aux éditions J’ai Lu contient donc les trois livres, La louve et l’enfant, La guerre des loups et La nuit de la louve. Le premier livre met en place l’histoire, dès les premières pages j’ai été passionné par l’histoire de cette jeune fille Aléa et de cette louve blanche.

Puis l’histoire s’approfondit, les personnages deviennent plus nombreux, leurs histoires se croisent, leur destinée aussi.

Les deux livres suivants sont d’une incroyable intensité, les événements s’enchainent, les conflits politiques et les guerres mettent une tension constante dans cet univers ou la magie garde une place équilibrée et où Eléa prend en maturité bien que l’histoire se déroule sur un laps de temps relativement court.

Une histoire riche et merveilleusement racontée qui je vous l’avoue, vous demandera une liberté de temps afin de pouvoir le terminer. Mais quel bonheur que de passer toutes ces heures dans cet univers, en compagnie de ces personnages si divers et dont les valeurs les rendent uniques.

4ème de couverture:

Aléa, jeune orpheline solitaire, dérobe un jour une bague qui lui confère des pouvoirs étranges. Politiciens et religieux convoitent autant qu’ils redoutent cette élue aux facultés uniques… Serait-elle appelée à devenir le Samildanach, l’élu des druides, à qui revient la charge de façonner l’avenir du monde ? La guerre est proche et gronde, le destin de l’île de Gaelia est sur le point de basculer.

 

 

 

 

 

 

Le destin d’Anna Pavlovna de Alekseï Pisemki

 

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Alexeï Pissemski
ISBN : 9791031203492
Éditeur : ateliers henry dougier (12/10/2017)

Sort aujourd’hui un roman qui sort totalement de mes lectures habituelles. Je dois pourtant avouer qu’il m’a beaucoup intéressé, il m’a emmené en voyage dans la Russie du XIXème siècle et j’ai fait ce voyage avec surprise et plaisir.

Alekseï Pisemki nous fait vivre une véritable tragédie qui met à jour la société Russe de l’époque. Notre héroïne, jeune femme fraîchement mariée, dépérit à vue d’œil, délaissée et psychologiquement brutalisée par son mari.

Le destin va faire réapparaître un homme de son passé, ce qui va totalement modifier le cours de sa vie.

Ce roman se lit avec un intérêt grandissant, car bien entendu le lecteur souhaite connaître la destinée finale de son personnage principal, mais aussi par qu’il découvre les mœurs et le traitement que « les grands » de l’époque réservaient à ceux qu’ils pensaient leur être inférieurs ou leur appartenir. Une époque où la confiance semble être difficile à donner et où la condition de la femme n’était pas un exemple pour notre société actuelle.

Une lecture intéressante,  qui sort des sentiers battus.

4ème de couverture:

Epoque du tsar Alexandre II, dans l’intimité de la petite noblesse provinciale russe.
L’héroïne, Anna Pavlovna Manovskaia, dépérit dans la propriété de son mari, Mikhaïlo Egorytch Zador-Manovski, un colosse brutal et caractériel. Quelques années de ce mariage malheureux passent avant qu’un homme, ressurgisse de son passé, et vienne bouleverser son destin.

Alekseï Pisemski dépeint l’intimité de cette classe de la société russe, riche de ses seuls domaines agricoles et des serfs qu’elle peut exploiter à sa guise. La mesquinerie de ce milieu prisonnier de ses codes, ses hiérarchies, ses intrigues illustre un monde décadent et follement mélodramatique où les femmes et les frémissements amoureux jouent un rôle central.
Contemporain d’Ivan Gontcharov, Ivan Tourgueniev et Nicolas Leskov, Alekseï Pisemski, en lutte contre le servage (aboli en 1861) est redécouvert par sa traductrice Hélène Rousselot avec ce roman inédit, reflet d’une Russie oubliée.

 

La soupe de Kafka

Mark Crick
ISBN : 2917559993
Éditeur : Editions Baker Street (18/05/2017) IMG_20171005_103732

 

Mark Crick
ISBN : 2917559993
Éditeur : Editions Baker Street (18/05/2017)

Encore une fois, je vous parle d’un livre vraiment pas comme les autres.

Mark Crick nous invite à dîner chez les plus grands de la littérature. L’auteur mêle recettes et littérature, appétissant tout ça!

Donc, une véritable recette, décrite à la façon du Marquis de Sade,  de Homère,  de Charles Dickens, un pastiche? Pas si sûr, le talent de Mark Crick de « copier » l’écriture de ceux dont les noms traversent les époques, est bien réel.

Mes recettes préférées seront de toute évidence, pour la gourmande que je suis sera donc le gâteau au chocolat à la Irvine Welsh ou encore le tiramisu à la Marcel Proust, un pur régal.

Un recueil de 19 recettes, qui donnent à la fois envie de se mettre aux fourneaux mais aussi de lire ou relire ces grands classiques.

Les éditions Baker Street, nous surprennent donc encore une fois avec ce livre atypique, plaisant et non conformiste. Merci à eux.

 

La fille qui aimait les abeilles de Santa Montefiore

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ISBN : 2368121706
Éditeur : Charleston (06/10/2017)

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Ce 6 octobre 2017 sort un magnifique roman, encore une fois, aux éditions Charleston.

Ceux qui suivent le blog régulièrement savent à quel point j’apprécie les parutions de cette maison d’édition, non seulement parce que ce sont de beaux livres mais aussi et surtout parce que ce sont des histoires qui touchent au cœur.

Celle dont je vous parle aujourd’hui est particulièrement touchante et poétique. La fille qui aimait les abeilles nous fait vivre l’histoire d’amour de Trixie mais aussi celle que sa mère a vécu, 40 ans plus tôt. Au fil des pages, nous découvrons aussi la force de la relation qui les unit l’une à l’autre.

Deux histoires remplies de passion, de déception, de transgression…Quel plaisir pour la lectrice que je suis, un vrai régal.

La nature, les abeilles, le miel, tant de douceur qui vont pourtant être quelque peu assombries par la guerre qui pointe à l’horizon. 

Du début à la fin, Santa Montefiore, nous entoure de romantisme, de folie de jeunesse, elle nous fait ressentir à merveille et à nouveau la passion de nos jeunes années et de nos premiers émois. Une magnifique histoire, très touchante.

4ème de couverture:

1973. Trixie Valentine est amoureuse du leader d’un groupe anglais de rock qui passe l’été sur la petite île au large de Cape Cod (Massachusetts) où elle a grandi. La jeune femme en a assez de sa vie isolée, et rêve des grandes villes du monde. Elle ne veut pas finir comme sa mère, Grace, qui s’occupe des jardins des grands propriétaires depuis qu’elle a quitté l’Angleterre avec son mari, Freddie, à la fin de la guerre. Trixie ne comprend pas non plus son obsession pour les abeilles…
1937. L’Angleterre se prépare au combat, et la jeune Grace Hamblin va se marier. Mais alors qu’elle est sur le point de s’engager avec Freddie Valentine, elle est déchirée entre cet amour de jeunesse et le superbe aristocrate qu’elle sait ne jamais pouvoir épouser.
De l’Angleterre des années 1940 jusqu’à l’Amérique des années 1970, La fille qui aimait les abeilles est le récit magnifique de deux femmes aux prises avec un amour débordant.

 

 

 

Heaven’s road de Alexis Arend

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En participant à la Masse critique de Babelio, j’aime découvrir des titres dont on entend pas forcément parler autour de soi et c’est encore une fois pour cette réception de Septembre 2017.

Un très bon premier roman de l’auteur Alexis rend, qui on le sent très vite est entre autre lecteur du grand Stephen King. Mais la similitude s’arrête là, car de ce livre se dégage un style unique qui joue avec nos nerfs et nous propulse très vite dans un monde ou plutôt une fin du monde…

Le rythme est tellement prenant, les personnages si vrais, que l’on se demande comment l’auteur va conclure ce roman qui ne peut être classé dans une seule catégorie: Science-fiction, fantastique, anticipation, mais il traite aussi des relations d’amitié qui se créent dans des situations dramatiques. Faut-il accepter la mort ou se battre et tenter de trouver une issue au risque perdre les seuls repères que l’on possède encore.

Une fin qui m’a surprise dans le sens où je ne l’avais pas imaginé. Un très bon moment de lecture, merci à Babelio, à Zinedi Editions et bien sûr à l’auteur Alexis Arend.

4ème de couverture:

Par centaines, par milliers puis par millions, hommes, femmes et enfants disparaissent en quelques jours, sans laisser la moindre trace derrière eux.

De par le monde, ce même phénomène étrange se reproduit encore et encore, et prend rapidement une ampleur démesurée. Toute forme de vie sur Terre, animale ou végétale, semble condamnée à l’anéantissement. La terreur se répand rapidement dans tous les esprits devant ce fléau inouï.

A la recherche d’une terre d’accueil, un groupe de survivants d’une petite ville de l’Illinois veut croire en l’impossible. Pourquoi Kyle Jenkins, le protagoniste de cette fiction, semble-t-il si particulier ?

Quel est ce mystérieux vieil homme infirme, qui l’appelle à lui au travers d’une étrange chanson de jazz ? Les rêves, les visions qui hantent Jenkins sont-elles synonymes d’espoir, ou le fruit d’une manipulation funeste ? Que cache cette incroyable extinction de la vie sur Terre ? Et surtout, quel sort sera celui des derniers hommes ?…

Roman d’anticipation mêlant fantastique et science-fiction, Heaven’s Road dépeint, au travers d’un univers contemporain, le basculement de notre monde, brandissant la menace de l’extinction de la vie tout entière…

L’auteur nous convie ici à un voyage fascinant où le thème d’un monde post-apocalyptique entremêle éléments du réel et évasion issue d’un imaginaire fertile ? La grande humanité qui émane de cette œuvre vous offrira un périple inoubliable, à la croisée perpétuelle de l’espérance et de la résignation…