Des noces noires de Arnaud Sérac

 

 

Editions De Borée -Marge Noire

Arnaud Sérac nous raconte ici une histoire sombre, difficile, mais il le fait de telle façon que l’on se sent un peu comme chez soi. Vous allez vous dire que je deviens dingue, pourtant, croyez moi, si vous venez à la rencontre de Laure et du « vieux » son coéquipier, vous aurez cette impression que vous pourriez les croiser dans votre vie de tous les jours.

Ce ne sont pas des supers flics, des héros, ils n’ont pas de matériel High Tech,  ce sont une femme et un homme qui avec leurs moyens, ceux que la police Française met à leur disposition,  tentent de résoudre une série de crimes plutôt « trash ». Aucun indice pour les mettre sur la piste de ce tueur sanguinaire, puis des rencontres, des faits, mais aussi des soucis personnels vont mettre dans cette enquête une ambiance pesante.

L’auteur utilise cette écriture simple mais sincère qui fait mouche, j’ai été tout simplement passionnée par cette histoire, ses personnages, la réalité des difficultés que chacun rencontre, une authenticité qui comme je vous le disais au début de cet article m’a amené à me sentir dans un univers connu, car Arnaud Sérac, même si cela reste un roman, nous donne ce sentiment d’immersion dans les faits, au milieu de ces personnages qu’il a crée de toutes pièces et qui pourtant semblent si réels.

Une très belle surprise pour moi, un roman noir qui laisse des traces dans l’esprit de la lectrice que je suis.

Résumé:

Laure, jeune officier de police de trente-six ans, s’est promis de retrouver coûte que coûte les agresseurs de son père, policier, lui aussi, victime d’une attaque à main armée qui l’a cloué sur un fauteuil roulant. Elle fait équipe avec François, dit « le vieux », flic, veuf et désabusé, abandonné par son fils. Ensemble, ils doivent résoudre plusieurs crimes d’une rare atrocité qui ont lieu dans leur secteur. Les corps démembrés d’étudiants sont retrouvés éparpillés à travers la ville sans qu’il y ait un lien les rattachant entre eux, mis à part leur jeunesse, leurs valeurs, et le fait qu’ils postulaient à des petits boulots pour joindre les deux bouts. La recherche de mobile sans indice est ardue et délicate, d’autant plus que les fausses pistes et les témoignages bancals s’accumulent… La vérité n’est pas toujours celle que l’on croit et les apparences sont parfois trompeuses. Peu à peu, le malaise plane, le doute s’insinue et Laure ne sait plus qui croire. Le Vieux aurait-il un lien avec ces crimes ? Dans cette intrigue policière, l’auteur saisit la finesse de la psychologie des personnages et dépeint avec réalisme le milieu difficile dans lequel ils évoluent. Nous suivons tour à tour, Laure et le Vieux ; nous pénétrons leurs pensées. Ce sont deux écorchés vifs qui traînent de profondes blessures : la recherche d’un agresseur pour l’un, la quête de l’amour filiale pour l’autre. Deux âmes esseulées en quête de rédemption

 

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Haïku de Eric Calatraba

Haïky-Eric-Calatraba-190x300Editions du Caïman, 332 pages, sortie: 1er mars 2018

Les éditions du Caïman nous proposent un roman surprenant, qui mêle une série de meurtres d’une incroyable violence à l’art du combat sous plusieurs formes, mais aussi à l’opéra et sa beauté, sa profondeur.

Etrange comme association, me direz-vous? Et bien, cela fonctionne magnifiquement et le résultat est un roman passionnant au rythme endiablé, qui vous scotche d’un  bout à l’autre.

Une histoire profonde et qui ne fait que s’intensifier au fil de la compréhension du lecteur. Des meurtres certes, sans pitié aucune, mais… Vous ne pensiez tout de même pas que j’allais tout vous dévoiler? Il vous faut lire ce savent mélange de lieux, de points de vue, d’explications et de souvenirs afin de comprendre mon enthousiasme pour cette histoire.

Une écriture profonde, passionnée de la part d’Eric Calatraba, qui donne des émotions intenses à chaque page.

Art et philosophie du combat, respect de l’adversaire se retrouve malmenés face à la barbarie de ces meurtres perpétrés et sur lesquels ce jeune flic déterminé va devoir enquêter. 

4ème de couverture:

Un jeune flic fou d’opéra et de moto se retrouve associé à un vieux baroudeur qui pense avoir tout vu pour enquêter sur une série de crimes peu ordinaires orchestrés par un virtuose du sabre japonais. Comble du raffinement, l’assassin illustre ses meurtres d’Haïkus. Si l’aventure démarre dans le cadre ensoleillé de la côte d’azur, elle entraînera Raphaël de Genève à Kyoto après une étape à Vladivostok, dans le sillage d’un maître de l’Aïkido qui ne lui est peut-être pas si étranger.

 

 

J’ai toujours aimé la nuit de Patrick Chamoiseau

 

 

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Patrick Chamoiseau
ISBN : 2355845549
Éditeur : Sonatine (02/11/2017)

Voici un roman très noir que nous propose Patrick Chamoiseau aux éditions Sonatine. Un huis clos particulièrement bien narré, qui me permet de découvrir l’écriture de l’auteur.

Eloi Ephraïm reçoit à la veille de son départ en retraite, une confession inattendue d’un tueur psychopathe et sanguinaire,  ce tueur c’est Hypérion Victimaire, ancien militaire Martiniquais qui se considère comme étant droit et honnête. Hypérion nous explique comment il est devenu ce tueur, cet archange chargé de rendre ses lettres de noblesse à son île. 

Entre Eloï et Hypérion, un point commun, celui de vouloir rendre cette Martinique tant aimée, mais bien évidemment les méthodes ne sont pas les mêmes. Bien qu’Eloï ait été un flic engagé et passionné, à tel point qu’il en a négligé sa vie personnelle, il ne peut qu’écouter avec effarement cette confession hors du commun.

Un regard acerbe mais vrai sur la Martinique et ce qu’elle est devenue, bien loin des zones touristiques et de l’idée que le public s’en fait.

Un roman noir, certes, mais aussi passionnant par la description que nous fait Patrick Chamoiseau de cette île.

4ème de couverture:

Un commandant de police enfermé seul avec un tueur.
La scène pourrait paraître banale.
Elle l’’est déjà un peu moins lorsqu’’on sait que c’’est la dernière nuit de service actif du policier et que, pour la première fois de sa longue et monotone carrière, il se retrouve enfin face à ce dont il a toujours rêvé : un tueur en série inconnu des forces de l’’ordre.
Sauf que cette fois, dans cette maison isolée, c’’est le tueur qui tient l’’arme qu’’il pointe depuis des heures sur le policier.
Des heures que l’’officier écoute et essaye de graver dans sa mémoire l’’incroyable confession de celui qui se surnomme « l’archange de la mort » et qui lui raconte dans le détail son « œoeuvre » : dix années de crimes impunis.
Comment le flic en est-il arrivé là ? Comment une simple altercation au début de la soirée l’a-til mis sur la piste du tueur ? Et quelles sont ses chances de s’’en sortir ?

Patrick Chamoiseau nous livre ici un formidable roman noir, en même temps qu’’il dresse un portrait déchirant d’’une Martinique livrée à tous les débordements, en passe de perdre sa culture, sa magie et son humanité.

 

 

 

Le baptême des ténèbres de Ghislain Gilberti

sm_CVT_BAPTEME-DES-TENEBRES_7621Ghislain Gilberti
ISBN : 2843377412
Éditeur : Anne Carrière (02/10/2014)

 

Premier roman que je lis de l’auteur. Je les ai tous acquis en même temps, mais mon dévolu s’est d’abord porté sur celui-ci, grand bien m’en fasse.

Je m’attendais biensûr à de la noirceur, c’est évident, mais je dois dire que j’ai été plus que servi.

Ghislain Gilberti n’y va pas avec le dos de la cuillère.

L’auteur nous plonge dans un bain de sang et d’horreur, mais attention, tout cela avec un talent qui même si il vous fait détester ce monstre qu’est le tueur sanguinaire qu’il nous dépeint, il vous donne cette incroyable envie d’en savoir plus et de plonger en enfer.

Un page-turner d’une implacable efficacité qui emmène son lecteur au fin fond du gouffre, tout cela par paliers, alors que vous pensez avoir atteint le maximum de l’angoisse, vous découvrez de nouvelles strates dans cette grotte obscure qu’est l’esprit du tueur.

Un thriller terrifiant et sans aucune pitié, qui fait de sacrés dégâts sur son passage.

 

 

Cécile Sanchez, commissaire de police spécialisée en criminologie, en analyse comportementale et en interprétation du langage non verbal, dirige une section d’élite de l’OCRVP, l’Office central pour la répression des violences aux personnes.
Elle traque les criminels les plus dangereux et déviants de l’Hexagone.
Entourée par un médecin-légiste aussi compétent qu’excentrique, un groupe méticuleux de la police scientifique et une section d’assaut structurée en meute, Sanchez devra cette fois percer les arcanes d’un tueur au psychisme atypique. Celui qui est rapidement surnommé «le Ramoneur» au sein des services de police, à cause de son penchant pour pénétrer ses victimes à la lame, signe ses actes en dessinant sur les visages des suppliciées un masque mortuaire à l’esthétique sanglante.
Alors que les enquêteurs luttent pour travailler à couvert, en retardant au maximum la fièvre médiatique, le tueur va accélérer la cadence et modifier son mode opératoire jusqu’à atteindre un niveau de barbarie insoutenable.
Au fil des investigations, la commissaire va plonger au cœur d’un dossier ténébreux. Heureusement, un spécialiste des profondeurs va la rejoindre en chemin et jouer le rôle d’un Virgile des temps modernes.

 

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cannibalector08 février 2016
★★★★★
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De jeunes femmes, au physique similaire, sont retrouvées mutilées et sauvagement torturées. Au fil des crimes, les meurtres sont de plus en plus atroces.
La commissaire Sanchez, criminologue, psychologue et responsable d’un groupe dédié aux meurtres à caractère sériel va trés vite cerner la psychopathologie du tueur, l’identifier et le localiser rapidement ( au quart du livre).
Mais le psychopathe va s’enfoncer au fin fond des tenebres et notre commissaire devra donc le poursuivre en enfer.
Nous suivons, pas à pas, l’enquête policière qui avance grâce à la synergie des diffèrentes forces de police et aux connaissances psychologiques du commissaire.
Le rythme est dense, le style est trés resserrée, et la tension na faiblit pas jusqu’au final éblouissant.
Coté noirceur, le lecteur est servi, peut être même un peu trop: quelques horreurs auraient pu nous être épargnées sans que cela nuise à l’intrigue.
De plus, la commissaire est une « super woman »: toutes ses déductions psychologiques sont justes, elle ne se trompe jamais: un peu trop robotisée à mon goût.
Mais ce polar est toutefois d’un trés haut niveau: trés documenté, cohérent, haletant jusqu’à la dernière
page.
Réservé à un public averti
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belette291127 octobre 2014
★★★★★
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Robert Larousse me le confirme, « Baptême : plonger dans un liquide ». Lors de votre baptême, on vous a plongé la tête dans l’eau, si vous êtes étudiant, ce sera dans la bière pour le bizutage en règle.
Ici, pour votre baptême, vous plongerez dans le sang et la tête la première dans des ténèbres épaisses, profondes et sinistres.
Ténèbres au sens figuré puisque vous aurez un aperçu de l’âme tourmentée d’un serial killer particulièrement réussi et au sens propre, étant donné que les souterrains de la ville et la faune qui y grouille n’auront plus aucun secret pour vous.
La plume de l’auteur est magique puisque, malgré une narration au présent que je déteste, j’ai mis du temps à m’en rendre compte, tant le style de son écriture, acéré comme un scalpel, m’avait agrippé dès le départ.
Il est comme ça le monsieur, il couche des mots sur le papier et comme il y met toute son âme, toutes ses tripes, toutes ses connaissances de certains milieux, et bien, ça vous accroche, ça vous scotche et ça ne vous lâche plus.
Bon sang, on se croirait dans un récit « vrai » et pas une « fiction », comme si on lisait les mémoires d’une commissaire de la section d’élite de l’OCRVP.
On plonge fort bas dans les ténèbres, on les explore, on tremble, on sue et on serre les fesses.
Son premier roman m’avait emporté dans une maelstrom d’émotions, le second aussi. D’un genre différent puisque pas d’alternance de personnages dans les chapitres, mais il m’a permis de mieux faire connaissance avec un de ses personnages, Cécile Sanchez, la commissaire de police spécialisée en criminologie, en analyse comportementale et en interprétation du langage non verbal, dirigeante de la section d’élite de l’OCRVP.
Pourtant, j’avoue avoir eu un peu peur quand, peu après la page 100, la commissaire nous annonçait déjà le nom du criminel… Là, je me suis demandée comment on allait pouvoir meubler les 300 pages restantes.
Franchement, l’auteur aura le droit de me taper sur l’épaule et de me dire, en me faisant des gros yeux (si je le croise un jour) : « Tu n’as pas honte d’avoir mis en doute mon talent, femme de peu de foi ? ». Oui, « shame on me » d’avoir eu cette idée qui m’a traversé l’esprit.
Non seulement l’auteur nous tient en haleine tout en nous donnant le nom du coupable, mais en plus, il nous entraine à sa poursuite à tel point que les pages défilent sans que l’on s’en rende compte. Pour les 90 dernières, c’est de l’adrénaline pure.
La tension est toujours présente, le suspense aussi, sans en ajouter et sans abuser des codes du thriller. Gilberti joue avec nos nerfs et notre claustrophobie (si vous l’êtes) comme un chat avec une souris.
Les personnages sont bien torchés, j’apprécie de plus en plus Cécile et le criminel était réussi, bien que j’aurais aimé entrer dans sa tête durant les crimes. Bon, je ne vais pas faire ma chieuse, niveau psychologique, on est bien servi.
Niveau scènes de crimes, les amateurs de hard seront servi, les autres déglutiront un bon coup et inspireront profondément (si je puis me permettre ce mot, vu les mises à mort). Je précise que les descriptions un peu hard sont nécessaires et sans voyeurisme « gratuit », la commissaire étant un personnage qui a de l’empathie et du respect pour ces pauvres femmes.
Malgré tout le plaisir que j’ai eu à lire ce roman, je pense coller un procès à monsieur Gilberti pou l’augmentation de mon rythme cardiaque, pour ma tension artérielle qui a monté en flèche, pour mes mains qui sont devenues moites, pour ma déglutition qui s’est parfois coincée, pour mes jambes qui se sont serrées, malgré moi.
Indemnités pour ma claustro qui est revenue, pour ma respiration qui s’est accélérée et pour le fait que par deux fois j’ai failli louper mon arrêt de métro !! Sans la présence de mon mari, j’étais en route pour le terminus.
Procès aussi parce que maintenant, je dois attendre pour le troisième opus afin de découvrir de nouvelles aventures.
Les romans de Gilberti, c’est une plume acérée, un récit rythmé, des personnages taillés à la serpe, avec de la profondeur, un méchant psychologiquement travaillé et un travail titanesque afin de blinder toutes les parties du récit pour que l’ensemble soit cohérent et vraisemblable.
Bref, un put*** d’excellent roman policier/thriller dont la couverture trouve son explication dans le récit.
« Quand tu regardes l’abîme, l’abîme regarde aussi en toi. » J’ai intérêt à me plonger dans ma collection de Petzi, à présent.
Merci, Ghislain pour ce roman magnifique, tu peux être fier de ton travail. Moi, les mots me manquent pour rendre hommage à ton récit.

Lien : http://thecanniballecteur.wo..
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gruz02 octobre 2014
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« Ténèbres : obscurité profonde, sinistre, qui peut provoquer la peur, l’angoisse. Domaine de ce qui est inconnu, difficile à comprendre ».
Avec cette définition du dictionnaire Larousse, vous avez une parfaite vision de ce qui vous attend dans ce deuxième thriller de Ghislain Gilberti.
Je l’affirme haut et fort dès le début de cette chronique : en ce qui concerne l’analyse du Mal, Gilberti est largement au même niveau que les cadors du genre, Chattam et consorts. Ce nouveau thriller en est une éclatante confirmation.
Que vous soyez féru de ce genre de lecture ou non, ce baptême est un rituel qui risque fort de marquer votre esprit. On y retrouve un des deux personnages principaux de son précédent roman, mais il n’est clairement pas indispensable de l’avoir lu pour son plonger dans ces ténèbres-là.
L’auteur ne s’est pas complu dans sa zone de confort, le baptême des ténèbres est sensiblement différent du précédent opus. On y retrouve toutes les qualités perçues tout au long du Festin du serpent, mais modelées de manière différente.
Le style de l’auteur est précis comme la lame d’un scalpel, d’une étonnante fluidité et d’une belle profondeur. Son histoire atteint un tel degré de vraisemblance qu’on sent presque le goût du sang. de telles particularités font que le récit s’avale à une vitesse folle (surtout qu’il est plus ramassé que le précédent, soit 420 pages).
Dans ce style tout en noirceur, Gilberti va très loin. Loin dans la violence, parfois extrême (mais pas gratuite), loin dans l’analyse psychologique (voire psychiatrique) des personnages.
Un récit à la fois clinique et rempli de bruits et de fureur. Une descente particulièrement éprouvante dans les ténèbres, et qui nous plonge dans ce que l’humain peut avoir de plus noir. Et c’est ici que le roman prend toute sa dimension, avec cette analyse très fouillée de l’âme humaine.
Surtout que l’auteur prend la peine de blinder chaque parcelle de son histoire. Tout est minutieusement documenté, que ce soit concernant certaines bases historiques, ou l’environnement de l’intrigue (je ne dévoilerai rien, mais c’est une sacrée plongée dans les bas-fonds qui vous attend).
Cette étonnante vraisemblance, déjà constatée dans son précédent roman, fait du récit de Gilberti une réussite du genre. La trame est un peu moins originale que celle de son premier roman, mais ce léger bémol est assez vite noyé dans l’adrénaline engendrée par le récit.
Tout y est, un tueur comme on en voit rarement, une analyse psychologique poussée à l’extrême, des descriptions plus vraies que nature, des querelles internes parfaitement maîtrisées au sein des forces de l’ordre… Je pourrais dresser une liste de plusieurs kilomètres.
Ghislain Gilberti est, en deux romans, devenu une plume qui compte dans le thriller français moderne et mériterait même une reconnaissance internationale.
A noter, la magnifique couverture, en droite ligne du roman précédent.
Lien : http://gruznamur.wordpress.c..
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hurledesanges25 août 2014
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Cécile Sanchez, commissaire de police spécialisée en criminologie, en analyse comportementale et en interprétation du langage non-verbal, dirige une section d’élite de l’Office central pour la répression des violences aux personnes – qui traque les criminels les plus dangereux et les plus déviants sévissant en France. Elle se trouve face à un tueur au psychisme atypique qui commet des meurtres d’une rare brutalité. Celui qui est rapidement surnommé « Le Ramoneur » au sein des services de police, à cause de sa tendance à pénétrer ses victimes à la lame, signe ses actes en dessinant sur les visages des suppliciées un masque mortuaire à l’esthétique sanglante. Alors que les enquêteurs luttent pour travailler à couvert, en retardant au maximum la fièvre médiatique, le tueur va augmenter la cadence et modifier son mode opératoire jusqu’à atteindre un niveau de barbarie insoutenable.
Une équipe sur mesure, mise en place autour d’un dossier considéré comme prioritaire. Chacun des membres va s’engager dans un combat contre un mal aux contours incertains. Entourée par les meilleurs spécialistes de la police judiciaire, Cécile Sanchez va plonger au coeur d’une affaire profonde et obscure. Une avancée incertaine qui va l’obliger à aller toujours plus loin, là où les ténèbres sont épaisses, voraces, presque palpables.
Une affaire éprouvante pour la commissaire qui, au fil des investigations, va devoir percer les mystères d’un tueur à l’esprit qui déborde sur le réel. Chaque policier devra lutter pour ne pas sombrer face à des paysages sans points de fuites ni horizons, entièrement dévorés par la nuit.

Né en 1977 à Belfort, Ghislain Gilberti est l’auteur de Dynamique du chaos, un roman noir publié en ligne qui rencontre un vif succès depuis des années. le Baptême des ténèbres remet en scène le personnage de Cécile Sanchez, héroïne du Festin du Serpent (Éditions Anne Carrière, 2013), lauréat du Grand Prix France Bleu des lecteurs, du Prix découverte Polars Pourpres et finaliste du Prix du meilleur polar francophone. Travaillant dans le registre contemporain noir, il puise dans les replis les plus sombres du corps social de quoi alimenter une littérature incisive, réaliste et sombre.
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Profileuse229014 octobre 2014
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Je viens juste à l’instant de terminer « Baptême des Ténèbres « et franchement il m’a captiver jusqu’au bout , j’arrivais même pas à le lâcher . Mais quelle force d’écriture , l’histoire tellement bien écrite . Personnages , description , le style . J’avais l’impression de le voir comme dans un film tellement c’était percutant . Waouh franchement c’est du lourd !!!!. du début à la fin je ne l’ai pas lâcher . Plus je le lisais plus je me disais mais où avais vous été inspirer pour écrire un roman aussi bien construit . On prend une grosse claque ^^ . On plonge dans les dédales du ramoneur dans sa tête sa folie .Punaise incroyable vous êtes Mr Ghislain Gilberti ,j’en lis des romans thrillers policier h24 mais là celui ci plus votre premier il m’on subjuguer . Continuer continuer d’écrire parce que vous n’avez plus besoin d’avoir aucun doute vous êtes trop fort et vos livres sont captivant époustouflant surprenant haletant . En tout cas félicitation vous avez assurée avec le  » Baptême des Ténèbres  » . Je suis fan de vos livres ^^
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hurledesanges31 août 2014

C’est alors qu’il éprouve une impression étrange, comme si l’obscurité totale qui règne aufond de cette béance venait de trouver une résonnance en lui. Il ressent un vertige, ébloui par une clarté intérieure paradoxale – comme lorsqu’on met deux miroirs face à face, ou qu’on provoque un larsen assourdissant orsqu’on presse un micro contre son enceinte, ou encore comme le brouillage d’une caméra filmant l’écran qui affiche les images qu’elle capture. Un caméléon sur un caméléon, révelant sa véritable couleur : un noir absolu.
Les yeux du garçon ont perçu dans les ténèbres une figure identique à ce fragment au fond de lui. Un échange vilent s’opère. Sans comprendre pourquoi, l’enfant ne peut plus bouger, malgré sa panique grandissante et son envie de fuir. Incapable de détourner le regard.
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hurledesanges03 octobre 2014

« Vous n’imaginez pas à quel point sont nombreuses les galeries
militaires qui serpentent dans les sous-sols de la capitale et de
sa banlieue. En raison de toutes les constructions et des multiples
modifications qui ont été effectuées en un siècle, entre 1840
et 1943, il serait impossible d’en établir une cartographie précise,
même partielle. Imaginez-vous que l’enceinte Thiers possédait
déjà son réseau de galeries, reliant les murailles aux forts,
allant même rejoindre les catacombes. »
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hurledesanges03 octobre 2014

Ses yeux se lèvent vers le ciel gris argent, lourd de gros nuages
poussés par le vent. Pas un temps à traîner dehors. Dans un geste
machinal, elle allume une cigarette et aspire trois longues bouffées
chargées de nicotine, de goudron et d’un tas d’autres poisons lents.
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hurledesanges25 août 2014

Dompter la bête, la dresser avec poigne. Faire taire tous ces murmures, ces grincements et ces cris dans ma tête. Le gouffre vide réclame sa pitance. Il menace de m’avaler, moi, s’il n’a rien d’autre pour le combler.
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hurledesanges03 octobre 2014

 

Quand vous sondez les Ténèbres, lentement elle s’immiscent en vous.
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Secrets de rentrée 2/8 : le prochain livre explosif de Ghislain GILBERTI. Découvrez ce que vous réserve « Super 8 », la prochaine rentrée Ring. #SecretsdeRentrée 2/8 : Ghislain Gilberti
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Résistants de Thierry Crouzet

51KyvMk5zvL._SX195_Thierry Crouzet
ISBN : 9791028110420
Éditeur : Bragelonne (19/04/2017)

 

Après avoir commandé cet ouvrage auprès de mon libraire, je me suis empressé de le lire, car j’en avais énormément entendu parler sur la blogosphère.

Je dois tout d’abord avouer que ce n’est pas ce à quoi je m’attendais. Mais la surprise à tout de même été bonne. Ce roman est avant tout un thriller, mais il est pointu et scientifique.

Alors si vous êtes du genre à vous ruer sur votre armoire à pharmacie ou sur votre encyclopédie médicale au moindre bobo, ce livre est pour vous ou pas?

Le côté très poussé dans les explications scientifiques m’a un peu effrayé, mais au final tout va bien, j’ai compris tout ce que l’auteur nous explique par le biais de cette enquête pour défier un terrible virus.

Une belle leçon de moral face à l’attitude de notre société, sur l’usage des médicaments, l’élevage intensif, la volonté de faire plus de profits par tous les moyens. Tout cela peut-il se retourner un jour ou l’autre contre nous?

Thierry Crouzet nous embarque dans une aventure à vous couper le souffle et à vous glacer le sang. Je peux vous garantir, que vous ne verrez plus les choses de la même façon lorsque vous aurez terminé ce livre.

Un thriller différent de tout ce que j’avais pu lire jusqu’à présent et qui en vaut vraiment le détour.

4ème de couverture:

Les passagers d’un yacht sont soudain terrassés par une superbactérie, résistante aux antibiotiques.
Sauf Katelyn, une étudiante. Pourquoi est-elle la seule survivante?
Recrutée par l’Anti-bioterrorism Center, elle est chargée de retrouver l’infecteur, quitte à entrer dans son intimité. Mais l’homme qu’elle pourchasse éveille en elle des sentiments contradictoires.
Il ne tue peut-être pas aveuglément…

 

 

 

Le sang du monstre de Ali Land

 

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Ali Land

ISBN : 2355845166
Éditeur : SONATINE (2016)

Incroyable premier roman de l’auteure. Un véritable thriller psychologique qui vous accapare le cerveau de la première à la dernière page. 

Une ambiance prenante et dérangeante par moment , car l’histoire touche à des enfants assassinés. Il ne reste de Milly ( anciennement Annie), la fille d’une infirmière et tueuse en série à ses heures perdues. Elle est le seul témoin de ces actes terribles, elle a beaucoup souffert aussi, sa mère ne lui a rien épargné, mais elle a eu le courage de la dénoncer, afin que toute cette horreur prenne fin.

En attendant le procès de sa mère, elle vit dans une famille d’accueil, celle d’un psychologue Mike, qui tente comme il peut de l’aider.

Ali Land nous plonge dans la psyché d’une adolescente de 15 ans, les ravages de ces années passées en enfer, entraîne le lecteur dans un tango avec le diable, une danse qui étourdit encore quand la dernière page est tournée.

Difficile d’aimer Milly, difficile aussi de ne pas l’aimer, ainsi se résume le sentiment qui étreint sans arrêt celui qui débute ce roman. De l’affection, de la répulsion, de l’amour et de la haine, des personnages qui ne peuvent qu’engendrer des réactions et des sentiments à leur égard, car ils sont entiers, imparfaits et profonds.

Un véritable talent d’écriture pour cette nouvelle auteure publiée par Sonatine. Une narration passionnante et addictive au plus haut point. 

4ème de couverture:

Après avoir dénoncé sa mère, une tueuse en série, Annie, quinze ans, a été placée dans une famille d’accueil aisée dans un quartier huppé de Londres. Elle vit aujourd’hui sous le nom de Milly Barnes et a envie, plus que tout, de passer inaperçue. si elle a beaucoup de difficultés à communiquer avec ses camarades de classe, elle finit néanmoins par se prendre d’affection pour une ado influençable du voisinage. Sous son nouveau toit, elle est la proie des brimades de Phoebe, la fille de son tuteur, qui ignore tout de sa véritable identité. À l’ouverture du procès de la mère de Milly, qui fait déjà la une de tous les médias, la tension monte d’un cran pour la jeune fille dont le comportement va bientôt se faire de plus en plus inquiétant.

 

La fille au 22 de Anna-Véronique El baze

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Aux éditions Cherche Midi

Ce roman est un court thriller, court mais intense.

Une histoire sombre, une femme, Léa, ses difficultés à voir les belles choses de la vie. Il faut dire que son mari est loin de l’avoir rendu heureuse et qu’en plus il s’est tiré avec une autre… Son évasion à Léa, c’est les polars, elle les dévore, son père était un mafieux, alors les flingues elles les a déjà manipulé, la prison, elle ne connait pas, mais elle ne semble pas en avoir peur…

L’auteure parvient à nous plonger dans la psyché de Léa, cette envie de rien, ce non plaisir. On ne l’envie pas la vie de cette femme c’est sûr! Ce livre est comme une incursion dans la tête d’une meutrière, car c’est ce que va devenir Léa, un déclic, comme une réalité qui s’impose à elle et lui dicte où se trouve son bonheur, où atteindre la jouissance tant recherchée.

Une spirale de folie, le lecteur se demande comment une mère de famille peut basculer ainsi?

Un roman rapide et efficace avec un style d’écriture qui traduit la pensée de Léa, des phrases courtes, percutantes. et puis, une femme, enfin, la violence est souvent décrite comme le propre de l’homme, et bien non, les femmes aussi pètent les plombs et elles deviennent alors de terribles tueuses, difficiles à cerner car la femme est une femme…

Une histoire qui amène à réfléchir sur l’endroit où se trouve réellement le danger, cette femme au supermarché, cet homme qui vous regardait dans le métro, ou celui qui vous a abordé à la terrasse du café ce matin…

Bonne lecture.

 

Résumé:

Léa s’ennuie. Son existence terne ne lui apporte ni bonheur, ni désir. Mariée trop jeune, elle s’étiole dans une vie de couplemédiocre. Sa seule évasion, cette fille de mafieux la trouve dans la lecture. Un vraie boulimie. Un livre en entraîne une autre. Puis survient une rencontre. C’est le déclic qui la fait basculer. Léa se transforme physiquement et moralement. Elle commence à tuer…

 

 

Le serment du passeur de Frédéric Clémentz

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Le début de ce thriller psychologique est étonnant, déroutant, il repose sur une série de longues lettres qu’Antoine écrit à différentes personnes, on ne comprend pas tout de suite qui elles sont. Ce qui dans ces lettres est marquant c’est que l’auteur ne fait pas que nous raconter une histoires, des faits, il nous raconte des sentiments, des émotions, des ressentis, avec des mots, des phrases et un ton que l’on n’est plus habitués à lire dans ce type de romans.

Puis, comme si on ramassait les cartes pour les redistribuer, tout ce que vous pensiez avoir compris est remis en cause.

Un roman psychologiquement déroutant, c’est ce que voulait l’auteur et il y est parvenu.

On termine ce livre en se posant tout un tas de questions, car comme vous l’avez certainement déjà lu sur la toile, une fin étonnante vous attend.

Cela me fait un peu penser aux poupées gigognes, un livre dans un livre puis dans un autre livre.

Un roman à facettes, un labyrinthe qui entraîne l’esprit du lecteur à la réflexion.

 

Résumé:

Parfois, les bourreaux aussi croient faire le bien.Antoine Drévaille n’oubliera jamais. Dévasté à quinze ans par une agression d’une violence inouïe, il décide, 19 ans plus tard, d’adresser une longue lettre à son tortionnaire.Une confession hallucinante pour se désencombrer enfin de cette humiliation qui a souillé sa vie.Mais le passé ne rend pas les armes aussi facilement.Un lourd secret révélé un matin d’hiver dans les somptueuses calanques de Cassis va de nouveau bouleverser la vie d’Antoine.À partir de cette seconde vertigineuse face aux vagues hurlantes, cet homme marqué au fer rouge et soudain « ébloui de l’intérieur » va faire de sa nouvelle vie un combat sidérant contre les coups de poignard du destin :le sien et celui de ceux qu’il aime, qui sont à genoux et n’ont plus la force de se battre.Mais n’y a-t-il pas derrière le secret dévoilé dans les calanques un piège abyssal, une illusion et le début d’un nouvel enfer ?Peut-être. Ou peut-être pas.Ce qui est sûr, c’est que l’histoire d’Antoine Drévaille va loin. Très loin. Jusqu’à l’impensable.La voici.

 

Prendre Gloria de Marie Neuser

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En tant qu’Ambassadrice 12-21, j’ai eu la possibilité de lire Prendre Gloria en avant première, je vous donne mes impressions de ce second roman de l’auteur qui sort aujourd’hui, le 14 janvier 2016:

Ce roman est une vraie découverte pour moi. Je ne connaissais pas du tout cette l’auteure car je n’avais pas eu l’occasion de lire Prendre Lilly, sorti en 2015.

 Ce roman n’est pas construit comme les autres, je m’explique, une histoire meurtrière nous est racontée mais l’auteure joue avec le temps. , des témoignages de différentes époques de cette longue enquête parsèment le livre et nous permettent de comprendre et de découvrir petit à petit  les réalités de l’affaire Gloria. 

Les différents protagonistes qui interviennent ont un rôle plus ou moins important, mais ils apportent tous leur pierre à l’édifice, en éclaircissant d’une manière ou d’une autre la recherche de la vérité sur cette affaire hors du commun.

Prendre Gloria se déroula antérieurement à prendre Lilly, mais cela ne pose aucun problème dans la lecture et la compréhension des événements.

Marie Neuser nous embarque en Italie durant toute cette incroyable histoire et les détails, l’ambiance, les mentalités des personnages et cette ferveur religieuse apportent tous les éléments pour nous inviter à ce voyage.

Une enquête difficile, minutieuse, semée d’embûches.

Une enquête très bien ficelée, d’un bout à l’autre.

Résumé:

Dans la commune italienne de P., on sauve les apparences. Et surtout le dimanche. Le 12 septembre 1993 a dérogé à la règle.
Ce jour-là, Gloria Prats quitte son amie Elena pour honorer un rendez-vous . Elle franchit le perron de l’église de la Miséricorde. Un rendez-vous furtif, pas plus de quelques minutes.
Le 12 septembre 1993, les minutes deviennent des heures. Gloria ne ressort pas.
Une fugue à coup sûr. On un coup de ce petit Albanais trop discret pour être honnête. Tout, mais pas le principal suspect, protagoniste numéro 2 du rendez-vous : Damiano Solivo, collectionneur de mèches de cheveux et camarade de jeux à base de lames et d’urine.

Comment construit-on un monstre, comment le pouvoir oblitère-t-il la vérité dans une ville de province pétrie de règles ancestrales ? Prendre Gloria est un roman noir et une puissante critique sociale, genèse du diptyque tiré d’un fait divers qui tourmenta l’Italie et l’Angleterre de 1993 à 2011.